Institut des peuples noirs Farafina: l’éveil et la maîtrise du savoir scientifique prêchés à Ouagadougou.

Le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla, a organisé une conférence publique pour présenter la structure, le mercredi 1er avril 2026, à l’Université Thomas-Sankara à Ouagadougou.

L’Institut des peuples noirs Farafina (IPN Farafina), est en croisade de sensibilisation et de conscientisation des peuples au Burkina Faso. Le mercredi 1er avril 2026, les étudiants de l’Université Thomas-Sankara ont participé à une conférence, dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Cette conférence qui a porté sur le thème « quelles missions et quel ancrage institutionnel pour l’Institut des peuples noirs Farafina dans le monde actuel ? », avait pour objectif de susciter un éveil des consciences des étudiants, afin de contribuer à l’émergence d’une jeunesse consciente, instruite et tournée vers la science. A cette occasion, le président de l’Institut des peuples noirs Farafina, Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla par ailleurs, ancien Premier ministre, a expliqué que la conférence entre dans le cadre des missions de sensibilisation et d’éveil des consciences que mène sa structure.

Il a souligné que cette initiative, inspirée de la pensée de feu Président Thomas Sankara, cherche à rappeler aux populations leurs origines, leur identité et leur rôle dans l’histoire, afin de restaurer la confiance et la fierté de l’homme noir, longtemps marginalisé. Selon lui, la jeunesse, en particulier les étudiants, doit être au cœur de cette dynamique, à travers la création de clubs de l’IPN, pour intégrer dès le jeune âge des valeurs de responsabilité et d’engagement.

Valoriser la science et la technologie

« La faiblesse actuelle du monde noir réside dans le retard accusé dans le domaine de la science et de la technologie », a-t-il insisté. A ce titre il a appelé les africains à se concentrer sur ces domaines stratégiques, indispensables pour leur permettre de s’imposer et de contribuer pleinement au développement de l’humanité. Dans la même dynamique, le Pr Serge Théophile Balima, a centré sa communication sur l’innovation et la communication stratégique au sein de l’Institut des peuples noirs Farafina.

Il a souligné l’urgence pour l’Institut de se doter d’outils technologiques performants afin de renforcer sa visibilité et ses interactions à l’échelle mondiale. L’objectif, a-t-il expliqué, est de connecter les peuples noirs à travers les continents, tout en favorisant un dialogue constructif avec les autres cultures dans une logique de coopération et de vivre-ensemble. M. Balima a également plaidé pour une réhabilitation scientifique de la contribution de l’homme noir à la civilisation mondiale, souvent minimisée ou déformée. Il a appelé aussi à combattre les préjugés et à sensibiliser la jeunesse à rester vigilante et engagée pour bâtir un monde plus juste, égalitaire et inclusif.

Représentant les étudiants, le délégué général de la cité universitaire Thomas- Sankara, Bienvenue Ouédraogo, a exprimé la satisfaction des étudiants d’avoir été édifiés par des exposés visant à conscientiser la jeunesse. Selon lui, c’est un message « révolutionnaire et mobilisateur », qui s’inscrit dans une dynamique de l’éveil des consciences et de la lutte contre l’impérialisme qui a guidé les communications.

Wanlé Gérard COULIBALY

Ahmed Abdoul Aziz HEBIE

(Stagiaire)

AN I DE LA PROCLAMATION DE LA RÉVOLUTION PROGRESSISTE POPULAIRE : Le Président du Faso annonce la sortie du « Manifeste de la Révolution »

Le Président du Faso, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce mercredi au Palais de Koulouba, la cérémonie de montée des couleurs dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), phase 1 de l’année 2026. Cette cérémonie marque également l’An I de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP).

Pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ « l’ordre et la discipline restent le socle et la force d’une révolution ». Le Chef de l’État rappelle qu’aucune révolution ne peut réussir dans le désordre, dans l’anarchie et dans l’indiscipline.

Afin de permettre au Burkinabè de cerner la quintessence de la Révolution Progressiste Populaire, le Chef de l’État annonce la publication prochaine d’un Manifeste « dans lequel sont inscrites les grandes lignes de notre Révolution en ce qui concerne plusieurs domaines sociaux de notre Patrie ».

Dans son message, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a salué la bravoure des Forces combattantes qui, sur le terrain, ont reconquis plusieurs localités jadis sanctuaires de l’ennemi. Le Chef de l’État a exhorté les serviteurs et le Peuple à développer l’esprit de combativité à l’image des Forces combattantes pour le développement de la Patrie.

