Vive la Révolution !

La proclamation de la Révolution progressiste et populaire par le capitaine Ibrahim Traoré a un an ! Cette révolution est en marche malgré les obstacles du parcours. Elle était d’ailleurs en marche depuis la prise de pouvoir du capitaine. Il suffit de se rappeler les décisions fortes prises à l’endroit des ex-puissances coloniales et des institutions à leur solde pour se rendre compte que le pouvoir n’était pas en balade de santé.

En effet, depuis son arrivée au pouvoir, le capitaine et ses compagnons de lutte ont fait des concepts de dignité et de souveraineté, le leitmotiv d’un combat aux allures de course à la montre. « Tout est urgent ! », cette exclamation à elle seule résume avec résonance le malaise perçant d’une société en agonie mais presque stoïque face aux enjeux suicidaires de sa faillite certaine.

« Tout est urgent » dénote de l’ampleur des défis à relever dans un pays longtemps gouverné à main levée dans une impréparation au pire et à l’innocence d’un enfant de cœur. C’est presque le couteau à la gorge et au milieu du précipice que le capitaine affronta les vents de face. Ça passe ou ça casse ! De l’assainissement des mentalités récidivistes au changement des comportements attentistes en passant par les ballets macabres du terrorisme, la priorité n’était plus dans le respect des convenances de la démocratie des libertés.

Elle était aux forceps dans l’efficacité de l’action politique. Si en droit, la forme tient le fond en l’état, en situation de crise sécurité aiguë, seul le fond donne du sens à la forme, parce que la survie n’a de prix que la vie ! Il a donc fallu proclamer la Révolution progressiste et populaire pour lever tout équivoque sur la tendance idéologique de la gouvernance nouvelle. « Nous ne sommes pas en démocratie ! », avait martelé le capitaine comme pour couper court aux doutes des uns et aux tergiversations des autres. Parce que la révolution ne commence pas avec des airs libertaires ; elle se déploie dans l’austérité pour se terminer avec la liberté.

La révolution est une mission contraignante pour le révolutionnaire lui-même. Plus qu’un sacerdoce, c’est un sacrifice qu’il consent à supporter avec l’espoir que l’abandon de soi à la cause aura un dénouement heureux pour tous, même pour ceux qui n’aiment pas la révolution. La révolution est une lutte impersonnelle menée pour une cause collective. C’est une lutte ingrate qui suscite des remous malgré la noblesse de l’idéal convoité. Les grands motifs de satisfaction d’une révolution sont l’éveil des consciences, le refus de la soumission à l’impérialisme sous toutes ses formes et la liberté de décider des choix légitimes de sa destinée.

Il suffit d’imaginer le Burkina Faso avant cette saillie révolutionnaire pour vite se pincer, sursauter et toucher du bois pour conjurer le mauvais œil. Il suffit de penser à Thomas Sankara et à ses quatre ans de Révolution démocratique et populaire pour se raviser que la seule source de développement est un triptyque : la vision, la volonté et le courage. Ces trois valeurs ne hantent que ceux qui veulent vraiment changer le monde même au prix de leur vie. Voilà pourquoi, certains héros restent gravés dans le temps au point d’inspirer toute l’humanité.

Personne ne peut rien contre un homme qui vit de ses idées et croit à ses actions comme on croirait en un dieu. Alors à quoi, cela sert-il de critiquer avec du venin le héros au point de lui attribuer tous les péchés d’Israël, si sa vision va au-delà de la hauteur d’une critique de mauvais aloi ? A quoi cela vaut-il si ses priorités volent plus haut que les tempêtes de verre pour retomber sur ses deux pieds avec la même vision ? Cette fois-ci, une bonne frange de l’opinion a compris que le Burkina Faso vise la lune et c’est tant pis pour ceux qui pataugent encore dans la fange de l’inertie.

Le Burkinabè conscient ne se contente plus de happer à la sauvette les menus fretins fétides des bas de page oubliés ; il ne se laisse plus berner par l’angle asocial des réseaux sociaux. Il y en a qui sont prêts à brûler ce pays pour éteindre les flammes de leur rancœur dans le brasier de la haine et de l’intolérance. Mais chaque Burkinabè doit regarder les hauts faits du terrain avant de se laisser emporter par des verres à moitié-vides dont la somme ne vaut même pas une gorgée de vérité. Vive la Révolution !

