Le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, en collaboration avec ses partenaires dont l’UNICEF, a organisé un atelier de validation de la stratégie nationale de protection de l’Enfant et son plan d’actions triennal, le mardi 6 août 2019, à Ouagadougou. Ce nouveau référentiel définit la vision du Burkina Faso en matière de protection de l’enfant d’ici à 2023.

Le Burkina Faso compte créer un environnement institutionnel, communautaire et familial renforcé qui assure une protection efficace des enfants d’ici à l’horizon 2023. Dans le souci d’y parvenir, et avec l’aide de ses partenaires dont l’UNICEF, il s’est doté d’une Stratégie nationale de protection de l’enfant (SNPE), assortie d’un Plan d’actions triennal (PAT 2019-2021). La validation de ces nouveaux documents a eu lieu, à Ouagadougou, le mardi 6 août 2019, au cours d’un atelier présidé par le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Laurence Ilboudo. Ce nouveau référentiel vise, entre autres, à mieux structurer le cadre de politiques et de stratégies de protection de l’enfant. Il se décline en quatre axes stratégiques dont la prévention de la vulnérabilité des enfants de toute forme de violences à leur égard, l’amélioration de leur accès aux structures de prise en charge, le renforcement des capacités de tous les acteurs intervenants dans la protection de l’enfant. Selon la présidente de la cérémonie, Laurence Ilboudo, le gouvernement a décidé d’élaborer cette stratégie en vue de répondre, de façon concertée et coordonnée, aux problématiques majeures qui compromettent la vie des enfants, estimés à 11 089 641, soit 53,14% dont 51,18% de la population totale du Burkina Faso de filles. «Malgré les multiples efforts d’engagement et de mobilisation sociale consentis en matière de leur protection, les résultats de l’étude nationale sur les violences à l’égard des enfants de l’année 2018 montrent qu’environ trois millions d’enfants âgés de 0 à 17 ans, dont 48,75% de filles, sont victimes de châtiments, d’abus et d’exploitations sexuels», a-t-elle déploré. Parmi les auteurs de ces violences, les parents et tuteurs, qui sont sensés mieux les protéger représentent 94,4%, a-t-elle poursuivi. Pour elle, il faut absolument, faire face à cette situation, prendre soin de cette richesse et investir, sans calcul, sur l’enfant, afin de construire l’avenir du pays. Aussi faut-il «tout mettre en œuvre pour débarrasser de son milieu de vie, tout risque, toute forme de violences, et de négligence susceptibles d’affecter son développement intégral», a-t-elle ajouté. Mme la ministre a, par ailleurs, précisé que la nouvelle stratégie est un référentiel fédérateur et son élaboration a impliqué tous les acteurs du système formel et informel de protection de l’enfant, à travers des ateliers et des focus groupes.
Elle a également rassuré que la SNPE est très attendue prioritairement par le gouvernement et s’est engagée, elle et ses pairs, à s’investir pour la réussite de sa mise en œuvre. L’émissaire de la représentante de l’UNICEF au Burkina, Chrystian Solofo Dimby, s’est réjoui de l’élaboration de cette nouvelle stratégie, car, pour lui, il s’agit d’un outil principal qui va permettre la mise en œuvre efficace de la Convention des droits de l’enfant (CDE). Il a indiqué que sa structure sera toujours disponible pour accompagner le gouvernement burkinabè afin de renforcer les systèmes nationaux de protection de l’enfant.
La SNPE qui va s’étaler sur les cinq prochaines années (2019-2023) est assortie d’un PAT (2019-2021) articulé sur quatre axes stratégiques répartis en 22 actions prioritaires et 212 activités.
Son coût est estimé à plus de 135 milliards F CFA, et parmi ses effets attendus, figurent, entre autres, la réduction des facteurs/causes de vulnérabilité des enfants et des risques de violences de toute forme à leur égard, l’efficacité accrue du cadre institutionnel de protection de l’enfant, la disponibilité des services de prise en charge des enfants à besoin de protection, l’implication accrue des parents dans la prise en charge.

Mahamadi SEBGO
Boureima GANSONRE
(Stagiaire)

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