Yako: Explosion d’un camion transportant 1210 bouteilles de gaz

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Un camion de 16 tonnes transportant 1210 bouteilles de gaz butane, s’est embrasé mardi à l’entrée de la ville de Yako, a appris l’AIB.
 Selon le conducteur, Karim Sagnon, l’accident a eu lieu à quelques lieux du poste de péage de Yako (en venant de Ouagadougou).M. Sagnon a expliqué avoir d’abord entendu un bruit qu’il a assimilé à une crevaison de roue. C’est quand l’apprenti est allé pour vérifier qu’ils se sont rendus compte qu’il s’agissait de l’explosion d’une bouteille de gaz.Le chauffeur a indiqué qu’il a immédiatement appelé les pompiers (stationnés à Ouahigouya, 81km plus loin) mais le véhicule s’est entièrement embrasé dans une cascade d’explosions.Les déflagrations ont touché les installations électriques le long de la route et ont eu pour conséquences d’interrompre la fourniture en énergie dans la ville de Yako, a constaté l’AIB.
D’après M. Sagnon, le camion transportait 710 bouteilles de 6kg et 500 bouteilles de 12 kg pour les clients Sodigaz de Yako, de Ouahigouya et de Titao.
Source : Agence d’Information du Burkina 

Education nationale : IQRA offre une seconde chance aux enfants de la rue

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L’Association IQRA, sous la présidence du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, a officiellement lancé les projets «seconde chance» et celui d’appui pédagogiques aux foyers coraniques (PAPEFCO). C’était le mardi 29 mars 2016 à Dédougou en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Tulinabo S. Mushingi, et du premier secrétaire de l’ambassade de la république d’Allemagne. 
Donner une seconde chance aux enfants qui n’ont pas eu le privilège d’aller à l’école, c’est tout le rêve de l’association IQRA (lis en langue arabe) à travers les projets « seconde chance » et le projet d’appui pédagogique aux foyers coraniques (PAPEFCO). Le lancement de ces deux projets qui interviennent dans les régions du Centre-Nord (Kaya) et de la Boucle du Mouhoun (Dédougou) pour ce qui est du projet « seconde chance », et dans le Sahel (Dori) pour le PAPEFCO est intervenu le mardi 29 mars 2016 à Dédougou. Selon Awa Guira/ Bissiri, coordonnatrice de l’associative initiatrice de ces deux projets, ils sont plus de cent quarante mille (140 000) enfants en âge d’aller à l’école au Burkina Faso à être exclus du système éducatif formel.
Ces enfants, s’ils ne sont dans la rue, au pire des cas, ils se retrouvent au meilleur des cas dans les foyers coraniques. Et au pays des « hommes intègres », on comptait en 2013 plus de sept cent foyers coraniques, à en croire la coordonnatrice de l’association IQRA. Soucieuse de l’épanouissement et du développement de ces laissés pour compte, l’association IQRA entend par ces deux projets, en plus de l’alphabétisation, appuyer les foyers coraniques en manuels de l’élève et de guide de maîtres, assurer la formation pédagogique et administrative, et l’insertion socio-économique des jeunes de Dédougou et de Kaya, et des voyages d’études. Ainsi ambitionne-t-elle« contribuer à l’éducation des enfants hors du système formel du Burkina par la lecture, une lecture fonctionnelle qui libère et qui pousse vers le développement », dixit Awa Guira/ Bissiri.
Une contribution qui vient donner une réponse à la préoccupation de l’Etat qui est « celle de ne laisser aucun enfant sans instruction, sans éducation de qualité », a indiqué le ministre en charge de l’éducation nationale, Jean Martin Coulibaly. Saluant l’initiative de l’association IQRA, Jean Martin Coulibaly, a indiqué la détermination de son département à œuvrer pour une réforme de l’école coranique « qui n’a pas su évoluer au rythme des mutations sociétales et répondre aux exigences du développement dans le sens le plus moderne du terme ».
 Dans cette œuvre humanitaire, l’association IQRA a bénéficié du soutien financier des Etats Unis d’Amérique pour la première phase d’une durée de deux ans du projet « seconde chance », et de l’ONG internationale Allemande EIRENE pour le PAPEFCO qui intervient dans la zone de Dori. Un soutien que le représentant du pays de l’Oncle Sam, Tulinabo S. Mushingi, justifie en ces termes : «Les Etats-Unis d’Amérique ont accepté accompagner l’association IQRA afin de donner une seconde chance aux enfants qui n’ont pas bénéficié du système formel de l’éducation. Ces enfants, s’ils sont bien éduqués, ils pourront participer eux aussi au développement du Burkina Faso, et partant du monde entier ».
Après la cérémonie de lancement des projets, les officiels se sont rendus dans un atelier mécanique où l’association a placé certains enfants vulnérables afin de leur offrir une autre vie, et dans un foyer coranique de la ville de Dédougou pour constater de visu les conditions de vie de ces enfants.
Kamélé FAYAMA
faygracias@yahoo.fr

