Les responsables de Faso Mêbo de Tenkodogo ont animé, le mercredi 14 janvier 2026, une conférence de presse pour faire le point des contributions et lancer un appel à la mobilisation.
Après six mois d’activités, l’heure est à la redevabilité pour les responsables de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo de Tenkodogo. Au cours d’une conférence de presse, animée le mercredi 14 janvier 2026, dans le chef-lieu de la région du Nakambé, ils ont fait le point des contributions enregistrées durant la période allant du 24 juin au 31 décembre 2025. Selon le coordonnateur adjoint de Faso Mêbo de Tenkodogo, l’adjudant Inoussa Kanazoé, 810 tonnes de ciment, 1193 tonnes de sable et près de 300 tonnes de granite concassé ont été reçues.
En ce qui concerne le matériel, il a indiqué que Faso Mêbo de Tenkodogo a bénéficié de pelles, de pioches, de brouettes, de gilets, de gants, de moules et de divers équipements. En outre, l’adjudant Kanozoé a précisé que plusieurs opérateurs économiques ont mis à la disposition de Faso Mêbo, des camions pour l’enlèvement du sable et le transport des pavés. A cela s’ajoutent, d’après le coordonnateur adjoint, des dons comme les boissons, le carburant, les huiles. Pour ce qui est des bons, ils ont été estimés à 50 000 francs CFA.
Tout cela a permis, a expliqué le conférencier, de réaliser environ 2,3 km de pavés longeant la Route nationale 16 (RN16) pour une superficie estimée à plus de 20 000 m2. Faso Mêbo de Tenkodogo a également décapé 4 pistes dans la ville en vue d’y poser des pavés et réaliser 6 chaises de détente, le long de la RN16. Pour l’heure, le pavage de la place de la Nation est en cours, a ajouté l’adjudant Inoussa Kanazoé. En dépit de ces avancées, il a lancé un appel aux populations de la région du Nakambé et de sa diaspora à poursuivre les dons en ciment, sable, granite concassé à Faso Mêbo pour la poursuite du pavage des artères de la ville de Tenkodogo, la plantation d’arbres et l’embellissement des ronds-points de la cité de Naaba Zoungrana.
Vers un “week-end Faso Mêbo”
Les journalistes ont voulu savoir comment se font les choix des sites et des rues à paver ou encore qu’en est-il de l’initiative « week-end Faso Mêbo », annoncée mais pas encore mise en œuvre ?
Pour le coordonnateur adjoint Kanazoé, « week-end Faso Mêbo » n’a pas encore eu lieu, mais n’est pas abandonné. Le chargé de missions du président du Faso pour le Nakambé, Adaman Kamboné, l’un des animateurs de la conférence de presse, a précisé que dans les prochaines semaines, les différents travailleurs de la région vont passer à tour de rôle les week-ends en vue d’implémenter cette initiative. En ce qui concerne le choix des sites, l’adjudant Kanazoé a indiqué que ce sont les lieux publics qui sont retenus.
Selon le président de la délégation spéciale de la commune de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda, également animateur de la conférence de presse, les rues retenues pour le pavage sont les voies difficilement praticables en saison de pluies en raison de flaques d’eau disséminées çà et là. « Ce sont des choix faits en fonction des besoins réels de la communauté, loin des accointances et des amitiés », a-t-il déclaré. M. Pooda a ajouté que les travaux de terrassement ont été faits avec l’appui d’une entreprise, Faso Mêbo Tenkodogo ne disposant pas d’engins lourds.
Interpelé sur l’évaluation des dons en valeur monétaire, il a promis de faire la quantification afin de la mettre à la disposition du public. Pour Sami Bérenger Pooda, le bilan moral est assez satisfaisant. « Plus il y aura d’engouement autour de l’initiative, plus les résultats dans la ville seront visibles », a-t-il lancé. Après le point de presse, conférenciers et journalistes ont visité plusieurs sites où les travaux de pavage sont en cours.
Nommé, le 12 janvier 2026, dans le gouvernement II du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le nouveau ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a été installé dans ses fonctions, mercredi 14 janvier 2026 à Ouagadougou.
Le Pr Moumouni Zoungrana est désormais aux commandes du ministère de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique. Il a été installé dans ses fonctions le mercredi 14 janvier 2026 à Ouagadougou. La passation de charges a été présidée par le ministre Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara. Moumouni Zoungrana s’est dit en mission avec le peuple pour booster les défis de son prédécesseur. Pour ce faire, il a sollicité le concours de tous.
