Abdication de l’empereur japonais Akihito, une première en 200 ans

TOKYO (Reuters) – L’empereur Akihito va mettre fin à son règne, long de trois décennies, lors d’une cérémonie organisée mardi au palais impérial, dans le centre de Tokyo, pour ce qui constitue la première abdication d’un empereur au Japon depuis 1817.

Jadis considéré comme une figure divine, l’empereur est défini par la Constitution comme un « symbole de l’Etat et de l’unité du peuple » mais n’a aucun pouvoir politique. Akihito, âgé de 85 ans, avait créé la surprise en annonçant en 2016 son intention d’abdiquer, invoquant son âge avancé.

Une courte cérémonie, diffusée en direct à la télévision, est prévue dans l’après-midi au palais impérial de Tokyo où sont attendus environ 300 convives dont le Premier ministre Shinzo Abe, le prince héritier Naruhito, les présidents des deux chambres du Parlement et les juges de la Cour suprême.

Shinzo Abe doit annoncer l’abdication d’Akihito, qui effectuera alors une dernière déclaration en tant qu’empereur, mettant fin à l’ère Heisei (« Accomplissement de la paix »).

L’accession au trône de Naruhito, 58 ans, interviendra mercredi et marquera l’avènement d’une nouvelle ère impériale, Reiwa (« Belle harmonie »).

Le nom de l’ère – ou « gengo » – est très largement utilisé au Japon: sur les pièces de monnaie, les calendriers, les journaux et les documents officiels.

Selon les règles, le nom de l’ère doit convenir aux idéaux de la nation, comprendre deux « kanji » (caractères chinois), qui doivent être faciles à écrire et à lire, qui ne doivent pas être d’usage courant ou avoir déjà été utilisés auparavant.

(Linda Sieg; Jean Terzian pour le service français)

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