Le Burkina Faso a été choisi pour mener les évaluations sur le KAF 156, une nouvelle combinaison antipaludique. Un choix qui confirme les compétences des chercheurs burkinabè. Quelques jours après l’annonce, une délégation de Novartis est venue à Ouagadougou pour s’enquérir des conditions dans lesquelles les études vont se mener. Pour mieux comprendre le processus, nous nous sommes entretenus avec Dr David Hughes, le responsable de programme à Novartis.

Sidwaya (S.) : Pourquoi, le choix du Burkina Faso à travers les sites de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso pour conduire l’essai
clinique ?

David Hughes (D.H.) : Pour des études de ce genre, nous recherchons les plus grands experts dans le domaine de la recherche. Nous savons que le Burkina Faso en regorge. C’est ce qui explique notre présence.

S. : En plus de la subvention accordée par le Partenariat Europe-pays en développement pour les essais cliniques (ECDTP), quelles sont les
autres interventions de Novartis au Burkina Faso ?

D. H. : En plus de l’étude clinique qui va être supportée par le financement proprement dit, Novartis va contribuer au développement des capacités, fournir les équipements qui ne seraient pas disponibles, faire en sorte que le niveau technique soit amené aux standards internationaux.
S. : Quelles sont les attentes de Novartis à travers ce projet ?

D. H. : Nous travaillons avec des experts de niveau le plus élevé possible de cinq grandes universités européennes et cinq centres de recherche d’excellence en Afrique. Nous avons également le partenariat avec MMV (Medicines for Malaria Venture). Ensemble, nous allons travailler à la mise à disposition de nouveaux médicaments pour les enfants.
S. : Quelle est la date probable de la disponibilité du médicament et sera-t-il accessible à tous ?

D. H. : Nous sommes à la phase II. Nous devons terminer une phase III, de l’évaluation de ce nouveau médicament. Je pense que d’ici à 5 ans, ces travaux vont être bouclés. Bien que nous sommes préoccupés par la célérité de la mise à disposition de ce médicament. Nous ne pouvons donc pas prendre des raccourcis. Il nous faut faire le travail selon les standards internationaux et cela prendra le temps exigé. Lorsque le médicament sera approuvé et disponible, nous avons fait la promesse qu’il sera disponible là où les populations ont le plus besoin. Le coût sera abordable pour les populations.

S. : Au terme de votre visite des infrastructures du Groupe de recherche action santé (GRAS), chargé de conduire les études, quelle est votre réaction ?

D. H. : Nous sommes impressionnés par la qualité du travail et du personnel. Nous sommes également rassurés quant à la conformité des bâtiments, la qualité de l’informatique.

Entretien réalisé par Gaspard BAYALA

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