Cent jours à Kosyam : Roch Marc Christian Kaboré fait le bilan

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a fait le bilan de sa politique pendant cent jours, au cours d’une conférence de presse, tenue le dimanche 3 avril 2016 à Bobo-Dioulasso. Le président compte travailler à respecter ses engagements et mériter la confiance des populations.
Le mercredi 6 avril 2016. Cela va faire cent jours que Roch Marc Christian Kaboré est président du Burkina Faso, à l’issue d’une élection présidentielle organisée le 29 novembre 2015. Avant de s’envoler pour la  France du 5 au 7 avril, le président a donc  fait  le bilan  de ses cent jours de gouvernance dimanche 3 avril 2016, devant un parterre de journalistes à Bobo-Dioulasso. Actualité nationale, sous-régionale et internationale sont les axes autour desquels les journalistes ont posé des questions. Sur le plan national, les hommes de médias sont revenus sur la sécurité, surtout après une attaque terroriste et dans un contexte où les populations veulent se protéger elles-mêmes à travers les structures d’autodéfense « Kolgwéogo ».
Le président Kaboré a, ce faisant, indiqué qu’un dispositif sécuritaire est mis en place depuis l’attaque terroriste. Parmi ce dispositif, il y a la création de l’Agence nationale de renseignement et le déploiement des forces de défense et de sécurité sur le terrain. Roch Marc Christian Kaboré a saisi cette occasion pour appeler les citoyens à un changement de comportement et à travailler de concert avec les forces de défense et de sécurité. Dans la même veine, le président a fait comprendre que les structures d’autodéfense peuvent y contribuer. Cependant, elles ne peuvent ni juger, ni prélever des taxes. « Nous sommes dans une république. Nous n’allons pas laisser ces dérives qui vont à l’encontre des droits de l’homme », a insisté le président Roch Marc Christian Kaboré.
 Les journalistes, toujours pour les questions nationales, se sont intéressés à la gestion de la Transition, notamment l’audit, l’état du trésor public,  le cas du général de division Yacouba Isaac Zida, l’authentification des écoutes téléphoniques entre le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro et le général Djibrill Bassolé, et le mandat d’arrêt contre M. Soro, lancé par la justice militaire. Pour les questions relevant de la justice, le président a précisé qu’il y a séparation de pouvoir. Par conséquent, il revient à la justice militaire de travailler sur cette question. Néanmoins, il a rappelé la volonté de passer par voie diplomatique pour lever les brouilles entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Le président Kaboré a même confié aux journalistes, qu’il n’a pas été consulté par la justice militaire dans le cadre du mandat d’arrêt contre M. Soro.
Sur l’affaire Zida, le président Kaboré a indiqué qu’il n’appartient pas à son gouvernement de remettre en cause son grade de général de division. Cependant, c’est avec surprise qu’il a vu la nomination de Zida comme ambassadeur  aux Etats-Unis d’Amérique dans le journal officiel. Chose qui n’a pas été faite ni pendant la Transition, ni par lui non plus. « Un ambassadeur se nomme en Conseil de ministre », a déclaré le président Kaboré, qui a par ailleurs fait savoir que le général Zida, actuellement hors du Burkina Faso, n’a d’autre choix que de rentrer au pays.  « Le général Zida a demandé une permission qui a expiré le 19 mars dernier. Il n’a pas de choix que de rentrer. Nous n’avons pas besoin de lui faire une injonction », a-t-il clarifié.
Les surprises, il y en a eu un peu beaucoup pendant ces cent jours. Parce qu’après la nomination de Zida au poste d’ambassadeur, le lancement du mandat d’arrêt contre M. Soro, le président dit avoir été surpris d’apprendre l’arrivée du groupement d’intervention de la gendarmerie nationale de France (GIGN) au Burkina Faso. « Nous avons appris l’information sur France inter. Nous ne sommes pas concernés. Nous n’avons pas été saisi et nous avons dit notre mécontentement à l’ambassadeur de France », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, qui somme toute, a promis de respecter ses engagements s’il veut un second mandat.
Rabalyan Paul OUEDRAOGO

