Le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso: « La lutte pour la souveraineté et l’indépendance totale est le moteur de notre combat »

A la faveur du 1er anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP), le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a accordé une interview à la presse nationale et internationale, le jeudi 2 avril 2026, au Palais présidentiel de Koulouba. Durant plus de deux heures, le chef de l’Etat, sans langue de bois, a abordé divers sujets dans le domaine sécuritaire, économique, social … Il n’a pas non plus occulté l’actualité internationale et des questions qui touchent la Confédération des Etats du Sahel (AES).

L’armée du Burkina continue sa progression pour la libération totale du pays. C’est ce qu’a précisé le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors de ses échanges avec la presse nationale et internationale, le jeudi 2 avril 2026, au palais présidentiel de Koulouba. Dans la franchise qu’on lui connait, le chef de l’Etat a fait savoir que l’armée burkinabè n’est plus sous le joug d’une quelconque puissance. Ce qui lui a permis de remporter d’importantes victoires sur le front de la lutte contre le terrorisme. « Nous avons quitté ce carcan. Nos unités ont conquis beaucoup de localités en allant au nord de Djibo. Ces localités qui ont été perdues pendant bientôt 10 ans telles que Baraboulé, bien au-delà jusqu’à Petecoli. Nos unités les ont reconquises au bout d’âpres batailles. Ils y sont installés », a-t-il affirmé. Il a fait savoir qu’à l’Est également, les forces combattantes ont progressé en allant vers la frontière béninoise, notamment les villes carrefour telles que Nadiagou … qui ont été conquises et sont sous contrôle. « Nous progressons ainsi de victoire en victoire », a-t-il insisté.

S’exprimant sur le retour des déplacés internes, le président du Faso a précisé que le nombre de PDI va décroissant. « Les chiffres sont assez claires. Il y a quelques années, nous étions a près de 2 millions de PDI. Aujourd’hui, nous avons moins d’un million. D’ici le mois de mai ou juin 2026, il y aura très peu de PDI », a-t-il affirmé. L’érection des VDP en une armée a aussi été abordée. Sur ce point, le capitaine Ibrahim Traoré a expliqué que la BVDP a été érigée en armée parce qu’elle le méritait. « Il y a beaucoup de zones qui étaient des zones rouges en 2022. Grâce aux VDP, après 3 ans, ces zones sont devenues totalement vertes », a-t-il dit. Désormais, selon lui, « il fallait leur donner une autonomie de fonctionnement et surtout celle de manœuvre parce qu’ils ont des missions spécifiques dans la mission globale des forces armées ».

La question que tant d’Africains se posent sur l’albinos et l’hiver noirs est revenue dans les échanges. « L’albinos noir concerne le Burkina et c’est une bonne nouvelle qui concerne notre patrie. Elle arrive. Pour l’hiver noire, le vent a commencé à souffler. Les plus avertis comprendront. Nous ne pouvons pas l’éviter si nous, chefs d’Etat, continuons à nous comporter ainsi en Afrique », a clarifié le capitaine Traoré.

Le Togo, un partenaire plus que stratégique

A quand la fin de la guerre ? Très optimiste, il a signifié que le rythme auquel l’armée avance depuis novembre dernier, lui permet de dire que « nous ne sommes plus trop loin de la fin du terrorisme ». « Le plus important pour nous, c’était de changer totalement la manœuvre, d’éviter de faire ce qu’on avait l’habitude de faire depuis 8, 10 ans. Nous avons développé un autre outil. Lorsque nous l’avons testé, il est performant. Ce qui nous permet de partir dans des zones qui étaient comme des zones sanctuaires. Il y a une phase très importante qui arrive pour empêcher les infiltrations après la reconquête des zones », a insisté le chef de l’Etat.

Sur la question de la vision actuelle du Burkina Faso, le chef de l’Etat a été on ne peut plus clair. « Notre pays a été colonisé comme beaucoup de pays africains, mais aujourd’hui, nous sommes en train de nous exprimer … La lutte pour la souveraineté et l’indépendance totale est le moteur de notre combat ».

A propos des relations de la Confédération AES avec le Togo, le capitaine Traoré estime que ce pays est un partenaire plus que stratégique, un pays frère. « Dans la lutte contre le terrorisme, la coopération est très étroite. Il faut s’en féliciter. Nous sommes au-delà de ce qu’on peut imaginer. Pour les deux armées, les réponses de l’une à l’autre et les planifications ne sont plus au niveau étatique. Ce n’est pas comme de par le passé où quand un avion burkinabè ou togolais doit intervenir sur le territoire de l’autre, il fallait qu’on appelle jusqu’à la présidence pour avoir les autorisations de franchir la frontière. C’est au niveau local. Ce n’est même pas l’Etat-major », a-t-il détaillé.

