Match amical Guinée-Bissau # Burkina: 1-1: un nul à deux visages des Etalons

Trois jours après leur démonstration (5-0) au Stade du 4-Août, les Etalons ont été tenus en échec (1-1), hier 31 mars, par une équipe de Guinée-Bissau plus disciplinée et davantage déterminée à rétablir son honneur. Si le résultat est moins éclatant, cette seconde rencontre a offert de précieux éléments d’analyse pour le sélectionneur Amir Abdou, toujours engagé dans la construction d’un collectif équilibré et compétitif.

Le Burkina Faso pensait avoir validé sa montée en puissance avant de céder dans les tout derniers instants, preuve que le chantier de la maîtrise émotionnelle et tactique n’est pas encore totalement refermé. Cette seconde confrontation, en trois jours entre les Etalons et les Djurtus de la Guinée-Bissau, offrait un contexte totalement différent de la première. Le large succès obtenu samedi dernier avait créé une dynamique positive et renforcé l’enthousiasme populaire, mais il avait également imposé une forme d’exigence supplémentaire pour ce deuxième acte.

Conscient qu’il devait tester d’autres combinaisons, Amir Abdou a choisi de modifier considérablement son onze de départ en réintroduisant certains cadres. Le retour de joueurs d’expérience comme Franck Lassina Traoré, Mohamed Konaté ou encore Gustavo Sangaré laissait présager un match maitrisé. Malheureusement, Sangaré a dû quitter ses partenaires dès la 22e minute sur blessure, empêchant ainsi le secteur médian de bénéficier de sa qualité de projection et de sa précision technique.

La première période a surtout mis en lumière un manque d’harmonisation entre des profils pourtant talentueux. Le trio offensif composé de Lassina, Konaté et Dango présentait une densité physique évidente, mais il a parfois manqué de mobilité et de créativité pour déstabiliser une défense bissau-guinéenne bien en place. Les mouvements étaient souvent verticaux, les échanges plus difficiles, et les tentatives individuelles se sont heurtées à un bloc adverse rigoureux. Quelques accélérations de Georgi Minoungou et des têtes de Mohamed Konaté ont animé le premier acte, sans toutefois offrir aux Etalons de véritables situations franches. A la reprise, Amir Abdou a renouvelé son approche, fidèle à sa volonté d’impliquer tout son groupe et de maintenir une émulation constante. L’entrée simultanée d’Ousséni Bouda, de Cyriaque Irié Bi et d’Elohim Kaboré a immédiatement modifié le visage de l’équipe.

Des Djurtus accrocheurs jusqu’au bout

Le couloir gauche, jusque-là fragile, a retrouvé de la stabilité grâce à Irié Bi dont les courses et la présence défensive ont permis de relancer les sorties de balle. Le jeune Elohim Kaboré, déjà en vue lors du premier match (auteur d’un triplé), s’est une nouvelle fois montré précieux par sa vitesse et sa capacité à prendre les espaces. Son impact a réveillé l’ensemble du front offensif et redonné de la verticalité au pressing burkinabè. La pression a fini par payer avec l’ouverture du score d’Adamo Nagalo (86e), récompense d’un second souffle collectif.

Le défenseur a profité d’un coup franc bien exécuté par Dango Ouattara qui a surgi au cœur de la surface et libérer les supporters présents dans un stade moins rempli que samedi mais toujours bruyant. Cette avance semblait suffisante pour clore les débats, d’autant que les Bissau-guinéens paraissaient émoussés. Le scénario a pourtant basculé. Après une action confuse qui aurait pu coûter un auto goal à Adamo Nagalo, la dernière poussée bissau-guinéenne a trouvé le fond des fillets dans les ultimes secondes de la rencontre par Fuscano Gomes suite à un coup franc bien exécuté. Cette égalisation à la 90+7 met en lumière un défaut récurrent chez les Etalons, celui de gérer sereinement les temps additionnels. Le manque de « vice », de concentration et parfois de communication dans les dernières minutes reste un axe de progression que le sélectionneur devra travailler avant les échéances plus relevées. Au-delà du résultat, cette rencontre confirme que le Burkina Faso dispose d’un groupe dense et concurrentiel.

Les jeunes joueurs ont encore marqué des points, tandis que les cadres, malgré leur expérience, devront rapidement retrouver leurs automatismes. Le public a ainsi assisté à deux visages contrastés en trois jours, celui d’une équipe euphorique le samedi dernier et celui d’un collectif encore en recherche de certitudes hier mardi. Amir Abdou, qui continue de tester, voit néanmoins se dessiner une ossature prometteuse, mais sait qu’il reste du travail pour bâtir une équipe capable de gérer l’intensité jusqu’au coup de sifflet final.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

An I Proclamation RPP: 40 amphithéâtres pour transformer durablement l’enseignement supérieur

A l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressive populaire (RPP), le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, Sidwaya s’intéresse à l’un des axes majeurs de cette dynamique : la transformation du système éducatif burkinabè.

