Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu, le jeudi 20 juin 2019, à Kosyam, le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Ibrahim Thiaw.

Le leadership du Burkina Faso dans le domaine de la lutte contre la désertification s’affirme à l’international. En séjour à Ouagadougou pour prendre part à un sommet sur la question, le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), Ibrahim Thiaw, l’a reconnue au terme d’une audience le 20 juin 2019 au palais de Kosyam. «Nous avons été reçus par le chef de l’Etat pour échanger sur la question de la désertification. Depuis les années 1970, le Burkina Faso qui a toujours fait des efforts s’est distingué dans ce domaine. Le prix alternatif remporté par Yacouba Sawadogo en 2018 et celui attribué à Mathieu Ouédraogo, un autre Burkinabè qui recevra sa récompense en juillet prochain en Chine, en sont des exemples parfaits», a-t-il déclaré.

Pour lui, la lutte contre la désertification est une question bien comprise par les Burkinabè qui doivent exporter leur savoir-faire dans le domaine et impacter les autres pays du Sahel, l’objectif étant d’assurer une production agricole dans des zones particulièrement hostiles. «La lutte contre la désertification comprend plusieurs volets, à savoir accéder à l’énergie solaire pour faciliter la production agricole, réduire les pertes après les récoltes, conserver les aliments, accroitre la chaine de valeur, assurer le bien-être des populations, fixer les jeunes sur leur territoire et promouvoir l’entrepreneuriat des femmes et leur accès à la terre», a fait savoir M. Thiaw. La délégation a mis à profit sa visite pour inviter le président du Faso à la conférence des parties à la convention, la Coop 2019 qui se tiendra en septembre prochain à New Dehli en Inde. «Les liens entre changement climatique, lutte contre la désertification et biodiversité ainsi que des sujets divers comme le droit foncier, les relations entre zones rurales et celles urbaines pour la production agricole, l’économie du milieu rural seront au cœur des réflexions lors de ce rendez-vous mondial», a indiqué le secrétaire exécutif de la CNULCD.

De l’avis de ce dernier, le président du Faso qui préside le G5-Sahel et le CILSS, doit user de son influence pour que le Sahel soit au cœur de l’action climatique et le sommet prévu dans quelques mois au siège de l’ONU à New York sur le sujet constitue une opportunité. A écouter l’émissaire onusien, les différents Etats entrent dans les dix dernières années de l’échéance des Objectifs du développement durables (ODD) ainsi que de la décennie décrétée par l’Assemblée générale de l’ONU sur la restauration des écosystèmes. «Le Sahel à travers des actions de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel, doit continuer à déployer ses efforts pour le respect des engagements», a souhaité Ibrahim Thiaw, ajoutant que le Burkina, grâce à son expérience dans le domaine de la désertification, peut jouer un rôle important dans la restauration des terres à l’horizon 2030.

Beyon Romain NEBIE

nbeyonromain@yahoo.fr

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