Fonds de soutien patriotique : plus de 45 milliards déjà mobilisés au premier trimestre 2026

Le conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP) a tenu sa première session ordinaire, le mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Fonds de soutien patriotique (FSP), créé le 22 janvier 2023, entame sa quatrième année d’existence en 2026. Comment se porte-il ? Pour répondre à cette préoccupation, le conseil d’orientation dudit fonds a tenu sa première session ordinaire en vue de faire le bilan des 3 ans d’existence, ce mardi 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Selon le premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui a présidé les travaux, cette session a permis d’examiner les rapports de l’exercice 2025 et le rapport du premier trimestre de l’année 2026. Pour lui, le FSP fait partie des choix stratégiques adoptés par le Burkina pour faire face au terrorisme.

En quatre ans d’existence, le FSP s’est imposé comme un instrument de la lutte contre le terrorisme en témoigne les performances financières enregistrées de 2023 à 2025. Les ressources mobilisées au cours des trois années écoulées s’élèvent à plus de 496 milliards de FCFA pour une prévision globale de 400 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 124,24 %. Cette performance, a expliqué le chef du gouvernement, est accompagnée d’avancées significatives sur le plan opérationnel, notamment le financement des dépenses de fonctionnement des volontaires pour la défense de la patrie, l’acquisition d’équipements stratégiques, la réalisation d’infrastructures structurantes.

« Les enseignements issus des trois années de mise en œuvre confirment qu’un mécanisme souverain, impulsé au plus haut niveau de l’Etat, reposant sur une gouvernance crédible et soutenue par une forte mobilisation citoyenne, constitue un levier structurant de résilience nationale », a-t-il indiqué. Le ministre de l’Economie et des Finances a confié, par ailleurs, que les résultats du premier trimestre de l’année 2026, confirme la consolidation de cette trajectoire ascendante. Les ressources en 2026, mobilisées à la date du 29 mars 2026, sont de 45 298 610 827 FCFA soit une progression de 22,65 % par rapport à la même période de l’année précédente, 2025 sur une prévision de 200 milliards CFA en 2026.

« Ce qui montre que nous sommes toujours sur la bonne tendance de bien suivre les orientations. Nous devons travailler à faire en sorte que les ressources identifiées puissent être collectées et travailler toujours à renforcer la gouvernance des fonds et le consolider au profit de la prise en charge des forces combattantes », a exhorté le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo .

Fleur BIRBA

Célestine KINI (stagiaire)

Le vent révolutionnaire

Il y a un an, jour pour jour, le 1er avril 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a proclamé devant le monde entier, la Révolution progressiste populaire (RPP). Cette annonce solennelle faite lors de la montée des couleurs marquant le début du 2e trimestre de l’année, restera à jamais gravée dans les mémoires des Burkinabè. « Nous ne sommes pas dans une démocratie.

Nous sommes bien dans une Révolution progressiste populaire. Il faut que tout le monde comprenne cela. Il est étonnant que ceux-là qui sont censés être les intellectuels, qui ont fait l’école, puissent imaginer qu’un pays peut se développer dans la démocratie. La démocratie n’est que l’aboutissement. On passe forcément par une Révolution (…).», a-t-il déclaré à l’occasion.  Aussi le capitaine Traoré a-t-il mis en garde les impérialistes et leurs valets locaux, qui s’hasarderaient à vouloir stopper cet élan révolutionnaire.   

Alors que de nombreux observateurs s’interrogeaient sur l’idéologie qui sous-tend sa gouvernance, le président du Faso a définitivement fixé les esprits, en décidant de marcher sur les pas de son devancier et frère d’arme, Feu le révolutionnaire Thomas Sankara.  Si le contexte diffère, avec un Burkina engagé dans la lutte contre le terrorisme depuis une dizaine d’années, la RPP a les mêmes objectifs que la Révolution démocratique et populaire (RDP) d’août 1983 : bâtir un pays souverain et résolument tourné vers le développement endogène, dans l’ordre et la discipline.  