SNC 2016 :20 promoteurs culturels décorés

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En marge des activités de la SNC, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a exprimé, le samedi 2 avril 2016 à Bobo-Dioulasso, la reconnaissance de la nation à l’endroit de 20 acteurs de la culture. 
Ce sont 20 promoteurs culturels en danse, chanson, cinéma, art graphique qui ont reçu des médailles de chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication avec agrafe de leur activités respectives. C’était dans une ambiance empreinte de joie et empreint de retrouvailles non seulement pour les récipiendaires mais aussi les amis, parents et connaissances dont la présence a été assez remarquable.
Ensuite, après cette étape, ce fut au tour d’gents admis à faire valoir leur droit à la retraite. Ils étaient au total, 18 agents à appelés à faire valoir leur droit à la retraite de recevoir des mains de leur ministre de tutelle, Tahirou Barry, des présents bien emballés.
Ce geste, a-t-on appris, de sources proches de ce département ministériel, vient récompenser une carrière professionnelle bien remplie.
 Frédéric OUEDRAOGO

Roch Marc Christian aux artistes: »Je m’engage à créer les conditions propices … »

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré s’est engagé à améliorer les conditions de vie et de travail des artistes. La réalisation de la citée des arts a particulièrement retenu l’attention du chef de l’Etat.
 « Je voudrais saluer les hommes et les femmes qui œuvrent chaque jour pour faire de notre pays une terre de culture et d’action culturelle en Afrique et dans le monde. J’apprécie votre engagement à mettre en œuvre la politique culturelle, artistique et touristique, résultant de mon programme quinquennal. Je m’engage à créer les conditions propices à l’expression et au rayonnement des talents des artistes, renforcer les capacités des acteurs, organiser régulièrement des salons thématiques afin de stimuler l’émergence des talents », s’est exprimé le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré face aux nombreuses doléances des artistes à qui il a offert un repas.
Au vu de l’hébergement des artistes dans des écoles à la SNC, le représentant des artistes Vincent Koala a émis le souhait de voir érigé la citée des arts pour leur bonheur. « Le projet de la réalisation de la citée des arts dont la réalisation est très attendue par les artiste a retenu toute mon attention. Je ne ménagerai aucun effort pour que ce projet soit une réalité » a réagit le président du Faso. Comme autres promesses faites par le président, la valorisation de la production artistique, la création d’un mécanisme pour repérer les jeunes talents qui bénéficieront des facilités d’accès aux structures de formation et d’encadrement, la favorisation de l’octroi de bourses aux artistes méritants pour des stages dans des structures offrants des meilleures conditions d’encadrement et l’amélioration de la disponibilité et l’accessibilité des infrastructures culturelles.
« Il s’agit en un mot d’accompagner les acteurs dans la perspective de développer une industrie culturelle nationale afin de promouvoir et défendre les valeurs culturelles nationales, tout en améliorant les conditions de vie et de travail des artistes et des promoteurs culturels », a indiqué le PF. Pour lui,  le Burkina Faso est plus jamais un pays aux richesses culturelles multiples, variées et reconnues que nous devons promouvoir pour cimenter l’unité nationale autour de valeurs fortes porteuses de paix, de cohésion et de prospérité.
« Je suis très satisfait de la réponse du président en ce sens qu’ une de nos attentes particulières à Bobo était la finalisation de la citée des arts. Bobo en tant que plate-forme des arts de la scène, les principaux animateurs de cette fête nationale sont les artistes. La construction de cette citée des arts permettra d’améliorer les conditions d’accueil des artistes à Bobo. Ceux qui sont destinés à créer la fête et sa magie sont dans des écoles et cela semble injuste », a répondu Vincent Koala sourire aux lèvres.
                                                                                                              Adama SALAMBERE

