Opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire

Des membres du Conseil des opérateurs économiques burkinabè de la Côte d’Ivoire (COEB-CI) ont visité la ferme «Burkina Sompagnimdi des origines» du Larlé Naaba Tigré, située à Dépelogo à la sortie Nord-Est de Ouagadougou.

La ferme du Larlé Naaba Tigré est devenue une école de promotion du secteur primaire (agriculture et élevage) à travers l’Afrique. Présents à Ouagadougou dans le cadre de la 8e conférence du Traité d’amitié et de coopération entre la république de Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, des représentants du Conseil des opérateurs économiques burkinabè de la Côte d’Ivoire (COEB-CI) sont allés, le jeudi 25 juillet 2019, découvrir les réalisations du ministre du Mogho Naaba. Une visite guidée par le promoteur du mung bean lui-même. Sur cette ferme, vaste de plus de 140 hectares et située à une trentaine de kilomètres au Nord-Est de la capitale. Les hommes d’affaires burkinabè vivant en Côte d’Ivoire ont été séduits par la richesse du site. En effet, les hôtes de l’agrobusinessman ont touché du doigt l’agriculture conventionnelle, la culture maraîchère, l’irrigation par gravitation etc.
Au niveau de l’élevage, celui des bovins, des poissons et des modèles avicoles (35/5) ont fait sensation. Pour le président du COEB-CI, Moussa Ouédraogo, le Larlé Naaba a su dompter la nature. Pour lui, les efforts fournis par le coutumier relèvent de la volonté d’un homme de vision déterminé à assurer un mieux-être à la population. Il a salué son engagement et a exhorté les leaders d’opinion et les forces vives à suivre son exemple. «Ce que nous avons vu est impressionnant. Depuis la Côte d’Ivoire, nous suivons les sorties médiatiques du Larlé Naaba. Aujourd’hui, nous avons voulu en savoir plus. C’est fantastique comme innovation agropastorale!», a déclaré l’opérateur économique. La délégation, forte d’une dizaine de personnes, a reconnu la qualité du travail réalisé sur les terres de Dapelogo. Quant au Larlé Naaba lui-même, il a tout simplement indiqué être au service de sa population. «Je suis un chef coutumier et traditionnel, et je le resterai à vie. Je me vois donc obligé d’apporter ma pierre à l’édification du pays. Mon combat consiste à sonner le glas de la faim au Burkina Faso», a-t-il dit. Pour le coutumier, c’est au prix de partenariats et de son engagement personnel qu’il parvient à offrir des ambulances, des mosquées, des forages, des moulins et autres biens de développement local durable.
Ainsi, il a souhaité une meilleure collaboration avec le COEB-CI qu’il a, de prime abord, qualifié de partenaire pas comme les autres. «Je loue votre intérêt pour ce que je fais», a déclaré le chef. Les opérateurs économiques ont mis à profit leur tournée en campagne burkinabè pour réaliser une opération de reboisement d’arbres fruitiers et fourragers. Ainsi, environ 810 plants ont été mis en terre sur une superficie d’un hectare et demi.

Wanlé Gérard COULIBALY

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