En proclamant la Révolution progressiste populaire (RPP) le 1er avril 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré posait les jalons d’une rupture totale avec l’ancien ordre. Un an plus tard, l’un des chantiers les plus visibles de cette révolution est dans les universités du Burkina Faso. Au cœur de cette ambition, l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) s’impose comme un levier stratégique, avec un vaste programme de construction d’infrastructures universitaires destiné à améliorer les conditions d’apprentissage et à renforcer les capacités d’accueil.

C’est dans cette dynamique que le 2 janvier 2025, à l’université Thomas–Sankara, le directeur de cabinet représentant le chef de l’Etat, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah, a officiellement lancé les travaux de construction de 40 amphithéâtres de 500 et 1 000 places au profit des universités et centres universitaires publics du Burkina Faso. Le programme prévoit la réalisation de 15 amphithéâtres de 1000 places et 25 amphithéâtres de 500 places, répartis sur l’ensemble du territoire.

Prévu sur 5 ans (2025–2029), ce programme vise à résorber la saturation des infrastructures pédagogiques à l’échelle nationale. Cette année, il était notamment prévu l’achèvement de la première phase de 12 amphithéâtres de 500 et de 1 000 places dans plusieurs villes, dont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Manga, Ouahigouya, Dédougou, Banfora, Kaya, Ziniaré, Fada N’Gourma et Gaoua. Pour cette année, le programme prévoit également la construction de deux amphithéâtres de 1000 places à Ouagadougou et Koudougou, ainsi que de quatre amphithéâtres de 500 places Bobo-Dioulasso, Fada N’Gourma, Tenkodogo et Ouahigouya. Ces amphithéâtres seront accompagnés de bureaux, des salles de cours, des salles de travaux dirigées et de laboratoires.

Au-delà des amphithéâtres, l’IPEQ prévoit la construction et l’équipement de 8 cités universitaires d’une capacité globale de 1 000 lits, ainsi que la réalisation de laboratoires modernes, de salles de cours et de bâtiments pédagogiques adaptés aux exigences actuelles de l’enseignement supérieur. Egalement, l’IPEQ prévoit, entre autres, la construction de 44 complexes scolaires modernes en bâtiments R+3, intégrant les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, 10 Etablissements techniques et professionnels, 68 établissements préscolaires.

Lors du lancement, le directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson D. Medah a affirmé que cette initiative découle de la vision du Président Ibrahim Traoré. « Offrir au monde universitaire des conditions de travail optimales et des enseignements de qualité pour permettre aux étudiants burkinabè de réussir leur insertion socio-professionnelle et de contribuer à la construction de la nation et du monde », a-t-il rappelé.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Adjima Thiombiano, ces réalisations constituent une réponse structurelle aux défis du système éducatif. Il a souligné que la faiblesse des capacités d’accueil demeure une cause majeure des retards académiques et que la solution passe par des investissements massifs dans les infrastructures pédagogiques.

Former une élite scientifique et technologique

Au-delà des amphithéâtres, la RPP ambitionne de former une élite scientifique burkinabè capable de porter le développement endogène du pays. Dans la même dynamique, le gouvernement a acté, en Conseil des ministres du 17 décembre 2025, la création de l’Académie Technologique du Faso (ATF). Implantée sur un site d’environ 60 hectares dans la commune rurale de Pabré, cette future institution bénéficiera d’un investissement initial de plus de 37 milliards de FCFA pour sa première phase.

Outre les blocs pédagogiques, les amphithéâtres et les laboratoires, le site abritera une forge, des ateliers spécialisés, une bibliothèque, une infirmerie et un pôle de logements pour étudiants et enseignants. Elle est appelée à former des ingénieurs dans les technologies de pointe : la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le numérique, la cybersécurité et les télécommunications, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté technologique du Burkina Faso.

Ce projet entre en droite ligne de la vision de développement endogène prônée par le Président du Faso, le capitaine Traoré. Il contribuera à accroître l’offre en infrastructures éducatives et à former sur place une élite qui sera le pilier de la refondation de l’Etat et de la prospérité sociale et économique du Burkina Faso. Ces infrastructures modernes sont accompagnées de lycées techniques professionnelles avec la construction de quatre établissements à Bagré et Samendéni, Yako et à Kaya, pour renforcer la formation professionnelle et techniques des jeunes.

Un an après la proclamation de la RPP, ces investissements traduisent une volonté affirmée de faire de l’éducation un pilier de transformation sociale et économique. A travers l’IPEQ, le gouvernement entend non seulement désengorger les universités, mais aussi former une jeunesse capable de répondre aux défis du développement national. Ainsi, la construction de ces infrastructures universitaires apparaît comme une matérialisation concrète des ambitions de la RPP, bâtir un système éducatif moderne au service du progrès.

