Les conseillers du Haut conseil du dialogue social (HCDS) sont réunis en session extraordinaire du 19 au 22 février 2019 à Ouagadougou en vue d’adopter le programme d’activités de l’institution pour la période 2019-2021.

Dans un contexte social marqué par un effritement de la cohésion sociale, le Haut conseil du dialogue social (HCDS), principal instrument de promotion du dialogue social, entend jouer sa partition pour l’avènement d’un climat de paix et de progrès social. C’est dans cette optique que ses conseillers sont réunis en session extraordinaire à Ouagadougou du 19 au 22 février 2019 en vue de doter l’institution d’un programme d’activités qui va orienter ses actions de 2019 à 2021.

Aux dires du président du HCDS, Pr Domba Jean Marc Palm, l’élaboration du plan d’actions entre en droite ligne avec les missions de sa structure. Il permettra au HCDS, a-t-il poursuivi, de déployer ses mécanismes d’intervention sur le terrain et de s’implanter dans l’univers des institutions du pays. En attendant la mise en place d’un plan d’actions exhaustif d’ici la fin de la session, le Pr Palm a fait savoir qu’une des activités phares de ce plan d’actions sera les échanges avec les responsables des départements ministériels où il y a «conflit». «Une de nos missions principales est de jouer aux pompiers là où il y a conflit. Nous allons donc rencontrer les responsables des ministères à problème pour comprendre la situation et voir dans quelle mesure nous pouvons les accompagner pour la résoudre», a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, le HCDS, qui a également un rôle de prévention des crises, entend mettre en place une carte des risques qui va permettre, a laissé entendre Pr Domba Jean Marc Palm, d’identifier les institutions où des crises sont susceptibles de naître et faire des propositions afin de les prévenir. Enfin, le plan d’actions qui sera élaboré, a dit le président du HCDS, va comprendre un volet formation. Une formation à l’endroit des membres de l’institution pour leurs permettre de jouer efficacement leur rôle mais aussi des responsables d’institutions et des agents de l’Etat afin de leur inculquer une culture de dialogue social, gage de relations professionnelles apaisées.

«Nous allons former les gens parce que qui dit dialogue dit culture, dit comportement. Et cela renvoie nécessairement à la formation. Il est important de montrer aux gens comment ils doivent agir pour faire régner la paix et la sérénité dans leurs institutions respectives», a-t-il soutenu.

Nadège YAMEOGO

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