En lien avec les tentatives de coups d’Etat contre sa personne, le chef de l’Etat a estimé que ceux qui veulent le voir disparaitre ne sont rien d’autres que « les esclaves de salon, ceux qui vendent l’Afrique et qui ne veulent pas que l’Afrique soit libre ». Concernant les accusations de certains chefs d’Etat voisins qui soutiennent ces tentatives de déstabilisation, le président du Faso a soutenu que la « désescalade » dépend d’eux. « Il n’y a pas de désescalade possible tant que les mentalités restent telles. Il y a des gens, chaque mois ou chaque deux mois, il faut qu’ils aillent recevoir des ordres à Paris. Ils ne sont pas libres », a-t-il regretté.

Interrogé sur l’efficacité du soutien de la Russie dans la lutte contre le terrorisme, il a précisé que la Russie avait souhaité un accompagnement total du Burkina dans la lutte contre le terrorisme, y compris le déploiement des troupes. « Mais, j’ai dit que nous sommes des Burkinabè. Personne ne viendra se battre pour nous. Tout ce qu’on fait avec la Russie, si on a besoin d’équipement pour acheter, la Russie a ouvert les portes. Déjà, c’est un acquis majeur parce que beaucoup de pays occidentaux ont refusé de nous vendre les équipements. De plus, avec la Russie, nous partageons beaucoup d’expériences de combat, parce qu’ils sont en guerre et nous aussi … A part cela, personne ne nous aide. Ce sont des soldats burkinabè qui se battent et qui reconquièrent le terrain », a-t-il soutenu.

Synthèse de la rédaction

Pâques: l’espérance a un visage

Dans un monde traversé par les crises, les incertitudes et les peurs, la fête de Pâques surgit comme une respiration. Elle rappelle une vérité essentielle : l’espérance n’est pas une idée vague ni une abstraction. Elle a un visage, celui du Christ ressuscité. Et ce visage continue d’éclairer les existences, bien au-delà des murs des églises.

La victoire de la vie sur la mort Chaque année, des millions de chrétiens célèbrent Pâques, cœur battant de leur foi. Le message est universel : la vie triomphe de la mort, l’amour dépasse la haine. Mais cette fête ne se limite pas à une dimension religieuse. Elle invite chacun, croyant ou non, à reconnaître les signes d’espérance qui jalonnent le quotidien : un geste de solidarité, un pardon accordé, une main tendue vers plus fragile que soi, un effort pour la cohésion sociale. Ces petites résurrections, discrètes mais réelles, donnent chair à l’espérance et rappellent que l’avenir se construit par des actes concrets, par la confiance partagée, par la lumière qui jaillit même au cœur des ténèbres.

La résurrection, fondement de l’espérance chrétienne Au centre de Pâques, il y a la proclamation de la résurrection du Christ. Non pas une idée abstraite, mais une promesse vivante : l’amour de Dieu est plus fort que la mort. Dans un monde marqué par l’incertitude, cette annonce résonne comme une certitude à accueillir. Elle invite à une conversion du regard : passer des ténèbres à la lumière, du désespoir à la joie. Pâques n’est pas seulement un souvenir d’un événement ancien, mais une expérience intérieure qui transforme aujourd’hui. Elle rappelle que l’espérance n’est pas une illusion, mais une réalité qui se vit et se partage.

Le kérygme, cœur de la foi Le kérygme chrétien, cette annonce joyeuse et fondamentale, se résume en une phrase : « Jésus est ressuscité ». C’est le noyau de toute prédication, catéchèse et mission. A Pâques, ce message est proclamé avec force : Jésus est vivant, il sauve, et il appelle chacun à marcher avec lui. Les symboles pascals – le cierge qui illumine la nuit, le grain de blé qui meurt pour porter du fruit, l’eau baptismale qui régénère – deviennent autant de pédagogies vivantes. Pour les catéchumènes, c’est le passage décisif : entrer dans la vie nouvelle par le baptême, signe que la résurrection n’est pas seulement un événement du passé, mais une réalité qui transforme le présent. Une fête qui embrase la communauté Pâques est aussi un élan collectif.