Clément ZONGO

Clmentzongo@yahoo.fr

Capital humain : le maillon manquant de la sécurité énergétique et de l’industrialisation de l’Afrique

À travers l’Afrique, les gouvernements et les investisseurs accélèrent les projets de construction ou de réhabilitation de raffineries, d’usines de traitement du gaz, de complexes pétrochimiques, de pipelines et de terminaux de stockage afin de stimuler l’industrialisation et de réduire les importations de carburants et de produits finis. Toutefois, à ce stade, le continent manque du capital humain qualifié nécessaire pour exploiter, gérer et pérenniser ces installations, et pour obtenir les résultats économiques attendus à long terme sans dépendre fortement des expatriés.

Le plus grand risque pour l’Afrique dans la quête de la sécurité énergétique n’est ni le financement, ni la technologie, ni les ressources naturelles. Il réside dans l’absence d’un vivier structuré de talents capables de gérer efficacement et de manière rentable les actifs industriels du continent. À mesure que l’Afrique développe ses infrastructures, elle doit parallèlement former de manière systématique les personnes qui les exploiteront avec succès dans les décennies à venir.

Le capital humain comme facteur de risque d’investissement

Les projets en aval sont généralement conçus avec des horizons d’investissement allant de 10 à 20 ans, voire plus. Ces actifs nécessitent des compétences hautement spécialisées en ingénierie, exploitation, gestion de la sécurité, conformité environnementale et systèmes numériques de surveillance. Cependant, les professionnels africains qui dirigent initialement ces projets peuvent partir à la retraite ou évoluer vers d’autres horizons en quelques années. Sans planification structurée de la relève et développement des compétences, rien ne garantit que la prochaine génération de professionnels africains disposera de l’expertise requise.

Ce défi est particulièrement visible dans le secteur du raffinage. Bien que l’Afrique détienne environ 8 % des réserves mondiales de pétrole, elle reste fortement dépendante des importations de produits pétroliers raffinés. De nombreuses raffineries fonctionnent en dessous des niveaux d’efficacité mondiaux, avec des taux d’utilisation d’environ 40 %, contre plus de 70 % au niveau mondial. Les arrêts d’unités pour des raisons opérationnelles y sont également plus fréquents.

Si le vieillissement des infrastructures et les contraintes financières sont des préoccupations majeures, la pénurie de compétences au sein de la main-d’œuvre opérationnelle constitue un facteur silencieux mais déterminant. L’exploitation des raffineries exige une expertise en optimisation des procédés, fiabilité des équipements, gestion de la sécurité et systèmes numériques complexes de contrôle. Lorsque ces compétences font défaut, l’efficacité diminue et les risques opérationnels augmentent.

Pour les investisseurs, cela crée une incertitude. Les projets énergétiques à forte intensité de capital reposent sur une capacité opérationnelle stable sur plusieurs décennies. En l’absence d’un vivier de talents durable, le risque perçu des investissements à long terme augmente considérablement. Autrement dit, le capital humain n’est pas seulement une question de main-d’œuvre : c’est un facteur de risque d’investissement.

Enseignements de la pandémie de COVID-19 et capacité locale

La pandémie de COVID-19 a illustré les risques liés à la dépendance aux compétences externes. Les restrictions de déplacement ont perturbé les chaînes d’approvisionnement et la mobilité des experts techniques, ralentissant ou arrêtant de nombreux projets énergétiques en Afrique. Les installations dépendantes d’ingénieurs expatriés ont eu du mal à maintenir leurs opérations.

En revanche, les projets reposant sur une forte expertise locale ont montré une plus grande résilience. Les opérations où les ingénieurs et techniciens africains étaient pleinement intégrés ont mieux résisté aux perturbations mondiales.

Le continent reste encore trop dépendant des quotas d’expatriés. Si le transfert de connaissances internationales demeure utile, la durabilité à long terme exige le développement de professionnels locaux maîtrisant à la fois les systèmes techniques et les réalités opérationnelles régionales.

Pour l’Afrique, il ne s’agit pas seulement de localisation de la main-d’œuvre, mais d’un impératif stratégique pour atteindre la souveraineté économique, la sécurité énergétique et la compétitivité industrielle.

Population jeune et paradoxe des compétences

L’un des plus grands atouts de l’Afrique est que près de 60 % de sa population a moins de 25 ans, constituant la plus grande réserve de main-d’œuvre émergente au monde. Avec une formation adéquate, cette génération pourrait être le socle de la transformation industrielle du continent. La transition énergétique mondiale devrait créer des millions d’emplois dans la production d’énergie, les infrastructures et la gestion numérique.

Cependant, sans investissements ciblés dans la formation et le renforcement des capacités, cet avantage démographique pourrait être perdu.

Malgré une population jeune et nombreuse, les entreprises africaines peinent à recruter des professionnels qualifiés dans des domaines techniques spécialisés. Plusieurs obstacles structurels expliquent ce paradoxe.