« Soyez fiers d’être ceux-là qui écrivent l’histoire de la Révolution du Burkina Faso, dans une Afrique plongée dans le sombre destin de la démocratie importée de ces impérialistes », indique le Président du Faso au peuple.

Direction de la communication de la Présidence du Faso.

Mode : Sorobis crée la magie du Faso Danfani à New york

Le styliste burkinabè Issa Sorogo alias Sorobis a créé une véritable sensation autour de la mode burkinabè le 25 mars 2026 à Harlem lors du Business Mixer organisé par le Bradhurst Merchants Association (BMA) à travers une présentation de ses collections à un public essentiellement noir américain.

C’est un public complètement admiratif qu’on pouvait voir lors du passage du styliste Issa Sorogo alias Sorobis au Business Mixer organisé par le Bradhurst Merchants Association (BMA) le 25 mars 2026 à Harlem à New York. Ses collections, soigneusement taillées dans la culture burkinabè ont suscité un réel engouement du public essentiellement constitué de noirs américains non seulement pour la richesse des tissus, l’élégance des coupes et l’authenticité du style. « C’est toujours avec passion et émerveillement que les gens nous reçoivent quand nous parlons de la culture burkinabè dans ce genre de rencontre. Pour beaucoup d’afro américains, c’était la première fois qu’ils voyaient ou touchaient du Faso Danfani et ils ont vraiment adoré », s’est-il réjouit.

Pour le styliste burkinabè basé à New York, la promotion de la culture africaine est un travail de longue haleine dans la mesure où il est difficile de réunir tous les américains dans un même endroit pour faire la promotion du « Made in Africa ».

Issa Sorogo alias Sorobis : « Toutes les fois où j’arrive à faire la promotion de la culture burkinabè ne serait-ce qu’auprès d’un seul américain il y a une joie et une satisfaction interne qui m’anime »

« C’est pourquoi, toutes les fois où j’arrive à faire la promotion de la mode burkinabè ne serait-ce qu’auprès d’un seul américain, il y a une joie et une satisfaction interne qui m’anime. Surtout s’il s’agit d’africanistes qui vont à leur tour partager la mode africaine autour d’eux », a-t-il indiqué.

Ce Business Mixer ou Cocktail de Réseautage pour Petites et Moyennes Entreprises, est organisé chaque dernier mercredi du mois par Yolany Bernardez, CEO de « Sites & Bites » et également Coordonnatrice des Activités Communautaires du BMA. Il a connu la participation d’éminents photographes tels que Winston Rodney, Charles Mitchell II et Leonard McKenzie.

Nadège YAMEOGO

Email: Sorobis@yahoo.com

 

 

SNC : début des inscriptions de l’atelier artistique pour enfants

De passage à Bobo-Dioulasso, Kantigui a constaté que les populations attendent impatiemment la Semaine nationale de la culture (SNC) qui se déroulera, du 25 avril au mai prochain. En effet, à quelques trois semaines de l’événement, il alimente toutes les causeries des « grins ». C’est ainsi que Kantigui a appris que le Comité national d’organisation informe le public que dans le cadre de la 22ᵉ édition de la SNC placée sur le thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales », des ateliers d’initiation artistique et culturelle seront organisés, du 26 avril au 1er mai 2026, à l’Espace  rencontre de Dafra à Bobo-Dioulasso, au profit des enfants âgés de 7 à 15 ans, scolarisés ou non. Ces ateliers visent  (…)

Retrouvez On murmure sur :

https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(+226) 25 31 22 89

 

 

 

 

Révolution progressiste populaire: un an de performances d’une économie résiliente et prospère

Sous la Révolution progressiste populaire (RPP), le Burkina Faso est en chantier : réformes économiques et financières majeures, industrialisation, intensification de la production agricole … avec à la clé des indicateurs de performances macroéconomiques au vert. Tour d’horizon sur les acquis engrangés suivant la vision du développement portée par la RPP.

Engagé sur la voie de la souveraineté fondée sur le développement endogène, la Révolution progressiste populaire (RPP) fait de la refondation de la gouvernance économique un axe majeur de la transformation structurelle de l’économie burkinabè. Pour ce faire, plusieurs réformes économiques et financières sont entreprises et mises en œuvre sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Au niveau du ministère en charge de l’économie, dans la continuité des actions engagées depuis septembre 2022, plusieurs réformes sont initiées pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale, la transparence, l’amélioration des services publics, la mobilisation des recettes fiscales.