« Je suis reconnaissant au président du Faso, au Premier ministre, au gouvernement et à tout le peuple burkinabè », a-t-il confié. Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire sorti, Boubakar Savadogo, pour sa part, a traduit sa gratitude au chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et au Premier ministre avant de remercier l’ensemble des collaborateurs, des partenaires et des acteurs qui ont apportés leurs concours dans l’accomplissement de sa mission. Après avoir félicité Moumouni Zoungrana pour sa nomination, M. Savadogo a invité ses collaborateurs à s’investir aux côtés du nouveau ministre pour la réussite des défis et le bonheur du peuple burkinabè.
Quant au ministre secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, il a rappelé que le nouveau ministre a été appelé au gouvernement dans un contexte particulièrement marqué par la lutte implacable contre le terrorisme, la promotion et le renforcement des défis en matière d’enseignement secondaire, de formation professionnelle et technique et l’essor de la Révolution progressiste populaire. Il l’a par conséquent invité à prendre en compte ce contexte pour l’atteinte de sa mission. A l’issue du cérémonial d’installation, le ministre sorti a reçu du personnel, des présents en témoignage de sa contribution aux performances du ministère.
La lutte contre les trafics illicites, loin de se réduire à une succession d’interpellations spectaculaires, constitue aujourd’hui l’une des expressions les plus concrètes de la souveraineté économique, environnementale et sanitaire de l’Etat. A travers trois opérations récentes à l’Est, au Centre et dans le Centre-Ouest, les unités douanières ont rappelé, avec une rigueur méthodique, que le territoire national n’est ni un corridor de complaisance, ni un laboratoire d’expérimentation pour les réseaux clandestins.
Dans le Centre-Ouest, la brigade mobile de Koudougou a conduit une opération d’une ampleur significative, révélatrice de la profondeur des mutations du commerce illicite. Le ratissage a permis la saisie de 1000 cartouches de cigarettes, 72 boites d’herbicides non conventionnels ainsi que 33 sacs de détergent. Au-delà des chiffres, c’est la nature même des produits qui interpelle : tabac de contrebande échappant aux droits et taxes surtout le Fonds de soutien patriotique, intrants chimiques non homologués susceptibles d’affecter les sols, les cultures et la santé humaine, et produits détergents dont la traçabilité reste incertaine. Une même logique traverse ces catégories : l’économie grise prospère en contournant les normes fiscales, sanitaires et environnementales qui structurent le vivre-ensemble.
Plus à l’Est, sur les marges frontalières, l’alerte s’est portée sur le circuit des huiles alimentaires. Un minibus en pleine brousse, chargé de bidons d’huile alimentaire a été intercepté par une escouade de la Direction de la surveillance du territoire(DST). L’ensemble de la cargaison était dépourvu de tout titre régulier d’importation. Ici encore, l’enjeu excède la seule infraction douanière : il touche à la sécurité du consommateur, à la transparence des chaînes d’approvisionnement et, plus largement, à la loyauté des échanges commerciaux. L’huile alimentaire, produit de consommation courante, ne saurait être l’objet d’une circulation clandestine où la qualité, l’origine et la conformité aux normes échappent à tout contrôle.
L’ensemble de la cargaison était dépourvu de tout titre régulier d’importation.
A ces deux opérations s’ajoute une troisième, tout aussi déterminante par ses implications environnementales : l’Unité mobile d’intervention (UMI) a procédé, sur l’axe Ouaga-Léo, à la saisie de plus de 20 tonnes de sachets plastiques prohibés. Cette cargaison massive, destinée à une mise en circulation illégale, menace directement les écosystèmes, les sols, les cours d’eau et la santé des populations. En neutralisant ce flux, la Douane ne protège pas seulement l’économie formelle ; elle défend aussi le droit des générations futures à un environnement viable et sain.
Ces trois opérations, en apparence différentes par leurs objets et leurs théâtres d’intervention, participent d’une même architecture stratégique : le maillage du territoire, l’anticipation de la fraude et la neutralisation des risques. Les unités engagées: Brigades mobiles, DST et UMI ont démontré une complémentarité opérationnelle fondée sur le renseignement, la mobilité et la capacité d’intervention en zones difficiles d’accès. En cela, elles s’inscrivent dans la modernisation des pratiques douanières, où la douane n’est plus seulement un guichet fiscal, mais un acteur central de la protection du marché intérieur, de la santé publique, de la sécurité et de l’environnement.
