Le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou : « Il faut doter le Burkina Faso d’un outil de planification à la hauteur des enjeux de développement durable ».

Le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, organise un forum national sur la politique de mobilité urbaine et d’accessibilité durable dans les villes du Burkina Faso, du 21 au 22 novembre 2019 à Ouagadougou.

Les difficultés de mobilité des personnes et des biens constituent un chalenge pour le ministère des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière. C’est pour cette raison qu’il organise un forum national sur la politique de mobilité urbaine et d’accessibilité durable dans les villes du Burkina Faso, du 21 au 22 novembre 2019 à Ouagadougou. Des ateliers sur l’amélioration des performances et l’usage du transport public, le renforcement du cadre institutionnel de la gestion du transport urbain, le renforcement des sources de financement dédié à la gestion du secteur et la réduction des externalités sont au menu de la rencontre.

Selon le ministre en charge des transports, Vincent T. Dabilgou, la question de la mobilité est préoccupante et l’absence de solutions pour y remédier pourrait présenter de graves conséquences pour les populations et l’essor économique du Burkina Faso. «La concentration de la population dans les villes multiplie les besoins en mobilité. Cela peut créer une pollution inacceptable. Il faut que l’on travaille pour que les citadins ne s’étouffent pas», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter que les outils de planification et de management notamment la politique et la stratégie de mobilité urbaine, de même que les plans d’actions, constituent des éléments dont l’importance est capitale dans le management de la mobilité urbaine. C’est pourquoi, de son avis, les lotissements doivent être faits en tenant compte de la mobilité. L’on ne peut construire une route en se basant sur les plans des bailleurs de fonds et en ignorant que les deux roues représentent 80% de la population, a-t-il insisté. Pour lui, chacun doit avoir sa part sur la route que l’on soit piéton, à deux roues ou quatre roues.

Des outils pour une bonne mobilité

 

Les participants formuleront des recommandations pour une meilleure mobilité urbaine.

A ses dires, une chaussée répond au besoin de l’ensemble des citoyens. «Nous attendons des plans d’actions pour réguler le trafic. En plus, nous allons de concert, avec le ministère des Infrastructures et celui en charge de l’habitat, faire en sorte que les villes produisent des richesses et soient des zones où il fait bon vivre», a lancé M. Dabilgou. Pour le premier adjoint au maire de Ouagadougou, Moussa Bélem, depuis 2016, le conseil municipal fait de la mobilité urbaine, une priorité.

« La sécurité routière est primordiale pour que les populations vaquent normalement à leurs occupations», a-t-il dit. Il a laissé entendre qu’à l’issue du forum, la commune de Ouagadougou aura des outils efficaces pour une bonne mobilité urbaine. Le représentant de la Banque mondiale (BM), Cheick Diallo, lui, a remercié le gouvernement du Burkina pour son engagement constant dans la mise en œuvre des actions des politiques des transports en Afrique.

En rappel, quatre projets de mobilité sont prévus dans le programme du conseil municipal de la commune de Ouagadougou. Il s’agit de la fluidité de la circulation qui concerne la signalisation verticale et horizontale, le contrôle et la verbalisation des contrevenants, du renforcement des infrastructures routières, de la valorisation du transport en commun et celui des infrastructures de stationnement.

Mariam SOMDA

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