Elle embrase les communautés dans une liturgie vibrante de chants, de gestes et de symboles qui font jaillir la joie. Mais cette joie ne reste pas enfermée dans les murs des églises : elle propulse les croyants vers le monde, les envoyant en mission. Témoigner de la résurrection, c’est choisir la solidarité, le service et la fraternité comme style de vie. La résurrection n’est pas un instant figé : elle est un chemin. C’est pourquoi la pastorale pascale se déploie sur cinquante jours, jusqu’à la Pentecôte, comme une marche continue vers la lumière. Des visages d’espérance au quotidien

Au-delà des rites et des célébrations, Pâques pose une question brûlante : quel visage d’espérance voulons-nous offrir au monde ? Un sourire, une parole de réconfort, une présence fidèle … Autant de signes qui, ensemble, dessinent un horizon nouveau. Dans nos milieux de vie et notre environnement, ces gestes simples deviennent autant de petites résurrections. Ils rappellent que l’espérance n’est pas une théorie, mais une pratique quotidienne. Elle se construit dans la solidarité, dans le pardon, dans l’attention portée aux plus vulnérables, dans le bon et le bien vivre-ensemble. L’espérance chrétienne n’est pas naïveté …

A l’heure où les sociétés sont secouées par les crises économiques, sociales politiques ou militaires, Pâques rappelle que l’avenir ne se bâtit pas sur la peur mais sur la confiance. La lumière pascale n’efface pas les ténèbres, mais elle les transfigure. Elle invite à croire que, même au cœur des épreuves, une vie nouvelle peut surgir. L’espérance chrétienne n’est pas naïveté : elle est résistance. Résistance à la fatalité, résistance à la haine, résistance au désespoir. Elle affirme que la vie est plus forte, que l’amour est plus grand, que l’avenir est ouvert. Pâques n’est pas seulement une fête religieuse : c’est une proclamation universelle.

Elle dit que l’espérance a un visage, celui du Christ ressuscité, mais aussi celui de chaque homme et chaque femme qui choisit de croire en la vie, de tendre la main, de bâtir la paix. Dans un monde en quête de repères, Pâques rappelle que l’espérance n’est pas une abstraction : elle est incarnée, elle est vécue, elle est partagée. Et c’est peut-être là son message le plus percutant : l’espérance n’est pas un mot, elle est un visage.

Paul DAH Dircom des CERAO (Abidjan, RCI)

Détournement d’engrais en 2024 à Fada N’Gourma: le procès des présumés auteurs renvoyé à aujourd’hui

Le procès des présumés auteurs du détournement d’engrais en 2024, ouvert hier jeudi 2 avril 2026, au Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma, a été renvoyé à ce vendredi 3 avril 2026. Ce report de 24 heures fait suite à une requête de certains accusés, souhaitant s’attacher les services d’un conseil, et vise également à permettre au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) de se faire représenter par un avocat.

L’affaire « détournement massif d’engrais en 2024 » est inscrite au rôle de la 2e session spéciale de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma qui se tient, du 30 mars au 8 avril 2026. A peine ouvert, hier jeudi 2 avril 2026, le procès a été renvoyé au lendemain 3 avril. Ce report de 24 heures fait suite à une requête de certains accusés qui ont sollicité un délai afin de s’attacher les services d’un conseil. Dans les faits, certains avocats annoncés étaient absents, tandis que d’autres accusés n’en disposaient pas encore.

Selon le procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, toutes les parties avaient pourtant été régulièrement convoquées depuis près de trois semaines. « Les accusés et leurs conseils ont accusé réception des convocations. Il est surprenant qu’en pleine session spéciale, un avocat sollicite un renvoi pour être présent », a-t-il commenté. Le renvoi du dossier vise également à permettre au Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC), constitué partie civile, de se faire représenter par un avocat. Représenté à l’audience par un mandataire muni d’une procuration, le REN-LAC n’était accompagné d’aucun conseil.

Ce que certains avocats de la défense ont immédiatement relevé comme un vice de forme. Me Bali Bazemo a invoqué, à cet effet, le règlement n°05/2014/CM/UEMOA du 25 septembre 2014 qui dispose qu’une personne morale ne peut ester en justice sans l’assistance ou la représentation d’un avocat. Un argument partagé par Me Herman Sankara, pour qui la question relève du « pur droit ». Au sens du parquet, le Code de procédure pénale burkinabè n’impose pas l’assistance obligatoire d’un avocat pour un accusé en matière criminelle, encore moins pour une partie civile, fut-elle personne morale. Me Bazongo a toutefois relevé que cette disposition ne précise nullement qu’une personne morale, présente en qualité de partie civile, peut se passer d’un conseil.

