Emile Zerbo, ministre chargé de l’Administration territoriale: « La loi sur le statut de la chefferie coutumière et traditionnelle est un motif de fierté pour le Burkina Faso »

L’Assemblée législative de Transition a adopté, à l’unanimité, le projet de loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle au Burkina Faso. Dans une interview accordée à Sidwaya, jeudi 15 janvier 2026, à Ouagadougou, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, revient sur la quintessence de cette nouvelle loi.

Sidwaya (S) : Le statut de la chefferie coutumière et traditionnelle a fait l’objet de nombreux débats dans le passé. Quelles sont les raisons qui ont prévalu à l’élaboration et à l’adoption de cette loi ?

Emile Zerbo (E.Z) : Il faut déjà dire que la chefferie coutumière et traditionnelle est une organisation sociopolitique de notre pays. Et, c’est l’une des plus anciennes. Elle a contribué à beaucoup d’événements dans ce pays ; que ce soit bien avant notre indépendance ou après l’indépendance. Elle a participé à beaucoup de luttes pour l’autonomie de notre pays. Mais, depuis lors, elle n’avait jamais été intégrée dans l’ordonnancement de notre pays. Ce qui est quelque chose de très fort. Alors, à l’Assemblée nationale, le texte de loi sur le statut de la chefferie traditionnelle a été adopté. C’est un motif de fierté pour nous. Et, il faut reconnaître que cela a pu avoir lieu grâce à la détermination de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré et de Son Excellence monsieur le Premier ministre qui nous ont appuyés dans bien des cas pour que ce dossier puisse être adopté.

S : De façon concrète, quel rôle l’Etat consacre justement à la chefferie coutumière avec l’adoption de cette loi ?

E.Z. : Il faut dire que la chefferie coutumière traditionnelle a déjà un rôle dans notre société de par son essence. Alors, nous n’apportons pas grand-chose à son rôle, qui est de participer à la cohésion sociale. Elle a un rôle judiciaire, par exemple, qui lui est reconnu.
Aujourd’hui, tout ce que nous demandons, c’est un appui de la chefferie traditionnelle, un accompagnement. La chefferie traditionnelle devient comme un partenaire du gouvernement dans la mise en œuvre des politiques du gouvernement. Que ce soit au niveau sécuritaire, social et de l’environnement. Mais, en réalité, c’est une photographie de ce qu’elle faisait déjà comme activité, comme fonction sur le terrain.

S : L’adoption de cette loi implique un ancrage institutionnel de la chefferie coutumière et traditionnelle. Quelles sont désormais les prérogatives de la
chefferie coutumière au Burkina Faso ?

E.Z. : On va parler des droits de la chefferie coutumière et traditionnelle. Les animateurs sont des citoyens comme les autres. Donc, ils ont des droits qui sont liés déjà au fait qu’ils soient citoyens burkinabè. Mais, à côté de cela, il faut dire qu’aujourd’hui, nous avons un certain nombre de droits qui leur sont accordés à travers ce texte. Par exemple, les palais seront protégés. Les lieux où ils font les rites seront également protégés. Le chef coutumier est protégé contre toutes sortes de menaces venant d’ailleurs. C’est vrai que c’était déjà prévu en tant que citoyen, mais c’est beaucoup plus renforcé à travers ce texte. De plus, les chefs coutumiers et traditionnels auront un document spécifique pour leur identification et d’autres marques d’identification. Il faut dire aussi qu’ils ont un
privilège de juridiction. On ne le souhaite pas, mais si jamais il arrivait que le chef coutumier ait un problème judiciaire, il ne sera pas jugé devant ses sujets, par exemple. Le nouveau statut lui donne le privilège de juridiction. Il
y a bien d’autres choses qu’on peut citer, comme les macarons, qui permettront aux chefs coutumiers d’être identifiés lorsqu’ils se déplacent, lorsqu’ils sont hors de leur palais. Par ailleurs, leur rang protocolaire sera revu.

S : Concrètement, que dit la loi au sujet des modes de dévolution de la chefferie traditionnelle ?

