Armée de l’air : « Incursion » de journalistes à la base 511

Pour le chef d’état-major de l’armée de l’air, le colonel-major Kounsaoma Palenfo, la construction de bases aériennes avancées permettra de travailler efficacement avec les unités en lutte contre le terrorisme.

A la faveur de son 35e anniversaire, l’armée de l’air a convié une dizaine de journalistes pour une immersion au sein de la base aérienne 511, le jeudi 1er octobre 2020, à Ouagadougou, afin de les doter de connaissances nécessaires pour un traitement optimum des informations liées à cette entité des forces armées nationales.

Les Forces armées nationales (FAN) du Burkina s’ouvrent de plus en plus aux journalistes pour un meilleur traitement des informations. En effet, après « une incursion » au sein du génie militaire, la direction de la communication et des relations publiques des armées a invité une dizaine de journalistes à une immersion au sein de la base 511 de l’armée de l’air. C’était le jeudi 1er octobre 2020, date de la célébration du 35e anniversaire de l’armée de l’air.

L’initiative, selon le chef d’état-major de l’armée de l’air, le colonel-major Kounsaoma Palenfo, est mue par la volonté de faire découvrir cette entité des FAN aux gens de la plume et du micro, à l’effet de dire « rien que la vérité aux Burkinabè » et surtout, de contredire les fausses informations. « De plus en plus, l’on a tendance à croire que nous sommes fermés aux journalistes », a-t-il justifié.

Mais bien avant, les hommes des médias ont eu droit à une présentation des missions, de l’organisation et des capacités opérationnelles de l’armée de l’air, de ses premiers moments à nos jours. De l’historique de ce pan de l’armée, l’on retient qu’elle a été mise en place en 1965, à travers la création de l’escadrille militaire avant de devenir une base aérienne en 1967.

2 482 heures de vol en 2019

C’est le 1er octobre 1985 qu’elle a pris la dénomination Armée de l’air. Depuis cette date, a confié le colonel-major Palenfo, le Burkina a été subdivisé en deux régions aériennes. Il s’agit, a-t-il cité, de la 1re, la base 511 à Ouagadougou et de la 2e, la base 210 à Bobo-Dioulasso. Pilier important dans la stratégie de la défense du Burkina, l’armée de l’air, selon ses responsables, a pour mission la défense de l’espace aérien et l’appui aux forces terrestres, mais aussi son apport au développement socioéconomique du pays. Dans un contexte de lutte acharnée contre l’hydre terroriste, a-t-il indiqué, elle a été dotée de moyens afin d’accroitre ses capacités opérationnelles.

Les journalistes ont été émerveillés par les capacités opérationnelles de l’armée de l’air.

Ainsi, elle dispose d’avions de chasse, de renseignement, de transport, de surveillance et des hélicoptères de combats à la hauteur des défis actuels. Des acquis qui, aux dires du colonel-major Palenfo, permettent à l’institution de renforcer sa force d’appui en renseignement, en capacité de feux et mouvement, dans la lutte antiacridienne et d’ensemencement des nuages. En 2019, selon la haute hiérarchie de l’armée de l’air, 2 482 heures de vol ont été effectuées. En plus du volet défense, a-t-on indiqué, elle a aussi effectué 167 h de vol de soutien à l’administration publique et 35 h de vol en appui au privé. « Avec les moyens que nous avons, nous pouvons atteindre toutes les frontières du pays », a-t-il soutenu.

Hommage au général Ali Traoré

Toutefois, a confié Kounsaoma Palenfo, des défis sont à relever pour permettre à l’armée de l’air d’être encore plus opérationnelle. Il s’agit, pour lui, de poursuivre sa modernisation pour l’adapter au contexte. A cet effet, l’armée de l’air entend acquérir d’autres aéronefs, augmenter ses moyens de reconnaissance, construire des bases opérationnelles avancées à Bobo-Dioulasso, mais surtout créer un centre de formation des cadres de l’armée de l’air.

Afin de permettre de constater de visu la qualité des appareils (avions de chasse, de renseignement et de surveillance), les journalistes ont fait une visite guidée de tout cet « arsenal militaire », avant d’effectuer un vol de 15 minutes à bord d’un hélicoptère écureuil de type B3 pour sillonner la ville de Ouagadougou. Toute chose qui leur aura permis, selon Jordan Méda de Infowakat, de mesurer l’immensité du travail abattu par cette frange de l’armée nationale et où officient des femmes comme pilote dont le sous-lieutenant, Honorine Moyenga.

A cette date anniversaire, un hommage a été rendu au général de division, Ali Traoré, le premier général de l’armée de l’air burkinabè, arraché à l’affection des siens le lundi 28 septembre 2020.

Soumaïla BONKOUNGOU

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