Dans un message d’orientation, le directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire, Yves Kafando, a salué la détermination des agents tout en appelant à la vigilance collective. Il a rappelé que la douane ne saurait agir seule : la dénonciation citoyenne, la responsabilité des opérateurs économiques et le respect des normes constituent les premiers remparts contre la fraude. Il a invité les populations à refuser les circuits parallèles et à privilegier les filières régulières, gage de sécurité, de qualité et de justice fiscale. Pour le directeur général, la protection du pays commence par le respect de la règle et la confiance dans les institutions.
Il convient également de souligner la portée pédagogique de ces saisies. Elles rappellent aux opérateurs économiques que la facilitation des échanges à laquelle la Douane contribue par des réformes structurelles, ne saurait être confondue avec la permissivité.
La fluidité commerciale n’exclut pas la discipline ; elle la présuppose. S’affranchir des règles, c’est fragiliser la concurrence loyale, mettre en péril les finances publiques et exposer les populations à des produits dont la dangerosité peut être silencieuse mais réelle.
Ainsi, de la brousse frontalière de l’Est aux corridors du Centre-Ouest, en passant par le Centre, une même idée s’impose : l’Etat garde le territoire et la Douane en est l’un des visages les plus concrets.
Par des actes parfois discrets, souvent exigeants, toujours décisifs, elle oppose une fin de non recevoir aux économies souterraines et réaffirme la primauté du droit. A travers ces saisies, ce n’est pas seulement une marchandise qui est retenue : c’est une certaine idée de l’ordre public, de la responsabilité économique, de la protection de l’environnement et de la sécurité des citoyens qui est, une fois encore, défendue.
Les élections présidentielles sur le continent africain se poursuivent et, à quelques exceptions près, se ressemblent. En ce début d’année, c’est l’Ouganda, pays d’Afrique australe, qui sera le premier à ouvrir le cycle des scrutins présidentiels, après un processus jalonné de troubles dans la classe politique. En effet, aujourd’hui 15 janvier 2026, le peuple Ougandais se rendra aux urnes, officiellement pour élire leur nouveau président.
Au nombre des candidats en lice, figure en pole position le Président sortant, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. Face à lui, on note des personnalités de premier plan dont le leader de l’opposition, Robert Kyagulanyi, plus connu sous son nom d’artiste, Bobi Wine, l’ancien chef militaire Mugisha Muntu, connu pour son engagement contre la corruption et Nandala Mafabi, député et ancien chef de l’opposition au parlement.
Si le scrutin est très attendu, à y voir de près, cette élection couplée aux législatives, pour renouveler les 529 membres du Parlement, s’avère sans enjeu majeur avec un avenir incertain pour le pays.
Cela, au regard des forces en présence dans cette course pour la magistrature suprême et de l’évolution socio politique du pays. Au pouvoir depuis 40 ans, Yoweri Museveni, âgé de 81 ans, est de loin le grand favori du scrutin pour un septième mandat. Ce d’autant plus qu’il a l’appareil électoral en sa faveur. C’est, d’ailleurs, pour cette raison que d’aucuns estiment que le scrutin est déjà joué d’avance soulignant que l’enjeu principal réside désormais dans l’après Museveni étant donné que le fils du président, Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée, est cité comme son successeur potentiel, nonobstant la pression de l’opposition et une partie du peuple qui n’attendent qu’une véritable alternance à la tête de l’Ouganda.
Malheureusement, force est de constater que l’espoir d’un changement ne sera pas concrétisé de sitôt. Après la modification de la Constitution à deux réprises pour supprimer les limites d’âge et de mandat et la mise sous silence de l’opposition, l’élection présidentielle ougandaise ne sera qu’une façade. Permettra-t-elle de « protéger les acquis » de la stabilité de l’Ouganda. Rien n’est moins sûr !
En attendant, on se rappelle que plus de 300 personnes ont été arrêtées depuis septembre 2025 et au moins 400 partisans de la Plateforme d’unité nationale (NUP) de Bobi Wine sont actuellement détenus. Ce qui fait craindre que cette élection, déjà sous tension, ne réveille les vieux démons dont les souvenirs de la période préélectorale de 2021 restent encore vivaces dans les esprits. En novembre 2020, au moins 54 personnes ont été tuées lors de manifestations qui ont suivi l’arrestation du leader de l’opposition,
Bobi Wine. Reste à savoir si la coupure totale d’Internet, à la veille de cette consultation électorale, pour, dit-on, prévenir la désinformation, la fraude électorale et l’incitation
à la violence, peut éviter les éventuelles troubles. Par-delà tout, la classe politique et l’ensemble du peuple ougandais devraient travailler à privilégier le dialogue pour ne pas plonger le pays dans des violences post électorales, souvent préjudiciables au développement des pays en voie de démocratisation.