D’abord, les formations académiques ne correspondent pas toujours aux besoins de l’industrie, laissant de nombreux diplômés sans expérience pratique. Ensuite, il existe une pénurie de profils spécialisés, notamment en contrôle avancé des procédés, fiabilité des équipements et planification des arrêts d’unités. De plus, la fuite des cerveaux persiste, les talents migrent vers des marchés plus attractifs. Enfin, le manque de coordination entre universités, industrie et pouvoirs publics entraîne des initiatives fragmentées.

Le résultat est un cercle vicieux : les entreprises peinent à recruter, tandis que les diplômés peinent à trouver un emploi. Rompre ce cycle nécessite une collaboration systémique.

Intelligence artificielle et main-d’œuvre du futur

L’essor de l’intelligence artificielle et des technologies numériques ajoute une nouvelle dimension à ce défi. Les infrastructures énergétiques modernes reposent de plus en plus sur des systèmes numériques, la maintenance prédictive et l’analyse de données en temps réel.

Ces évolutions exigent des professionnels combinant compétences en ingénierie et en numérique. L’IA peut également soutenir le développement des compétences via des plateformes d’apprentissage adaptatif et des outils d’analyse des besoins en formation.

Cependant, elle entraîne aussi une hausse de la demande énergétique, notamment à travers les centres de données, posant de nouveaux défis environnementaux.

Les programmes de formation doivent donc intégrer ingénierie énergétique, analyse de données et durabilité environnementale.

Le rôle de l’ARDA dans le développement des compétences

Combler le déficit de compétences nécessite une collaboration étroite entre industrie, gouvernements et universités. L’ARDA joue un rôle clé en promouvant le développement du capital humain à l’échelle continentale.

À travers ses dialogues industriels, forums techniques et interactions avec les décideurs, l’ARDA encourage l’alignement entre formation académique et besoins opérationnels. Ses plateformes, notamment la conférence annuelle ARDA Week, réunissent régulateurs, opérateurs et chercheurs pour échanger sur les enjeux du secteur.

Des initiatives comme l’École de formation ARDA à Abidjan contribuent également à renforcer les capacités techniques nécessaires.

Les compagnies pétrolières, entreprises d’ingénierie et fournisseurs technologiques doivent collaborer avec les universités pour concevoir des programmes adaptés aux réalités industrielles. Des rotations professionnelles et des simulateurs avancés peuvent améliorer l’apprentissage pratique.

Le développement professionnel doit être continu, et non ponctuel. Il est aussi essentiel de promouvoir des pratiques efficaces de recrutement, de mentorat et de planification de la relève.

Les investisseurs doivent intégrer le développement des compétences dans leurs projets, et les entreprises doivent considérer la formation interne comme un levier stratégique au même titre que le financement ou la technologie.

À terme, l’objectif est de bâtir un réseau continental d’excellence technique capable de produire des professionnels compétitifs à l’échelle mondiale.

Sans investissement durable dans le capital humain, l’Afrique risque de construire des infrastructures qu’elle ne pourra ni exploiter pleinement ni développer. Mais avec des écosystèmes de formation solides, elle peut transformer son avantage démographique en atout stratégique.

Les industries ne façonnent pas les hommes — ce sont les hommes qui façonnent les industries. L’avenir industriel de l’Afrique dépend de cette réalité.

Anibor Kragha, Secrétaire exécutif,

Association africaine des raffineurs et distributeurs (ARDA)

Il a bénéficié de la clémence du Tribunal pour sa sincérité

Etudiant de nationalité ivoirienne, résidant au secteur 17 de Bobo-Dioulasso, B.I a comparu à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, le vendredi 27 mars 2026, pour des faits de vol de téléphones portables et de numéraire. Interrogé sur la paternité des faits qui lui sont reprochés, il a reconnu sans détour avoir profité de l’inattention de ses victimes pour soustraire leurs biens sur un chantier de construction où il était lui-même engagé comme manœuvre. Les éléments matériel et moral étant établis, le procureur du Faso près le TGI a demandé au Tribunal de le déclarer coupable des faits de vol. En répression, le parquet, au regard de sa constance depuis le début de la procédure et de son statut de délinquant primaire, a émis le vœu que l’étudiant bénéficie d’une chance pour lui permettre de bien se conduire. De ce fait, une (…)

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Kamélé FAYAMA

Yacouba BELEM

Journée d’exemplarité fiscale: le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, donne le bon exemple

Le ministère de la Justice a organisé une journée dédiée à l’exemplarité fiscale, le mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou. A l’occasion, le ministre, Rodrigue Bayala, a invité l’ensemble des travailleurs à s’acquitter de leurs obligations fiscales.