Une disposition qui n’est d’ailleurs pas au-dessus du règlement communautaire, a-t-il soutenu. Un délai jugé trop court Le président de la chambre criminelle a indiqué que le dossier est au rôle d’une session spéciale, tenue dans un délai strict. Il a précisé qu’à l’issue du renvoi, si les accusés et le REN-LAC ne se sont toujours pas fait représenter par un conseil, la chambre « en avisera ». Si les avocats ne s’opposent pas à la décision de la chambre, certains estiment néanmoins que le délai de 24 heures demeure insuffisant. « Objectivement, ce temps est trop court pour qu’un avocat, nouvellement engagé, puisse prendre connaissance d’un dossier aussi volumineux et défendre utilement son client », a fait observer Me Sankara.

Dans ce dossier, au total 18 personnes sont poursuivies pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, concussion, faux et usage de faux en écriture publique et conflit d’intérêts. Ils sont accusés d’avoir frauduleusement soustrait des stocks d’engrais destinés à la campagne agricole 2022-2023 pour les revendre à des commerçants de la ville. Parmi eux, figurent dix agents de la direction régionale en charge de l’agriculture, dont le directeur régional et le directeur provincial en poste au moment des faits, ainsi que huit commerçants.

Joanny SOW

Conseil des ministres: harmonisation des tarifs de l’ONEA en milieu rural et urbain

Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi, 2 avril 2026, l’hebdomadaire conseil des ministres. Selon le ministre Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et a pris d’importantes décisions pour l’épanouissement du Peuple burkinabè conformément à la Révolution progressiste populaire.

Pour le compte du ministère de la Santé, Dr Robert Kargougou a livré au Conseil une communication orale relative au plan d’apurement du passif social de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaire (AGSP). Selon Dr Kargougou, ce passif social s’élève à plus de 35 milliards FCFA. Le conseil a instruit de mettre en place un plan d’apurement sur sept mois à partir d’avril jusqu’à fin octobre 2026. « Pour régler définitivement ce problème de façon participative, méthodique, rigoureuse et exhaustive, une équipe pluridisciplinaire composée de cadres de la Primature, des ministères en charge de la santé, des finances et des serviteurs du peuple sera constituée », souligne le ministre Kargougou.

ONEA, 188 FCFA/m3 d’eau pour la tranche 1 en ville comme en campagne Pour le compte du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un décret visant une réforme majeure au sein de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA). « Cette réforme vise à consacrer désormais la gestion de l’eau potable et de l’assainissement sur toute l’étendue du territoire burkinabè à l’ONEA et a impacté des changements significatifs dans la tarification », indique le Ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié.

Ce décret harmonise la tarification de l’eau potable en milieu rural et en milieu urbain à 188 F CFA le mètre cube pour la tranche 1. Il s’agit d’une équité sociale selon le commandant Sombié, qui explique que « le prix du mètre cube d’eau potable était de 500 F CFA en milieu rural où sont censées se trouver les populations les plus vulnérables et de 188 F CFA/m3 en milieu urbain et semi-urbain pour la tranche 1 ». Pour le ministre d’Etat, le commandant Ismaël Sombié, cette réforme découle de la volonté du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, de réduire les inégalités entre les populations.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Promotion de la culture de la qualité: l ’ABNORM renforce les capacités des hommes et femmes de médias

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a organisé un atelier d’information et de sensibilisation au profit des journalistes, le 31 mars 2026 à Koudougou, dans la région de Nando.

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) veut compter sur les médias pour assurer une meilleure promotion de la culture qualité auprès de la population, des entreprises, voire des décideurs.  Dans le but de permettre aux médias de jouer pleinement ce rôle, il importe de renforcer les capacités des professionnels de l’information et de la communication sur les enjeux liés à la qualité. Pour ce faire, elle a organisé un atelier d’information et de sensibilisation au profit des journalistes des médias publics et privés, le 31 mars 2026 à Koudougou, dans la région de Nando.