On peut citer, entre autres, la mise en œuvre de la Facturation électronique certifiée (FEC) comme une solution nationale de facturation électronique de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) via un logiciel dénommé : « SYGMEF », la mise en route de la deuxième version de la plateforme SYC@D pour une réduction  significative des délais de traitement des titres, la mise en place de la plateforme eDOCUMENT en vue de dématérialiser les actes fiscaux (quitus fiscal, attestations diverses), la création d’une deuxième Direction du guichet unique du foncier à Ouagadougou (DGUF-O 2)  afin de rapprocher l’administration des usagers et d’améliorer la qualité des services rendus aux usagers.

Ces réformes ont permis d’améliorer la mobilisation des ressources domestiques, avec 3 714,2 milliards F CFA de recettes mobilisées en 2025, en hausse de 22,4% par rapport à 2024. A cela s’ajoute, le financement patriotique de la guerre avec environ 222,242 milliards F CFA mobilisés en 2025, au titre du Fonds de soutien patriotique (FSP), pour un objectif initial de 150 milliards F CFA.

Une croissance économique projetée à 7,7% en 2026

La vision du développement de la Révolution repose également sur l’industrialisation. Dans cette dynamique, un record d’une vingtaine d’unités industrielles ont été ouvertes au cours de 2025. Sous l’effet conjugué des réformes dans la gouvernance du secteur minier, en 2025, la production d’or a atteint 94 tonnes, dont près de 43 issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, avec plus de 776 milliards F CFA de recettes budgétaires générées.

Ce dynamisme de l’économie burkinabè, malgré un contexte sous régional et international marqué par des défis sécuritaires et des tensions commerciales et géopolitiques s’est traduit par des performances macroéconomiques tangibles. En effet, le pays a enregistré un taux de croissance de 6,5% en 2025 après 4,8% en 2024, avec en perspective, une croissance économique projetée à 7,7% en 2026, tandis que.  la croissance économique mondiale s’est établie à 3,3% en 2025 contre 4,4% pour l’Afrique subsaharienne.

Grâce au recul soutenu des prix des produits alimentaires en lien avec les campagnes agricoles favorables des années 2024 et 2025 et à la poursuite des mesures gouvernementales de régulation des prix des produits de grande consommation, le Burkina a connu une inflation maitrisée, quasi nulle, qui s’est établie à -0,5% en 2025 contre 4,2% contre 2024. Tandis qu’en Afrique subsaharienne, l’inflation était de 13,1% en 2025 après 20,3% en 2024. Dans la zone UEMOA, elle est ressortie à 1,2% en 2025 après 3,5% en 2024.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Match amical Guinée-Bissau # Burkina: 1-1: un nul à deux visages des Etalons

Trois jours après leur démonstration (5-0) au Stade du 4-Août, les Etalons ont été tenus en échec (1-1), hier 31 mars, par une équipe de Guinée-Bissau plus disciplinée et davantage déterminée à rétablir son honneur. Si le résultat est moins éclatant, cette seconde rencontre a offert de précieux éléments d’analyse pour le sélectionneur Amir Abdou, toujours engagé dans la construction d’un collectif équilibré et compétitif.

Le Burkina Faso pensait avoir validé sa montée en puissance avant de céder dans les tout derniers instants, preuve que le chantier de la maîtrise émotionnelle et tactique n’est pas encore totalement refermé. Cette seconde confrontation, en trois jours entre les Etalons et les Djurtus de la Guinée-Bissau, offrait un contexte totalement différent de la première. Le large succès obtenu samedi dernier avait créé une dynamique positive et renforcé l’enthousiasme populaire, mais il avait également imposé une forme d’exigence supplémentaire pour ce deuxième acte.

Conscient qu’il devait tester d’autres combinaisons, Amir Abdou a choisi de modifier considérablement son onze de départ en réintroduisant certains cadres. Le retour de joueurs d’expérience comme Franck Lassina Traoré, Mohamed Konaté ou encore Gustavo Sangaré laissait présager un match maitrisé. Malheureusement, Sangaré a dû quitter ses partenaires dès la 22e minute sur blessure, empêchant ainsi le secteur médian de bénéficier de sa qualité de projection et de sa précision technique.