Comme au temps de Thomas Sankara, le Burkina Faso a renoué avec le combat pour sa dignité et son développement endogène, loin des diktats des grandes puissances, qui apparaissent plus en prédateurs qu’en soi-disant bons samaritains. En un an de mise en œuvre, le capitaine Traoré a œuvré à un fort ancrage institutionnel de la RPP, pour trancher avec le modèle démocratique classique.

La refondation de l’Etat, marquée par la promotion des valeurs de discipline, de rigueur et de patriotisme, en donne la pleine mesure. Le remaniement ministériel du lundi 12 janvier 2026 a engendré de nouvelles dénominations pour certains départements, en phase avec la philosophie de la RPP. Le ministère des Infrastructures a été rebaptisé département de la Construction de la Patrie, le ministère de la Défense et des Anciens combattants est devenu le Ministère de la Guerre et de la Défense patriotique et le Département en charge de la Fonction publique porte désormais la dénomination de ministère des Serviteurs du Peuple.

L’ancrage institutionnel de la RPP se mesure aussi et surtout avec l’adoption, le 27 mars dernier, de la Charte de la Révolution en remplacement de la Charte de la Transition, avec un changement d’appellation de certaines institutions. Le « Gouvernement de la Transition » et « l’Assemblée législative de Transition » sont dorénavant dénommés respectivement le « Gouvernement du Peuple » et « l’Assemblée législative du Peuple ». En implémentant méthodiquement la RPP, le capitaine Traoré joue sur plusieurs fronts pour construire un Burkina Faso nouveau, sécurisé prospère et souverain, avec des citoyens engagés pour la défense et le développement de leur patrie. Il multiplie les réformes sociales, économiques, politiques et idéologiques pour enraciner la RPP dans les mentalités.        

En dehors du combat contre les groupes armés terroristes, caractérisé par des résultats encourageants (74% de l’espace national est placé sous contrôle en 2025 contre 71% en 2024), le chef de l’Etat s’emploie à diverses actions avec son gouvernement. Entre autres actes louables, on peut citer  l’éducation des masses  à travers l’institution d’une immersion patriotique obligatoire pour les élèves admis aux examens scolaires, l’instauration d’une justice traditionnelle pour désengorger les tribunaux classiques avec l’adoption de la loi Faso Bu-Kaoré, la  diversification  des partenariats pour affirmer une diplomatie souverainiste, le développement des industries locales à l’image de BRAFASO et de SOFATO,  l’aménagement du paysage urbain et  la réalisation d’infrastructures  par  l’entremise de l’Agence Faso Mêbo. La promotion de l’ordre et de la discipline est également au cœur de la gouvernance sous la RPP, avec comme bras armé, la redoutable Brigade Labaal, rattachée au ministère de la Sécurité.

Tous les ingrédients sont réunis comme dirait le cuisinier, pour faire de la RPP, le socle d’une transformation profonde et positive de la société burkinabè.  Cette Révolution promue par le capitaine Traoré est un prolongement, voire une renaissance de la RDP de Thomas Sankara. Le vent révolutionnaire souffle à nouveau sur le Burkina Faso, dont l’avenir est prometteur, malgré l’adversité.   

Kader Patrick KARANTAO

Lazare Ki, président de l’Association des pêcheurs à la ligne du Faso (APLF): « La pêche sportive cultive la patience »

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Domaine de passion, la pêche sportive est en train de se faire une place au Burkina Faso. Forme de pêche de loisir structurée, elle regroupe plus de 4000 pratiquants. Qu’est ce qui fait d’elle une activité sportive? Comment elle se pratique ? A ces interrogations, le président de l’Association des pêcheurs à la ligne du Faso (APLF), Lazare Ki, apporte des réponses.

Qu’est-ce que la pêche sportive ?

La pêche sportive regroupe tous les acteurs autour de l’eau, pour se recréer et aussi partager les vertus de la pêche.

La pêche peut-elle être un exercice physique ?