Le ministère de la Justice veut promouvoir l’exemplarité fiscale au sein du département. C’est pourquoi, il a organisé ce mardi 31 mars 2026 à Ouagadougou, une journée dédiée à l’exemplarité fiscale à l’endroit de l’ensemble de son personnel. A cet effet, une équipe mobile de la direction générale des impôts a été déployée pour permettre aux agents d’effectuer le paiement de leurs impôts sur place.

Les impôts concernés par cette opération sont notamment la taxe de résidence, la taxe sur les véhicules à moteur, celle sur les armes, l’impot sur les revenus fonciers et la contribution foncière applicable aux propriétés bâties et non bâties. Et c’est le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, qui a donné le top départ en s’acquittant de ses taxes fiscales à hauteur de 56 000 F CFA.

Il a salué cette initiative qui vise à encourager les agents à s’acquitter de leurs obligations fiscales. Il les a, de ce fait, invités à être des citoyens exemplaires en payant leurs taxes et impôts.

A travers l’organisation de cette journée, a indiqué le ministre Bayala, son département entend renforcer la contribution des agents au financement des services publics et en même temps réitérer l’engagement fiscal en son sein. Il a rappelé, en outre, que cette journée s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de ressources financières afin de soutenir les actions de développement au Burkina Faso.

Adama SEDGO

Patricia TAONSGO

(Stagiaire)

An I de la proclamation de la Révolution progressiste populaire: l’abécédaire du révolutionnaire, selon le président du Faso

Dans son message lors de la cérémonie de montée des couleurs, 1er avril 2026, le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a rappelé les valeurs qui doivent guider les Burkinabè dans leurs actions, leurs actes et leurs comportements. Il a dressé le portrait du révolutionnaire qui repose principalement sur trois qualités nécessaires et indispensables.

La première qualité évoquée par le capitaine Ibrahim Traoré est l’amour. « Le révolutionnaire est celui qui a l’amour de sa Patrie et l’amour des peuples épris de paix et de justice », indique le chef de l’Etat. Il précise que tout Burkinabè doit, dans son comportement, dans son langage, par ses actes, prêcher l’amour autour de lui, autour de sa communauté et surtout avec ses compatriotes. La deuxième valeur prêchée par le président du Faso est la recherche de la connaissance. « Un ignorant ne peut pas être révolutionnaire. Quelqu’un qui stagne, qui est borné, ne peut pas être révolutionnaire.

Le révolutionnaire cherche la connaissance, parce que c’est par la connaissance qu’on révolutionne nos vies », soutient le chef de l’Etat.  La troisième valeur, selon lui, est la fermeté face à l’oppresseur. « Le révolutionnaire s’oppose fermement à l’oppresseur. Il s’oppose fermement à celui qui cherche à dominer. Il s’oppose à l’impérialisme », ajoute le capitaine Traoré. Le président du Faso a également saisi la tribune de cette cérémonie aux couleurs nationales pour annoncer la sortie prochaine du Manifeste de la Révolution.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: les conférences sur le civisme et la citoyenneté lancées

Le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, a présidé le lancement officiel des conférences sur le civisme et la citoyenneté dans les écoles et universités, le mercredi 1er avril 2026 à Ouagadougou, dans le cadre de la première édition des JEPPC.

Le lancement officiel des conférences sur le civisme et la citoyenneté dans les écoles et universités, qui se veulent un appel à renforcer la citoyenneté en milieu éducatif, a eu lieu, mercredi 1er avril 2026, à Ouagadougou au lycée municipal Rimvougré. Pour le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’édition 2026 de la première phase des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Placées sur le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté », ces journées visent à promouvoir la consommation des produits « made in Burkina ». M. Bayala a souligné que ce lancement marque le départ de 30 conférences qui seront organisées sur l’ensemble du territoire dont 6 dans la région du Kadiogo. Il a invité les élèves à s’impliquer davantage dans des initiatives concrètes telles que les jardins scolaires. Le ministre de la justice a également remercié l’ensemble des acteurs du système éducatif pour leurs efforts fournis en faveur d’une éducation de qualité.