La première période a surtout mis en lumière un manque d’harmonisation entre des profils pourtant talentueux. Le trio offensif composé de Lassina, Konaté et Dango présentait une densité physique évidente, mais il a parfois manqué de mobilité et de créativité pour déstabiliser une défense bissau-guinéenne bien en place. Les mouvements étaient souvent verticaux, les échanges plus difficiles, et les tentatives individuelles se sont heurtées à un bloc adverse rigoureux. Quelques accélérations de Georgi Minoungou et des têtes de Mohamed Konaté ont animé le premier acte, sans toutefois offrir aux Etalons de véritables situations franches. A la reprise, Amir Abdou a renouvelé son approche, fidèle à sa volonté d’impliquer tout son groupe et de maintenir une émulation constante. L’entrée simultanée d’Ousséni Bouda, de Cyriaque Irié Bi et d’Elohim Kaboré a immédiatement modifié le visage de l’équipe.

Des Djurtus accrocheurs jusqu’au bout

Le couloir gauche, jusque-là fragile, a retrouvé de la stabilité grâce à Irié Bi dont les courses et la présence défensive ont permis de relancer les sorties de balle. Le jeune Elohim Kaboré, déjà en vue lors du premier match (auteur d’un triplé), s’est une nouvelle fois montré précieux par sa vitesse et sa capacité à prendre les espaces. Son impact a réveillé l’ensemble du front offensif et redonné de la verticalité au pressing burkinabè. La pression a fini par payer avec l’ouverture du score d’Adamo Nagalo (86e), récompense d’un second souffle collectif.

Le défenseur a profité d’un coup franc bien exécuté par Dango Ouattara qui a surgi au cœur de la surface et libérer les supporters présents dans un stade moins rempli que samedi mais toujours bruyant. Cette avance semblait suffisante pour clore les débats, d’autant que les Bissau-guinéens paraissaient émoussés. Le scénario a pourtant basculé. Après une action confuse qui aurait pu coûter un auto goal à Adamo Nagalo, la dernière poussée bissau-guinéenne a trouvé le fond des fillets dans les ultimes secondes de la rencontre par Fuscano Gomes suite à un coup franc bien exécuté. Cette égalisation à la 90+7 met en lumière un défaut récurrent chez les Etalons, celui de gérer sereinement les temps additionnels. Le manque de « vice », de concentration et parfois de communication dans les dernières minutes reste un axe de progression que le sélectionneur devra travailler avant les échéances plus relevées. Au-delà du résultat, cette rencontre confirme que le Burkina Faso dispose d’un groupe dense et concurrentiel.

Les jeunes joueurs ont encore marqué des points, tandis que les cadres, malgré leur expérience, devront rapidement retrouver leurs automatismes. Le public a ainsi assisté à deux visages contrastés en trois jours, celui d’une équipe euphorique le samedi dernier et celui d’un collectif encore en recherche de certitudes hier mardi. Amir Abdou, qui continue de tester, voit néanmoins se dessiner une ossature prometteuse, mais sait qu’il reste du travail pour bâtir une équipe capable de gérer l’intensité jusqu’au coup de sifflet final.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

An I Proclamation RPP: 40 amphithéâtres pour transformer durablement l’enseignement supérieur

A l’occasion du premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressive populaire (RPP), le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, Sidwaya s’intéresse à l’un des axes majeurs de cette dynamique : la transformation du système éducatif burkinabè.

En proclamant la Révolution progressiste populaire (RPP) le 1er avril 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré posait les jalons d’une rupture totale avec l’ancien ordre. Un an plus tard, l’un des chantiers les plus visibles de cette révolution est dans les universités du Burkina Faso. Au cœur de cette ambition, l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) s’impose comme un levier stratégique, avec un vaste programme de construction d’infrastructures universitaires destiné à améliorer les conditions d’apprentissage et à renforcer les capacités d’accueil.

C’est dans cette dynamique que le 2 janvier 2025, à l’université Thomas–Sankara, le directeur de cabinet représentant le chef de l’Etat, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah, a officiellement lancé les travaux de construction de 40 amphithéâtres de 500 et 1 000 places au profit des universités et centres universitaires publics du Burkina Faso. Le programme prévoit la réalisation de 15 amphithéâtres de 1000 places et 25 amphithéâtres de 500 places, répartis sur l’ensemble du territoire.