La pêche implique diverses activités physiques telles que lancer, mouliner et manœuvrer la canne à pêche. Ces actions sollicitent les muscles, améliorent la coordination et constituent une forme d’exercice à faible impact.

Comment se pratique cette pêche sportive ?

La pêche sportive est une activité physique intense et technique, pratiquée en eau douce ou en mer, axée sur la traque de poissons combatifs avec du matériel adapté à savoir leurres et appâts. Elle se distingue par le relâchement du poisson, le respect de l’environnement, l’utilisation de leurres artificiels et une approche itinérante pour localiser les carnassiers.

Comment est-elle arrivée au Burkina Faso ?

La pêche c’est d’abord une passion. Dans les quatre coins du Burkina Faso, les gens s’adonnent à sa pratique de façon libérale. Elle n’avait toujours pas cet aspect sportif jusqu’en 2005 où nous avons décidé de nous réunir autour d’une association.

Dénommée Association des pêcheurs à la ligne du Faso (APLF), elle regroupe tous les pêcheurs, tous ceux qui ont un amour pour la pêche sportive. Le cadre a été créé pour promouvoir le secteur et tout ce qui gravite autour, dont la préservation de la nature qui est notre bien commun. Nous avons créé cette structure pour essayer de nous retrouver, échanger également autour des nombreuses difficultés auxquelles nous sommes confrontés

Comment est-elle organisée au Burkina ?

L’APLF a plus de 4000 adhérents qu’on retrouve partout au Burkina Faso. Nous menons des activités en collaboration avec la direction des ressources halieutiques. La plus phare est l’empoissonnement des poissons dans les barrages. A Pabré en 2023, nous étions à notre cinquième édition où nous avons mis 40.000 alevins dans le barrage. Nous avons fait pareil à Saaba, Boulbi et à Bakata. Ce sont des actions comme ça que nous menons sporadiquement, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques .

A côté, nous avons notre compétition sportive, la Canne d’or. Le 28 février dernier, aux bords du barrage de Pabré, nous avons tenu la IXe édition.

Comment fonctionne l’APLF ?

L’APLF fonctionne principalement sur la vente des cartes des membres et le soutien de certains partenaires. Elle bénéficie également de l’apport de la direction des ressources halieutiques à travers les formations de ses membres.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La difficulté majeure, c’est l’absence du permis de pêche national. Il n’existe pas pour le moment. Ce sont des permis régionaux qui sont délivrés. Un pêcheur qui quitte Ouagadougou, ou il détient un permis de sa région, pour aller pêcher à Ziniaré, il lui faut prendre un permis de cette région qui coute 2500 F CFA. Avec le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, nous avons souhaité un permis national comme celui de la chasse. Si toutefois notre doléance est prise en compte, vous verrez que tous les adhérents seront à jour. C’est un véritable cri de cœur.

Quelle est votre politique de vulgarisation de la pêche sportive au Burkina ?

Depuis la création de l’association, nous avons réussi à mettre en place des bureaux régionaux un peu partout. Mais le hic est que la majeure partie des pratiquants de la pêche sportive sont des fonctionnaires différents des paysans qui s’adonnent à celle du filet. Et à chaque mouvement de ces derniers c’est un perpétuel recommencement. C’est l’une des problématiques qu’il faut travailler à résoudre.

Association depuis 2005, à quand la Fédération burkinabè des pécheurs à la ligne du Faso ?

Nous sommes en train de travailler pour aboutir à la fédération. C’est un objectif que nous nous sommes fixés. Cela commence avec l’implantation dans les régions. Il est vrai que c’est difficile, mais nous allons y parvenir. La pêche est un domaine de passion. Et là où il ya la passion, il y a la volonté. C’est pour dire que bientôt nous allons aboutir à la fédération.

D’où vient votre amour pour la pêche ?