Le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Moumouni Zoungrana, par ailleurs parrain de la cérémonie, a rappelé aux élèves leur rôle fondamental dans la construction du Burkina. « Le bon citoyen c’est celui qui respecte les textes de son pays », a-t-il ajouté. La proviseure du lycée municipal Rimvougré, Yaï Aminata Marie Nagoulé, a exprimé aux autorités sa gratitude pour le choix porté sur son établissement pour la cérémonie de lancement des conférences en faveur des jeunes. Elle a rappelé que l’éducation est indispensable pour une société souveraine et prospère. « L’indépendance ne saurait être effective sans notre indépendance sur le plan alimentaire », a-t-elle poursuivi. Mme Nagoulé a réaffirmé son engagement à inculquer aux élèves, les valeurs de patriotisme et d’engagement citoyenne.

Nadège YE

Patricia TAONSGO

(Stagiaire)

Promotion de l’entrepreneuriat communautaire: l’APEC et la Banque agricole du Faso renforcent leur collaboration

L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire a effectué, le mardi 31 mars 2026, une visite d’échanges autour de l’actionnariat populaire, à la Banque agricole du Faso, à Ouagadougou.

Renforcer la synergie entre les institutions financières et les initiatives d’entrepreneuriat communautaire. C’est dans cette optique que l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) a échangé, le 31 mars 2026, à Ouagadougou, avec les responsables et agents de la Banque agricole du Faso (BADF). Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de mobilisation des acteurs du secteur bancaire autour de l’actionnariat populaire et du financement endogène du développement.

La rencontre a permis de présenter aux collaborateurs de la BADF les mécanismes et les enjeux de l’actionnariat populaire prôné par l’APEC, en vue de susciter leur adhésion et leur participation active. Pour le directeur général de la Banque agricole du Faso, Mahamadi Sougrinoma Zoromé, cette visite traduit la solidité d’un partenariat déjà ancien entre les deux structures. « L’APEC a toujours été un partenaire privilégié pour les acteurs qui souhaitent le développement de notre pays. Nous avons fait le choix de nous développer par nous-mêmes, avec nos propres moyens », a-t-il affirmé.

Selon lui, l’accompagnement de l’APEC constitue également une opportunité pour le secteur bancaire. « La banque a besoin d’une clientèle dynamique. En soutenant l’APEC, nous contribuons à faire émerger des entreprises solides, capables de générer des emplois et de renforcer notre portefeuille client », a-t-il expliqué. M. Zoromé a insisté sur la nécessité pour les Burkinabè de s’investir dans leur propre économie, plutôt que de chercher ailleurs des modèles de réussite. « Ce qui est intéressant avec l’APEC, c’est que nous sommes dans le concret. Les investissements réalisés sont visibles sur le terrain », a-t-il souligné.

De son côté, le directeur général de l’APEC, Karim Traoré, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans une stratégie de communication de proximité visant les secteurs clés de l’économie nationale. « Le secteur bancaire est stratégique. Il regroupe des acteurs bien informés et constitue un levier important pour la mobilisation de l’actionnariat populaire », a-t-il déclaré. Le DG de l’APEC a également salué la mobilisation des agents de la Banque agricole du Faso, qu’il considère comme un signe d’intérêt pour l’initiative.

« Chaque collaborateur est un souscripteur potentiel. Il est donc essentiel de leur expliquer le fonctionnement du modèle économique et les retombées attendues », a-t-il ajouté. Selon lui, l’objectif est de rassurer les potentiels souscripteurs sur l’utilisation des fonds mobilisés, tout en mettant en avant les bénéfices à court et long termes. « Les entreprises communautaires vont générer des emplois dans l’immédiat, puis produire des excédents financiers à moyen terme, permettant ainsi le versement de dividendes », a-t-il expliqué.

Gustave KONATE

(Collaborateur)

Le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso: « Nous devons être la flamme qui doit illuminer les esprits des autres Africains »

Dans le cadre de la première phase 2026 des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, le mercredi 1er avril 2026, la cérémonie de montée des couleurs au Palais de Koulouba. A cette occasion de l’An I de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP), le chef de l’Etat a adressé un message à ses compatriotes. Nous vous le proposons en intégralité.

Bonjour camarades !

Cela fait un an jour pour jour que nous proclamions, ici même, la Révolution Progressiste Populaire. Cela s’était déroulé pendant les Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

Cette année, Dieu a voulu que nous célébrions cette proclamation pendant les mêmes Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Certes, le thème de l’année dernière portait sur l’ordre et la discipline. Cette année, le thème est plus orienté vers le « Consommons local ». 

Mais, en tout état de cause, l’ordre et la discipline restent le socle et la force d’une révolution. Aucune révolution ne réussit dans le désordre, dans l’anarchie et dans l’indiscipline. Et la révolution est plus qu’une nécessité ; c’est une nécessité impérieuse pour nous.

