Pour le directeur-clientèle de l’ONEA, Moussa Siemdé, les incompréhensions sont dues à la non-maîtrise du système de relevé par certains clients.

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), a organisé le mercredi 27 novembre 2019 à Ziniaré, une rencontre d’échanges avec les autorités administratives, les organisations de la société civile et les clients
de la province d’Oubritenga sur la mise en œuvre du projet de relevés bimestriels.

Faciliter le paiement des factures à sa clientèle, telle est l’ambition que l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) s’est fixé, en allant vers un relevé bimestriel. En attendant la mise en œuvre du système prévue pour le mois de février 2020, c’est la ville de Ziniaré qui a été choisie comme zone-pilote du projet. Le mercredi 27 novembre 2019, l’office a échangé avec les autorités administratives, les Organisations de la société civile (OSC) et les clients de la province de l’Oubritenga.

Selon le directeur-clientèle de l’ONEA, Moussa Siemdé, au regard de l’évolution, la société rencontre d’énormes difficultés en interne d’où la mise en place de ce projet. Des plaintes énumérées par la population se résument en dix points. Il s’agit, entre autres, de la normalisation des factures, de la prise en charge de la clientèle et de la date limite pour les pénalités, de la correction de factures litigieuses… «En dehors de la communication qui a fait l’objet d’amélioration, les neuf points ont été complètement traités», rassure Moussa Siemdé.

Pour lui, l’expérience de Ziniaré a été fort enrichissante et la dynamique sera maintenue pour faire en sorte que ce qui est maîtrisé puisse être préservé. Se projetant dans le long terme, il a expliqué que le cap sera mis sur d’autres horizons afin qu’en 2020, tous les clients de l‘ONEA soient relevés une fois tous les deux mois, mais avec une facture mensuelle. Le président de la ligue des consommateurs section Oubritenga, Irissa Ouédraogo, s’est réjoui du dénouement heureux de la situation.

«C’est vrai qu’il y a eu beaucoup d’incompréhensions qui ont suscité la colère de la population, mais les échanges nous ont permis de comprendre que la situation est d’ordre technique et nous sommes prêts à poursuivre avec le système, car il présente des avantages», affirme M. Ouédraogo. Selon les statistiques de l’ONEA, de 281 plaintes au mois de septembre, l’efficacité dans le traitement des dossiers a permis de réduire considérablement ce nombre à 12 au mois d’octobre.

Éviter les erreurs

Pour Irissa Ouédraogo, c’est le lieu de saluer la promptitude avec laquelle les responsables de l’ONEA ont pris à- bras-le-corps, les préoccupations de sa clientèle.
Cependant, il pense que la nationale des eaux devrait prendre le temps de vérifier et faire encore quelques simulations pour éviter les erreurs qui peuvent porter à confusion.
Médiateur entre la population et l’ONEA, le maire de la commune de Ziniaré, Pascal Compaoré, dit être satisfait pour cette rencontre d’échanges.

«Rien de beau, rien de grand ne peut se faire sans la concertation et c’est dans une dynamique d’échanges et d’écoute que nous arrivons au bout de ce que nous avons comme difficultés de développement», a-t-il indiqué. Pour lui, l’oreille attentive prêtée par cette structure a été la clé du succès de cette rencontre. «Dans tout système, il y a des insuffisances, mais c’est dans la marche du temps qu’on arrive à corriger ces imperfections. C’est une phase-pilote et après discussions et les corrections qui ont été apportées, nous pensons que le système peut être dupliqué dans d’autres communes», a ajouté M. Compaoré. Le directeur clientèle de l’ONEA a pris l’engagement de travailler avec les médias pour une large communication au cours de ce nouveau système.

Donald Wendpouiré NIKIEMA
tousunis.do@gmail.com

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