Boudayinga J-M THIENON

Révolution progressiste populaire: une diplomatie active au service de la souveraineté

Sous la houlette de la Révolution progressiste populaire (RPP), le Burkina Faso dispose d’une diplomatie de plus en plus active qui lui permet d’asseoir sa souveraineté au plan international.   

Dès son accession au pouvoir le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé la ferme volonté de reformer la diplomatie burkinabè. L’objectif est désormais clair : faire du Burkina Faso un pays dont la voix compte. Il n’est plus question pour le pays des Hommes intègres de « subir » les relations internationales mais d’y participer. Cet objectif cher au président du Faso constitue l’un des piliers importants de la Révolution populaire progressiste (RPP) proclamé, le 1er avril 2025. « Le Burkina Faso ne permettra à aucune puissance de lui imposer ce qu’elle souhaite », s’est voulu clair le capitaine Ibrahim Traoré.    

C’est donc sans surprise qu’on a assisté en octobre 2025 à un refus catégorique d’une proposition de l’administration Trump d’accueillir des migrants expulsés des Etats-Unis réaffirmant son identité de « terre de dignité et non d’expulsion ».    

La déclaration de la Représentante résidente du Système des Nations unies au Burkina, Carol Flore-Smereczniak, persona non grata pour la deuxième fois a constitué également une preuve tangible que la souveraineté du pays est désormais non négociable et tout acte allant à l’encontre de cette souveraineté verra s’opposer une réaction pragmatique des autorités.    

Tout en œuvrant à la souveraineté du pays, les autorités burkinabè travaillent à asseoir un véritable « branding » du Faso à l’international. « Aujourd’hui, il n’est plus question pour nous d’aller dire à un partenaire, nous avons faim donnez- nous à manger mais plutôt de dire nous avons des terres fertiles, de l’eau et des ressources minières. Désormais, nous sommes dans une dynamique où l’on vend nos capacités et non nos défauts », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Cette dynamique semble déjà porter ses fruits au regard des nouveaux partenariats de coopération signés par le pays. En effet, tout en approfondissant sa coopération avec certains pays comme la Fédération de Russie, la République islamique d’Iran, la République populaire de Chine, le Royaume du Maroc, la Turkiye, le Ghana et le Royaume d’Oman, le Burkina a établi des relations diplomatiques avec de nouveaux partenaires tels que le Kirghizstan. Des accords de consultations ont également été signés avec le Turkménistan, le Kazakhstan, la Hongrie et la Serbie.

C’est donc à juste titre que le capitaine Ibrahim Traoré affirmait dans son adresse aux Burkinabè à l’occasion du nouvel an que « du côté de la diplomatie, le Burkina Faso a allumé une lumière ». Tout en saluant le rayonnement du pays à l’international grâce à sa diplomatie active, le président du Faso a souligné la nécessité de « garder cette lumière allumée pour toujours ».   

A cet effet, il a annoncé une réorganisation complète du dispositif diplomatique à l’échelle mondiale de sorte à aligner l’action diplomatique du pays avec ses intérêts stratégiques et sa vision souveraine.   

Nadège YAMEOGO

  

   

  

Régulation du secteur de l’énergie: un outil d’adaptation aux exigences des mutations opérationnalisé

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie a officiellement lancé les activités de la Cellule de veille stratégique, afin d’assurer une régulation efficace et durable, mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Dans sa vision de renforcer la dimension prospective et l’anticipation stratégique dans la régulation du secteur de l’énergie, dans un contexte énergétique marqué par des mutations rapides, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a mis en place une nouvelle Cellule de veille stratégique (CVS) en décembre 2025. Les activités de la CVS ont été lancées officiellement, mardi du 31 mars 2026.

« Cette cérémonie qui marque la mise en route effective de la CVS constitue également un cadre privilégié d’informations, d’échanges et de mobilisation des acteurs de ce dispositif de réflexion prospective », a indiqué le président de l’ARSE, Jean-Baptiste Ky.  Il s’agira notamment de partager de la vision et les objectifs de la CVS tout en recueillant les contributions des participants pour renforcer son efficacité et d’optimiser son impact, a-t-il indiqué.

De ce fait, a expliqué Jean-Baptiste Ky, ils vont échanger autour d’une communication articulée sur la thématique de « la veille stratégique, levier d’information en matière de régulation et de développement durable du secteur de l’énergie : enjeux et défis dans le contexte du Burkina Faso ». Selon lui, cette cellule née du plan stratégique de développement 2023-2027 de l’ARSE se veut un organe technique de réflexion. Pour ce faire, a-t-il laissé entendre, elle est composée de cadres de l’ARSE, de personnes ressources issues des milieux universitaire, judiciaire, de la recherche et de l’administration publique et privée.