Prévu sur 5 ans (2025–2029), ce programme vise à résorber la saturation des infrastructures pédagogiques à l’échelle nationale. Cette année, il était notamment prévu l’achèvement de la première phase de 12 amphithéâtres de 500 et de 1 000 places dans plusieurs villes, dont Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Manga, Ouahigouya, Dédougou, Banfora, Kaya, Ziniaré, Fada N’Gourma et Gaoua. Pour cette année, le programme prévoit également la construction de deux amphithéâtres de 1000 places à Ouagadougou et Koudougou, ainsi que de quatre amphithéâtres de 500 places Bobo-Dioulasso, Fada N’Gourma, Tenkodogo et Ouahigouya. Ces amphithéâtres seront accompagnés de bureaux, des salles de cours, des salles de travaux dirigées et de laboratoires.

Au-delà des amphithéâtres, l’IPEQ prévoit la construction et l’équipement de 8 cités universitaires d’une capacité globale de 1 000 lits, ainsi que la réalisation de laboratoires modernes, de salles de cours et de bâtiments pédagogiques adaptés aux exigences actuelles de l’enseignement supérieur. Egalement, l’IPEQ prévoit, entre autres, la construction de 44 complexes scolaires modernes en bâtiments R+3, intégrant les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, 10 Etablissements techniques et professionnels, 68 établissements préscolaires.

Lors du lancement, le directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson D. Medah a affirmé que cette initiative découle de la vision du Président Ibrahim Traoré. « Offrir au monde universitaire des conditions de travail optimales et des enseignements de qualité pour permettre aux étudiants burkinabè de réussir leur insertion socio-professionnelle et de contribuer à la construction de la nation et du monde », a-t-il rappelé.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Adjima Thiombiano, ces réalisations constituent une réponse structurelle aux défis du système éducatif. Il a souligné que la faiblesse des capacités d’accueil demeure une cause majeure des retards académiques et que la solution passe par des investissements massifs dans les infrastructures pédagogiques.

Former une élite scientifique et technologique

Au-delà des amphithéâtres, la RPP ambitionne de former une élite scientifique burkinabè capable de porter le développement endogène du pays. Dans la même dynamique, le gouvernement a acté, en Conseil des ministres du 17 décembre 2025, la création de l’Académie Technologique du Faso (ATF). Implantée sur un site d’environ 60 hectares dans la commune rurale de Pabré, cette future institution bénéficiera d’un investissement initial de plus de 37 milliards de FCFA pour sa première phase.

Outre les blocs pédagogiques, les amphithéâtres et les laboratoires, le site abritera une forge, des ateliers spécialisés, une bibliothèque, une infirmerie et un pôle de logements pour étudiants et enseignants. Elle est appelée à former des ingénieurs dans les technologies de pointe : la métallurgie, la mécanique, l’énergie, le nucléaire, l’aéronautique, le génie civil, la chimie, les métiers miniers, le numérique, la cybersécurité et les télécommunications, contribuant ainsi à renforcer la souveraineté technologique du Burkina Faso.

Ce projet entre en droite ligne de la vision de développement endogène prônée par le Président du Faso, le capitaine Traoré. Il contribuera à accroître l’offre en infrastructures éducatives et à former sur place une élite qui sera le pilier de la refondation de l’Etat et de la prospérité sociale et économique du Burkina Faso. Ces infrastructures modernes sont accompagnées de lycées techniques professionnelles avec la construction de quatre établissements à Bagré et Samendéni, Yako et à Kaya, pour renforcer la formation professionnelle et techniques des jeunes.

Un an après la proclamation de la RPP, ces investissements traduisent une volonté affirmée de faire de l’éducation un pilier de transformation sociale et économique. A travers l’IPEQ, le gouvernement entend non seulement désengorger les universités, mais aussi former une jeunesse capable de répondre aux défis du développement national. Ainsi, la construction de ces infrastructures universitaires apparaît comme une matérialisation concrète des ambitions de la RPP, bâtir un système éducatif moderne au service du progrès.

Boudayinga J-M THIENON

Révolution progressiste populaire: une diplomatie active au service de la souveraineté

Sous la houlette de la Révolution progressiste populaire (RPP), le Burkina Faso dispose d’une diplomatie de plus en plus active qui lui permet d’asseoir sa souveraineté au plan international.   