La pêche et moi c’est depuis mon jeune âge dans les années 72, 73. C’est un adolescent qui tape le ballon dans les rues. Elle a beaucoup de vertus. Elle est une activité complète, alliant des bienfaits physiques à une détente mentale profonde. Pratiquée en pleine nature, elle réduit le stress, améliore la concentration, la patience et favorise la déconnexion, offrant un exutoire idéal pour la santé physique et psychique.

Interview réalisée par Ollo Aimé Césaire HIEN

Santé et pharmacopée africaine: Ouagadougou accueillera le 5e Congrès de la SAFHEC

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience, le lundi 30 mars 2026 à Ouagadougou, à une délégation conjointe de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC) et de la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC).

‎‎La délégation, conduite par le ministre conseiller spécial du président du Faso, Alfred Rakissida Ouédraogo, est venue présenter ces deux structures savantes ainsi que le projet d’organisation de leur congrès scientifique conjoint à Ouagadougou. Membre de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC), la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC) s’inscrit dans une dynamique de promotion et de valorisation des disciplines biomédicales au Burkina Faso. Ce congrès conjoint qui réunira des spécialistes venus de plusieurs pays se veut un cadre d’échanges scientifiques, de partage d’expériences et de renforcement des capacités dans les domaines de l’histologie, de l’embryologie et de la cytogénétique.

‎La SAFHEC est une société savante qui regroupe des experts intervenant dans ces trois domaines clés, essentiels au développement des systèmes de santé, à la formation des professionnels et à l’amélioration de la recherche biomédicale en Afrique. Pour le Pr Ouédraogo, l’histologie constitue un levier important pour valoriser la médecine traditionnelle, notamment à travers l’expérimentation sur des modèles non humains, tels que les cultures cellulaires et tissulaires en vue de tester l’efficacité thérapeutique des produits issus de la pharmacopée africaine. Abordant la question de l’embryologie, il a mis en lumière son rôle dans la prise en charge de l’infertilité. « De plus en plus, les problèmes de procréation touchent environ 20 % de la population, notamment les jeunes. Cette société travaillera à accompagner les familles afin de contribuer à la résolution de cette problématique », a-t-il indiqué.

‎Quant à la cytogénétique, elle intervient dans le diagnostic des maladies génétiques ainsi que dans le diagnostic moléculaire de précision, notamment dans la lutte contre le cancer. A ce titre, la structure ambitionne d’accompagner la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, en matière d’amélioration du diagnostic et de la prise en charge du cancer, en particulier du cancer du sein.

‎Les échanges avec le chef du gouvernement ont notamment porté sur la tenue prochaine du 5ᵉ congrès scientifique de la SAFHEC, prévu du 28 au 30 avril 2026 à Ouagadougou, sur le thème : « Histologie expérimentale, génétique et pharmacopée africaine ». En vue d’une organisation réussie de cette grande messe scientifique, la délégation a sollicité l’accompagnement du gouvernement. Le 5ᵉ congrès de la SAFHEC réunira des scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et d’ailleurs.

Elle ambitionne de faire du Burkina Faso une plateforme d’échanges scientifiques autour des enjeux liés à la pharmacopée africaine, à la recherche biomédicale et à l’industrialisation des produits de santé. Une table ronde avec les tradipraticiens est également au programme de ce 5ᵉ congrès. Son but est de renforcer la collaboration entre savoirs endogènes et science moderne, notamment pour la protection et la valorisation des connaissances locales, en lien avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). L’objectif, selon le Pr Alfred Rakissida Ouédraogo, est de poser les bases d’une production locale de médicaments en s’appuyant sur les ressources et les savoirs endogènes afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

‎‎A l’issue de l’audience, Pr Ouédraogo s’est félicité de la qualité des échanges, saluant l’engagement du Premier ministre à accompagner cette initiative. Il a également relevé les conseils prodigués par le chef du gouvernement. Celui-ci a réaffirmé l’engagement du gouvernement à offrir les conditions nécessaires à l’essor de la recherche scientifique et invite les acteurs à un changement de paradigme en phase avec la vision d’un développement endogène et souverain.