Et d’ajouter que la CVS est structurée autour de trois pôles de veille que sont la veille juridique et institutionnelle, celle technique, technologie et environnementale ainsi que la veille économique et tarifaire. « La CVS va permettre de mieux anticiper sur les actions que nous menons dans un domaine aussi sensible et stratégique que l’énergie qui est en constante évolution », a renchéri le président de l’ARSE.

Anticiper sur toute innovation et les meilleures pratiques

Pour lui, l’expertise de ces différents profils sera mise à profit pour cette anticipation sur toute innovation et les meilleures pratiques dans le domaine de la régulation en particulier et dans le secteur de l’énergie en général. Car a-il-dit une bonne réflexion est préalable pour mener à bien les activités sur le terrain. Le directeur de cabinet du Premier ministre, Mamadou Dembélé, qui a présidé la cérémonie a soutenu que la régularisation du secteur de l’énergie exige aujourd’hui plus de réactivité, d’innovation et de rigueur.

Il a relevé qu’il était temps pour l’ARSE de s’engager dans une démarche de modernisation de ses outils et de ses approches afin de répondre efficacement aux attentes de l’Etat et des usagers. « En cela, la veille stratégique constitue un levier essentiel d’aide à la décision dont la mise en place permettra de structurer une approche proactive de la régularisation, de renforcer les capacités d’adaptation de l’ARSE et de soutenir le développement harmonieux du secteur de l’Energie », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, il a invité à une mobilisation collective afin de faire de la CVS un levier d’innovation et d’amélioration continue de la gouvernance sectorielle. « Convaincu que les recommandations et pistes d’actions concrètes seront formulées à l’issue de ces échanges pour garantir l’efficacité, la pérennité et l’impact de la CVS, je vous invite à des discussions constructives et orientées vers des résultats concrets en vue d’accompagner efficacement l’ARSE dans l’opérationnalisation de cet outil d’adaptation », a signifié le directeur de cabinet du Premier ministre aux participants.

Kadi RABO

Fonds de soutien patriotique : plus de 45 milliards déjà mobilisés au premier trimestre 2026

Le conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP) a tenu sa première session ordinaire, le mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Fonds de soutien patriotique (FSP), créé le 22 janvier 2023, entame sa quatrième année d’existence en 2026. Comment se porte-il ? Pour répondre à cette préoccupation, le conseil d’orientation dudit fonds a tenu sa première session ordinaire en vue de faire le bilan des 3 ans d’existence, ce mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Selon le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui a présidé les travaux, cette session a permis d’examiner les rapports de l’exercice 2025 et le rapport du premier trimestre de l’année 2026. Pour lui, le FSP fait partie des choix stratégiques adoptés par le Burkina pour faire face au terrorisme.

En quatre ans d’existence, le FSP s’est imposé comme un instrument de la lutte contre le terrorisme en témoigne les performances financières enregistrées de 2023 à 2025. Les ressources mobilisées au cours des trois années écoulées s’élèvent à plus de 496 milliards de FCFA pour une prévision globale de 400 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 124,24 %. Cette performance, a expliqué le chef du gouvernement, est accompagnée d’avancées significatives sur le plan opérationnel, notamment le financement des dépenses de fonctionnement des volontaires pour la défense de la patrie, l’acquisition d’équipements stratégiques, la réalisation d’infrastructures structurantes.

« Les enseignements issus des trois années de mise en œuvre confirment qu’un mécanisme souverain, impulsé au plus haut niveau de l’Etat, reposant sur une gouvernance crédible et soutenue par une forte mobilisation citoyenne, constitue un levier structurant de résilience nationale », a-t-il indiqué. Le ministre de l’Economie et des Finances a confié, par ailleurs, que les résultats du premier trimestre de l’année 2026, confirme la consolidation de cette trajectoire ascendante. Les ressources en 2026, mobilisées à la date du 29 mars 2026, sont de 45 298 610 827 FCFA soit une progression de 22,65 % par rapport à la même période de l’année précédente, 2025 sur une prévision de 200 milliards CFA en 2026.

« Ce qui montre que nous sommes toujours sur la bonne tendance de bien suivre les orientations. Nous devons travailler à faire en sorte que les ressources identifiées puissent être collectées et travailler toujours à renforcer la gouvernance des fonds et le consolider au profit de la prise en charge des forces combattantes », a exhorté le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo .

Fleur BIRBA

Célestine KINI (stagiaire)

Le vent révolutionnaire

Il y a un an, jour pour jour, le 1er avril 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a proclamé devant le monde entier, la Révolution progressiste populaire (RPP). Cette annonce solennelle faite lors de la montée des couleurs marquant le début du 2e trimestre de l’année, restera à jamais gravée dans les mémoires des Burkinabè. « Nous ne sommes pas dans une démocratie.

