Bobo-Dioulasso: Un immeuble de 4 étages parti en fumée

L’immeuble « Wend sen yele la sida » de l’homme d’affaires, El hadj Moussa Ouédraogo dit « Wobgo », abritant l’agence « Coris Baraka » et deux autres services sur quatre étages est parti en fumée dans la nuit du 29 au 30 novembre 2021, à Bobo-Dioulasso. En attendant un bilan officiel exhaustif, il n’y a pas eu de perte en vie humaine mais visiblement, les dégâts sont énormes. 

 La façade jadis flamboyante de l’immeuble « Wend sen yele la sida » de l’homme d’affaires, El hadj Moussa Ouédraogo dit « Wobgo », situé au croisement du Boulevard de la Révolution et la route Bobo-Dédougou, est méconnaissable, en cette matinée du 30 novembre 2021. Au constat, des vitres totalement réduites en poudre, des mûrs calcinés et noircis par la fumée, des amas de débris, un périmètre circonscrit par la police scientifique …  C’est le nouveau visage de ce building de quetre étages après un incendie survenu dans la nuit du 29 au 30 novembre 2021. Selon des témoins trouvés sur les lieux, l’incendie se serait déclenché aux environs de 21 heures au 4e étage avant de se propager dans tous les compartiments du bâtiment. Ces mêmes témoins pointent du doigt un retard dans l’intervention des soldats du feu qui, à les écouter, auraient pris plus d’une heure de temps avant d’arriver sur les lieux. Et pourtant selon un communiqué publié dans la matinée du 30 novembre, sur sa page Facebook, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP) explique que « la deuxième compagnie d’incendie et de secours basée à Bobo-Dioulasso a été alertée à 21 heures 52 minutes et est arrivée sur les lieux 10 minutes après, alors que l’immeuble était entièrement embrasé ». Dans le même communiqué, la BNSP recommande alors de faire effectuer des visites de prévention incendie. Des visites qui, à en croire les soldats du feu, détermineront les différentes anomalies, les moyens de première intervention à disposer sur place, et la formation du personnel sur la mise en œuvre desdits moyens. Quand nous quittions les lieux, aux environs de 11 heures, une équipe mixte composée entre autres de la police nationale, de la gendarmerie nationale, de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), s’activait pour faire la lumière sur les causes, jusque-là non encore déterminées, et dresser le bilan de ce désastre.

Alpha Sékou BARRY

alphasekoubarry@gmail.com

Edwige Norrockom KAM (Stagiaire)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.