SNC : Quand des gendarmes disent « halte » à la piraterie

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Le Comité national de lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques (CNLPOLA) a initié une formation sur   les droits d’auteur  et la piraterie à l’intention des élèves sous-officiers. Ladite formation a eu lieu, le vendredi 1er avril 2016 à l’école nationale des sous-officiers de gendarmeriesise au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso.  
La 42e promotion des élèves sous-officiers de l’école nationale des élèves sous-officiers de la gendarmerie (ENSOG), avec leur chef de bureau d’étude et de formation, l’adjudant-chef, Lassané Kafando, ont accueilli une équipe du CNLPOLA pour une formation sur la lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques. La formation qui s’est tenue le vendredi 1er avril au camp Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso a porté sur la connaissance du secteur culturel, les principes généraux du droit d’auteur et les méthodes de lutte contre la piraterie des œuvres littéraires et artistiques. Cela  leur permettra, selon Ansomwin Ignace Hien, représentant le président du CNLPOLA, le colonel Serge Alain Ouédraogo, de s’ « armer » de connaissances suffisantes afin de barrer la route aux pirates.
« La piraterie est très nocive pour l’artiste et pour le développement de façon générale. Le choix s’est porté sur le corps de la gendarmerie, parce que c’est elle qui est essentiellement sur le terrain donc il était important que l’accent soit mis sur leur formation», a expliqué M. Hien. Le CNLPOLA espère qu’a l’issue de cette formation, ces sous-officiers soient assez outillés pour œuvrer dans la lutte contre la piraterie car elle est un fléau qui tue l’artiste et la culture en général. Pour renforcer l’instruction des élèves, une documentation a été remise à l’ENSOG à travers le lieutenant Kibsa Arnaud Zongo, chargé de l’expédition des affaires courantes. La formation qui a pris une journée a été assurée par des membres du CNLPOLA et des agents du BBDA.
Ini Heredia Inès HIEN

Prix spéciaux de la SNC : 13 lauréats récompensés

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La Maison de la culture a servi de cadre, le vendredi 1er avril 2016, à la proclamation des prix spéciaux suivi de leur remise. Au total, ce sont 6 200 000  F CFA, des attestations  et  de trophées qui ont été repartis entre 13 artistes. La cérémonie a été présidée par le 1er vice président de l’Assemblée nationale, Me Stanislas Sankara.
 Les pris spéciaux sont des bonus accordés par des institutions, des entreprises ou des structures déconcentrées afin de récompenser l’effort de créativité des artistes et de stimuler leur talent. Ainsi, pour la présente édition, ce sont huit donateurs qui ont bien voulu accompagner les artistes à traves une enveloppe globale de 6 200 000 F CFA. Parmi eux, figure le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA). Ce département ministériel a primé trois disciplines en art du spectacle, art culinaire et en arts plastiques. En art culinaire, le 1er prix équivalant à 200 000FCFA  plus une attestation est revenu à Mme Marie Noel du Houet avec sa recette « Amigo » ou le tôt de maïs. Le 2e  prix dans la même catégorie a échu à Natacha Nombré. Agée de 13 ans, cette lycéenne de Banfora a séduit le jury avec sa boisson « le cocktail de mil à la farine de pain de singe ». Pour ce mérite, elle a empoché 150 000FCFA. Le 3e prix  spécial du MCIA en arts plastiques,  option sculpture a été remporté par Ibrahim Zongo du Houet.
 L’Assemblée nationale a également consacré le mérite de la compagnie Farati en pool adulte et du Centre yélémbi en pool jeune,  tous du Houet. Les deux se sont réparties 600 000F à part égale.  Ensuite, le ministère des Sports et des Loisirs n’a pas été en reste. Il a primé la vedette de la chanson traditionnelle. Marie Gayérie à travers une somme de 200 000F plus un trophée et une attestation.
La commune de Bobo-Dioulasso, le Conseil régional des Hauts Bassins et la Générale des assurances étaient aussi dans le lot des donateurs avec respectivement des prix  de 600 000F  et  deux prix de 500 000F chacun. Enfin, dans le but de promouvoir la circulation routière, l’Office national pour la sécurité routière a décerné un prix de 500 000F. Ce prix a été remporté par le slameur, Urbain Nikiéma.
Frédéric OUEDRAOGO