Nous sommes bien dans une Révolution progressiste populaire. Il faut que tout le monde comprenne cela. Il est étonnant que ceux-là qui sont censés être les intellectuels, qui ont fait l’école, puissent imaginer qu’un pays peut se développer dans la démocratie. La démocratie n’est que l’aboutissement. On passe forcément par une Révolution (…).», a-t-il déclaré à l’occasion.  Aussi le capitaine Traoré a-t-il mis en garde les impérialistes et leurs valets locaux, qui s’hasarderaient à vouloir stopper cet élan révolutionnaire.   

Alors que de nombreux observateurs s’interrogeaient sur l’idéologie qui sous-tend sa gouvernance, le président du Faso a définitivement fixé les esprits, en décidant de marcher sur les pas de son devancier et frère d’arme, Feu le révolutionnaire Thomas Sankara.  Si le contexte diffère, avec un Burkina engagé dans la lutte contre le terrorisme depuis une dizaine d’années, la RPP a les mêmes objectifs que la Révolution démocratique et populaire (RDP) d’août 1983 : bâtir un pays souverain et résolument tourné vers le développement endogène, dans l’ordre et la discipline.  

Comme au temps de Thomas Sankara, le Burkina Faso a renoué avec le combat pour sa dignité et son développement endogène, loin des diktats des grandes puissances, qui apparaissent plus en prédateurs qu’en soi-disant bons samaritains. En un an de mise en œuvre, le capitaine Traoré a œuvré à un fort ancrage institutionnel de la RPP, pour trancher avec le modèle démocratique classique.

La refondation de l’Etat, marquée par la promotion des valeurs de discipline, de rigueur et de patriotisme, en donne la pleine mesure. Le remaniement ministériel du lundi 12 janvier 2026 a engendré de nouvelles dénominations pour certains départements, en phase avec la philosophie de la RPP. Le ministère des Infrastructures a été rebaptisé département de la Construction de la Patrie, le ministère de la Défense et des Anciens combattants est devenu le Ministère de la Guerre et de la Défense patriotique et le Département en charge de la Fonction publique porte désormais la dénomination de ministère des Serviteurs du Peuple.

L’ancrage institutionnel de la RPP se mesure aussi et surtout avec l’adoption, le 27 mars dernier, de la Charte de la Révolution en remplacement de la Charte de la Transition, avec un changement d’appellation de certaines institutions. Le « Gouvernement de la Transition » et « l’Assemblée législative de Transition » sont dorénavant dénommés respectivement le « Gouvernement du Peuple » et « l’Assemblée législative du Peuple ». En implémentant méthodiquement la RPP, le capitaine Traoré joue sur plusieurs fronts pour construire un Burkina Faso nouveau, sécurisé prospère et souverain, avec des citoyens engagés pour la défense et le développement de leur patrie. Il multiplie les réformes sociales, économiques, politiques et idéologiques pour enraciner la RPP dans les mentalités.        

En dehors du combat contre les groupes armés terroristes, caractérisé par des résultats encourageants (74% de l’espace national est placé sous contrôle en 2025 contre 71% en 2024), le chef de l’Etat s’emploie à diverses actions avec son gouvernement. Entre autres actes louables, on peut citer  l’éducation des masses  à travers l’institution d’une immersion patriotique obligatoire pour les élèves admis aux examens scolaires, l’instauration d’une justice traditionnelle pour désengorger les tribunaux classiques avec l’adoption de la loi Faso Bu-Kaoré, la  diversification  des partenariats pour affirmer une diplomatie souverainiste, le développement des industries locales à l’image de BRAFASO et de SOFATO,  l’aménagement du paysage urbain et  la réalisation d’infrastructures  par  l’entremise de l’Agence Faso Mêbo. La promotion de l’ordre et de la discipline est également au cœur de la gouvernance sous la RPP, avec comme bras armé, la redoutable Brigade Labaal, rattachée au ministère de la Sécurité.

Tous les ingrédients sont réunis comme dirait le cuisinier, pour faire de la RPP, le socle d’une transformation profonde et positive de la société burkinabè.  Cette Révolution promue par le capitaine Traoré est un prolongement, voire une renaissance de la RDP de Thomas Sankara. Le vent révolutionnaire souffle à nouveau sur le Burkina Faso, dont l’avenir est prometteur, malgré l’adversité.   

Kader Patrick KARANTAO

Lazare Ki, président de l’Association des pêcheurs à la ligne du Faso (APLF): « La pêche sportive cultive la patience »

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Domaine de passion, la pêche sportive est en train de se faire une place au Burkina Faso. Forme de pêche de loisir structurée, elle regroupe plus de 4000 pratiquants. Qu’est ce qui fait d’elle une activité sportive? Comment elle se pratique ? A ces interrogations, le président de l’Association des pêcheurs à la ligne du Faso (APLF), Lazare Ki, apporte des réponses.

