La Chine donne de la voix

La Chine donne de la voix
Kantigui a constaté que la polémique née du choix du site de construction du nouvel hôpital de Bobo-Dioulasso est suivie au jour le jour par la Représentation diplomatique de la Chine au Burkina Faso. Selon la source de Kantigui, le site actuel a été préféré aux autres, car il offre une situation idéale en terme «d’impact environnemental et social». Pour couper court à la polémique,
l’informateur de Kantigui soutient que l’emplacement à polémique a été choisi de concert avec les autorités compétentes et qu’il est «raisonnablement impossible» que la Chine, qui ne savait même pas que le terrain appartenait à une forêt classée, impose le choix du site à son partenaire burkinabè. La source de Kantigui reste convaincue que la majorité silencieuse est pour l’implantation du projet et regrette le fait qu’on assiste à des atteintes à la sécurité du personnel chargé des levées topographiques, à des actes de vandalisme et à la confiscation de leurs matériels de travail sur le terrain. Elle relève par ailleurs que c’est à la demande du peuple burkinabè que l’Empire du milieu a répondu par amitié en offrant cet hôpital. La Chine pourrait même, au nom de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, accepter n’importe quel autre site que le gouvernement viendrait de designer, a-t-on confié à Kantigui. En tout état de cause, Kantigui pense que ce grand projet social ne pourra se
réaliser qu’avec un consensus minimal dans un environnement de sérénité.

Du rififi autour du nom d’un stade
Kantigui a appris que le stade régional du Centre-Sud à Manga, remis à neuf à l’occasion des travaux des festivités du 11-Décembre 2018, est au centre d’intenses controverses à cause du nom qui lui a été attribué. Dans un premier temps, le joyau a été baptisé, selon les informateurs de Kantigui, «Stade régional de Manga». Un nom qui n’a pas fait l’unanimité. Cette situation a contraint les premiers responsables à opter pour la dénomination «Stade régional du Centre-Sud Ka la Manga». Si la première composante du nouveau nom «Stade régional du Centre-Sud» passe encore, l’expression qui la complète «Ka la Manga» suscite de vives polémiques. Littéralement en langue locale mooré, l’expression «Ka la Manga» signifie : «C’est ici Manga». Pour ceux qui ne sont pas d’accord, cela n’est ni plus ni moins qu’une appropriation d’une infrastructure à caractère régional. Kantigui espère qu’on trouvera une appellation qui fera l’unanimité.

Trois militants d’un parti blessés
Dans sa dernière livraison, Kantigui faisait écho d’une crise qui secoue la section provinciale du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) du Bazèga. Des dernières nouvelles en sa possession, il ressort que le dimanche 12 mai 2019, le président du collège régional de désignation des structures géographiques du parti dans la région du Centre-Sud, Jean Claude Bouda, conviait à une réunion, les membres de la fédération, originaires du Bazèga, les membres du BPN de la province, les cinq membres du bureau de la section validée par le BPN et les sept maires MPP des communes de la province. «Il s’agissait de comprendre les réticences soulevées par le SG sortant et de faire des propositions consensuelles des bureaux des sous sections et de la section, afin d’assurer une marche en avant du parti, dans la cohésion et la discipline», a relaté la source de Kantigui. Tandis que des participants arrivaient sur les lieux de la rencontre, a-t-elle poursuivi, certains militants visiblement identifiés auparavant, étaient pris à partie verbalement et physiquement par un groupe d’individus. Le bilan fait état de trois personnes blessées. «A ce jour, quatre plaintes ont été déposées au niveau du commissariat central de Kombissiri», a confié l’informateur de Kantigui. Les frondeurs continueraient de proférer des menaces, avec à l’appui, des chantages et appels sous couvert d’anonymat. Kantigui appelle les deux camps au calme et à la retenue, mais aussi à se
ressouder au sein de leur parti, en vue des échéances électorales à venir.

Un concours, 7 mois d’attente pour les résultats
Des candidats d’un test de recrutement au profit du Fonds spécial routier ont accosté Kantigui, pour lui raconter leur calvaire. Il ressort de leurs explications, qu’un cabinet a été retenu pour recruter du personnel (26 postes) de
différents profils, au compte du Fonds spécial routier qui relève du ministère des Infrastructures. A entendre les plaignants, ils ont pu franchir les étapes de sélection sur dossier et de test (écrit) avant de faire l’entretien oral. Mais ce qui les inquiète, c’est que depuis novembre 2018, les résultats du recrutement
tardent à «tomber». Sept mois d’attente donc, alors que selon une source sûre, le cabinet aurait déposé son rapport provisoire et est lui aussi dans l’attente de la validation des résultats afin de les publier. Et par conséquent, entrer en possession de son dû. Que se passe-t-il donc au Fonds spécial routier pour que les choses traînent autant ? Kantigui appelle les responsables de la structure à
donner un coup d’accélérateur au dossier, pour ne pas donner raison aux candidats qui tendent à penser que des «magouilles» pourraient être à l’origine de ce retard.