L’espoir d’une vraie réconciliation

Le nouveau gouvernement du Burkina Faso a amorcé les chantiers de ses priorités. De prime abord, l’on constate que l’unité des Burkinabè, la réconciliation, la justice et la paix passent comme la sève nourricière de la démocratie et de la cohésion sociale. C’est pourquoi le chef de l’Etat lui-même a installé, le mardi 22 mars 2016, les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale. Une structure directement rattachée à la présidence du Faso et qui aura la lourde charge d’éplucher les dossiers de crimes de sang, économiques et politiques depuis l’indépendance du Burkina Faso à nos jours.
En actionnant cette structure, l’Etat burkinabè compte sur trois institutions principales pour éradiquer l’impunité et établir un modèle d’équité au « pays des Hommes intègres ». En plus du Haut conseil, le département de la justice est désormais «indépendant» dans son fonctionnement, et la mise en place effective de la Haute cour de justice.
« Il s’agit de partir des situations de détresse pour réussir un retour à une paix partagée et parvenir à une pacification éloquente de la société par l’apaisement des cœurs meurtris », a affirmé le président du Faso lors de l’installation des membres du Haut conseil. Cette action née de la volonté des dirigeants du Burkina de « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel » va consister à « exhumer » tous les dossiers pendants en justice afin de leur offrir un procès équitable.
Vraisemblablement, les autorités du moment entendent rompre définitivement avec les vieilles pratiques indues, autre fois, afin de  réinventer la roue de la vie au Faso, pour être en phase avec les aspirations du peuple. L’établissement de cet ordre nouveau dans la vie sociopolitique et économique du pays sous-entend l’implication de toutes les couches socioprofessionnelles. On peut ainsi se réjouir par anticipation de vivre dans un Burkina Faso nouveau où les manquements aux droits de l’Homme sont atténués. A bas donc les carcans qui, jadis, faisaient du Voltaïque devenu Burkinabè, un individu dont les droits n’étaient pas toujours respectés.
En tout état de cause, il est clair que la recherche de la paix va de pair avec l’application ferme des droits des populations à la justice. Ainsi, des milliers de dossiers de crime seront recensés et traités par le Haut conseil conformément aux textes en vigueurs au Burkina Faso. Un engagement très noble au sommet de l’appareil d’Etat burkinabè. Plus d’un espère de tout cœur qu’au-delà des discours, le droit sera dit et la justice rendue à tous ceux qui ont été victimes, directement ou non, d’exactions.
Mieux que la défunte journée du pardon, qui dans la forme avait escamoté et enjambé les principes de justice, pour rechercher une réconciliation édulcorée, les Burkinabè espèrent, cette fois-ci, un pardon vrai et sincère. Reste à ce que les ambitions du Haut conseil ne soient pas de la poudre aux yeux des citoyens. Et que tous les moyens techniques et financiers soient accordés à cette institution afin de lui permettre de relever le défi. Des montagnes de dossiers sont entassés dans des tiroirs et attendent d’être dépoussiérés et passés au prétoire.
Au niveau des crimes économiques, on doit pouvoir faire la lumière sur la privatisation ou la décadence de certaines entreprises comme Faso Fani, CIMAT, SOREMIB, etc. ; faute de bonne gestion, ces entreprises sont passées entre les mains des privés ou ont fermé à jamais leurs portes. Pour les crimes de sang, les plus marquants se situent entre la période du Conseil du salut du peuple (CSP) en 1982 et la fin de l’ère Compaoré en passant par la révolution d’Août 1983. Vivement que l’engagement des autorités à élucider les différentes violations depuis des décennies aboutisse pour permettre aux Burkinabè de rompre pour de bon avec un passé sombre afin de vivre dans une cohésion sociale parfaite.
Wanlé Gérard COULIBALY
gerard_coul@yahoo.fr

