Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salif Ouédraogo, a ouvert, dans la matinée du jeudi 25 avril 2019 à Gaoua, le forum et les ateliers sectoriels de la 21e Journée nationale du paysan. Les acteurs du monde rural vont à l’occasion, se pencher sur les difficultés qui entravent le développement de leurs activités afin de dégager des pistes de solutions.

Les acteurs du monde rural sont à la recherche de stratégies pour assurer la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité au Burkina Faso. Ils sont, à cet effet réunis, du 25 au 27 avril 2019 à Gaoua, dans le cadre de la 21e édition de la Journée nationale du paysan (JNP). A l’occasion, les participants vont échanger sur la thématique : «Défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : quelles stratégies d’accompagnement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ?» Le top de départ des activités de ce rendez-vous des producteurs a été l’ouverture du forum et des ateliers sectoriels, dans la matinée du jeudi 25 avril, par le ministre de l’Agriculture, des Aménagements hydroagricoles, Salif Ouédraogo.

Dans son intervention, les atouts de l’agriculture burkinabè ne sont pas passés sous silence. Il s’agit de l’existence d’environ 9 millions de terres arable, et de la disponibilité d’environ 1 200 plans d’eau permettant de mobiliser près de 5 milliards de mètres cubes d’eau de surface par an. A cela s’ajoutent, entre autres, un cheptel numériquement important et diversifié ainsi que l’existence d’importantes zones agropastorales et agroécologiques. Malgré ces différents potentiels, a regretté M. Ouédraogo, l’agriculture burkinabè reste tributaire d’un certain nombre de contraintes. Il s’agit des aléas climatiques, de la volatilité des prix des produits agricoles, des attaques parasitaires, de la non-maîtrise des itinéraires techniques de production, de la faible mécanisation et de l’insuffisance de financement. Cette situation est accentuée par le contexte d’insécurité que connaît le Burkina Faso, a souligné le ministre Ouédraogo. C’est pourquoi, il a invité les plus de 1 200 producteurs, participants aux ateliers sectoriels, à échanger sur les mécanismes à mettre en place afin de leur permettre de mener bien leurs activités.

L’équation de l’écoulement des produits

Le président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Bassiaka Dao, a également égrené les mêmes difficultés qui entravent le développement de l’agriculture. Par ailleurs, M. Dao pense qu’il faut aller à la professionnalisation de ce secteur. Car, a-t-il poursuivi, l’agriculture ne peut pas toujours rester informelle. Pour sa part, le président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), Moussa Koné, est revenu sur d’autres difficultés que connaît le monde rural notamment les problèmes de financement et d’écoulement des productions. Concernant la résolution de la première difficulté, il s’est réjoui de la création de la Banque agricole du Faso.

Au sujet de l’écoulement des productions agricoles, le président de la CNA a mis en cause les problèmes de conservation des productions. Il serait donc judicieux de mettre l’accent sur les unités de conservation pour que les producteurs ne soient pas exposés à la mévente  et la pourriture de leurs produits», a-t-il préconisé.

Boubié Gérard BAYALA

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