Production de chloroquine Prête, U-PHARMA n’attend que les réactifs

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga, a visité, le jeudi 2 avril 2020 à Ouagadougou, U-PHARMA, l’unité qui va produire la chloroquine et le laboratoire de test diagnostique du COVID-19.

Le 26 mars dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alkassoum Maïga, annonçait dans un communiqué que l’unité U-PHARMA de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) allait être réhabilitée pour la production de la chloroquine et du paracétamol dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. De plus, un 2e laboratoire de test diagnostique devrait être opérationnalisé à Ouagadougou outre celui de Bobo-Dioulasso. Cela est maintenant effectif. En visite dans l’unité hier jeudi 2 avril 2020 dans l’unité créée en octobre 1991, le ministre Maïga a constaté que les machines qui étaient à l’arrêt ont recommencé à tourner et des comprimés de 100 mg de chloroquine ont été produits. Aussi, un appareil de test a été calibré et est apte à mener les tests diagnostiques du COVID-19 tandis que deux autres sont en attente d’installation et de calibrage par un expert sud-africain attendu. Le seul bémol est le manque de réactifs pour les deux unités. Ravi de voir que ses annonces sont en passe de se réaliser, Alkassoum Maïga a fait savoir que les chercheurs du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) en collaboration avec l’Université de Ouagadougou ont identifié les fournisseurs pour les intrants et les commandes seront passées incessamment. D’après lui, son collège en charge du commerce, Harouna Kaboré, celui de l’économie, Lassané Kaboré et le président du groupe Coris Bank, Idrissa Nassa ont pu mobiliser la communauté des hommes d’affaires du Burkina Faso.

De nouveaux équipements attendus

« Cela a permis d’avoir des ressources qui vont nous permettre de mettre à niveau les laboratoires, de commander de nouveaux matériels car quand la production de chloroquine démarrera, il n’est pas question que des pannes nous mettent en situation de manque », a-t-il indiqué. Toutefois, il a rassuré qu’avant l’arrivée de nouveaux appareils, la production de chloroquine commencera pour venir au secours des malades qui sont en attente sans cependant donner une date. A ce propos, il a noté que n’ayant pas toutes les manettes en main, il ne saurait se prononcer, étant donné que les intrants doivent venir de l’extérieur. « Quand vous dépendez des gens, vous devez être prudents pour ne pas nourrir des espoirs qui ne vont pas être satisfaits. Mais ce qui est sûr avec l’ancienne machine, nous sommes capables de produire les comprimés. Il reste maintenant, l’arrivée des intrants», a-t-il déclaré. Pour sa part, le chef de service de production de U-PHARMA, Dr Salfo Ouédraogo, a informé que plusieurs essais ont été effectués avec succès et la capacité de production journalière de l’unité est d’au moins 1000 comprimés par minute. « A l’arrivée des réactifs, nous allons effectuer les contrôles de qualité, caller les procédés avant d’aller à une cadence de production réelle », a-t-il détaillé. Cela se fera, selon lui, en partenariat avec l’Université de Ouagadougou et le Laboratoire national de santé publique (LNSP).

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

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