Pour le DG des transports terrestres et maritimes, Mamadou Boukouma (micro) : «L’arrêté conjoint va permettre de règlementer les voyages à bord des bus SOTRACO».

Le ministère des Transports de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière a organisé un atelier national de validation du projet d’arrêté conjoint portant règlement des voyageurs de la Société de transport en commun (SOTRACO), le vendredi 15 février 2019 à Koudougou.

L’exploitation des bus de la Société de transport en commun (SOTRACO) n’est pas sans difficulté. Il s’agit principalement des fraudeurs qui empruntent le bus sans acheter le ticket et souvent des agressions verbales et physiques sont exercées sur le personnel d’exploitation.

Face à la situation, les responsables de la SOTRACO, les forces de défense et de sécurité étaient sans réaction véritable par manque de texte règlementaire. En vue de combler ce vide juridique, le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière a estimé nécessaire de prendre un arrêté conjoint portant règlement des voyageurs de la SOTRACO.

Avec cet arrêté, l’exploitation des bus SOTRACO est désormais règlementée par un texte juridique qui permet non seulement aux responsables de la société d’agir, et mieux, à la police ou à la gendarmerie de sévir en cas de fraude d’un voyageur ou d’agression sur le personnel. Pour y parvenir, le département des Transports a convié les différents acteurs à un atelier de validation desdits textes, le vendredi 15 février 2019 à Koudougou.

Les participants venus des collectivités et issus des forces de défense et de sécurité, des organisations socioprofessionnelles des transporteurs, du personnel de la SOTRACO et des représentants des ministères signataires de l’arrêté conjoint ont bénéficié de trois communications. Ces exposés ont porté sur une présentation de la SOTRACO,  des actions de la mobilité urbaine en 2019 et une synthèse du projet d’arrêté conjoint portant règlement des voyageurs de la SOTRACO.

L’arrêté conjoint, plus qu’une nécessité

Désormais, les voyageurs de la SOTRACO doivent montrer patte blanche avant d’emprunter le bus.

Selon le Directeur général (DG) de la société Pascal Tenkodogo, l’adoption de cet arrêté conjoint était plus qu’une nécessité. Pour lui, le fait que des personnes empruntent le bus sans acheter le ticket constituait un handicap pour la société déjà que la valeur réelle du ticket représentait le 1/3 de son prix.

Quant au DG des transports terrestres et maritimes, Mamadou Boukouma, l’adoption de ce texte est très importante pour la police de transport en milieu urbain. De son avis, la police ou la gendarmerie n’acceptait pas intervenir parce que la SOTRACO n’était pas encadrée par une base juridique permettant une répression de ces types de comportements. M. Boukouma a insisté que l’adoption de l’arrêté conjoint permettra de mieux faire régner la discipline au sein des usagers.

C’est le 24 juillet 2003 que grâce aux efforts conjugués de l’Etat burkinabé, de la Commune de Ouagadougou et d’opérateurs privés, la SOTRACO a démarré ses activités dans un premier temps à Ouagadougou. Le 14 juin et le 20 septembre 2018, la société a étendu respectivement ses activités aux villes de Bobo-Dioulasso et de Koudougou.

François KABORE

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