E.Z. : Il faut dire qu’il y a des entités coutumières et traditionnelles qui existent dans notre pays, qui sont identifiées. Et, les modes de dévolution de la chefferie traditionnelle ne sont pas les mêmes, qu’on soit sur le plateau mossi ou qu’on soit à l’Ouest du Burkina Faso. Alors, il sera question pour les entités de codifier les règles de dévolution. Et, au niveau de l’administration, cela va être consacré à travers un texte réglementaire.

S : Le processus d’élaboration du texte de loi a-t-il été inclusif ?

E.Z. : Il faut dire que c’est un texte inédit. Je ne l’ai peut-être pas rappelé assez. Parce que c’est la première fois qu’un texte de ce genre est adopté au Burkina Faso. Il y a eu, bien sûr, des tentatives qui n’ont pas abouti. Et, cela date. Mais, depuis que nous avons pris le dossier en main, les chefs coutumiers ont participé à toutes les rencontres. Je veux bien signaler, par exemple, que quand je prenais service, il y avait un blocage.
Il n’y avait aucun texte. Le blocage était dû au fait que la chefferie a estimé que le nombre qui leur était donné pour participer aux activités n’était pas représentatif. Alors, nous avons donné à la chefferie traditionnelle un certain nombre de places du département pour aller très vite et aboutir à
un texte. Nous avons travaillé ensemble. A aucun moment, le texte n’a été fait en catimini. Il faut que les gens le sachent. Je l’ai répété hier devant les représentants des chefs qui étaient à l’Assemblée législative. Si cela n’était pas vrai, ils l’auraient certainement fait savoir après.

S : Un dernier mot ?

E.Z : Je voudrais remercier les chefs de ce pays parce qu’ils ont donné de leur temps, parce qu’ils ont donné de leur savoir pour la rédaction de ce texte. Je compte sur eux pour que la mise en application soit aussi facile qu’a été l’élaboration du texte.

Interview réalisée par Soumaïla BONKOUNGOU

Mortalité maternelle: la SOGOB mobilise les médias contre l’hémorragie du post-partum

La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé un atelier de formation et de plaidoyer au profit des journalistes, communicateurs et influenceurs les 13 et 14 janvier 2026 à Ziniaré.

La mortalité maternelle demeure une préoccupation ma-jeure de santé publique au Burkina Faso, avec une cause particulièrement alarmante : les Hémorragies du post-partum (HPP). Ces saignements qui surviennent après l’accouchement sont responsables d’environ
30 % des décès maternels dans le pays. Selon les statistiques, 198 femmes meurent pour 100 000 naissances vivantes.

Un chiffre qui compromet sérieusement l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, lesquels visent un taux inférieur à 70 décès pour 100 000 naissances.

Face à ce constat préoccupant, la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé un atelier de formation et de plaidoyer au profit des journalistes, communicateurs et influenceurs. La rencontre s’est tenue les 13 et 14 janvier 2026 à Ziniaré. L’objectif principal était de renforcer les capacités des acteurs des médias afin qu’ils portent haut la voix du plaidoyer auprès des pouvoirs publics et contribuent à accélérer la lutte contre les HPP.

Pour le Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue-obstétricien et président de la SOGOB, l’enjeu est crucial. « Il faut que le Burkina Faso puisse respecter son engagement de ramener le taux de mortalité maternelle en dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes », a-t-il déclaré. Selon lui, les causes des hémorragies du post-partum sont multiples : un utérus fragilisé par des accouchements répétés, la naissance d’un bébé de gros poids, les déchirures des parties génitales ou encore une mauvaise délivrance du placenta, entraînant des saignements importants.

Participant à l’atelier, Aboubacar Cissé a salué une formation enrichissante. « J’ai beaucoup appris, aussi bien sur les termes techniques que sur la réalité de l’hémorragie post-partum », a-t-il confié. Il a retenu surtout que ces décès sont largement évitables grâce à un suivi rigoureux des consultations prénatales, une prise en charge rapide après l’accouchement et l’utilisation de médicaments capables de stopper efficacement les saignements.

Les échanges ont également mis en lumière des outils simples mais essentiels, comme les sacs de collecte de sang qui permettent d’évaluer rapidement les pertes sanguines et d’alerter les agents de santé à temps. Pour la SOGOB, l’implication des médias est désormais indispensable, afin de sensibiliser les populations et d’influencer les décideurs, dans l’espoir de sauver davantage de vies maternelles.