Ce cadre d’échanges vise donc à permettre aux professionnels des médias de mieux cerner les missions, les attributions, les prestations et les concepts portés par l’ABNORM, afin d’assurer une couverture médiatique plus juste, plus claire et plus utile de ses activités. « En organisant cette rencontre, l’ABNORM fait le choix de la proximité, de la pédagogie et du dialogue. Elle affirme également sa volonté de travailler avec les médias pour que les questions de qualité soient mieux comprises, mieux relayées et mieux valorisées dans l’espace public », a confié le représentant du directeur général de l’ABNORM, Oumarou Ki.  A travers ces missions, l’ABNORM œuvre chaque jour à l’amélioration de la qualité des produits et des services, à la protection des consommateurs, à l’accompagnement des entreprises, ainsi qu’au renforcement de la compétitivité de l’économie nationale. Malheureusement, en raison de leur technicité, ces domaines sont peu accessibles au grand public. « Or, lorsqu’un concept est mal compris, il est souvent présenté de manière incomplète ou approximative. Lorsqu’une mission est insuffisamment connue, sa portée réelle peut passer inaperçue. Et lorsqu’un sujet technique est mal relayé, c’est finalement le public, les entreprises et les décideurs qui reçoivent une information partielle », a souligné M. Ki. Pour lever cette contrainte, mobiliser le professionnalisme des journalistes, leur capacité d’analyse, leurs canaux de diffusion et leur proximité avec les citoyens s’avère nécessaire pour mieux faire expliquer les enjeux liés à la qualité.

Au service de la confiance, de la performance et du développement

« A travers vos reportages, vos analyses, vos émissions, vos articles et vos publications, vous pouvez contribuer à mieux informer les consommateurs, à valoriser les efforts des entreprises engagées dans la qualité, et à renforcer dans notre pays une véritable culture de la qualité. Vous pouvez également aider à faire comprendre que la normalisation, la métrologie, la certification et le contrôle de la qualité ne sont pas de simples notions techniques, mais des outils concrets au service de la confiance, de la sécurité, de la performance et du développement », a insisté Oumarou Ki.

Au cours de cet atelier, les participants ont eu droit à deux communications. La première a été assurée par le directeur de la promotion de la qualité (DPQ) de l’ABNORM, Abdoul Rahim Kinda. Elle a apporté sur la présentation de l’ABNORM, sa place dans l’infrastructure qualité, ses missions, attributions et son organisation, ses grands domaines d’intervention, ses prestations et les notions à bien distinguer. Quant à la deuxième communication, elle s’est articulée autour du rôle des médias dans la promotion de la culture qualité au Burkina Faso. Elle a été déroulée par le chef du service communication et relations publiques de l’ABNORM, Lassina Badolo. Cet atelier a également servi de cadre à l’ABNORM pour écouter les préoccupations des journalistes et de jeter les bases d’un partenariat dynamique, mutuellement avantageux.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Concours directs paramilitaires session 2026: des innovations pour faciliter l’inscription sur la plateforme e-concours

Le ministère des Serviteurs du Peuple, en collaboration avec l’Office national d’identification a animé une conférence de presse sur les innovations de la plateforme e-concours, jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.

Le ministère des Serviteurs du Peuple a introduit de nouvelles innovations sur la plateforme e-concours en vue de sécuriser et de fluidifier les inscriptions aux concours directs paramilitaires. Ces innovations ont été présentées au cours d’une conférence de presse tenue, le jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.

Le Secrétaire général (SG) du ministère des Serviteurs du Peuple, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, a situé le contexte de cette initiative. « Cette phase succède à celle des concours professionnels qui a enregistré 41 788 candidatures », a-t-il rappelé. Il a ensuite mis en lumière l’innovation majeure introduite pour la session 2026. « Le ministère a interconnecté la plateforme e-concours avec la base de données de l’ONI, tout en intégrant la solution de paiement Faso Arzeka », a-t-il expliqué.

Cette innovation, a-t-il ajouté, permet de sécuriser et de fluidifier le processus d’inscription. Selon lui, le processus d’inscription a été simplifié et se déroule désormais en trois étapes. « D’abord l’authentification où le candidat renseigne le nom, le prénom, la date de naissance et le numéro court de la CNIB pour vérification. Ensuite la création du compte après validation de l’identité. Enfin, le paiement et la validation avec génération d’un récépissé téléchargeable », a-t-il précisé. M. Oboulbiga a relevé un engouement important.

« A la date du 2 avril 2026, à 08h30, nous comptions 63 914 inscriptions, soit environ 20 000 inscriptions par jour », a-t-il indiqué, soulignant que la plateforme e-concours est l’une des plus éprouvées du Burkina. Toutefois, le SG a reconnu l’existence de certaines difficultés. « Comme pour toute innovation numérique d’envergure, quelques difficultés ont été signalées », a-t-il admis. A cet effet, il a cité notamment le champ « lieu de naissance » qui n’est pas indispensable pour poursuivre l’inscription.