Le «mal causeur» de Sanbrado
Kantigui est resté muet comme une carpe quand on lui a raconté les dérives du responsable de la mine d’or de Sanbrado. En effet, selon le récit, tout serait parti des préparatifs du lancement des travaux de ladite mine. Au cours des missions de prospection, une maison a été prévue pour servir de pied à terre d’un officiel, lors de son court séjour. Mais quelle ne fut pas la surprise
désagréable des membres du comité d’organisation, lorsqu’ils ont effectué leur
dernière sortie-terrain sur le site de la future mine. En effet, voulant s’assurer que la maison disposait d’un minimum de commodités, ils auraient été conduits dans une salle de réunion. Et quand ils ont voulu comprendre les motifs de ce changement chez le responsable en question, ce fut le début d’une séance de «mal cause». Comme il fallait s’y attendre, sa proposition a été rejetée, le minimum de conditions n’étant pas réuni. Face à ce refus, la rage du sieur est  montée d’un cran avec des propos «orduriers». C’est ainsi que la majorité des membres de la délégation a proposé de rendre simplement compte à qui de droit. Sentant que la cérémonie de lancement de la mine pourrait prendre un coup, il aurait crié à nouveau : «Ecoutez, finalement, je vais céder ma maison. Mais sachez que c’est la dernière fois que je me prostitue». C’est là qu’un
responsable de la sécurité, membre de la délégation, s’est vu obligé de rappeler le «tout-puissant» à l’ordre en ces termes : «Monsieur, nous exigeons que les échanges se passent dans une courtoisie réciproque. Epargnez-nous vos propos orduriers». Selon les informateurs de Kantigui, ce monsieur est connu pour sa discourtoisie. A en croire les sources de Kantigui, il aurait fait ses preuves dans d’autres mines et est connu pour les traitements humiliants, dégradants et avilissants qu’ils infligent aux travailleurs et surtout aux populations riveraines. Kantigui tient à attirer l’attention de qui de droit car le Burkina Faso n’est pas un pays de non-droit. S’il est vrai que le pays des Hommes intègres a une
tradition d’hospitalité, il n’est toutefois pas acceptable de permettre ce type de dérapage.

De l’eau boueuse pour des élèves
Kantigui a appris que depuis des années, les élèves de l’école primaire publique de Lilbouré, un village situé à environ 6 km de Yako sur l’axe Yako-Koudougou, mais aussi les populations et enseignants vivent une réalité qui n’a rien d’un conte de fée. En effet, une source de Kantigui dit être tombée à plusieurs reprises sur les élèves de cette école, buvant de l’eau boueuse, pendant des heures de récréation. «Il ne s’agit que de l’eau boueuse, donc de qualité douteuse avec ses conséquences surtout que ce liquide impropre est utilisé pour la cuisson de la cantine scolaire des élèves», a ajouté la source de
Kantigui. L’informateur de Kantigui lui a aussi signifié que plus de la moitié des élèves de ladite école sont régulièrement absents des salles de classe pour des raisons de maladies liées à la consommation de cette eau avec entre autres, des maux de ventre. Au regard de l’ampleur de cette situation sur la santé de la population, la source de Kantigui lui a demandé de porter sa voix auprès des autorités pour qu’une solution soit trouvée à ce problème sensible.

Des boursiers oubliés ?
En visite le weekend dernier dans la région du Centre-Sud, Kantigui a appris que ce n’est que dans la semaine du 13 au 19 mai 2019 que la bourse des élèves de la région au titre du premier trimestre de l’année scolaire 2018-2019, a été payée. En effet, Kantigui a noté de sources sûres que ce long retard serait dû à un manque de ressources financières constaté par le chef de service financier de l’établissement auprès de la Direction régionale (DR). Plusieurs questions taraudent donc l’esprit de Kantigui. Comment est-ce possible que l’argent soit fini, sachant bien qu’on connaît le nombre exact de boursiers ? Y aurait-il eu détournement ? Les élèves auront-ils les autres tranches de l’année qui est pratiquement finie ? Kantigui appelle le ministère en charge des enseignements secondaire et supérieur à verser les différents pécules à tous les boursiers dans des délais raisonnables et à situer les responsabilités d’un tel dysfonctionnement préjudiciable aux élèves concernés.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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