Ramadan : Les musulmans réaffirment leur attachement à la cohésion sociale

Cheick Aboubacar Yugo de la FAIB : «A côté du jeûne, nous avons le partage et l’enseignement des valeurs de la cohésion sociale de l’islam».

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a organisé une rupture commune de jeûne, le jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou. Elle a été une occasion pour les musulmans d’appeler les Burkinabè à la cohésion sociale et au mieux vivre-ensemble.

«Ramadan et cohésion sociale», c’est sous ce thème que la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a placé sa rupture commune de jeûne, le jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou. En présence, entre autres, du président de l’Assemblée nationale, du chef de file de l’Opposition politique burkinabè, des autres confessions religieuses (catholiques et protestants) et des autorités coutumières, les fidèles musulmans ont appelé tous les Burkinabè à s’unir contre le terrorisme.

Au nom du président de la FAIB, le Cheick Aboubacar Yugo a indiqué que les musulmans sont peinés que l’islam, religion de paix et de tolérance, soit utilisé comme alibi par des bandits sans foi ni loi. Il a ainsi rappelé les valeurs essentielles du Ramadan qui sont l’effort, le partage, le don de soi, la sincérité et une spiritualité profonde. Le jeûne et la prière, selon lui, doivent être accompagnés par la rencontre et le partage.

Le Ramadan, a dit le Cheick Yugo, participe à cultiver entre les hommes la confiance de mieux-être avec Dieu et avec les autres. Il a ajouté que c’est en étant mieux avec les autres qu’on devient utile à la société. «C’est le lieu pour nous d’appeler les acteurs politiques et sociaux au dialogue en prenant en compte l’intérêt supérieur de la nation», a déclaré le chef religieux.

Il a fait savoir que la FAIB est solidaire de toutes les causes équitables et se rangera toujours aux côtés du juste et du vrai. Il a donc invité toutes les communautés religieuses et coutumières à prier pour que le pays des Hommes intègres retrouve sa paix et sa cohésion sociale d’antan.

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, le chef de file de l’Opposition politique, Zéphirin Diabré et les communautés coutumières et religieuses au Burkina Faso ont été tous unanimes que les terroristes cherchent à diviser les Burkinabè à travers l’ethnie et la religion. M. Diabré a salué l’initiative de la FAIB.

«Nous sommes interpellés à faire en sorte que ces genres de communion se renforcent pour que nous restions soudés et unis», a-t-il souligné.
Alassane Sakandé a affrimé que sa présence témoigne de l’engagement de l’Assemblée nationale à mettre le Burkina Faso sur le chemin de la cohésion et de la paix sociales.

Lassina BADOLO

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