Le HCRUN va traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel

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Les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) ont été installés, le mardi 22 mars 2016, à Ouagadougou, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Présidé par Benoit Kambou, cette structure rattachée à la présidence du Faso a pour mission de traiter les dossiers de crimes de sang, de crimes politiques et économiques qui ont émaillé le pays depuis 1960.
Créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’unité nationale au Burkina Faso. C’est la mission assignée au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) dont les membres ont été installés, le mardi 22 mars 2016 à Ouagadougou par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Composée de 21 membres  issus des différentes couches socioprofessionnelles et présidée par Benoit Kambou, cette structure est chargée de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) créée sous la Transition.
Selon le président du HCRUN, Benoit Kambou, sa structure aura à examiner plus de cinq mille dossiers  pendants recensés  depuis  1960 en vue de « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel ». Pour M. Kambou, il sera question de permettre au pays de ne plus trainer, comme un boulet au pied, ni les rancœurs longtemps enfouies ni les crimes économiques et de sang, relégués aux oubliettes. «En un mot, la nation nous demande d’établir un ordre nouveau, en partant de situations de violence de natures diverses, en partant d’atteintes variées aux droits humains, qui mettent à rude épreuve la cohésion sociale, qui causent des désolations insoutenables dans de nombreuses familles », a soutenu Benoit Kambou.
Avant d’ajouter : « Il s’agit de partir de ces situations de détresse pour réussir un retour à une paix partagée, pour parvenir à une pacification éloquente de la société, par l’apaisement des cœurs meurtris ».
De l’avis du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le  travail  du HCRUN permettra d’asseoir les bases solides d’une nation démocratique, unie, paisible et prospère par le traitement diligent des maux sociaux qui ont été  la source des crises et des fractures sociales depuis 1960. « Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut éviter la récidive, il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions et d’en éradiquer les germes depuis leurs racines », a soutenu le chef de l’Etat.
C’est pourquoi, il a exhorté les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale à se pencher  sereinement sur les dossiers pendants  pour l’établissement d’une société équitable et de paix au Burkina Faso. « C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris pour aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous.
Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu », a affirmé Roch Marc Christian Kaboré.
Le chef de l’Etat a demandé aux partenaires techniques et financiers et à toutes les personnes ressources d’appuyer le HCRUN dans l’atteinte de ses objectifs.
Héritier de la Commission de réconciliation nationale et des réformes, dont il est chargé de mettre en œuvre les recommandations, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale dispose d’un mandat de cinq ans pour accomplir sa mission.
Lassané Osée OUEDRAOGO
Les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) ont été installés, le mardi 22 mars 2016, à Ouagadougou, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Présidé par Benoit Kambou, cette structure rattachée à la présidence du Faso a pour mission de traiter les dossiers de crimes de sang, de crimes politiques et économiques qui ont émaillé le pays depuis 1960.
Créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’unité nationale au Burkina Faso. C’est la mission assignée au Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) dont les membres ont été installés, le mardi 22 mars 2016 à Ouagadougou par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Composée de 21 membres  issus des différentes couches socioprofessionnelles et présidée par Benoit Kambou, cette structure est chargée de mettre en œuvre les recommandations de la Commission de réconciliation nationale et des réformes (CRNR) créée sous la Transition.
Selon le président du HCRUN, Benoit Kambou, sa structure aura à examiner plus de cinq mille dossiers  pendants recensés  depuis  1960 en vue de « traiter un passé douloureux pour en faire un présent fraternel ». Pour M. Kambou, il sera question de permettre au pays de ne plus trainer, comme un boulet au pied, ni les rancœurs longtemps enfouies ni les crimes économiques et de sang, relégués aux oubliettes. «En un mot, la nation nous demande d’établir un ordre nouveau, en partant de situations de violence de natures diverses, en partant d’atteintes variées aux droits humains, qui mettent à rude épreuve la cohésion sociale, qui causent des désolations insoutenables dans de nombreuses familles », a soutenu Benoit Kambou. Avant d’ajouter : « Il s’agit de partir de ces situations de détresse pour réussir un retour à une paix partagée, pour parvenir à une pacification éloquente de la société, par l’apaisement des cœurs meurtris ».
De l’avis du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le  travail  du HCRUN permettra d’asseoir les bases solides d’une nation démocratique, unie, paisible et prospère par le traitement diligent des maux sociaux qui ont été  la source des crises et des fractures sociales depuis 1960. « Au-delà du traitement des cas spécifiques de crimes de sang, de crimes politiques, de crimes économiques et de traumatismes divers dont il faut éviter la récidive, il est utile et indispensable d’appréhender les causes de ces transgressions et d’en éradiquer les germes depuis leurs racines », a soutenu le chef de l’Etat.
C’est pourquoi, il a exhorté les membres du Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale à se pencher  sereinement sur les dossiers pendants  pour l’établissement d’une société équitable et de paix au Burkina Faso. « C’est à ce prix que la gestion des milliers de dossiers qui sont déjà entre vos mains pourrait contribuer à l’apaisement des cœurs meurtris pour aboutir à un retour à la sérénité et à une paix durable et bienfaisante pour tous.
Ce sera un véritable tremplin pour un Burkina Faso de stabilité et de progrès continu », a affirmé Roch Marc Christian Kaboré.
Le chef de l’Etat a demandé aux partenaires techniques et financiers et à toutes les personnes ressources d’appuyer le HCRUN dans l’atteinte de ses objectifs.
Héritier de la Commission de réconciliation nationale et des réformes, dont il est chargé de mettre en œuvre les recommandations, le Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale dispose d’un mandat de cinq ans pour accomplir sa mission.
Lassané Osée OUEDRAOGO