Qu’est-ce que la pêche sportive ?

La pêche sportive regroupe tous les acteurs autour de l’eau, pour se recréer et aussi partager les vertus de la pêche.

La pêche peut-elle être un exercice physique ?

La pêche implique diverses activités physiques telles que lancer, mouliner et manœuvrer la canne à pêche. Ces actions sollicitent les muscles, améliorent la coordination et constituent une forme d’exercice à faible impact.

Comment se pratique cette pêche sportive ?

La pêche sportive est une activité physique intense et technique, pratiquée en eau douce ou en mer, axée sur la traque de poissons combatifs avec du matériel adapté à savoir leurres et appâts. Elle se distingue par le relâchement du poisson, le respect de l’environnement, l’utilisation de leurres artificiels et une approche itinérante pour localiser les carnassiers.

Comment est-elle arrivée au Burkina Faso ?

La pêche c’est d’abord une passion. Dans les quatre coins du Burkina Faso, les gens s’adonnent à sa pratique de façon libérale. Elle n’avait toujours pas cet aspect sportif jusqu’en 2005 où nous avons décidé de nous réunir autour d’une association.

Dénommée Association des pêcheurs à la ligne du Faso (APLF), elle regroupe tous les pêcheurs, tous ceux qui ont un amour pour la pêche sportive. Le cadre a été créé pour promouvoir le secteur et tout ce qui gravite autour, dont la préservation de la nature qui est notre bien commun. Nous avons créé cette structure pour essayer de nous retrouver, échanger également autour des nombreuses difficultés auxquelles nous sommes confrontés

Comment est-elle organisée au Burkina ?

L’APLF a plus de 4000 adhérents qu’on retrouve partout au Burkina Faso. Nous menons des activités en collaboration avec la direction des ressources halieutiques. La plus phare est l’empoissonnement des poissons dans les barrages. A Pabré en 2023, nous étions à notre cinquième édition où nous avons mis 40.000 alevins dans le barrage. Nous avons fait pareil à Saaba, Boulbi et à Bakata. Ce sont des actions comme ça que nous menons sporadiquement, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques .

A côté, nous avons notre compétition sportive, la Canne d’or. Le 28 février dernier, aux bords du barrage de Pabré, nous avons tenu la IXe édition.

Comment fonctionne l’APLF ?

L’APLF fonctionne principalement sur la vente des cartes des membres et le soutien de certains partenaires. Elle bénéficie également de l’apport de la direction des ressources halieutiques à travers les formations de ses membres.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La difficulté majeure, c’est l’absence du permis de pêche national. Il n’existe pas pour le moment. Ce sont des permis régionaux qui sont délivrés. Un pêcheur qui quitte Ouagadougou, ou il détient un permis de sa région, pour aller pêcher à Ziniaré, il lui faut prendre un permis de cette région qui coute 2500 F CFA. Avec le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, nous avons souhaité un permis national comme celui de la chasse. Si toutefois notre doléance est prise en compte, vous verrez que tous les adhérents seront à jour. C’est un véritable cri de cœur.

Quelle est votre politique de vulgarisation de la pêche sportive au Burkina ?

Depuis la création de l’association, nous avons réussi à mettre en place des bureaux régionaux un peu partout. Mais le hic est que la majeure partie des pratiquants de la pêche sportive sont des fonctionnaires différents des paysans qui s’adonnent à celle du filet. Et à chaque mouvement de ces derniers c’est un perpétuel recommencement. C’est l’une des problématiques qu’il faut travailler à résoudre.

Association depuis 2005, à quand la Fédération burkinabè des pécheurs à la ligne du Faso ?

Nous sommes en train de travailler pour aboutir à la fédération. C’est un objectif que nous nous sommes fixés. Cela commence avec l’implantation dans les régions. Il est vrai que c’est difficile, mais nous allons y parvenir. La pêche est un domaine de passion. Et là où il ya la passion, il y a la volonté. C’est pour dire que bientôt nous allons aboutir à la fédération.

D’où vient votre amour pour la pêche ?

La pêche et moi c’est depuis mon jeune âge dans les années 72, 73. C’est un adolescent qui tape le ballon dans les rues. Elle a beaucoup de vertus. Elle est une activité complète, alliant des bienfaits physiques à une détente mentale profonde. Pratiquée en pleine nature, elle réduit le stress, améliore la concentration, la patience et favorise la déconnexion, offrant un exutoire idéal pour la santé physique et psychique.

Interview réalisée par Ollo Aimé Césaire HIEN

Santé et pharmacopée africaine: Ouagadougou accueillera le 5e Congrès de la SAFHEC

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience, le lundi 30 mars 2026 à Ouagadougou, à une délégation conjointe de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC) et de la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC).