Aucune Nation, surtout les moins développées en Afrique, ne peut prétendre se mettre sur le chemin du développement si ce n’est que par la révolution. C’est pourquoi je dis que la révolution est une nécessité impérieuse pour nous. Et d’aucuns se poseront des questions : qu’est-ce que c’est que la révolution, surtout notre Révolution Progressiste Populaire ?

Certes, depuis plus d’un an, plusieurs personnes ont fait des efforts pour enseigner, pour véhiculer l’idéologie ; mais nous avons décidé de produire un Manifeste qui sera disponible dans les jours à venir, dans lequel sont inscrites les grandes lignes de notre Révolution en ce qui concerne plusieurs domaines sociaux de notre Patrie. Mais au-delà de tout cela, le révolutionnaire est quelqu’un qui doit avoir plusieurs qualités. Ce n’est pas l’homme parfait, mais il doit avoir plusieurs qualités. Tellement de qualités que je vais m’appesantir sur trois grandes qualités qu’un révolutionnaire doit avoir.

Le révolutionnaire est celui qui a l’amour de sa Patrie et l’amour des peuples épris de paix et de justice. Et pour avoir l’amour de sa Patrie, vous devriez aimer tous ceux qui vivent avec vous.

Du moment où vous n’êtes pas isolé dans une forêt ou dans un désert, tout seul, sans un être humain à côté, vous devriez, dans vos comportements, dans votre langage, par vos actes, prêcher l’amour autour de vous, autour de votre communauté et surtout avec vos compatriotes. Et par-delà tout, vous devriez aimer tous les peuples du monde épris de paix et de justice. Et qui parle d’amour donc autour de soi, cultive forcément la solidarité, l’entraide et la paix. Ce sont des valeurs qu’un révolutionnaire doit incarner.

Ensuite, un révolutionnaire doit chercher la connaissance. Un ignorant ne peut pas être révolutionnaire. Quelqu’un qui stagne, qui est borné, ne peut pas être révolutionnaire. Le révolutionnaire cherche la connaissance, parce que c’est par la connaissance qu’on révolutionne nos vies. Le révolutionnaire doit chercher à connaître l’histoire, ses racines, ses aïeux, ses ancêtres, d’où est-ce qu’ils viennent, quelle a été l’interaction entre ses aïeux et le reste du monde.

Le révolutionnaire doit analyser froidement le présent, les actes et les comportements de tous les peuples du monde, les dirigeants du monde, bien analyser le présent et comprendre comment il doit se comporter dans le futur. C’est pourquoi je dis souvent que le révolutionnaire est celui-là qui cherche à connaître l’histoire, qui croise les données de l’histoire avec le présent pour pouvoir se projeter dans le futur. Tant que vous n’avez pas cette capacité de chercher la connaissance de votre identité, de vos sources, de vos racines, d’analyser froidement le présent sans émotion, vous ne pourrez pas vous projeter dans le futur, parce que vous ne comprendrez jamais le monde.

Et le révolutionnaire, c’est celui-là qui cherche tout type de connaissances. A travers ce que nous faisons tous les jours, ce que nous mangeons, nous devrions chercher à avoir la connaissance scientifique pour reproduire ce que les autres, peut-être, ont déjà cherché et trouvé, ou cherché à créer pour pouvoir donc participer à la vie de notre Nation, pour pouvoir faciliter la vie de nos concitoyens. Donc, coûte que coûte, un révolutionnaire doit chercher la connaissance, qu’elle soit idéologique, politique, philosophique ou scientifique.

Le révolutionnaire, en tout état de cause, ne doit pas être un ignorant. Si vous êtes un vendeur de lunettes ou que vous portez des lunettes, en tant que révolutionnaire, vous devriez donc réfléchir à fabriquer ces lunettes ici. Si vous portez des souliers importés, en tant que révolutionnaire, vous devriez trouver les cordonniers et tous ceux qui vendent ces souliers pour qu’on puisse en fabriquer ici.

Si vous êtes révolutionnaire et que vous portez une arme, vous devriez coûte que coûte chercher à fabriquer l’arme ici. C’est ça l’esprit de révolutionner.

Et enfin, je dirais, parmi ses qualités, que le révolutionnaire est cette personne-là qui, par-delà l’amour qu’il doit avoir autour de lui-même, par-delà la connaissance qu’il doit chercher, reste ferme face au peuple ou aux dirigeants qui cherchent à l’opprimer. Le révolutionnaire s’oppose fermement à l’oppresseur. Il s’oppose fermement à celui qui cherche à dominer. Il s’oppose à l’impérialisme. Le révolutionnaire s’oppose à celui qui n’aime pas sa Patrie. Le révolutionnaire ne peut pas aimer un traître. C’est une réalité. Et le révolutionnaire combat ces impérialistes et ces traîtres à travers, d’abord et surtout, la force des idées, la force des arguments. Et comment avoir la force des idées et des arguments ? C’est à travers la connaissance qu’il cherche et acquiert avant de passer à toute autre forme de combat.