Le secrétaire général de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI, Mouhamed Khouraichi Niass, au cours d’une audience, mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou, a remis au Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, les résolutions des travaux de la réunion du Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI.
La réunion du Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI (UPCI) s’est terminée, mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou. Peu après la cérémonie de clôture de cette rencontre de haut niveau, le secrétaire général de l’UPCI, Mouhamed Khouraichi Niass, à la tête d’une délégation, est allé remettre au Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmnane Bougouma, les résolutions des travaux des participants.
« Nous sommes passés pour remettre les résolutions de nos travaux au président de l’Assemblée législative de Transition. Comme nous avons opté pour faire cette réunion ici au Burkina, nous avons travaillé amicalement, discuté et adopté tous les points qu’on avait donnés à cette rencontre. Maintenant, il reste à faire le suivi à travers les Parlements des membres de l’Union parlementaire des Etats-membres de l’OCI, avec nos gouvernements, pour trouver les solutions sollicitées dans ce rapport », a confié Mouhamed Khouraichi Niass, à sa sortie d’audience.
Il a ajouté être confiant que des efforts seront faits par les membres parlementaires et leurs gouvernements respectifs pour gérer la question de la jeunesse africaine, intéressée par l’immigration. « Si nous les laissons tous essayer de rallier l’Occident, plusieurs d’entre eux vont perdre la vie avant d’arriver à leur destination. Alors que si nous conjuguons nos forces, nous allons trouver l’occasion d’employer ces jeunes, les retenir dans leurs pays avant qu’ils ne prennent le risque d’aller vers l’inconnu », a ajouté Mouhamed Khouraichi Niass. Au nombre des résolutions, L’UPCI est appelé à accorder une attention particulière à la question de la migration, aux réfugiés et aux personnes déplacées internes, compte tenu de l’impact profond de ces phénomènes sur une grande partie de la population des Etats.
L’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté le projet de loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle et celui portant « Faso Bu Kaoore » le mercredi 14 janvier 2025 à Ouagadougou.
Après près de six heures de débat, le projet de loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle et le projet de loi portant « Faso Bu Kaoore » ont été adoptés par les députés de l’Assemblée législative de transition (ALT). La plénière s’est déroulée sous la présidence du Président de l’ALT, Ousmane Bougouma, dans la journée du mercredi 14 janvier 2025 à Ouagadougou.
Selon le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, l’adoption du projet de loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle est inédite. Car, pendant longtemps, il y a eu des réflexions. Mais aujourd’hui, avec la détermination du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et de l’ensemble de son gouvernement, les députés ont adopté ce texte de loi. «C’est un moment de fierté pour nous et cela a été un long travail. La chefferie coutumière et traditionnelle est une institution assez ancienne du pays des Hommes intègres.
Elle a participé à toutes les étapes de la construction de notre Nation », a-t-il rappelé. En plus, M. Zerbo a confié que ce texte est un complément dans le cadre de l’administration du territoire burkinabè et de la gestion de notre pays. Il a ajouté qu’il est bon de la prendre en compte, ne serait-ce que dans l’ordonnancement juridique, lui permettre d’exercer ces fonctions comme il se doit et participer à la consolidation de la paix. Par ailleurs, Emile Zerbo a relevé que la chefferie traditionnelle a participé à l’ensemble des travaux pour l’aboutissement de ce dossier.
Le recours aux instances traditionnelles de règlements des différends consacré
Quant à la loi portant « Faso Bu Kaoore », le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a indiqué qu’elle correspond exactement à la vision du président du Faso. Car, de son avis, à plusieurs occasions, il a été rappelé la nécessité et l’urgence
de recourir aux instances traditionnelles ou coutumières de règlement des différends. Pour lui, le vote de cette loi fait suite à plusieurs constats, dont le premier est que le système judiciaire classique burkinabè est issu des règles importées du système romano-germanique, partiellement incompris par la majorité des citoyens. M. Bayala a estimé que c’est une nécessité dans la marche de la Révolution de retourner aux sources et de s’appuyer sur les traditions pour trouver des solutions aux problèmes.