‎‎La délégation, conduite par le ministre conseiller spécial du président du Faso, Alfred Rakissida Ouédraogo, est venue présenter ces deux structures savantes ainsi que le projet d’organisation de leur congrès scientifique conjoint à Ouagadougou. Membre de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC), la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC) s’inscrit dans une dynamique de promotion et de valorisation des disciplines biomédicales au Burkina Faso. Ce congrès conjoint qui réunira des spécialistes venus de plusieurs pays se veut un cadre d’échanges scientifiques, de partage d’expériences et de renforcement des capacités dans les domaines de l’histologie, de l’embryologie et de la cytogénétique.

‎La SAFHEC est une société savante qui regroupe des experts intervenant dans ces trois domaines clés, essentiels au développement des systèmes de santé, à la formation des professionnels et à l’amélioration de la recherche biomédicale en Afrique. Pour le Pr Ouédraogo, l’histologie constitue un levier important pour valoriser la médecine traditionnelle, notamment à travers l’expérimentation sur des modèles non humains, tels que les cultures cellulaires et tissulaires en vue de tester l’efficacité thérapeutique des produits issus de la pharmacopée africaine. Abordant la question de l’embryologie, il a mis en lumière son rôle dans la prise en charge de l’infertilité. « De plus en plus, les problèmes de procréation touchent environ 20 % de la population, notamment les jeunes. Cette société travaillera à accompagner les familles afin de contribuer à la résolution de cette problématique », a-t-il indiqué.

‎Quant à la cytogénétique, elle intervient dans le diagnostic des maladies génétiques ainsi que dans le diagnostic moléculaire de précision, notamment dans la lutte contre le cancer. A ce titre, la structure ambitionne d’accompagner la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en matière d’amélioration du diagnostic et de la prise en charge du cancer, en particulier du cancer du sein.

‎Les échanges avec le chef du gouvernement ont notamment porté sur la tenue prochaine du 5ᵉ congrès scientifique de la SAFHEC, prévu du 28 au 30 avril 2026 à Ouagadougou, sur le thème : « Histologie expérimentale, génétique et pharmacopée africaine ». En vue d’une organisation réussie de cette grande messe scientifique, la délégation a sollicité l’accompagnement du gouvernement. Le 5ᵉ congrès de la SAFHEC réunira des scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et d’ailleurs.

Elle ambitionne de faire du Burkina Faso une plateforme d’échanges scientifiques autour des enjeux liés à la pharmacopée africaine, à la recherche biomédicale et à l’industrialisation des produits de santé. Une table ronde avec les tradipraticiens est également au programme de ce 5ᵉ congrès. Son but est de renforcer la collaboration entre savoirs endogènes et science moderne, notamment pour la protection et la valorisation des connaissances locales, en lien avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). L’objectif, selon le Pr Alfred Rakissida Ouédraogo, est de poser les bases d’une production locale de médicaments en s’appuyant sur les ressources et les savoirs endogènes afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

‎‎A l’issue de l’audience, Pr Ouédraogo s’est félicité de la qualité des échanges, saluant l’engagement du Premier ministre à accompagner cette initiative. Il a également relevé les conseils prodigués par le chef du gouvernement. Celui-ci a réaffirmé l’engagement du gouvernement à offrir les conditions nécessaires à l’essor de la recherche scientifique et invite les acteurs à un changement de paradigme en phase avec la vision d’un développement endogène et souverain.

‎Cette audience traduit, une fois de plus, la volonté des autorités burkinabè de promouvoir la recherche scientifique et l’innovation en les mettant au service du développement du système de santé et de la valorisation des ressources locales.

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‎DCRP/Primature

Les Editions Sidwaya: un taux d’exécution de 100% des activités en 2025

L’établissement « Les Editions Sidwaya » a tenu la première session ordinaire de son conseil d’administration de l’année, le lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou.

L’établissement « Les Editions Sidwaya » a enregistré au titre de l’exercice 2025, un taux d’exécution de 100% sur les 38 activités programmées. C’est ce qui ressort de la 52e session ordinaire du conseil d’administration de la « Maison commune », tenue lundi 30 mars 2026 dans la capitale burkinabè. Cette instance statutaire a permis entre autres d’adopter les rapports d’activités de l’exercice 2025, le rapport d’exécution du budget 2025, le rapport de gestion du conseil d’administration, le programme d’activités révisé 2026 ainsi que le budget modifié de l’année en cours.