Etre révolutionnaire n’est pas chose aisée. Ça ne se proclame pas. C’est autour de vous, par vos comportements et vos actes, qu’on pourra vous définir révolutionnaire. Un révolutionnaire ne reste pas sur des sujets superflus, sans chercher à connaître, à comprendre avant de se prononcer.

Les réactions épidermiques ne sont pas révolutionnaires. Les réactions dans l’émotion face à certains sujets ne sont pas révolutionnaires. C’est un état d’esprit qui doit nous amener à sortir de notre sous-développement, changer nos vies, améliorer nos conditions de vie et participer à l’amélioration des conditions de vie de tous ceux qui vivent autour de nous que nous prétendons aimer.

Partout, nous devons chercher à faire la révolution, à l’image de nos Forces combattantes qui sont révolutionnaires. Depuis le début, nous avons été approchés par plusieurs armées pour nous aider avec des combattants dans cette lutte implacable contre le terrorisme. Mais par nos valeurs intrinsèques, nous avions dit non ; nous allons combattre en Burkinabè.

Et de passage, je salue tous ces amis du Burkina Faso qui ont bien voulu nous aider dans cette lutte. Mais par cette capacité révolutionnaire de nos Forces combattantes, nous avons décidé de nous battre en Burkinabè. Et aujourd’hui, nous sommes en train de gagner le pari.

Les Forces combattantes évoluent bien sur le terrain, reconquièrent le terrain qui était le sanctuaire de l’ennemi. Nous les observons fuir avec leurs familles, mais nous leur avons dit en fin d’année, à ces ennemis, que le message a bien changé. Fuir le Burkina Faso ou mourir, aucune forêt ne sera une cachette. Les forêts seront des fournaises pour eux. Ceux qui s’entêteront à rester sur le sol burkinabè, à vouloir tuer les Burkinabè, n’auront qu’un seul sort, ils serviront de repas à nos charognards. Nous allons les combattre.

Pour les plus malins qui nous entendent encore, il est temps de déposer leurs armes et fuir le Burkina Faso. Ou à défaut, qu’ils s’attendent à croiser le fer avec nos Forces armées qui vont les écraser. Nous évoluons bien et tous les jours que Dieu fait, nous avançons.

Nous sommes en train de reconquérir le terrain au fur et à mesure. Et dans plusieurs zones, nous sommes à nos frontières et nous nous sommes installés. Que tout le monde dans l’administration, dans toutes les sphères, soit révolutionnaire comme nos Forces combattantes.

Dans vos manières de faire de tous les jours, vous devrez apporter des idées nouvelles qui doivent innover. Si vous continuiez à faire ce que nous avons l’habitude de faire depuis des décennies et vous vous attendez à un résultat nouveau, c’est que vous êtes fous, comme dirait quelqu’un. Changez de méthode, révolutionnez vos vies, révolutionnez vos manières de faire, proposez de nouvelles idées ! C’est en cela que nous réussirons le pari de notre développement.

Eloignez-vous de tous ceux qui veulent vous décourager ! Eloignez-vous de tous ceux qui n’aiment pas cette Patrie, qui ne croient pas en cette Patrie ! Et faites attention et méfiez-vous surtout de ces individus esclaves dans la tête ! Ils sont généralement traîtres, démotivants, paresseux. Eloignez-vous de ces individus ! Soyez des révolutionnaires !

Soyez des révolutionnaires tous les jours et partout où vous êtes, dans tout ce que vous faites. Innovez, apportez du nouveau pour le bien-être de votre communauté, de ceux-là que vous aimez le plus, c’est-à-dire vos compatriotes, et participez aussi par amour au bien-être de tous les Peuples épris de paix et de justice ! Parce que, je l’ai dit, le révolutionnaire, il combattra les Peuples oppresseurs, il combattra tous ceux qui cherchent à nous dominer.

Soyez fiers d’être ceux-là qui écrivent l’histoire de la Révolution du Burkina Faso, dans une Afrique plongée dans le sombre destin de la démocratie importée de ces impérialistes ! Nous devons être la flamme qui doit illuminer les esprits des autres Africains pour emprunter le chemin de la révolution pour qu’ensemble, nous puissions donner un souffle nouveau à notre Afrique, voir l’Afrique rayonner dans ce monde qui cherche à nous plonger toujours dans les ténèbres.