« Le deuxième constat, c’est que 95% du contentieux que nous avons dans notre pays au niveau social se résout sans recours à la justice classique. Nous avions à peine 4 à 5% du contentieux qui s’élève entre nos concitoyens, qui est réglé par le système classique. Alors que l’Etat ne reconnait pas les décisions de ce système qui rend des décisions, absorbe 95% du contentieux et contribue à la paix et à la cohésion sociale », a-t-il ajouté. En sus, pour Rodrigue Bayala, quelquefois, ces contentieux qui ont trouvé une issue se retrouvent encore devant le système judiciaire classique, d’où un conflit qui s’élève très rapidement. Eu égard à ces constats, le ministre de la Justice a fait savoir que Faso Bu Kaoore va donner forme effectivement à ces systèmes traditionnels et coutumiers existants. Il a ajouté qu’il ne s’agit pas de créer mais de constater ce qui existe et d’essayer d’encadrer au maximum et de donner force aux décisions qui vont être rendues à ces niveaux. « Il s’agit de leur donner force exécutoire pour le justiciable et de réduire le risque de conflits », a-t-il dit.
La question de la santé et de la sécurité des travailleurs demeure un enjeu majeur au Burkina Faso. Dans le Grand Ouest du pays, l’Office de santé des travailleurs (OST) joue un rôle central dans la prévention des risques professionnels et la promotion du bien-être des travailleurs. Pour mieux faire comprendre les missions, les prestations et les défis de cette institution, Sidwaya est allé à la rencontre de la directrice régionale de l’Office de santé des travailleurs de Bobo-Dioulasso, Dr Corinne Nadège Ido, médecin du travail. Dans cet entretien, elle revient sur le champ d’action de l’OST, les risques professionnels les plus fréquents, les stratégies de prévention mises en œuvre, les difficultés rencontrées sur le terrain, ainsi que les messages clés à l’endroit des employeurs et des travailleurs.
Sidwaya : Pouvez-vous nous rappeler les missions et objectifs fondamentaux de l’Office de santé des travailleurs ?
Dr Corinne Nadège Ido : Il faut dire que l’Office de santé des travailleurs est tout d’abord un établissement public de santé non hospitalier qui a pour domaine de compétence la santé au travail. A ce titre, notre mission principale est d’éviter l’altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail ou des conditions d’exercice de leur métier. Et nous avons pour principaux objectifs de promouvoir et maintenir le plus haut degré de bien-être physique et mental de tous les travailleurs, de prévenir tout dommage causé à la santé des travailleurs par les conditions de travail, de protéger les travailleurs dans leur emploi contre les risques préjudiciables à leur santé, de placer et maintenir le travailleur dans l’emploi convenant à ses aptitudes physiques et psychologiques, d’améliorer la qualité des soins dispensés aux travailleurs et enfin de mobiliser les ressources financières pour son fonctionnement.
S : Et quelles sont les prestations de la direction régionale de Bobo-Dioulasso ?
C.N.I : Au niveau de Bobo-Dioulasso, nous avons des prestations relevant des trois niveaux de prévention. D’abord, nous avons des prestations de prévention primaire relevant de la prévention primaire. Ce sont des prestations qui regroupent l’ensemble des actions visant à éviter que le travailleur ne soit en contact avec les dangers auxquels il est exposé. Comme prestations, nous avons d’abord la surveillance du milieu
et des conditions de travail qu’on appelle couramment visite des lieux de travail. Après cela, nous avons les séances d’Information, éducation et communication (IEC). Nous faisons aussi la formation en santé au travail et comme dernière prestation de prévention primaire, c’est la vaccination en milieu de travail.
A la suite des prestations de prévention primaire, nous avons aussi des prestations de prévention secondaire qui consistent à surveiller la santé des travailleurs afin de dépister précocement les effets des expositions professionnelles. Cette surveillance est assurée par la réalisation des visites médicales réglementaires. Nous avons cinq visites médicales réglementaires au Burkina Faso. La visite médicale d’embauche, la visite médicale périodique qu’on appelle couramment annuelle puisqu’elle est annuelle, la visite médicale de reprise de travail, la visite médicale spéciale et la visite médicale de fin de contrat. Pour soutenir la réalisation de toutes ces visites médicales, nous avons des services d’appui pour la réalisation des examens complémentaires.