‎Cette audience traduit, une fois de plus, la volonté des autorités burkinabè de promouvoir la recherche scientifique et l’innovation en les mettant au service du développement du système de santé et de la valorisation des ressources locales.

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‎DCRP/Primature

Les Editions Sidwaya: un taux d’exécution de 100% des activités en 2025

L’établissement « Les Editions Sidwaya » a tenu la première session ordinaire de son conseil d’administration de l’année, le lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou.

L’établissement « Les Editions Sidwaya » a enregistré au titre de l’exercice 2025, un taux d’exécution de 100% sur les 38 activités programmées. C’est ce qui ressort de la 52e session ordinaire du conseil d’administration de la « Maison commune », tenue lundi 30 mars 2026 dans la capitale burkinabè. Cette instance statutaire a permis entre autres d’adopter les rapports d’activités de l’exercice 2025, le rapport d’exécution du budget 2025, le rapport de gestion du conseil d’administration, le programme d’activités révisé 2026 ainsi que le budget modifié de l’année en cours.

Elle a également permis de valider le plan de passation de marchés révisé de l’année 2026 et le rapport sur le contrôle interne du commissaire aux comptes de l’entreprise de presse. Le Président du conseil d’administration (PCA) par intérim, Yakouba Bonkongou, a salué la tenue de cette session. Il a indiqué que cette rencontre a permis de faire un travail d’alignement des activités sur les objectifs qui sont fixés à la « Maison   commune », afin

… la DG des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, pour les performances réalisées en 2025.

de relever les différents défis qui s’imposent à l’organe de presse. Il s’agissait pour nous, a-t-il relevé, de faire des réajustements pour être plus efficaces et plus efficients dans la réalisation des activités. Cette instance a en outre évalué la Directrice générale (DG) des Editions Sidwaya, Assétou Badoh, au titre de l’année 2025. A ce propos, le PCA par intérim a félicité la DG pour les résultats « exceptionnels » qui témoignent de la qualité du management des différentes équipes. Il l’a invitée à maintenir ce cap pour les futurs exercices.

« En termes de perspectives, nous entendons consolider les différents acquis, mais également œuvrer à ce que les projections pour 2026 nous permettent d’atteindre des résultats davantage satisfaisants », a soutenu M. Bonkoungou. Il a par ailleurs fait savoir que le Burkina Faso est dans une situation particulière qui commande que les médias et particulièrement les médias de service public s’investissent davantage dans l’accompagnement des activités régaliennes de l’Etat, de telle sorte que la communication soit, comme voulue par nos autorités, un élément essentiel dans la réussite de sortie de crise.

Abdoulaye BALBONE

S’engager pour la patrie

Initié par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, depuis son accession au pouvoir en septembre 2022, le combat pour une véritable souveraineté du Burkina Faso gagne en intensité. De nombreuses initiatives ont été enveloppées pour servir cette noble lutte qui constitue un prolongement de celle entreprise sous la Révolution d’août 1983 du défunt capitaine Thomas Sankara. Dans le lot des actions menées avec une forte conviction figurent les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), dont la première phase de la IIIe édition se tient du 26 mars au 9 avril 2026, sur le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè : notre assiette, notre fierté ».

Le programme de ces JEPPC affiche le plein d’activités : des montées de couleur,  la promotion de mets locaux, des conférences sur le civisme et la citoyenneté, des journées de salubrité dans l’administration, des opérations de dons de sang,  le port de tenues traditionnelles Faso Dan Fani et Koko Dunda,  des collectes de fonds pour l’effort de paix…Tous les quatre coins du pays vivent ces journées d’engagement patriotique, censées raviver et promouvoir des valeurs fondant la nation (patriotisme, intégrité, sens du devoir, solidarité, discipline…). La philosophie des JEPPC est une fois de plus respectée, avec des réflexions autour de la problématique du « produisons et consommons burkinabè », mis en exergue dans le thème retenu.