Hubert BADO

 

Journée nationale de la souveraineté retrouvée du Mali: la fibre patriotique reste intacte

De Kayes à Kidal, en passant par Bamako, Sikasso et Mopti, la IVe édition de cet évènement national a été célébrée avec ferveur. Dans la capitale, la mobilisation citoyenne était présidée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga au stade Mamadou-Konaté.

14 janvier 2022-14 janvier 2026, cela fait exactement quatre ans que le Mali célèbre la Journée nationale de la souveraineté retrouvée sur toute l’étendue du territoire national, en souvenir de la sortie massive des Maliens de l’intérieur et ceux de la diaspora pour s’opposer aux sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette année, le thème retenu est : « Souveraineté retrouvée, construisons le Mali de demain ».

C’est dans ce cadre que s’est déroulée, hier au stade Mamadou-Konaté, une mobilisation citoyenne. Les six communes du district de Bamako, le Conseil national de la jeunesse (CNJ) et d’autres associations ne sont pas restés en marge de cette célébration. L’évènement, orga-nisé par le ministère de la Refondation de l’Etat, a été présidé par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga. Ont participé à cette mobilisation, outre le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, son collègue de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, les autorités politiques et administratives du district de Bamako.

La cérémonie a débuté par l’exécution de l’hymne national et le passage des cavaliers et des jeunes à pieds tenant le drapeau du Mali, symbole de l’unité nationale et patriotique. La Journée a pour vocation de prô-ner et célébrer le drapeau ainsi que les valeurs liées à la sauvegarde et à la défense de la souveraineté, à la résistance et au sursaut national.

Dans son intervention, le ministre chargé de la Refondation de l’Etat a indiqué qu’en ce jour symbolique, date anniversaire de la mobilisation historique du 14 janvier 2022, les Maliens célèbrent l’engagement des autorités à affirmer l’indépendance et la souveraineté. Et ce, a souligné Bakary Traoré, malgré un contexte international complexe. Le ministre Traoré a soutenu qu’au cours des quatre dernières années, notre pays a franchi des étapes historiques, décisives pour garantir sa souveraineté.

A son avis, le Mali se bat au quotidien pour se libérer de toutes formes de dépendance. Il a cité à cet effet le retrait des forces d’occupation étrangères, le rejet de pressions extérieures, la restauration de l’outil de défense et de sécurité, la reconquête de l’intégrité du territoire national, l’appropriation endogène du processus de paix et de réconciliation. Avant d’ajouter la création de la Confédération des Etats du Sahel, l’adoption d’une nouvelle Constitution et les trois principes clés guidant l’action publique. Ce faisant, le ministre Bakary Traoré s’est exprimé en ces termes : « Désormais, nous n’allons pas prendre nos instructions ailleurs. Nous voulons des partenariats respectueux et sincères, sur la base du principe gagnant-gagnant ». D’après lui, le triptyque : défense-diplomatie-développement, constitue la clé de voûte de l’action publique.

En donnant le ton des festivités, le Premier ministre a dénoncé les deux poids, deux mesures de la CEDEAO, s’agissant du traitement de la Transition au Mali. Le général de division Abdoulaye Maïga a rappelé que depuis 2012 jusqu’au 14 janvier 2022, l’orga-nisation communautaire n’a posé aucun acte allant dans le sens de l’intérêt du Mali. « C’est grâce aux efforts des autorités de la Transition que notre pays a recouvré l’entièreté de son territoire », a salué le chef du gouvernement. Avant d’indiquer que l’objectif du gouvernement est de s’investir pour le bonheur du peuple malien. C’est dans ce sillage que le général de division Abdoulaye Maïga a invité ses compatriotes à l’union sacrée pour bâtir le Mali et l’espace confédéral. Il est persuadé que c’est le seul moyen pour lutter contre l’insécurité.

Le Premier ministre a salué la résilience des Maliens face à la crise de carburant et la fourniture de l’électricité. Il a réitéré la détermination de son gouvernement à lutter contre le terrorisme. Saisissant cette occasion, le général Maïga a dénoncé les sponsors étatiques de ce phénomène. «Le chemin est parsemé d’embûches, mais nous ne reculerons jamais», a insisté le chef du gouvernement. D’où, selon lui, la ferme volonté du Mali de disposer de ses ressources minières.