Ici à Bobo-Dioulasso, nous avons le service d’ophtalmologie, le service de laboratoire d’analyse médicale, le service d’imagerie médicale, le service d’otorhinolaryngologie (ORL) et le service de pneumologie. Après les prestations de prévention secondaire, nous avons enfin les prestations de prévention tertiaire qui visent à assurer la prise en charge médicale des risques professionnels, c’est à dire les accidents du travail et les maladies professionnelles. Et pour cela, nous faisons des consultations de santé au travail.
Nous nous assurons aussi de la réadaptation et de l’insertion professionnelle du travailleur après un accident de travail ou une maladie professionnelle. En dehors de toutes ces prestations qui sont propres à la santé au travail, l’OST participe également à la réalisation de certaines activités de santé publique notamment les visites médicales d’aptitude au permis de conduire que nous réalisons ici même au siège de la direction et dans les zones déconcentrées de la direction régionale. Il y a aussi la visite médicale d’aptitude au hadj et la visite médicale des retraités.
S : Comment l’OST de Bobo-Dioulasso s’organise-t-il pour prendre en compte les travailleurs du secteur informel ?
C.N.I: la direction régionale de Bobo couvre cinq régions administratives à savoir la région du Guiriko, des Tannounyan, du Djôrô, du Bankui et du Sourou. Pour prendre en compte les travailleurs du secteur informel agro-sylvo-pastoral, nous menons des activités de promotion de la santé au travail. D’abord, lorsqu’on parle des prestations de prévention primaire, nous leur offrons des séances de sensibilisation et des visites des lieux de travail afin de leur faire connaître les risques auxquels ils sont exposés. Ces activités permettent de mieux nous faire connaître et mieux faire connaître nos activités. Nous les accompagnons aussi dans la mise en place soit de services de santé au travail, soit de toute autre activité liée à la santé au travail. Bien sûr, après les séances
de sensibilisation, nous donnons les informations nécessaires sur l’affiliation à l’OST et nous les encourageons à s’affilier afin de bénéficier pleinement de l’ensemble de nos prestations.
S : Quelles sont les principales pathologies ou risques professionnels les plus fréquemment rencontrés chez les travailleurs suivis par la DRB ?
C.N.I : Pour les principales pathologies, il faut dire que nous rencontrons des pathologies de tous ordres. Mais étant dans la capitale économique du pays, nous accompagnons de nombreuses industries et dans le milieu industriel, je peux dire que les troubles musculo-squelettiques sont les plus fréquents. Par troubles musculo-squelettiques, nous entendons toutes les affections en rapport avec les os, les articulations et les muscles que le travailleur peut présenter suite à son activité professionnelle.
S : Face à l’insuffisance de spécialistes en santé et sécurité au travail, quelles stratégies sont mises en place pour garantir la qualité des prestations offertes ?
C.N.I : Face à l’insuffisance de spécialistes, l’OST rejoint les entreprises dans
les zones où nous n’avons pas d’infrastructures propres et de personnel installé. Nous
Selon la directrice régionale de l’Office de santé des travailleurs de Bobo-Dioulasso, Dr Corinne Nadège Ido, médecin du travail, la mission principale de l’OST est d’éviter l’altération de la santé des travailleurs.
appelons cela la stratégie avancée qui est différente de la stratégie fixe où nous recevons les travailleurs dans nos locaux. Nous nous déplaçons dans les localités concernées en collaboration avec les employeurs tout d’abord pour les visites des lieux de travail afin de connaitre le milieu de travail et identifier les risques et faire des séances de sensibilisation aux risques, activités réalisées par des spécialistes en santé, sécurité au travail. Ensuite les équipes des examens complémentaires iront et à la suite les médecins et ingénieurs en santé et sécurité au travail pour les visites médicales. Les services de l’OST restent disponibles pour les recevoir à tout moment lorsqu’il y a le besoin. Il faut dire qu’au niveau de l’OST, notre champ d’action c’est tous les travailleurs du secteur privé, du secteur public, du secteur agro-sylvo-pastoral, du secteur informel et aussi minier. Il y a aussi le plaidoyer, mené par notre hiérarchie, pour un renforcement en personnel technique, notamment en spécialistes en santé et sécurité au travail, auprès du ministère.
