Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a fait, le jeudi 9 janvier 2020 à Ouagadougou, le bilan des actions de son département au cours de l’année écoulée et décliné les perspectives.

Pour la troisième fois, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré était face aux journalistes pour présenter le bilan des actions de son département, le jeudi 9 janvier 2020. D’entrée, il a fait savoir que dans sa lettre de mission, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, lui a assigné 15 priorités.

Celles-ci visent notamment à créer des conditions favorables à l’éclosion d’un secteur privé dynamique, dynamiser le secteur industriel, accroître la productivité dans le secteur de l’artisanat, accompagner la formalisation des entreprises du secteur informel et veiller à l’application des règles de la concurrence et la protection du consommateur. Il a ajouté qu’en adéquation avec sa lettre de mission, son département a transcrit ses actions dans un cadre programmatique matérialisé par le Plan d’actions prioritaires (PAP) triennal 2019-2021. Ainsi, en matière de promotion du secteur privé et d’amélioration du climat des affaires, le ministre Kaboré a indiqué que les actions de son département ont permis d’engranger de nombreux acquis dont la création de 13 137 nouvelles entreprises et l’organisation de plusieurs manifestations sur le plan national et international. « En matière de promotion de la qualité, de la normalisation et de la labélisation des produits, le ministère a œuvré à l’inspection, la surveillance et le contrôle de la qualité des produits et des services ainsi que des instruments de mesure », a laissé entendre Harouna Kaboré.

A ce titre, il a cité l’organisation de la 8e édition du Prix burkinabè de la qualité (PBQ) et l’homologation de 20 projets de normes dans le domaine de l’environnement, de l’alimentation et des emballages. Pour la labellisation du Faso dan fani, par exemple, il a noté la protection effective du label et de quatre catalogues de motifs déposés auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) matérialisée par la réception des certificats d’enregistrement. Dans le domaine de l’industrialisation, le ministre a cité l’achèvement des constructions et l’équipement de l’usine d’égrainage de coton bio à Koudougou, l’opérationnalisation du Secrétariat technique du Plan d’industrialisation accélérée (ST/PIA) et la réalisation des études de faisabilité pour l’implantation de la filature classique à Bobo-Dioulasso. « Pour faire connaître les produits nationaux et susciter un engouement des produits nationaux auprès des consommateurs, une initiative portant mise en place d’un système d’identification des produits made in Burkina a été lancée. Son opérationnalisation a permis le lancement du concours et la réception des dossiers de candidature pour la conception du logotype », a-t-il précisé.

Des perspectives

Dans le cadre de l’écoulement des produits de l’industrie nationale, M. Kaboré a affirmé qu’une campagne de déstockage des produits en mévente a permis d’enlever d’importantes quantités à Sap Olympic et à la SN-SOSUCO. Au cours de l’année écoulée, le ministère en charge du commerce a mené également de nombreuses actions pour intensifier la lutte contre la fraude, à écouter le ministre. Dans le secteur de l’artisanat, la diplomatie économique, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, les financements conventionnels et alternatifs, le chef du département de l’industrie a fait ressortir plusieurs acquis.

« Durant ces deux dernières années, le ministère a fait un bond qualitatif en matière de réalisation des objectifs sectoriels du PNDES qui lui sont assignés, lesquels se résument au relèvement du défi de la dynamisation des acteurs porteurs pour l’économie et les emplois à travers un secteur privé dynamique et compétitif », a-t-il soutenu. En termes de perspective, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a souligné que son département entend garder le cap fixé. C’est ainsi qu’un PAP 2020-2022 contenant les actions à mener a été élaboré. D’ores et déjà, il a annoncé, entre autres, l’opérationnalisation de la 2e phase du projet portail virtuel « porte d’entrée au Burkina », l’organisation de la deuxième édition du Salon international du coton et du textile (SICOT) et la 16e édition du SIAO, l’étude pour la réalisation d’un parc d’expositions Ouaga Expo et l’aménagement d’une zone industrielle de 100 hectares à Samendeni. Les journalistes se sont intéressés notamment à l’interdiction de boissons frelatées en sachets plastiques, le processus d’industrialisation. « Nous avons décidé de nous attaquer d’abord aux importateurs et producteurs de ces boissons.

A cet effet, une opération a permis la saisie de plus de six millions de sachets. Par ailleurs, nous accompagnons les producteurs locaux à améliorer la qualité de leurs liqueurs », a expliqué Harouna Kaboré. Sur l’industrialisation, il a laissé entendre que plusieurs entreprises se sont développées dans la transformation de la matière locale. En sus, il a martelé que son département s’est fixé pour objectif de transformer 25% des produits locaux, ce qui permettra au Burkina de se classer comme pays industrialisé. « Nous avons décidé d’aménager des zones industrielles dans les 13 régions du pays », a-t-il confié. En réponse à une question sur le renforcement des capacités des tisseuses, le ministre a fait savoir que cela se fait à travers la dotation des associations en métiers à tisser mais aussi avec des formations pratiques. Abordant la réouverture de l’usine Faso Fani de Koudougou, le ministre Kaboré a expliqué que c’est un projet privé que le gouvernement doit accompagner. « Nous avons joué notre partition et nous attendons le démarrage des travaux », a-t-il insisté.

Joseph HARO

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