Assurance volontaire : La CNSS prêche à la vallée du Sourou

La mission de la CNSS et les représentants des organisations faîtières se sont quittées dans une bonne ambiance.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a organisé, le mercredi 2 juin 2021 à Niassan dans la province du Sourou (Tougan), une journée d’information et de sensibilisation des responsables des structures faîtières des organisations agro-sylvo-pastorales et du secteur informel de la vallée du Sourou sur l’assurance volontaire. L’objectif de cette journée était de susciter des souscriptions. La journée a été animée par le Chef de service promotion de l’assurance volontaire, Toussaint Bationo. La mission de la CNSS était placée sous l’autorité du Directeur régional de Dédougou.

Cette journée d’information et de sensibilisation des structures faîtières s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan triennal 2020-2022 de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). A travers cette campagne, la CNSS entend, entre autres, informer et sensibiliser les responsables des structures faîtières de la vallée du Sourou sur
l’assurance volontaire et de recueillir leurs attentes et leurs préoccupations sur ce produit dans la perspective de susciter une adhésion massive à l’assurance volontaire. Selon le Directeur régional de la CNSS de la Boucle du Mouhoun, Salifou Lougué, la vallée du Sourou n’est pas un choix fortuit.

Il est constaté, selon les explications de Salifou Lougué, que cette localité regorge d’acteurs exerçant des activités libérales sans savoir assurer leurs vieux jours. C’est pour cette raison que la CNSS, a-t-il poursuivi, a initié cette journée pour leur faire comprendre l’importance de s’assurer, de faire connaître l’assurance volontaire de la CNSS et aussi de susciter leur adhésion à ce produit. Les participants ont été instruits et sensibilisés, à cet effet, à travers un exposé animé par Toussaint Bationo, Chef de service Promotion de l’assurance volontaire. L’animateur a fait savoir que selon l’article 22 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, toute personne a droit à la sécurité sociale en tant que membre de la société.

Le concept sécurité sociale se définit, entre autres, comme un système de protection que la société accorde à ses membres par un ensemble de mesures publiques contre la misère économique et sociale, les différents risques comme la maladie, l’invalidité, la vieillesse, le chômage, les charges familiales et le décès, a-t-il expliqué. D’où, selon lui, l’institution de la Caisse nationale de la sécurité sociale. Au Burkina Faso, a-t-il dit, le régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés, est géré par la CNSS et régi par la loi n°015-2006/AN du 11 mai 2006. Il a en outre, décrit les prestations servies par la Caisse nationale de sécurité sociale et ses sources de financement.

Assurer leurs vieux jours

Il n’y a pas que les fonctionnaires qui bénéficient d’une pension-retraite, à en croire le chef de service Promotion de l’assurance volontaire.
Le gouvernement a institué l’assurance volontaire par la loi N°015-2006/AN du 15 mai 2006 (article 4 et 5) et l’arrêté n°2008-002/MTSS/SG/DGPS du 10 mars 2008 dans l’espoir de ne pas laisser à la traîne, les acteurs des professions libérales, du secteur informel qui travaillent à leur propre compte, où qu’ils soient, a signifié Toussaint Bationo. Qui peut être assuré ? Comment devenir assuré volontaire ? Quel est le montant des cotisations à verser et les périodes de versement ? Où et comment payer les cotisations ?  Qui sont les ayants droit de l’assuré volontaire et le montant de la pension des survivants de l’assuré volontaire ? Ce sont autant de questions qui ont animé les débats de Niassan.

En conclusion, M. Bationo a indiqué que la sécurité sociale est un droit pour tout être humain, en général et pour tout Burkinabè, en particulier. Elle est également la forme de solidarité la plus élaborée avec la garantie de l’Etat. Sans être affiliée à la CNSS, l’assurance volontaire permet aux commerçants, vendeuses de légumes et fruits, détenteurs de petits restaurants ou de débits de boisson et même des vendeurs de téléphones mobiles, de cotiser de façon mensuelle ou trimestrielle afin d’assurer leurs vieux jours. Aussi, il a lancé un vibrant appel à tous ceux ­­qui disposent d’un revenu à s’assurer afin d’éviter les lendemains qui déchantent.

Au terme de cet exposé, Toussaint Bationo et son équipe se sont soumis aux questions des participants. Ce débat a permis de recueillir les préoccupations et d’éclairer davantage la lanterne des participants. A la fin de la journée, le chef de service Promotion de l’assurance volontaire n’a pas caché sa satisfaction au regard de la mobilisation et l’engouement des
participants aux échanges et la pertinence de leurs
questions. Le président de l’Union des coopératives agricoles de la vallée du Sourou (UCAVASO), Issiaka Soro a, au nom des participants, félicité la CNSS pour cette mission. Selon lui, le chef de service Promotion de l’assurance volontaire n’a pas prêché dans le désert.

Il a convaincu plus d’un à la souscription à l’assurance volontaire. Celui-ci a par ailleurs assuré la mission que leur exhortation sera relayée à travers la vallée du Sourou.
Notons que les travaux ont connu la participation du chef d’agence de la CNSS de Tougan, Bagabila Barthelemy Kiendrebéogo, le chef du service de
recouvrement et du contentieux de la CNSS de la Boucle du Mouhoun, Mamadou Zonou et un représentant du directeur général de l’Autorité de la mise en valeur de la vallée du Sorou, Blaise Konaté. C’est sur une note de satisfaction générale que l’équipe de la CNSS a pris congé de leurs hôtes.

Paul DRABO
(AIB/Sourou)

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