S : Nous allons revenir sur un aspect que vous avez évoqué : les visites des lieux de travail. Est-ce que cela révèle un aspect satisfaisant des normes de sécurité, notamment dans les entreprises de la région, en particulier dans les zones industrielles et minières ?
C.N.I : Parlant des visites des lieux de travail, il faut dire qu’elles consistent à se déplacer sur le terrain. Elles sont réalisées par des spécialistes qui vont observer les conditions dans lesquelles les travailleurs évoluent, identifier les écarts par rapport aux normes de sécurité et formuler des conseils à l’endroit des travailleurs et des employeurs. C’est une activité très bien appréciée par le monde du travail. Cependant, la difficulté se situe parfois dans la mise en œuvre des recommandations issues de ces visites, qui peut traîner.
S : Quel impact concret la prévention primaire, c’est-à-dire les IEC, la formation et la vaccination en milieu de travail, a-t-elle sur la réduction des accidents du travail et des maladies professionnelles, notamment les troubles musculo-squelettiques ?
C.N.I : La prévention primaire est essentielle en santé et sécurité au travail. La littérature montre que chaque franc investi dans la prévention permet à l’employeur de doubler son rendement. A travers les activités de prévention primaire que nous réalisons, nous constatons sur le terrain une nette amélioration, notamment une réduction du nombre d’accidents du travail et des maladies professionnelles. L’employeur, sensibilisé aux risques présents dans son entreprise, prend les mesures nécessaires pour éviter leur survenue. Le travailleur, à travers les séances de sensibilisation et les formations, acquiert des compétences, par exemple les techniques de manutention manuelle, qui lui permettent de réduire son exposition aux risques. Nous leur apprenons également les gestes à adopter en situation d’urgence. Tout cela permet d’améliorer les conditions de travail, d’accroître la productivité de l’entreprise, de réduire l’absentéisme pour maladie et de garantir de meilleures conditions d’exercice pour le travailleur.
S : Comment expliquez-vous la faible culture préventive observée chez certains employeurs et travailleurs, et que fait l’OST pour changer cette perception ?
C.N.I : La faible culture préventive s’explique par le fait qu’en Afrique, la prévention n’est pas toujours perçue comme une priorité. Souvent, c’est seulement lorsque des signes apparaissent que l’on accorde de l’importance à la santé. Pourtant, la prévention est la solution la plus efficace, tant sur le plan des coûts que des résultats. A l’OST, nous misons sur la sensibilisation des employeurs et des travailleurs à l’importance de la prévention. Il y a aussi l’aspect légal : la prévention est une obligation pour l’employeur selon la législation,
qui lui impose de protéger les travailleurs. Le non-respect de cette réglementation explique certaines difficultés observées.
S : Quelles sont les difficultés spécifiques rencontrées par la direction régionale de Bobo-Dioulasso ?
C.N.I : Les principales difficultés sont l’insuffisance de spécialistes en santé et sécurité au travail, l’insuffisance d’infrastructures propres à l’OST pour couvrir efficacement les zones d’intervention, ainsi que la faible culture préventive de certains employeurs et travailleurs. Il y a aussi le non-respect des dispositions législatives et réglementaires par certains employeurs, la faible participation des travailleurs aux visites médicales dans certaines entreprises et l’accessibilité difficile de certains locaux, souvent liée à une mauvaise compréhension de la santé et de la sécurité au travail.
S : Quel message souhaitez-vous adresser aux employeurs et aux travailleurs pour renforcer l’adhésion aux activités de santé et sécurité au travail dans votre ressort territorial, notamment dans le Grand Ouest ?
C.N.I : Le message aux employeurs est que la santé et la sécurité au travail sont l’affaire de tous. Nous sommes leurs conseillers, mais rien ne peut se faire sans leur engagement. En investissant dans la santé et la sécurité au travail, ils améliorent les conditions de travail, augmentent leur rendement et préservent la santé de leurs travailleurs. Aux travailleurs, je rappelle que leur santé est leur principale richesse.
A ce titre, Je les invite à participer activement aux activités de santé au travail, notamment les séances d’information, d’éducation et de communication, les formations ainsi qu’aux visites médicales réglementaires.
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, le 12 janvier 2026, plusieurs frappes aériennes ciblées contre des groupes armés terroristes dans les régions de Ségou et de Mopti (Centre), a annoncé l’Etat-major général des Armées.
Selon le communiqué officiel, ces frappes interviennent dans le cadre des opérations de surveillance et de sécurisation du territoire national. La première opération
aérienne a visé une base terroriste située dans la forêt classée de Soussan, dans la région de Ségou.
