Police nationale:la clarification du ministre de la Sécurité

Suite à la publication de la déclaration de l’UNAPOL, le ministre de la Sécurité, Ousseni Compaoré, a échangé avec les responsables de ce syndicat de police. Il s’est confié à la presse à l’issue de la rencontre.

« J’ai demandé à rencontrer les responsables de l’UNAPOL suite à leur déclaration, pour plus de précisions et de clarification. Le problème soulevé, c’est celui du reclassement des officiers de police. La Police bénéfice d’une nouvelle loi qui date de 2018, la 027, qui abroge celle antérieure de 2012, la 045. Il y a une disposition qui pose problème dans chacune de ces lois. Dans la loi 045, il est dit que tout officier de police qui sort de l’école est reclassé au premier échelon au premier grade du corps, et si son indice est supérieur à celui du premier échelon et du premier grade, il le conserve jusqu’à ce que par le jeu de l’avancement il l’atteigne ou le dépasse. Dans la nouvelle loi 027, il est indiqué que le reclassement des officiers se fait à l’indice supérieur du prochain avancement, si bien que les deux dispositions ne s’accordent pas. La conséquence est que les nouveaux officiers, qui sortent, sont reclassés à l’indice supérieur à celui du prochain avancement, tandis que les autres qui étaient en activité sont régis par la même loi. Ceux qui sortent avancent plus vite que les anciens, ce qui pose un problème d’iniquité. L’UNAPOL a saisi le ministère pour que ce problème soit réglé et il s’est engagé à le faire. Il faut souligner que la révision de la loi 045 s’est faite avec la participation de l’UNAPOL. Le ministère a rencontré plusieurs fois le syndicat et les officiers concernés pour essayer de trouver une solution juridique, surtout que la loi 045 n’existe plus. Il y a un problème de fond et plusieurs solutions ont été explorées. On a parlé d’arrêté, de décret et autres solutions envisageables. Aujourd’hui, il y a deux propositions qui ont été faites par une commission mise en place à cet effet. La première, c’est la prise d’un décret pour corriger et la deuxième, c’est de faire une loi additive. Pour trouver une solution durable, il faut consulter des institutions judiciaires et voilà où nous en sommes. La loi 027 a des insuffisances. Pour son application, l’on rencontre des difficultés pour une classe d’officiers, notamment 1 114 concernés. Le reversement de ces derniers ne cause aucun problème. Ceux-ci ont refusé d’être reversés, en attendant qu’une solution soit trouvée. Le gouvernement est disposé à les reverser. Les commissions sont mises en place pour trouver une solution. Je ne peux pas malheureusement donner un calendrier ».

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