Prise en charge des hépatites virales : des professionnels de santé échangent sur les perspectives

Trois jours d’échanges pour des professionnels de santé autour des enjeux des maladies du foie.

La Société burkinabè d’hépato-gastro-entérologie et d’endoscopie digestive organise, du 4 au 6 novembre 2026, son 4e congrès. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, mercredi 4 novembre dernier, à Ouagadougou.

Les maladies du foie touchent de nombreuses personnes mais elles sont difficiles à reconnaître, car, elles peuvent évoluer longtemps sans signes visibles. Et lorsqu’elles sont découvertes tardivement, les prises en charge deviennent souvent difficiles. Dans le cadre de leur obligation d’informer, de prévenir, de dépister et de traiter la maladie, les membres de la Société burkinabè d’hépato-gastro-entérologie et d’endoscopie digestive (SOBUHGEED), tiennent leur 4e congrès, du 4 au 6 novembre 2026, à Ouagadougou. Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a présidé la cérémonie d’ouverture, mercredi 4 novembre dernier, à Ouagadougou.

La rencontre a pour thème : « Maladies du foie : actualités et perspectives ». Le président du comité national d’organisation, Pr Sosthène Somda, a confié que les maladies du foie notamment les hépatites virales et leurs conséquences que sont la cirrhose et le cancer du foie, constituent un défi important pour le système sanitaire. Leur prévention, diagnostic précoce et leur prise en charge efficace, nécessite une mobilisation accrue des professionnels de santé, une amélioration de l’accessibilité aux soins et un renforcement de la recherche scientifique. Il a annoncé durant ces 3 jours, des réflexions et communications autour de plusieurs thématiques.

« Les congressistes auront des partages d’expériences, de connais- sances, des réflexions autour des avancées récentes et des difficultés rencontrées au quotidien » a-t-il dit. Pr Sosthène Somda a soutenu que cela va leur permettre d’acquérir de nouvelles connais-sances et de formuler des recommandations adaptées aux réalités du système sanitaire. Le président de la SOBUHGEED, Dr Léonce Ilboudo, a souligné que les échanges doivent aider les congressistes à mieux agir pour la prise en charge des patients.

Car, derrière chaque malade, a-t-il justifié, il y a une famille et parfois beaucoup d’inquiétudes. « Notre travail ne consiste pas seulement à poser un diagnostic pour prescrire un traitement, il consiste aussi à écouter, expliquer et accompagner le malade », a précisé Dr Léonce Ilboudo. Pour le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, la charge des hépatites virales B
et C demeure une préoccupation majeure. Pour lui, ce congrès constitue un levier essentiel pour coordonner les interventions, renforcer la prévention et le dépistage, améliorer l’accès au diagnostic et au traitement, dévelop- per la surveillance épidémiologique et soutenir la recherche. «Notre responsabilité est de consolider sa mise en œuvre, renforcer la coordination des acteurs et de veiller aux respects des orientations nationales dans les formations sanitaires et au plus près des communautés » a-t-il rassuré. Plusieurs pays de la sous-région prennent part au 4e congrès de la SOBUHGEED. Il s’agit du Cameroun, Niger, Mali, Benin, de la Guinée et du Burkina Faso.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!