AMAP/Mali

Burkina Faso–Royaume-Uni : une dynamique de coopération pragmatique réaffirmée

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a accordé une audience, ce jeudi 15 janvier 2026, au nouvel ambassadeur du Royaume-Uni auprès du Burkina Faso, Angus McKee. Cette rencontre de prise de contact a permis de réaffirmer la volonté commune des deux États de renforcer un partenariat fondé sur le pragmatisme, le respect mutuel et la souveraineté.

 

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‎Non-résident, le diplomate a indiqué être au Burkina Faso pour approfondir ses échanges avec les départements sectoriels et identifier des pistes de collaboration susceptibles de contribuer de manière concrète au développement du pays.

‎Il a souligné l’engagement renouvelé du Royaume-Uni à accompagner le Burkina Faso, notamment dans les domaines de la santé et de l’enseignement.

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‎Le Premier ministre a félicité l’ambassadeur McKee pour sa nomination et lui a souhaité la bienvenue au pays des Hommes intègres. Il a salué la disposition du Royaume-Uni à consolider ses relations avec le Burkina Faso, tout en rappelant les priorités stratégiques du Gouvernement.

‎Il a, par ailleurs, exprimé sa satisfaction de voir le Royaume-Uni réaffirmer son engagement aux côtés du peuple burkinabè, en cohérence avec les aspirations nationales de résilience, de sécurité et de développement endogène.

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‎Pour sa part, l’ambassadeur McKee s’est dit honoré de cette audience et particulièrement sensible à la clarté du message délivré par le Premier ministre. Il a réitéré la disponibilité de son pays à bâtir un partenariat « gagnant-gagnant » avec le Burkina Faso.

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‎Cette première rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans les relations bilatérales entre les deux pays et ouvre des perspectives prometteuses pour un rapprochement accru, fondé sur le respect mutuel et l’efficacité dans l’action.

‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

 

 

 

Flash

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« Les restaurants par terre » se multiplient dans les rues de la capitale burkinabè. Certes, ces vendeurs et vendeuses de nourriture en plein air répondent au besoin d’une certaine couche de la population, mais, la question de l’hygiène dans ces lieux de vente
suscite parfois des inquiétudes. Surtout, durant l’harmattan qui est là avec son lot de poussière, vent…De plus, « ces restaurants bon marché » sont parfois situés aux abords des voies, dans les marchés ou chantiers. Il est impératif de bien couvrir les aliments.

La propreté dans les restaurants repose sur des règles strictes dont l’hygiène du personnel (mains propres, vêtements et coiffes), la gestion des déchets (poubelles fermées) … Donc, c’est le lieu d’interpeller ces commerçants de friandises, riz et autres mets à protéger les aliments pour éviter leur pollution par la poussière. C’est vrai que ces derniers assurent la
survie de leurs familles grâce à ce commerce, mais, ils doivent aussi respecter les règles élémentaires
d’hygiène en vue de protéger la population.

Aly SAWADOGO

Fonds de soutien patriotique: l’architecte Francis Kéré verse plus de 18 millions F CFA

L’architecte Francis Kéré a contribué à l’effort de reconquête de l’intégralité du territoire, en versant de l’intégralité de ses honoraires de suivi-contrôle de la réalisation du Mausolée Thomas-Sankara, d’une valeur de 18, 3 millions F CFA, au Fonds de soutien patriotique (FSP), mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou.

Commis par le gouvernement burkinabè pour assurer le suivi/contrôle de la construction du Mausolée Thomas-Sankara, l’architecte Francis Kéré, premier Africain à recevoir le prix Pritzker d’architecture, s’était engagé à verser ses honoraires pour l’effort de reconquête du territoire national.

Aujourd’hui, il a traduit cette promesse en réalité, en remettant l’intégralité desdits honoraires, d’une valeur de 18,3 millions F CFA, au Fonds de soutien patriotique (FSP), le mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou. C’est le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, qui a reçu symboliquement le chèque des mains de M. Kéré. « J’avais promis au Premier ministre que ma contribution pour bâtir le Mausolée serait gratuite. C’est pourquoi j’ai promis de reverser l’intégralité de mes honoraires pour le suivi-contrôle de ma structure au Fonds de soutien patriotique », a-t-il fait savoir.

