Dans le cadre du Programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques (PAGPS), le ministère en charge de l’économie, des finances et du développement a organisé, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou, une formation relative aux contrôles et audits au profit des inspecteurs des finances.

L’administration financière burkinabè veut renforcer son dispositif de contrôle et d’audit à travers des ressources humaines bien outillées. C’est dans ce sens qu’une formation a été organisée au profit des inspecteurs des finances, le lundi 3 juin 2019 à Ouagadougou en vue de mutualiser les connaissances en matière de bonne gestion des finances de l’Etat.
Les inspecteurs des finances ont abordé des modules tels que la mise en place d’un système d’assurance qualité, la Gestion axée sur les résultats (GAR) et le budget programme, les techniques de détection de la fraude dans les marchés publics, a indiqué l’inspectrice générale des Finances, Jacqueline Lompo. «Ces thématiques vont éclairer davantage les participants afin de leur permettre de relever le défi de la gestion des moyens de l’Etat», a-t-elle estimé.
La ministre déléguée chargée du Budget, Edtih Clémence Yaka, a indiqué que le renforcement des compétences des inspecteurs des finances vise à conformer le contrôle public aux normes internationales et aux directives de l’UEMOA «Nous avons entrepris un vaste programme de modernisation des finances publiques à travers la mise en place de nouveaux outils pour améliorer l’efficacité dans la gestion et la transparence dans les opérations de dépenses publiques. Le contrôle occupe une place de choix dans ce dispositif», a-t-elle poursuivi.
Le président de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), Luc Marius Ibriga, a fait savoir que la formation de corps de contrôle participe à une bonne redevabilité. Il a fait savoir qu’il y a une architecture de contrôle dont le premier niveau s’effectue auprès des Autorités ministérielles d’audit interne (AMAI), puis à l’Inspection générale des finances (IGF) et enfin l’ASCE-LC. Mais cette configuration est actuellement sur la table des discussions pour adoption. Lors de cette formation, la délégation de l’Union européenne (UE), premier partenaire du Programme d’appui à la gestion publique et aux statistiques (PAGPS), a salué les efforts du Burkina Faso en matière de respect des clauses internationales.

Wanlé Gérard COPULIBALY

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