
Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou était face à la presse le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou pour le lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, prévu du 2 au 30 novembre prochain.
«En matière de santé, une information comprise peut protéger une vie ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé, Robert Kargougou au cours d’une conférence de presse consacré au lancement du mois de la communication sanitaire en langues nationales, le mardi 27 octobre 2026 à Ouagadougou. Pour le ministre Kargougou, la communication sanitaire constitue une composante essentielle de la prévention et de la protection de la santé. Il a constaté que malgré les efforts consentis pour renforcer le système de santé et améliorer l’accès aux soins, les populations doivent également disposer d’informations compréhensibles pour reconnaître les risques et adopter de bons comportements. D’où l’intérêt de cette communication prévue du 2 au 30 novembre 2026.
Selon le ministre, les radios partenaires seront mobilisées à travers des émissions interactives, des interventions de spécialistes, des capsules et d’autres formats de proximité. La première semaine sera consacrée à la redevabilité sur les actions, les réformes et les réalisations du secteur de la santé depuis septembre 2022. Une émission spéciale est prévue le samedi 31 octobre 2026, à partir de 10 heures, sur Radio Burkina, en langue mooré, avec un relais des radios partenaires. Les trois semaines suivantes porteront sur les problématiques sanitaires propres aux différentes régions, a soutenu le ministre.
Robert Kargougou a en outre indiqué que l’initiative bénéficie de l’appui technique des départements chargés de la Communication et des langues nationales, à travers le secrétariat permanent à la promotion des langues nationales. Pourquoi consacrer tout un mois à la communication sanitaire en langues nationales ? C’est l’une des préoccupations soulevées par les journalistes au cours des échanges. En réponse, le ministre a expliqué que cette démarche vise à toucher le maximum de Burkinabè et à renforcer leur participation à la préservation de leur santé. « Nous ne voulons pas seulement parler de santé aux populations. Nous voulons leur parler dans leurs langues, les écouter, répondre à leurs préoccupations et leur permettre de devenir pleinement actrices de leur propre santé », a-t-il précisé.
Samira Alida KAMBOU