Pour le donateur, il n’a fait qu’accomplir son devoir de Burkinabè et fier de l’être. Il a qualifié sa contribution de modeste et qui n’est rien d’autre que celle de tout Burkinabè qui aime sa patrie. Et pour lui, ce geste ne représente pas grand chose face à l’engagement du Faso et des forces combattantes pour la libération du Burkina Faso.

« Quand je pense au Président Ibrahim Traoré qui n’a plus de vie privée, qui s’engage avec les combattants auprès de nous, je me suis dit qu’il fallait faire ce geste. J’avais envie de le faire et c’est mon devoir de le faire. Je suis content que j’ai pu le faire. Je prie
le Tout-Puissant de m’avoir donné cet esprit de m’engager de cette façon pour ma patrie », a-t-il confié.

Un architecte qui construit des valeurs

Francis Kéré a traduit sa reconnaissance au gouvernement burkinabè pour l’avoir associé à la réalisation du Mausolée du père de la Révolution d’août 1983. « C’est un honneur pour tout Burkinabè, tout Africain d’être associé à un tel grand projet. Et j’ai eu la chance que le gouvernement ait beaucoup soutenu le projet. Il m’a donné la chance pour une première fois dans ce pays de participer à un tel ouvrage au cœur de Ouagadougou, de construire la demeure définitive du Président Thomas Sankara et de ses compagnons », s’est-il réjoui.

Il a particulièrement rendu hommage au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre Jean Emmanuel Rimtalaba Ouédraogo, au ministre chargé de l’Economie, qui lui a été d’un grand soutien dans la réalisation de ce projet. Le ministre Nacanabo, au nom du gouvernement burkinabè, a salué le patriotisme de M. Kéré, qui honore le Burkina Faso à l’échelle internationale.

« Vous êtes un architecte qui ne construit pas que des édifices, mais qui construit aussi des valeurs, des valeurs de solidarité, d’entraide. Ce sont ces valeurs qui caractérisent
le Burkinabè, surtout aujourd’hui dans ce contexte de Révolution progressiste populaire où l’on demande à tous les Burkinabè de mettre véritablement la patrie au centre de tout », a-t-il souligné.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

 

Coopération russo-burkinabè: la Maison russe au Burkina Faso fête ses 2 ans d’existence

Le Centre culturel de la maison Russe au Burkina Faso a célébré ses 2 ans d’existence, mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou.

Cela fait 2 ans que le Centre culturel de la maison Russe est au Burkina Faso. Durant ce temps, il a travaillé à renforcer la coopération entre la Russie et le Burkina Faso sur le plan culturel, éducatif et sportif. A l’occasion de ses deux ans d’existence, il a organisé une cérémonie de commémoration, mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou. Elle a connu la présence de l’ex-Premier ministre burkinabè Apollinaire Kyélem de Tambèla et du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé
Gilbert Ouédraogo.

La directrice de la maison Russe au Burkina Faso, Irina Belyaeva, a présenté les différentes réalisations du Centre dans les domaines de l’éducation et de la culture. En effet, en termes de chiffres, elle a enregistré plus de 300 apprenants de la langue russe, 15 groupes d’études de la langue russe et des disciplines spécialisées. Il y a eu également 6 projets éducatifs avec des universités russes et plus de 100 participants aux Olympiades de mathématiques et de physique. « 24 étudiants du Burkina Faso ont été envoyés pour des études en Russie en 2025 », a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a félicité la maison Russe au Burkina Faso pour le bilan satisfaisant. « Nous sommes satisfaits du bilan parce que la coopération entre la Fédération de Russie et le Burkina Faso s’est renforcée de jour en jour, de façon sincère », s’est-il exprimé. M. Ouédraogo a expliqué que dans le domaine de la culture, ils ont travaillé sur plusieurs chantiers.

Outre cela, il a révélé avoir accueilli un ensemble philharmonique à Ouagadougou en février 2025 pour plusieurs concerts. Lesquels ont permis aux Burkinabè de découvrir la culture russe à travers des prestations musicales.