Dès son accession au pouvoir le 30 septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré, a exprimé la ferme volonté de reformer la diplomatie burkinabè. L’objectif est désormais clair : faire du Burkina Faso un pays dont la voix compte. Il n’est plus question pour le pays des Hommes intègres de « subir » les relations internationales mais d’y participer. Cet objectif cher au président du Faso constitue l’un des piliers importants de la Révolution populaire progressiste (RPP) proclamé, le 1er avril 2025. « Le Burkina Faso ne permettra à aucune puissance de lui imposer ce qu’elle souhaite », s’est voulu clair le capitaine Ibrahim Traoré.    

C’est donc sans surprise qu’on a assisté en octobre 2025 à un refus catégorique d’une proposition de l’administration Trump d’accueillir des migrants expulsés des Etats-Unis réaffirmant son identité de « terre de dignité et non d’expulsion ».    

La déclaration de la Représentante résidente du Système des Nations unies au Burkina, Carol Flore-Smereczniak, persona non grata pour la deuxième fois a constitué également une preuve tangible que la souveraineté du pays est désormais non négociable et tout acte allant à l’encontre de cette souveraineté verra s’opposer une réaction pragmatique des autorités.    

Tout en œuvrant à la souveraineté du pays, les autorités burkinabè travaillent à asseoir un véritable « branding » du Faso à l’international. « Aujourd’hui, il n’est plus question pour nous d’aller dire à un partenaire, nous avons faim donnez- nous à manger mais plutôt de dire nous avons des terres fertiles, de l’eau et des ressources minières. Désormais, nous sommes dans une dynamique où l’on vend nos capacités et non nos défauts », a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

Cette dynamique semble déjà porter ses fruits au regard des nouveaux partenariats de coopération signés par le pays. En effet, tout en approfondissant sa coopération avec certains pays comme la Fédération de Russie, la République islamique d’Iran, la République populaire de Chine, le Royaume du Maroc, la Turkiye, le Ghana et le Royaume d’Oman, le Burkina a établi des relations diplomatiques avec de nouveaux partenaires tels que le Kirghizstan. Des accords de consultations ont également été signés avec le Turkménistan, le Kazakhstan, la Hongrie et la Serbie.

C’est donc à juste titre que le capitaine Ibrahim Traoré affirmait dans son adresse aux Burkinabè à l’occasion du nouvel an que « du côté de la diplomatie, le Burkina Faso a allumé une lumière ». Tout en saluant le rayonnement du pays à l’international grâce à sa diplomatie active, le président du Faso a souligné la nécessité de « garder cette lumière allumée pour toujours ».   

A cet effet, il a annoncé une réorganisation complète du dispositif diplomatique à l’échelle mondiale de sorte à aligner l’action diplomatique du pays avec ses intérêts stratégiques et sa vision souveraine.   

Nadège YAMEOGO

  

   

  

Régulation du secteur de l’énergie: un outil d’adaptation aux exigences des mutations opérationnalisé

L’Autorité de régulation du secteur de l’énergie a officiellement lancé les activités de la Cellule de veille stratégique, afin d’assurer une régulation efficace et durable, mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Dans sa vision de renforcer la dimension prospective et l’anticipation stratégique dans la régulation du secteur de l’énergie, dans un contexte énergétique marqué par des mutations rapides, l’Autorité de régulation du secteur de l’énergie (ARSE) a mis en place une nouvelle Cellule de veille stratégique (CVS) en décembre 2025. Les activités de la CVS ont été lancées officiellement, mardi du 31 mars 2026.

« Cette cérémonie qui marque la mise en route effective de la CVS constitue également un cadre privilégié d’informations, d’échanges et de mobilisation des acteurs de ce dispositif de réflexion prospective », a indiqué le président de l’ARSE, Jean-Baptiste Ky.  Il s’agira notamment de partager de la vision et les objectifs de la CVS tout en recueillant les contributions des participants pour renforcer son efficacité et d’optimiser son impact, a-t-il indiqué.

De ce fait, a expliqué Jean-Baptiste Ky, ils vont échanger autour d’une communication articulée sur la thématique de « la veille stratégique, levier d’information en matière de régulation et de développement durable du secteur de l’énergie : enjeux et défis dans le contexte du Burkina Faso ». Selon lui, cette cellule née du plan stratégique de développement 2023-2027 de l’ARSE se veut un organe technique de réflexion. Pour ce faire, a-t-il laissé entendre, elle est composée de cadres de l’ARSE, de personnes ressources issues des milieux universitaire, judiciaire, de la recherche et de l’administration publique et privée.