Quid des cartes expirées ?

S’agissant des récépissés vierges, il a demandé aux candidats concernés de se reconnecter et de régénérer le document. Il a assuré que leur inscription reste valide dans le système. A propos du sort des cartes d’identité expirées ou égarées, M. Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a indiqué que le ministère des Serviteurs du Peuple a décidé d’autoriser leur inscription, sous réserve que les personnes concernées présentent une pièce d’identité valide le jour des épreuves. A ce propos, le SG a salué l’engagement de l’ONI à délivrer rapidement les CNIB en cours de renouvellement. Puis de rassurer que le ministère et l’ONI sont pleinement mobilisés afin que chaque candidat éligible puisse s’inscrire dans les meilleures conditions. Il a par ailleurs rappelé que la date limite des inscriptions est fixée au 8 avril 2026.

Le Directeur général (DG) de l’ONI, Arzouma Daouda Parfait Louré, a expliqué que son institution accompagne le ministère des Serviteurs du Peuple pour faciliter l’authentification des candidats à travers l’interconnexion entre la plateforme e-concours et la base de données de l’ONI.  Pour les candidats détenteurs de la carte biométrique AES, M. Louré a évoqué des mises à jour. 

« A partir de ce jour, la plupart des candidats concernés pourront sereinement reprendre le processus d’inscription », a-t-il soutenu. Répondant aux questions des journalistes, le DG de l’ONI a apporté des éclaircissements sur des cas spécifiques. « Les cartes déclarées perdues sont désactivées. Si elles sont retrouvées et utilisées, elles ne seront pas reconnues dans la base de données », a-t-il expliqué. M. Louré a invité les candidats à récupérer leurs nouvelles pièces d’identité. « Lorsque la carte est signalée désactivée, cela signifie que la nouvelle carte est prête et doit être retirée », a-t-il indiqué.

Abdoulaye BALBONE

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Cérémonial militaire d’hommage à Thomas Sankara: le Premier ministre lance l’initiative Jeunesse révolutionnaire en marche

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé officiellement l’initiative Jeunesse révolutionnaire en marche, jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.

A la faveur du cérémonial d’hommage militaire au père de la Révolution d’août 1983 et ses douze compagnons, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a lancé l’initiative Jeunesse révolutionnaire en marche (JeRM). L’événement s’est déroulé au sein du Mémorial Thomas–Sankara dans la soirée du 2 avril 2026 à Ouagadougou en présence des membres du gouvernement. Le cérémonial se tient tous les premiers jeudis du mois.  Ainsi, le président du mois du cérémonial, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thombiano, a salué le choix porté sur son département pour présider cette cérémonie.

 « Nous sommes particulièrement honorés que cette présidence intervienne dans un contexte de commémoration du premier anniversaire de la Révolution progressiste populaire (RPP) et de la IIIe édition des journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne », a-t-il poursuivi. Pour le ministre chargé de l’enseignement supérieur, le mémorial Thomas–Sankara est un sanctuaire chargé d’histoire, un symbole fort de résilience qui invite chaque Burkinabè à se battre contre l’injustice et toute autre forme de dénomination.

De l’avis du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ce cérémonial d’hommage est bâti autour du concept Sankara vit toujours.  « Comme ce qui a été voulu et instruit par le camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, le 15 octobre 2025 en ces lieux a pris le flambeau et fait le serment de restaurer la mémoire de notre héros national, digne fils du Burkina Faso, leader visionnaire », a-t-il expliqué.

Le ministre Ouédraogo a salué la forte mobilisation patriotique des dignes et valeureux révolutionnaires, acquis à la cause de la RPP, dont la seule source de motivation reste l’idéal impersonnel de la lutte commune pour la libération totale et la marche radieuse du peuple burkinabè vers l’indépendance totale et le bien-être partagé. « Oui, nous continuons de rêver avec foi et abnégation d’un Burkina Faso meilleur, bâti à la sueur de nos fronts et développé par notre travail collectif. Oui, nous entretenons ce rêve interrompu mais ressuscité, toujours vivant et vivace dans les cœurs de la relève qui refuse de céder à l’abandon et à l’indignité », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a salué la vision et le leadership du camarade capitaine Ibrahim Traoré. « En proclamant le 1er avril 2025 la Révolution progressiste et populaire (RPP), le camarade président du Faso a marqué une rupture franche avec un passé qui entravait notre souveraineté, notre épanouissement social et culturel, ainsi que l’expression de nos libertés. Un an après cette proclamation historique, l’adhésion du peuple burkinabè aux idéaux de la RPP est immense et se traduit par une prise de conscience porteuse de transformations profondes », a-t-il soutenu.

