Agence des Etats-Unis pour le développement international : Des journalistes découvrent des projets financés dans le Centre-Nord

Le projet Sahel collaboration et communication (SCC) financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) a organisé une caravane de presse, du 24 au 27 mars 2021, à Kaya, dans la région du Centre-Nord. Des journalistes, des agents étatiques et des responsables de groupes d’engagement communautaire ont échangé avec des autorités locales et des responsables des autres projets financés par l’USAID dans la région.

Le projet Sahel collaboration et communication (SCC), financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), est l’une des pistes de développement au Burkina Faso. Pour présenter aux journalistes, responsables étatiques (Conseil national de sécurité alimentaire) et Groupes d’engagement communautaire (GEC), les autres projets et programmes financés par l’USAID, SCC a organisé une caravane de presse, du 24 au 27 mars 2021, à Kaya, dans la région du Centre-Nord. Cette immersion s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Initiative pour une résilience accrue au Sahel (RISE II) ». Les caravaniers ont, ainsi, découvert les projets « YIDIGIRI », « Terres Eau Vie », « VIM PLUS », « ASTER » et Newpath, tous engagés à mettre en œuvre RISE II. En effet, dans les locaux de « YIDIGIRI » qui veut dire « en langue mooré, croissance ou développement », la caravane a échangé avec une équipe d’experts et de spécialistes pluridisciplinaires. Il est ressorti que « YIDIGIRI » est mis en œuvre sur cinq ans (2020-2025) dans les régions du Centre-Nord, de l’Est et du Sahel du Burkina Faso, par un consortium (CNF, GRAD, A2N et CARE). Selon le directeur du développement des systèmes de marché de « YIDIGIRI », Dominique Bassolé, le projet cible 85 000 agriculteurs, dont 80% de femmes et des jeunes âgés de 15 à 29 ans.

Améliorer durablement le revenu des ménages

 Le projet vise, a expliqué Dominique Bassolé, à améliorer durablement le revenu des ménages et l’état nutritionnel des populations de la zone d’intervention par, entre autres, le renforcement de la performance des systèmes de marché, l’accroissement de l’utilisation des intrants et services agricoles de qualité. A ses dires, pour l’an I du projet, 84 parcelles de démonstrations agricoles ont été mises en place à travers la conservation des eaux et des sols en lien avec les cultures suivant les courbes de niveau. Dans le même registre, sept nouveaux marchés de bétail ont été créés, a ajouté Dominique Bassolé. Pour le directeur de l’approvisionnement en intrants et services agricoles, Dr Idriss Sermé, la filière Moringa est  prise en compte dans le projet avec aussi une place de choix pour la variété de niébé « TILGRE », une alternative à celle « Komcallé » souvent en manque et au niébé fourrager.

Dans le village de Fanka, à quelques encablures de la ville de Kaya, les caravaniers ont rencontré des éleveurs ayant bénéficié des formations et d’un accompagnement du projet « YIDIGIRI ». Le constat a montré que l’initiative YIDIGIRI a permis aux éleveurs de se familiariser avec les bonnes pratiques d’élevage et d’accroître leur production. A entendre le responsable d’un groupement d’éleveurs, Seydou Sawadogo, le projet « YIDIGIRI » les a éclairés sur les techniques de production de la nourriture de la volaille, des soins, etc. Le projet « Amélioration et sécurisation des terres vers la résilience (ASTER)» est exécuté dans 19 communes dont Kaya de 2020 à 2023, avec une cible de 27 communes d’ici à 2023. Les membres de la caravane ont assisté à une remise, par le maire de Kaya, Boukaré Ouédraogo, d’Attestations de possessions foncières rurales (APFR) en raison de 24 000 F CFA/hectare aux producteurs. S’agissant du projet « Terre Eau vie », a précisé son conseiller technique, Salifou Boukari, il a pour but de renforcer les systèmes (gouvernance de l’eau, gestion des risques, des catastrophes et de la sécurisation foncière) au niveau communal. Les participants à la caravane ont, en outre, été témoins d’un exemple de collaboration « franche » entre le projet « Victoire sur la malnutrition Plus (VIM PLUS) » et « Terres Eau Vie », salué par leurs responsables respectifs, Régis Terrien et Patrice Beaujault et le représentant du Conseil national de sécurité alimentaire, Momini Zeba. Quant au projet Newpath, il collabore, à en croire son représentant, Salif Gombo, avec « YIDIGIRI » en dotant les unions d’éleveurs d’applications « taillées sur mesure » à travers des smartphones payables à tempérament.

L’équipe de la caravane a, en sus, assisté à une rencontre des leaders communautaires organisée par « VIM PLUS » sur le changement de mentalité et de comportement pour un bien-être familial, à Pissila. Elle a aussi été briefée sur la collaboration « ASTER-SCC-Terres Eau Vie » qui a permis de réaliser des forages au profit des populations de Barsalogho via l’association Impulsion. Le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafadnam a traduit sa satisfaction pour cette collaboration dans laquelle, la mairie a été impliquée pour faciliter l’accès à l’eau potable. Face à l’insécurité, la COVID-19 et souvent les difficultés de gestion de l’eau, tous les projets ont dit développer de nouvelles stratégies.

                                                                                   Boukary BONKOUNGOU

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