Elle a également permis de valider le plan de passation de marchés révisé de l’année 2026 et le rapport sur le contrôle interne du commissaire aux comptes de l’entreprise de presse. Le Président du conseil d’administration (PCA) par intérim, Yakouba Bonkongou, a salué la tenue de cette session. Il a indiqué que cette rencontre a permis de faire un travail d’alignement des activités sur les objectifs qui sont fixés à la « Maison   commune », afin

… la DG des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, pour les performances réalisées en 2025.

de relever les différents défis qui s’imposent à l’organe de presse. Il s’agissait pour nous, a-t-il relevé, de faire des réajustements pour être plus efficaces et plus efficients dans la réalisation des activités. Cette instance a en outre évalué la Directrice générale (DG) des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, au titre de l’année 2025. A ce propos, le PCA par intérim a félicité la DG pour les résultats « exceptionnels » qui témoignent de la qualité du management des différentes équipes. Il l’a invitée à maintenir ce cap pour les futurs exercices.

« En termes de perspectives, nous entendons consolider les différents acquis, mais également œuvrer à ce que les projections pour 2026 nous permettent d’atteindre des résultats davantage satisfaisants », a soutenu M. Bonkoungou. Il a par ailleurs fait savoir que le Burkina Faso est dans une situation particulière qui commande que les médias et particulièrement les médias de service public s’investissent davantage dans l’accompagnement des activités régaliennes de l’Etat, de telle sorte que la communication soit, comme voulue par nos autorités, un élément essentiel dans la réussite de sortie de crise.

Abdoulaye BALBONE

S’engager pour la patrie

Initié par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, depuis son accession au pouvoir en septembre 2022, le combat pour une véritable souveraineté du Burkina Faso gagne en intensité. De nombreuses initiatives ont été enveloppées pour servir cette noble lutte qui constitue un prolongement de celle entreprise sous la Révolution d’août 1983 du défunt capitaine Thomas Sankara. Dans le lot des actions menées avec une forte conviction figurent les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), dont la première phase de la IIIe édition se tient du 26 mars au 9 avril 2026, sur le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ».

Le programme de ces JEPPC affiche le plein d’activités : des montées de couleur,  la promotion de mets locaux, des conférences sur le civisme et la citoyenneté, des journées de salubrité dans l’administration, des opérations de dons de sang,  le port de tenues traditionnelles Faso Dan Fani et Koko Dunda,  des collectes de fonds pour l’effort de paix…Tous les quatre coins du pays vivent ces journées d’engagement patriotique, censées raviver et promouvoir des valeurs fondant la nation (patriotisme, intégrité, sens du devoir, solidarité, discipline…). La philosophie des JEPPC est une fois de plus respectée, avec des réflexions autour de la problématique du « produisons et consommons burkinabè », mis en exergue dans le thème retenu.

Si cette célèbre formule de Thomas Sankara avait été vidée de son sens avec le coup d’arrêt porté à la Révolution démocratique et populaire (RDP), le 15 octobre 1987, elle reprend du contenu avec la dynamique actuelle de gouvernance marquée par la Révolution progressiste populaire (RPP). Produire et consommer burkinabè n’est pas un simple mot d’ordre. C’est une véritable politique économique visant à valoriser nos ressources locales et aider le pays à rompre avec la dépendance extérieure. Produire et consommer burkinabè, c’est soutenir d’une part nos producteurs, nos transformateurs et nos circuits locaux de distribution et d’autre part contribuer à la construction d’un marché intérieur et d’une économie résiliente et compétitive.

Si, les échanges économiques entre les producteurs locaux et les consommateurs prennent de l’essor, il va de soi que l’économique burkinabè va être moins dépendant des importations. En la matière, le marché intérieur chinois est un exemple inspirant de développement économique. L’idéal est de produire en quantité suffisante pour le marché intérieur et exporter le surplus à l’étranger pour engranger plus de ressources et résister aux chocs économiques. Le Burkina a encore du chemin à faire pour mieux développer son industrie et structurer davantage son économie, mais le rêve est permis. La détermination du peuple et des dirigeants burkinabè à atteindre des sommets ne fait aucun doute et laisse des lueurs d’espoir pour l’avenir.   

Avec l’engagement du capitaine Ibrahim Traoré à faire du Burkina Faso un eldorado et les changements de mentalité et prises de conscience qui s’opèrent, impossible n’est pas burkinabè. Il y a déjà des motifs de satisfaction dans la production et la consommation des produits locaux.  L’adoption et la vulgarisation à l’échelle nationale et internationale des tissus Faso Dan Fani et Koko Dunda est un franc succès, dont on peut s’enorgueillir.  De plus en plus de Burkinabè s’habillent dans ces tissus, qui au-delà du marché intérieur, est aussi demandé à l’extérieur. On espère le même engouement autour des concentrés de tomate Sofato, du riz local de la Vallée du Kou et autres produits made in Burkina. Nous devons œuvrer à inscrire définitivement tous les produits locaux dans nos habitudes de consommation et faire de notre souveraineté économique, une réalité. « L’ère de la honte de nos produits est terminée », comme l’a dit le président du Faso. Demain sera meilleur…

Kader Patrick KARANTAO