Le chef du gouvernement a indiqué que cette adhésion se manifeste par la mobilisation sans pareil de la veille citoyenne et par l’engagement inconditionnel de tous autour de la cause nationale et de la souveraineté retrouvée. « Votre engagement collectif et individuel à l’initiative Jeunesse révolutionnaire en marche est une étape de plus de votre implication dans la conduite de la Révolution et la diffusion de ses valeurs », a-t-il assuré. Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, se mettre en marche, c’est dire non à l’impérialisme, aux ingérences extérieures dans les affaires des communautés souveraines de l’AES, aux agressions et aux pressions fondées sur l’injustice internationale, au pillage des ressources et au néocolonialisme. Ainsi, Il a appelé les camarades jeunes à participer aux activités prévues dans toutes les provinces et les communes. Car, elles rendent hommage aux martyrs, renforcent la compréhension de la Révolution, l’esprit révolutionnaire et l’engagement patriotique.

Evariste YODA

Le triptyque du Burkinabè nouveau

Le Burkina Faso, à l’ère de la Révolution progressiste populaire (RPP) franchit une étape charnière de son histoire contemporaine. Au lendemain de la célébration de l’An I de la proclamation de la RPP, la parole présidentielle résonne au-delà du message, comme une boussole idéologique. A l’occasion de l’An I, le capitaine Ibrahim Traoré a défini les contours de l’Homme nouveau : le révolutionnaire burkinabè. Loin d’être une étiquette superficielle qui se proclame, l’identité de révolutionnaire se forge dans l’acier des actes et la clarté des idées. Pour le chef de l’Etat, cette transformation radicale repose sur un triptyque de qualités cardinales : l’amour, la connaissance et la fermeté face à l’oppression.

La première pierre angulaire est l’amour de la Patrie. Mais le Président Traoré, nous rappelle une vérité fondamentale : on ne peut aimer sa Nation si l’on n’aime pas ses semblables. Le révolutionnaire n’est donc pas un être isolé. Il est celui qui, par son langage et ses comportements, prêche la solidarité et l’entraide au sein de sa communauté. Cet amour s’étend par-delà les frontières à tous les peuples épris de paix et de justice, faisant de la révolution une quête humaniste de dignité. Ensuite, l’engagement révolutionnaire est indissociable de la soif de savoir. « Un ignorant ne peut pas être révolutionnaire », a martelé le président du Faso.

Cette connaissance doit être multidimensionnelle : historique pour comprendre nos racines, scientifique pour innover, et politique pour analyser le présent sans émotion afin de mieux projeter le futur. C’est là que la révolution rejoint le concret. Etre révolutionnaire aujourd’hui, c’est refuser la fatalité de l’importation. Si vous portez des lunettes ou des souliers, votre esprit doit déjà être tourné vers leur fabrication locale. C’est cet « esprit de révolutionner » qui doit transformer chaque citoyen, du vendeur au soldat, en un artisan de la souveraineté nationale. Enfin, le révolutionnaire est celui qui reste de marbre face à l’oppresseur. Il s’oppose fermement à l’impérialisme, à la domination et, par-dessus tout, à la trahison. Cette opposition ne se fait pas dans l’agitation épidermique, mais par la force des arguments et des idées, puisées dans la connaissance acquise.

Ce portrait-robot n’est pas une utopie. Il s’incarne aujourd’hui dans l’héroïsme des Forces combattantes. En choisissant de combattre « en Burkinabè », en refusant l’aide étrangère au profit des valeurs intrinsèques, les boys ont prouvé que la révolution est le chemin le plus court vers la victoire et la reconquête du territoire national. Aujourd’hui, l’appel est lancé à l’administration et à chaque couche de la société pour suivre cet exemple. Le thème de la première phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de la participation citoyenne (JEPPC), édition 2026, « Produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons », n’est que la déclinaison économique de cette mentalité. Nous devons être cette « flamme qui doit illuminer les esprits des autres Africains ». En cultivant ces qualités de cœur et d’esprit, le peuple burkinabè ne fait pas que changer de régime. Il change de destin. La révolution est une nécessité impérieuse, et son succès dépend de notre capacité collective à incarner, chaque jour, ce renouveau patriotique.