Si cette célèbre formule de Thomas Sankara avait été vidée de son sens avec le coup d’arrêt porté à la Révolution démocratique et populaire (RDP), le 15 octobre 1987, elle reprend du contenu avec la dynamique actuelle de gouvernance marquée par la Révolution progressiste populaire (RPP). Produire et consommer burkinabè n’est pas un simple mot d’ordre. C’est une véritable politique économique visant à valoriser nos ressources locales et aider le pays à rompre avec la dépendance extérieure. Produire et consommer burkinabè, c’est soutenir d’une part nos producteurs, nos transformateurs et nos circuits locaux de distribution et d’autre part contribuer à la construction d’un marché intérieur et d’une économie résiliente et compétitive.

Si, les échanges économiques entre les producteurs locaux et les consommateurs prennent de l’essor, il va de soi que l’économique burkinabè va être moins dépendant des importations. En la matière, le marché intérieur chinois est un exemple inspirant de développement économique. L’idéal est de produire en quantité suffisante pour le marché intérieur et exporter le surplus à l’étranger pour engranger plus de ressources et résister aux chocs économiques. Le Burkina a encore du chemin à faire pour mieux développer son industrie et structurer davantage son économie, mais le rêve est permis. La détermination du peuple et des dirigeants burkinabè à atteindre des sommets ne fait aucun doute et laisse des lueurs d’espoir pour l’avenir.   

Avec l’engagement du capitaine Ibrahim Traoré à faire du Burkina Faso un eldorado et les changements de mentalité et prises de conscience qui s’opèrent, impossible n’est pas burkinabè. Il y a déjà des motifs de satisfaction dans la production et la consommation des produits locaux.  L’adoption et la vulgarisation à l’échelle nationale et internationale des tissus Faso Dan Fani et Koko Dunda est un franc succès, dont on peut s’enorgueillir.  De plus en plus de Burkinabè s’habillent dans ces tissus, qui au-delà du marché intérieur, est aussi demandé à l’extérieur. On espère le même engouement autour des concentrés de tomate Sofato, du riz local de la Vallée du Kou et autres produits made in Burkina. Nous devons œuvrer à inscrire définitivement tous les produits locaux dans nos habitudes de consommation et faire de notre souveraineté économique, une réalité. « L’ère de la honte de nos produits est terminée », comme l’a dit le président du Faso. Demain sera meilleur…

Kader Patrick KARANTAO

Traitement et délivrance des documents d’identité à la diaspora: les acteurs en concertation

Le ministère des Affaires étrangères organise un séminaire de concertation des acteurs impliqués dans le traitement et la délivrance des documents d’identité et de voyage au profit de la diaspora, les 30 et 31 mars 2026, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso veut davantage faciliter l’accès au document de voyage à sa diaspora. Dans ce sens, un séminaire de concertation des acteurs impliqués dans le traitement et la délivrance des documents d’identité a été initié, les 30 et 31 mars 2026, à Ouagadougou.  Selon   le Secrétaire général (SG) du ministère des Affaires étrangères, Hermann Yirigoun Toé, la tenue du séminaire traduit la volonté du gouvernement de renforcer la protection consulaire des compatriotes vivant à l’étranger tout en favorisant leur accès aux documents de voyage.

Pour lui, disposer de documents d’identité est une question de droit, de dignité pour les compatriotes, mais également d’intégration permettant de participer véritablement à la vie dans leur pays d’accueil. « Nous voulons que chaque Burkinabè, où qu’il se trouve, ne soit pas un jour privé de ses droits à cause du manque de documents de voyage », a-t-il indiqué. Ainsi, a-t-il confié, cette rencontre va permettre d’apporter des solutions en vue d’améliorer le processus de délivrance et une meilleure synergie entre l’ensemble des acteurs impliqués dans le traitement des documents. M. Toe a rappelé que les compatriotes de la diaspora, estimés à plus de 15 millions sont une composante essentielle de la Nation mais également un levier stratégique de transformation économique, sociale et culturelle.