La Russie attendue à la SNC 2026

Le conseiller et chargé d’affaires par intérim à l’ambassade
de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Burkin, s’est réjoui de
la performance du Centre culturel de la maison Russe au Burkina Faso.

Le ministre chargé de la Culture a fait savoir que la participation de l’orchestre de la présidence du Faso à la 17e édition du Festival de musique militaire a offert l’occasion à des milliers de festivaliers de découvrir ce que le Burkina Faso sait faire sur le plan artistique et musical. En perspectives, il a annoncé qu’une forte délégation russe prendra part à la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), prévue du 25 avril au 2 mai 2026 à Bobo-Dioulasso.

Le conseiller et chargé d’affaires, par intérim, à l’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Burkin, a confié qu’à travers le Centre, la Russie veut investir dans la culture afin que les Burkinabè puissent apprendre la langue et la culture russes. Des prestations artistiques en langue russe et des danses traditionnelles burkinabè ont mis fin à la cérémonie de célébration des deux ans d’anniversaires de la maison Russe au Burkina Faso.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur )

 

 

Fonds de soutien patriotique/Initiative Faso Mêbo: les Burkinabè de Nairobi et de Triveneto offrent plus de 7 millions FCFA

Les communautés burkinabè vivant à Nairobi et à Triveneto ont fait don de plus de 7 millions FCFA au Fonds de soutien patriotique et à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, le mercredi 14 janvier 2026 à Ouagadougou.

Bien qu’étant loin de la mère patrie, les Burkinabè vivant à Nairobi et à Triveneto portent à cœur le Burkina Faso. Ils ont exprimé leur amour pour leur pays d’origine, à travers un
don remis au ministère en charge des affaires étrangères, mercredi 14 janvier 2026 à Ouagadougou. Le don de la communauté burkinabè de Nairobi qui est de 4,06 millions FCFA est destiné au Fonds de soutien patriotique (FSP). Quant à celui de la communauté burkinabè vivant à Triveneto en Italie, il est de 3,70 millions FCFA pour l’initiative présidentielle Faso Mêbo.

A écouter l’ambassadeur du Burkina Faso à Nairobi, Dominique Kaboré, ce sont au total 250 ressortissants burkinabè de la juridiction de l’ambassade du Burkina à Nairobi qui regroupe le Kenya, les Comores, les Seychelles, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda et la Tanzanie qui ont fait le geste. Il s’agit, selon lui, d’un geste du cœur qui vient matérialiser leur attachement à la mère patrie. Ce don, qui fait suite à celui de 2025 ne sera pas le dernier de la juridiction, foi du diplomate Kaboré.

« Bien qu’étant à Ouagadougou pour remettre le don, je continue de recevoir des appels de compatriotes de ma juridiction qui veulent apporter leur contribution. En mon absence, plus d’un million FCFA ont été collecté et vont servir à notre prochain don », a-t-il confié.
Du côté des Burkinabè de Triveneto, promesse a été faite également de revenir très prochainement pour un autre don.

« Grâce au capitaine Ibrahim Traoré, nous sommes respectés en Italie. Il suffit de mettre un teeshirt à son effigie et vous êtes salués. C’est donc dire combien nous sommes fiers aujourd’hui d’être des Burkinabè et nous allons continuer à soutenir les autorités, afin de construire ensemble notre pays », a soutenu le président des Burkinabè de Triveneto, Ablaye Ilboudo.

Les autorités burkinabè sont très admiratives de la mobilisation de la diaspora en faveur du développement de leur pays d’origine. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, leur a traduit toute la fierté et la reconnaissance de la Nation. « Ce n’est pas la première fois que l’on vous accueille pour un don, mais le faire aux premières heures de l’année 2026 montre que vous avez terminé 2025 en pensant à votre pays et c’est à votre honneur », a apprécié le ministre Traoré. M. Karamoko a dévoilé que, ce sont plus de 220 milliards FCFA qui a été mobilisés par la diaspora en 2025 pour le FSP. « C’est un signal fort qui montre que la diaspora porte à cœur son Faso », a-t-il affirmé. Tout en lui renouvelant
les remerciements du gouvernement, il l’a rassuré que le pays se construit de jour en jour grâce à la mobilisation de la diaspora.

Nadège YAMEOGO
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)