Simon Compaoré et Rita Bogoré face aux personnels de l’Ambassade et du Consulat général à Abidjan

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Au terme de leur visite de 48 heures en Côte d’Ivoire, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Monsieur Simon Compaoré, et le ministre délégué, chargé de la coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Madame Rita Bogoré, ont échangé, le vendredi 18 mars 2016, avec les personnels de l’Ambassade et du Consulat général du Burkina à Abidjan.
Après les introductions respectives de présentation du Chargé d’affaires par intérim, Jean Kléna Ouattara, et du Consul général, Daouda Diallo, les deux ministres ont pris la parole pour donner les raisons de leur séjour en Côte d’Ivoire, à savoir, porteurs d’un message de condoléances du Président du Faso à son homologue ivoirien, à la suite de l’attaque terroriste du dimanche 13 mars 2016 contre la ville de Grand-Bassam.
Ensuite, Simon Compaoré et Rita Bogoré ont expliqué les missions et urgences du nouveau gouvernement issu des élections démocratiques au cours desquelles le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a été démocratiquement élu. Simon Compaoré a dévoilé les grands axes du programme quinquennal du Président du Faso, surtout dans les domaines de la sécurité, de l’énergie, de l’éducation, de la santé, des infrastructures, etc.
Au Consulat général, les deux ministres ont promis d’examiner l’envoi prochain d’une mission consulaire en vue de faciliter l’établissement des actes d’état-civil à de nombreux Burkinabè de la diaspora qui ne disposent pas de documents administratifs.
Avant de prendre congé des deux personnels, Simon Compaoré et Rita Bogoré, leur ont prodigué des conseils, formulé des encouragements et les invités à la cohésion. Les deux ministres ont promis d’être les avocats des deux personnels auprès du gouvernement.
Enfin, Simon Compaoré et Rita Bogoré sont allés constater de visu l’évolution du chantier de la Maison du Burkina dont les travaux se déroulent bien.
Service de Presse de l’Ambassade 
du Burkina en Côte d’Ivoire