A cet effet, il a suggéré aux participants de faire preuve d’engagement en faisant des propositions riches, car c’est à ce prix que le Burkina construira une administration consulaire plus efficace, moderne et proche des citoyens.  Il a aussi souhaité qu’à l’issue des travaux, les recommandations formulées soient à la hauteur des ambitions. Le SG a, par ailleurs, expliqué que la Stratégie nationale de gestion de la diaspora (SNGD) a tracé une voie celle d’une diaspora organisée, protégée et valorisée qui participe à l’édification d’un Burkina Faso fort, souverain et résilient. C’est dans cette dynamique, a-t-il poursuivi, que s’inscrivent les efforts de l’Etat notamment l’organisation régulière des missions consulaires de proximité, le traitement de milliers de demandes de documents et les réformes en cours visant à moderniser et à digitaliser les services.

Wanlé Gérard COULIBALY

Patricia TAONSGO

(Stagiaire)

Journées de l’exemplarité fiscale: les ministres chargés de l’Enseignement s’acquittent de leurs impôts

Les ministres chargés de l’Enseignement supérieur, de l’Enseignement secondaire et celui de l’Enseignement de base se sont acquittés de leurs obligations fiscales, lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou.

Dans le cadre de la promotion de l’exemplarité fiscale, les premiers responsables des départements en charge de l’enseignement ont donné l’exemple en s’acquittant de leurs obligations fiscales, le lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou. « Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’exemplarité fiscale qui appelle chaque Burkinabè à poser des actes concrets au service de la Nation », a souligné, le porte-parole des ministres, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano.

Selon lui, ce geste se veut à la fois symbolique et mobilisateur. « Au nom de mes deux collègues et à mon nom propre , nous tenons à remercier et à féliciter l’équipe de la direction générale des impôts qui s’est déployée ce matin pour nous donner la possibilité d’accomplir notre devoir de payer nos impôts », a-t-il indiqué.

Pour le ministre, le paiement des taxes, notamment la taxe de résidence et la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) ne doit pas être perçu comme une contrainte, mais comme un devoir patriotique. « Aucun pays ne peut se construire en dehors de la collecte des impôts », a-t-il insisté, invitant chaque citoyen à faire preuve de responsabilité et de civisme.

Au-delà de l’acte posé, les ministres  chargés de l’Education entendent susciter un engouement au sein de leurs départements respectifs. Avec près de 65 % des fonctionnaires du Burkina Faso regroupés dans ces trois ministères, le ministre Thiombiano espère une forte adhésion de leurs collaborateurs. « Nous osons espérer que chaque collaborateur va suivre cet exemple afin que le système de l’enseignement et de l’éducation dans son ensemble puisse être le moteur de cette mobilisation des impôts », a-t-il affirmé.

De son avis, l’appel lancé ne se limite toutefois pas aux seuls acteurs de l’éducation, il s’adresse à l’ensemble des Burkinabè. « Ce n’est pas seulement à l’endroit des collaborateurs de l’éducation, mais à tous les citoyens pour que chacun ressente la fierté d’avoir contribué à la construction du Burkina à travers le paiement de ses impôts », a-t-il conclu. Par cet acte, les ministres veulent ainsi rappeler que le développement du pays repose sur l’engagement de tous et que le civisme fiscal demeure un levier essentiel pour la mobilisation des ressources internes.

Fleur BIRBA

Fatimata ZOUNGRANA

(Stagiaire)

Journée d’exemplarité fiscale : la Primature engagée pour le civisme fiscal

Dans le cadre de la journée d’exemplarité fiscale, une équipe mobile de la direction générale des impôts a effectué une mission à la Primature, le lundi 30 mars 2026, afin de permettre au personnel de s’acquitter de ses obligations fiscales.

