Yacouba Isaac Zida démarche des journalistes

Dans ses pérégrinations, Kantigui est tombé sur une information de première main. Des sources dignes de foi lui ont confié que l’ancien Premier ministre, Yacouba Isaac Zida, exilé au Canada depuis trois ans, contacterait à des fins d’invitation, tous frais payés, des journalistes burkinabè pour un show médiatique au Canada. L’interview commandée pourrait avoir lieu courant juillet 2019. Kantigui note que le projet déjà ficelé intervient dans un contexte où ce potentiel candidat à la présidentielle de 2020 manifeste un regain d’intérêt pour les médias. En témoignent les entretiens qu’il a récemment accordés à la chaine de télévision France 24 et au journal Jeune Afrique. Si Kantigui admet a priori que cette invitation est une opportunité pour les «heureux élus» de «cuisiner» le désormais ex-général de division, il se pose tout de même des questions. Ce militaire doublé d’homme politique ne s’est pas encore soumis à la justice de son pays, qui souhaite l’entendre sur son rôle ès qualité de N°2 de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 et sa gestion des affaires publiques sous la Transition en 2015. Kantigui constate du reste que les accusations portées contre Yacouba Isaac Zida l’ont éloigné de sa chère patrie, qu’il ne semble pas prêt à regagner de sitôt. Au regard ce qui précède, Kantigui se demande si les «convives» ne devraient peut-être pas attendre le retour promis pour le titiller en terrain neutre ? Mais cette interrogation n’engage que l’impertinent Kantigui.

 

Un lotissement déguisé à Saaba ?

Kantigui a eu vent d’une rencontre qui aurait réuni le maire et les habitants, le dimanche 23 juin 2019 au quartier non loti «Signoghin» dans la commune rurale de Saaba. Il était question, selon les indiscrétions, d’une opération de restructuration des terrains dans la zone. Selon l’informateur de Kantigui, l’édile aurait expliqué aux populations que des terrains seront dégagés pour la construction de voies, d’espaces de loisirs, d’écoles, des hôpitaux et des services administratifs. Mais, l’interlocuteur de Kantigui s’est dit inquiet de l’issue de cette restructuration qui s’apparenterait, de son avis, à un lotissement déguisé. Kantigui salue l’initiative du maire et l’invite à prendre les dispositions pour éviter un dévoiement de l’opération.

 

Des présumés fraudeurs au BAC

Kantigui ne comprend pas qu’en dépit des sensibilisations sur les dangers encourus par les fraudeurs aux examens et concours, certains candidats tiennent toujours à obtenir leur diplôme par la courte échelle. Cette fois-ci, c’est au lycée municipal de Paspanga, dans la capitale, que deux candidates au BAC G2 se seraient faites prendre en flagrant délit. Selon les sources de Kantigui, l’une aurait tenté, lors de l’épreuve de français, de donner son brouillon à l’autre pour copier le sujet visiblement traité par une tierce personne. C’est en voulant donner son brouillon, différent de celui distribué aux candidats, que le pot-aux-roses aurait été découvert. Les deux ont été conduites au secrétariat du jury 85 pour répondre des faits de fraude. Après des minutes d’explications, les mises en cause ont été libérées vers 13 heures. Kantigui se demande pourquoi elles n’ont pas été conduites au commissariat ? D’après les informations, le président du jury, le chef du centre et les surveillants ont promis de faire leur rapport à qui de droit. Mais en attendant, les deux candidates fautives se sont vues interdites de poursuivre la composition de l’examen. Kantigui souhaite que la lumière soit faite sur cette affaire pour situer les responsabilités.

 

Un chauffeur de car insouciant

La prudence est mère de sûreté, dit-on. Cependant ce dicton ne semble pas être partagé par tous. Kantigui en a fait l’amère expérience le dimanche dernier, lorsqu’il a emprunté, à Ouagadougou, une compagnie de transport en commun en direction de Koudougou. En effet, dès les premiers kilomètres de route, Kantigui a senti une forte odeur d’essence à faire suffoquer une personne souffrant de troubles respiratoires. Croyant à un dysfonctionnement temporaire, Kantigui qui ne supporte d’ailleurs pas les fortes odeurs, a cependant pris son mal en patience. Mais rien n’y fit, l’odeur ne faisait que s’amplifier mettant mal à l’aise de nombreux passagers. Las d’attendre, Kantigui qui s’est renseigné auprès du convoyeur est resté ébahi face à sa réponse. «C’est une des motos qu’on transporte dans le coffre qui a perdu de l’essence. Mais ce n’est pas grave, une fois arrivé à destination, un peu d’omo et d’eau feront l’affaire», a-t-il lancé d’un ton calme et désinvolte. Pourtant à l’arrivée, Kantigui a constaté que ce sont les deux motos que l’on transportait qui se sont littéralement vidées de leurs carburants, allant jusqu’à mouiller plusieurs sacs de voyages. C’est là que Kantigui s’est plaint à nouveau. Mais, le bagagiste est resté sourd malgré les récriminations. Pourquoi prendre tant de risques quand on sait que le véhicule pouvait s’embraser et provoquer une catastrophe. C’est pourquoi, Kantigui suggère aux compagnies de transport de prendre davantage de précautions dans l’embarquement des motos, car il suffit d’une seule erreur pour que l’irréparable se produise.

Dédougou-Tougan : 60 ans après, le rêve se réalise Kantigui a été témoin du branle-bas de la population de la capitale provinciale du Sourou pour traduire reconnaissance au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ce mercredi 26 juin 2019. Les fils et filles de la province, l’ancien Premier ministre, Paul Kaba Thieba, en tête, entendent dire merci au chef de l’Etat pour avoir été celui qui a désenclavé l’un des dernières provinces du pays à n’être pas relier au reste du territoire par le bitume. Kantigui comprend la joie des Sourounkè (habitants du Sourou), car ce projet, une des priorités des différents gouvernements depuis les années 1958, a été, au fil des années, un serpent de mer. Kantigui se réjoui que le rêve, vieux de plus d’un demi-siècle, soit aujourd’hui une réalité. L’on se rappelle également que le prolongement du tronçon Tougan-Ouahigouya, long de 94 km, est déjà presqu’acté. Kantigui ne peut être que ravi de voir l’ambition présidentielle se traduire en acte au profit des populations afin de stimuler le développement local et favoriser l’intégration économique régional.

Kantigui

kantigui2000@gmail.com (00226) 25 31 22 89

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