Une deuxième, « menée avec succès au nord-est de Zantièbougou, dans la forêt de Kékoro, a permis de neutraliser un groupe armé et de détruire plusieurs motos utilisées par les terroristes », ajoute la même source. Une troisième frappe a ensuite « ciblé un autre groupe armé terroriste en déplacement dans une zone forestière
située non loin de Diafarabé, dans la région de Mopti ».
« Ces actions s’inscrivent dans la dynamique permanente de surveillance et de neutralisation des groupes terroristes qui menacent la sécurité des populations et l’intégrité du territoire national », précise l’Etat-major général des Armées. Il assure que les opérations se poursuivent sans relâche sur l’ensemble du territoire. « Les opérations coordonnées de recherche et de neutralisation des terroristes continueront jusqu’au rétablissement total de la sécurité », déclare l’Etat-major.
En visite de travail à Bamako au Mali, les 12 et 13 janvier 2026, le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (AES) du Burkina Faso, Bassolma Bazié, accompagné d’une délégation ont été reçus en audience par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, le mardi 13 janvier 2026.
Conformément aux instructions des Pères fondateurs de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) relatives au renforcement de la coopération et du partage d’expériences entre les Commissions nationales de la Confédération AES, une délégation de la Commission du Burkina Faso a effectué une visite de travail à Bamako au Mali, les 12 et 13 janvier 2026. Dans ce cadre, elle a été reçue en audience par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, le mardi 13 janvier 2026.
Introduit par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le président de la commission a réitéré ses félicitations pour le bilan positif du Mali. Il a salué le sens des responsabilités et de l’engagement des autorités maliennes. Il a également sollicité la disponibilité du Premier ministre pour accompagner le Faso durant son mandat.
En réponse, le Premier ministre a, au nom du Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, adressé ses vœux à la commission. En gardant le même esprit de fraternité et de souveraineté, le Premier ministre est sûr de la réussite du mandat burkinabè.
Il est revenu sur les liens forts qui unissent les pays de la confédération, en faisant un parallèle avec les réussites de l’AES qui ont déjoué tous les pronostics ; des défis qui ne seraient relevés sans le combat des peuples et la fermeté des pères fondateurs de l’AES. Le Premier ministre a déploré la tentative de déstabilisation des institutions au Burkina et a exprimé sa solidarité.
Le chef du gouvernement a enfin donné l’assurance quant à l’accompagnement du Mali à la présidence de l’an II, sous le leadership éclairé du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Président de la Confédération AES.
La Fédération burkinabè de football (FBF) a annoncé, dans un communiqué daté du 14 janvier 2026, la fin de sa collaboration avec le sélectionneur national des Etalons, Brama Traoré. Cette décision fait suite aux résultats jugés « largement » en deçà des objectifs assignés à l’équipe nationale lors de la CAN Maroc 2025, précise le document.
Nommé en mars 2024, Brama Traoré n’est plus le sélectionneur des Etalons. Le « Chercheur » et l’ensemble de son staff technique composé d’Issa Balboné, Pierre Bazié, Mohamed Kaboré et Wilfried Da, ont été remerciés par la Fédération burkinabè de football (FBF), le mercredi 14 janvier 2026 via un communiqué à l’endroit de l’opinion publique. La FBF explique cette décision de se séparer de l’encadrement technique de l’équipe fanion
par l’élimination du pays au stade des 8es de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025. Un résultat jugé « largement en deçà des objectifs assignés à l’équipe nationale pour cette compétition majeure (…) et qui étaient d’atteindre au minimum les demi-finales », selon la correspondance.
Cela a été considéré par le président de la FBF, Oumarou Sawadogo et ses collaborateurs comme une contre-performance qui a suscité « une vive déception au sein des supporters, des acteurs du football national et des instances dirigeantes ». La Fédération rassure cependant l’ensemble des supporters et partenaires que des dispositions immédiates seront prises afin d’engager un nouveau processus de sélection d’un encadrement technique. Nommé à la tête de la sélection nationale en mars 2024 en remplacement de Hubert Velud, Brama Traoré avait réussi à qualifier le Burkina Faso comme premier pays après quatre matches en éliminatoires dans le groupe L, celui du Sénégal. Il ne connaitra pas le même succès pour la Coupe du monde 2026 pour laquelle les Etalons se sont arrêtés aux portes des barrages Afrique.