Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le mercredi 19 juin 2019 à Kosyam, le président de la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO, le général de corps d’armée, Salou Djibo.

L’ancien président du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie du Niger (à la chute de Mamadou Tandja) et actuel président de la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO, Salou Djibo, était dans les locaux de la présidence du Faso, le mercredi 19 juin 2019. Reçu en audience par le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, Salou Djibo dit avoir officiellement remis au président Kaboré, le rapport de la Task-force de la CEDEAO dont la mission est d’assurer l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire.

«Le président du Faso a été choisi par ses pairs pour le suivi de la mise en œuvre des protocoles sur la libre circulation des personnes, des biens et sur le droit de résidence et d’établissement», a-t-il précisé. Et d’ajouter que la délégation qu’il a conduite a également remis au président Kaboré, les relevés de conclusions d’une réunion, tenue le 3 juin 2019 à Ouagadougou. Cette rencontre avait réuni le Burkina Faso, la commission de la CEDEAO et la Task-force sur le schéma de libéralisation des échanges dans l’espace communautaire. A l’issue de cette réunion, a fait savoir M. Djibo, trois principales recommandations ont été adressées au chef de l’Etat burkinabè. «Le président du Faso doit adresser une correspondance à ses pairs pour les informer de la nécessité de prendre des mesures idoines pour mettre fin aux barrières, au commerce intrarégional identifié par la Task-force dans les Etats respectifs. Il doit aussi adresser une lettre de félicitations à son homologue du Bénin pour avoir rendu fluide le corridor et les frontières de son pays. Enfin, il doit s’adresser à ses pairs lors du prochain sommet de la CEDEAO pour un plaidoyer sur leur engagement à rendre effective la mise en œuvre du protocole sur la libre circulation des personnes, des biens et sur le droit de résidence et d’établissement», a-t-il fait savoir.

A la question de savoir s’il y a eu des progrès en matière de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO, Salou Djibo a fait savoir que les lignes bougent «un peu». Par exemple au Bénin, a-t-il témoigné, des missions de monitoring et des missions inopinées ont constaté que les corridors et les frontières sont fluides. «Mais dans les autres Etats, les perceptions illicites continuent», a-t-il regretté.

Jean-Marie TOE

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