Cette initiative vise à rapprocher l’administration fiscale des citoyens, en particulier des agents publics, en facilitant le paiement des taxes. L’opération a porté, entre autres, sur la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM), la taxe de résidence, ainsi que sur la contribution foncière sur les propriétés bâties et non bâties. Le directeur de cabinet, Mamadou Dembélé, après s’être lui-même acquitté de ses taxes, notamment de la taxe sur les véhicules à moteur et de la taxe de résidence, a salué cette initiative de proximité portée par la direction générale des impôts. Selon lui, elle permet de lever certaines contraintes, notamment le manque de temps ou de disponibilité des contribuables.

« Parfois, les citoyens ne s’acquittent pas de leurs taxes, non pas par mauvaise foi, mais faute de temps. Le fait de venir vers eux sur leurs lieux de travail facilite grandement les choses et permet à chacun de remplir son devoir civique », a-t-il expliqué. Il a, par ailleurs, lancé un appel à l’ensemble des Burkinabè, en particulier au personnel de la Primature, à faire preuve de responsabilité en s’acquittant de leurs obligations fiscales. « En tant que citoyens, nous avons des droits, mais aussi des devoirs. Le paiement des taxes permet à l’Etat de satisfaire les besoins collectifs et d’assurer le développement du pays », a-t-il insisté. Pour rappel, l’édition 2026 de la journée d’exemplarité fiscale a été lancée le 2 mars par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, qui s’est lui-même acquitté de son devoir fiscal. Cette action vise à promouvoir une culture du civisme fiscal et à renforcer la mobilisation des ressources internes au profit du développement national.

DCRP / Primature

Journée de l’exemplarité fiscale: le ministre de la Santé invite ses collaborateurs à payer leurs impôts

Dans le cadre des journées de l’exemplarité fiscale, le ministre de la Santé, Robert Kangourou, a payé sa taxe de résidence et celle sur les véhicules à moteur, le lundi 30 mars 2026, à Ouagadougou.

Le ministre de la Santé, Robert   Kargougou, est à jour de ses obligations fiscales. Le lundi 30 mars 2026, il a payé sa taxe de résidence et la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM). « Je suis venu ce matin payer mes impôts en vue d’encourager mes collaborateurs à faire comme moi. C’est-à-dire être à jour de leurs obligations fiscales. Il est extrêmement important que chaque agent de santé puisse payer ses impôts », a-t-il expliqué. Il les a encouragés à le faire afin de pouvoir mobiliser davantage de ressources pour un développement endogène.

« Je félicite le ministre pour l’exemple qu’il vient de donner à l’ensemble de ses collaborateurs parce que quand le premier responsable donne l’exemple, cela motive les collaborateurs à suivre Et, nous sommes convaincus que les collaborateurs suivront », a souligné le directeur des services fiscaux de la direction générale des impôts, Augustin Kouela. En effet, les journées de l’exemplarité fiscale sont une initiative inscrite chaque année dans les activités de la direction générale des impôts. Les usagers ont jusqu’au 31 mars pour s’acquitter de leurs droits fiscaux. Passer ce délai, la loi autorise au paiement une pénalité de 25 % sur la taxe.

L’objectif de ces journées, selon M. Kouela, est de renforcer la promotion du civisme fiscal et la gouvernance par l’exemplarité.  Il a donc invité l’ensemble des citoyens, des usagers à faire diligence pour payer leur taxe de résidence au plus tard le 31 mars 2026. Les taxes sont, entre autres, la TVM, la taxe de résidence, la contribution foncière sur les propriétés bâties et non bâties et la taxe sur les armes. Augustin Kouela a rappelé qu’il y a d’autres canaux plus simples pour payer ses impôts personnels, notamment en utilisant le mobile money. « Vous n’avez pas besoin de connexion pour payer. Il suffit seulement que le réseau GSM marche et vous le faites. Et, la quittance est téléchargeable sur le site web de la DGI ou par Faso Arzeka. Après le paiement, la quittance est immédiatement téléchargée. », a-t-il rassuré. Pour lui, le paiement électronique permet de désengorger les services et de gagner en temps. C’est pourquoi, « j’encourage la population à utiliser les moyens de paiement électroniques », a-t-il insisté.

Fleur BIRBA