Je vous souhaite donc un très bon début de trimestre, et surtout que ce trimestre soit encore plus révolutionnaire que le trimestre passé, et que l’année en cours soit plus révolutionnaire que l’année passée.

Bonne chance à tous ! Que Dieu bénisse notre Patrie ! Que Dieu bénisse nos Forces combattantes sur le terrain et les protège dans leur mission exaltante de la conquête de notre territoire national !

Vive nos Forces armées nationales !

Vive le Burkina Faso !

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !

Le capitaine Ibrahim Traoré,

Président du Faso,

Chef de l’Etat

Un « Burkindlim » en action

Le Burkina Faso s’est résolument engagé à prôner sa souveraineté économique par le célèbre mot d’ordre que revêt les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Un référentiel lui-même moulé et intégré dans la Révolution populaire progressiste (RPP) en marche au Pays des Hommes intègres. Cette initiative articulée en plusieurs phases, veut remettre le citoyen burkinabè au cœur de son propre développement.

La phase actuelle des JEPPC met l’accent sur le : « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons » comme l’a proclamé le camarade Président Thomas Sankara sous la Révolution démocratique et populaire (RDP) afin de valoriser les ressources locales, réduire la dépendance aux importations et affirmer une identité culturelle défendue. En effet, face au grand bouleversement de l’ordre mondial, les JEPPC instituées par le capitaine Président Ibrahim Traoré, visent à enrayer l’érosion des valeurs civiques et à renforcer la cohésion sociale, notamment face aux défis sécuritaires avec en ligne de mire la mobilisation de la population autour du civisme, de l’intégrité, de l’ordre, de la discipline, et du patriotisme.

Sa mise en œuvre opérationnelle débutée depuis 2023, a fondamentalement contribué à l’éveil des consciences populaires, à la promotion de la culture burkinabè, au renforcement du tissu social. A ce jour, les JEPPC sont une initiative novatrice qui a pris les allures d’un programme de développement endogène intégré. Son objectif, propulser un peuple longtemps resté passif et en marge de son essor à se mettre débout et à s’engager dans l’action, à observer un sursaut collectif afin de dessiner par lui-même les contours de son développement comme il le souhaite sans influence extérieure.

Cet élan de bâtir le Burkina Faso par les Burkinabè en première ligne est déjà ancrée dans les habitudes du peuple. Les résultats de éditions antérieures le démontrent amplement que la fibre patriotique du Burkinabè a gagné en valeur ajoutée.  Et pour la phase actuelle des JEPPC, le gouvernement a choisi d’orienter le message vers la souveraineté économique et alimentaire. L’accent est mis sur un idéal qu’est : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ». Une orientation qui répond à plusieurs impératifs stratégiques.

D’abord, à voir de plus près, il s’agit de réduire la dépendance vis-à-vis des importations en soutenant davantage les producteurs nationaux. Ensuite, la politique interne vise à stimuler l’économie intérieure en renforçant les circuits locaux de transformation et de distribution. Cette démarche va aider à valoriser à plus d’un titre le monde rural, et le secteur informel tous considérés comme les socles essentiels de l’économie nationale. Mieux, il va sans dire que le protocole de développement introduit par les plus hautes autorités forge un levier sûr de création d’emplois et de revenus, notamment pour les jeunes et les femmes, fortement impliqués dans les activités agricoles, commerciales et de transformation agroalimentaire.

Mais au-delà de l’économie, il s’agit aussi d’un enjeu culturel dans la mesure où la promotion des mets locaux revient à affirmer une identité propre au Burkina Faso, un savoir-faire culinaire et gastronomique du terroir. Ce qui va contribuer également à préserver des savoir-faire endogènes hérités depuis les temps anciens. Le référentiel « Consommer burkinabè » ne relève plus d’un simple choix, il est avant tout et surtout un acte de patriotisme, un acte de responsabilité assumé, un acte de souveraineté retrouvé, et une valeur identitaire d’un peuple résilient artisan de son propre développement.

Ce qui justifie l’engouement autour de l’idéal JEPPC avec un vaste programme d’activités alliant montée des couleurs nationales, accompagnée de l’exécution du Ditanyè en langues nationales, port des tenues traditionnelles (Faso Dan Fani et le Koko Donda), journées de salubrité, des opérations de don de sang, conférences et activités de sensibilisation en milieu scolaire pour renforcer l’éducation civique auprès des jeunes générations. De tous les temps les JEPPC sont en train de réussir une transformation radicale des mentalités pour accoucher un Burkinabè probe, intègre, discipliné et artisan engagé de son propre développement.

Wanlé Gérard COULIBALY