Kamélé FAYAMA

Passif des agents de santé: plus de 35 milliards FCFA à apurer

L’Agence nationale de gestion des soins de santé primaire a animé une conférence de presse sur l’apurement du passif des agents de santé, jeudi 2 avril 2026, à Ouagadougou.

L’Agence nationale de gestion des soins de santé primaire (AGSP) veut mettre en œuvre la décision du Conseil des ministres du jeudi 2 avril 2026, d’apurer le passif des agents de santé. Elle a animé une conférence de presse à Ouagadougou pour donner de plus amples précisions. Le directeur général de l’AGSP, Frédéric Loué, a évalué le passif à plus de 35,42 milliards FCFA. Il a expliqué les causes de l’accumulation de ce passif.

Il s’agit entre autres du retard dans la mise en œuvre de la Fonction publique hospitalière, le nombre élevé des actes à prendre, l’insuffisance dans la gestion des actes et les nouvelles indemnités créées par le décret 2018-814. M. Loué a salué la décision prise par le Conseil des ministres. De son avis, elle va permettre l’apurement intégral du passif et ce dans de meilleurs délais. Il a fait savoir que cette décision va éviter à l’avenir l’accumulation d’un nouveau passif.

Pour l’opérationnalisation de la décision, le DG de l’AGSP a annoncé une batterie de mesures. Sa structure envisage, a-t-il confié, de prendre diligemment des actes de carrière du personnel suivi du paiement des incidences financières. Il a aussi fait cas de la digitalisation des programmes de travail à travers la mise en œuvre d’une plateforme SISPRO. « Cette plateforme est vraiment une révolution au sein du ministère de la Santé. Nous avons constaté que les programmes de travail ne sont pas élaborés à temps et ne sont pas aussi affichés dans les centres de santé.

A travers cette plateforme, le programme de travail sera disponible à tout moment », a-t-il assuré. En sus, le DG a relevé la nécessité de simplifier les actes pour répondre à l’inflation des actes induits par la loi portant Fonction publique hospitalière, mettre en place une unité de traitement opérationnel des actes au niveau des districts sanitaires et des directions régionales de la santé. « Nous avons également prévu la mise en place d’un cadre de concertation semestrielle entre les différents acteurs, notamment le ministère en charge des Serviteurs du peuple, celui de la Santé, mais également le ministère de l’Economie et des Finances », a-t-il soutenu.

Répondant aux questions des journalistes M. Loué a indiqué qu’un comité interministériel sera mis en place pour suivre la mise en œuvre de la décision prise par le Conseil des ministres. « Le délai pour la mise en œuvre de ce passif social est de 7 mois pour compter du mois d’avril. Nous avons pu identifier plus de 22.594 actes qui doivent être pris dans les jours à venir », a assuré le DG de l’AGSP.

Abdoulaye BALBONE

Coopération: Burkina-Belgique Signature du procès- verbal du comité mixte paritaire

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur, Hermann Yirigouin Toé et l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Burkina Faso, Erwin De Wandel, ont procédé, dans l’après-midi du mercredi 1er avril 2026, à la signature du procès-verbal de la réunion annuelle du comité mixte paritaire de concertation, tenue le 26 mars 2026 à Ouagadougou

Par cet acte, les deux parties entérinent les conclusions des travaux du comité et consacrent les orientations stratégiques ainsi que les engagements communs visant à renforcer une coopération bilatérale dynamique, structurée et mutuellement bénéfique. A cette occasion, les deux personnalités ont réaffirmé leur volonté commune de consolider un partenariat résolument tourné vers l’impact, fondé sur des résultats concrets, mesurables et durables, au service des populations, en particulier des couches les plus vulnérables. S’inscrivant dans un cadre institutionnel de dialogue régulier, le comité mixte paritaire constitue un instrument privilégié de pilotage et de suivi de la coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique.

La session du 26 mars 2026 a permis de procéder à une évaluation approfondie de la mise en œuvre du programme bilatéral de coopération 2023-2027. Ce programme enregistre des avancées significatives sur le terrain, notamment en matière de renforcement de la résilience socio-économique des populations, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes, contribuant ainsi de manière tangible aux efforts nationaux de développement. La signature du présent procès-verbal marque une nouvelle étape dans la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, et témoigne de l’engagement constant des deux parties à œuvrer de concert pour un développement inclusif et durable.

DCRP/MAE