Et d’ajouter que la CVS est structurée autour de trois pôles de veille que sont la veille juridique et institutionnelle, celle technique, technologie et environnementale ainsi que la veille économique et tarifaire. « La CVS va permettre de mieux anticiper sur les actions que nous menons dans un domaine aussi sensible et stratégique que l’énergie qui est en constante évolution », a renchéri le président de l’ARSE.

Anticiper sur toute innovation et les meilleures pratiques

Pour lui, l’expertise de ces différents profils sera mise à profit pour cette anticipation sur toute innovation et les meilleures pratiques dans le domaine de la régulation en particulier et dans le secteur de l’énergie en général. Car a-il-dit une bonne réflexion est préalable pour mener à bien les activités sur le terrain. Le directeur de cabinet du Premier ministre, Mamadou Dembélé, qui a présidé la cérémonie a soutenu que la régularisation du secteur de l’énergie exige aujourd’hui plus de réactivité, d’innovation et de rigueur.

Il a relevé qu’il était temps pour l’ARSE de s’engager dans une démarche de modernisation de ses outils et de ses approches afin de répondre efficacement aux attentes de l’Etat et des usagers. « En cela, la veille stratégique constitue un levier essentiel d’aide à la décision dont la mise en place permettra de structurer une approche proactive de la régularisation, de renforcer les capacités d’adaptation de l’ARSE et de soutenir le développement harmonieux du secteur de l’Energie », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, il a invité à une mobilisation collective afin de faire de la CVS un levier d’innovation et d’amélioration continue de la gouvernance sectorielle. « Convaincu que les recommandations et pistes d’actions concrètes seront formulées à l’issue de ces échanges pour garantir l’efficacité, la pérennité et l’impact de la CVS, je vous invite à des discussions constructives et orientées vers des résultats concrets en vue d’accompagner efficacement l’ARSE dans l’opérationnalisation de cet outil d’adaptation », a signifié le directeur de cabinet du Premier ministre aux participants.

Kadi RABO

Fonds de soutien patriotique : plus de 45 milliards déjà mobilisés au premier trimestre 2026

Le conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP) a tenu sa première session ordinaire, le mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Fonds de soutien patriotique (FSP), créé le 22 janvier 2023, entame sa quatrième année d’existence en 2026. Comment se porte-il ? Pour répondre à cette préoccupation, le conseil d’orientation dudit fonds a tenu sa première session ordinaire en vue de faire le bilan des 3 ans d’existence, ce mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Selon le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui a présidé les travaux, cette session a permis d’examiner les rapports de l’exercice 2025 et le rapport du premier trimestre de l’année 2026. Pour lui, le FSP fait partie des choix stratégiques adoptés par le Burkina pour faire face au terrorisme.

En quatre ans d’existence, le FSP s’est imposé comme un instrument de la lutte contre le terrorisme en témoigne les performances financières enregistrées de 2023 à 2025. Les ressources mobilisées au cours des trois années écoulées s’élèvent à plus de 496 milliards de FCFA pour une prévision globale de 400 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 124,24 %. Cette performance, a expliqué le chef du gouvernement, est accompagnée d’avancées significatives sur le plan opérationnel, notamment le financement des dépenses de fonctionnement des volontaires pour la défense de la patrie, l’acquisition d’équipements stratégiques, la réalisation d’infrastructures structurantes.

« Les enseignements issus des trois années de mise en œuvre confirment qu’un mécanisme souverain, impulsé au plus haut niveau de l’Etat, reposant sur une gouvernance crédible et soutenue par une forte mobilisation citoyenne, constitue un levier structurant de résilience nationale », a-t-il indiqué. Le ministre de l’Economie et des Finances a confié, par ailleurs, que les résultats du premier trimestre de l’année 2026, confirme la consolidation de cette trajectoire ascendante. Les ressources en 2026, mobilisées à la date du 29 mars 2026, sont de 45 298 610 827 FCFA soit une progression de 22,65 % par rapport à la même période de l’année précédente, 2025 sur une prévision de 200 milliards CFA en 2026.

« Ce qui montre que nous sommes toujours sur la bonne tendance de bien suivre les orientations. Nous devons travailler à faire en sorte que les ressources identifiées puissent être collectées et travailler toujours à renforcer la gouvernance des fonds et le consolider au profit de la prise en charge des forces combattantes », a exhorté le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo .

Fleur BIRBA

Célestine KINI (stagiaire)