Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi : Annick Lydie Djouma Pikbougoum installée dans ses fonctions

Le ministre Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres a installé, le mercredi 14 janvier 2026, la nouvelle ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum dans ses fonctions.

Annick Lydie Djouma Pikbougoum est officielle-ment la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi. Nommée, le 12 janvier 2026, lors d’un remaniement ministériel, en remplacement de Roland Somda, elle a été installée ce mercredi 14 janvier, par le ministre Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara.

La nouvelle ministre a déclaré placer son mandat sous le signe de la continuité de l’action publique. Mesurant l’ampleur de la tâche qui l’attend, elle s’est engagée à travailler avec détermination pour renforcer les structures sportives et faire du sport et de la jeunesse des piliers de développement. Et ce, en cultivant la pratique du sport chez les jeunes et en développant une industrie sportive au Burkina Faso. Dans le domaine de l’emploi, elle entend promouvoir l’entreprenariat et développer des programmes d’insertion professionnelle adaptés aux réalités locales.

Pour y parvenir, elle compte sur la mobilisation de ses collaborateurs, des organismes publics et privés de sport, du secteur privé et des organisations de jeunesse. Son action, a-t-elle annoncé, sera guidée par l’écoute et la disponibilité, la transparence
et la recherche constante de résultats au service de la Nation. Mme Pikbougoum a traduit
sa reconnaissance aux hautes autorités pour la confiance placée en elle et a rendu un hommage à son prédécesseur dont les réalisations constitueront un socle pour réussir sa mission.

Quant au ministre sorti, Roland Somda, en poste depuis le 6 août 2024, il tire un bilan satisfaisant de ses actions. Pour preuve, a-t-il dit, en fin d’année 2025, le département a affiché un taux de 90,33% du contrat d’objectifs.

Des résultats qu’il dit mettre à l’actif de ses collaborateurs et aux acteurs du monde sportif. Avec Mme Pikbougoum sa remplaçante, il reste convaincu que la dynamique se poursuivra de la plus belle manière, car elle est un pur produit du ministère. Roland Somda a rassuré de sa disponibilité à l’accompagner et a invité les collaborateurs à lui apporter le même soutien dont il a bénéficié quand il était à la tête du département.

Quant au ministre Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, il a salué le travail abattu par Roland Somda durant son mandat, en témoigne la finalisation et l’homologation du Stade du 4-Août. Au nouveau ministre, il lui a traduit les félicitations du gouvernement et du président du Faso. Il fonde l’espoir qu’elle réussira sa mission au regard de son parcours et ses compétences.

Adama SEDGO

K.L.A est un supplétif de l’armée en service dans la commune rurale de Bondoukuy, province du Mouhoun dans la région de Bankui. Il a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, mardi 2 décembre 2025. Il lui est reproché des faits de tentative de vol aggravé. Les événements se sont déroulés dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2025 aux environs de 3h du matin. Le prévenu rentrait d’une soirée dansante. A la hauteur de la gare routière de Bondoukuy, il s’est introduit dans une boutique de vêtements, appartenant à P.O, par le toit qu’il a pris soin de cisailler. Mais, le bruit provoqué par le cisaillement de la tôle, conjugué avec (…)

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Noufou NEBIE
Yacouba BELEM
Joanny SOW

Défis migratoires et gestion des réfugiés : Cultiver davantage la solidarité envers les Etats ouest-africains en guerre

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Le Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’organisation de la coopération islamique (UPCI) a clos ses travaux, le mercredi 14 janvier 2026, à Ouagadougou avec des recommandations pour une migration responsable et contrôlée.

Les parlementaires de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont pris à bras le corps la question majeure de protection des migrants et des réfugiés. Pour le démontrer aux décideurs politiques, le Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’organisation de la coopération islamique (UPCI), lors de la clôture le mercredi dernier à Ouagadougou de ses travaux de la deuxième réunion, a formulé un parterre de recommandations présentées par le député burkinabè de l’Assemblée législative de transition, Moussa Sangaré.

Les plus importantes, au nombre de 13, ont mis l’accent sur la nécessité d’accorder une importance particulière et prioritaire à la résolution des questions qui engendrent les flux migratoires, à la gestion des réfugiés et à toutes autres formes de déplacement en masse des populations. Coordonner efficacement les actions d’intervention et de sensibilisation des populations, cultiver davantage la solidarité envers les Etats ouest-africains en guerre contre le terrorisme, reconnaitre et soutenir l’engagement du peuple palestinien actuellement victime de violences, constituent les autres recommandations, entre autres.

Les parlementaires de l’UPCI ont lancé un appel aux Etats à se conformer au cadre juridique mondial relatif au « Pacte de Marrakech ». Cet accord international non contraignant de l’ONU sur les migrations sûres, ordonnées et régulières, vise à mieux gérer les flux migratoires mondiaux, en protégeant les droits des migrants tout en respectant la souveraineté des Etats. Les parlementaires ont aussi invité les décideurs à mutualiser les efforts pour mettre fin aux migrations mortelles aux larges des côtes occidentales, s’unir pour barrer la route à l’expansion du terrorisme et créer des emplois pour les jeunes. Ils ont également exprimé leur soutien au Soudan et ont insisté sur la mise sur pied d’un système résilient d’intégration économique en Afrique.

La réunion de l’UPCI a également condamné les violences faites aux migrants et a ouvertement manifesté sa reconnaissance à la légitimité des luttes menées par l’Etat de la Palestine, du Soudan et celles de la Confédération des Etats du Sahel. Selon le secrétaire général de l’UPCI, l’honorable Mouhamed Khouraichi Niass du Sénégal, ces résolutions doivent connaitre une prise en compte rapide, afin de soulager les conditions des réfugiés et définir un chemin clair pour les migrations.

Il a rassuré de la solidarité islamique et son engagement dans les actions humanitaires en faveur des migrants et des réfugiés. Pour cette rencontre de l’UPCI, les délégations venues notamment de Palestine, du Maroc, du Tchad, de Turquie, du Mozambique, de Gambie et du Burkina Faso etc.

Wanlé Gérard COULIBALY
Patricia TAONSGO
(Stagiaire)

 

Lutte contre la cybercriminalité : Deux (02) individus, dont un repris de justice interpellés

Dans le cadre de sa mission de protection des personnes et de leurs biens dans le cyberespace burkinabè, la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a procédé à l’interpellation de deux individus impliqués dans des faits d’escroquerie, d’usurpation d’identité et de blanchiment de capitaux commis à l’aide des technologies de l’information et de la communication. L’une des personnes mises en cause dans cette affaire est connue des services de sécurité pour des faits similaires.
L’affaire fait suite à une dénonciation faite par une personne digne de bonne foi et désirant garder l’anonymat. En effet, celle-ci a déclaré avoir connaissance d’un système frauduleux mis en place par une soi-disant entreprise de vente de véhicules dont le premier responsable est de nationalité étrangère et résidant hors du Burkina Faso.
Les investigations menées par la Division des enquêtes ont permis d’établir que le principal mis en cause S. M, utilisait des pages sur les réseaux sociaux pour diffuser de fausses annonces de vente de véhicules, en se présentant comme un concessionnaire basé à l’étranger. Les personnes intéressées étaient ensuite redirigées par ce dernier vers une messagerie instantanée afin de finaliser les transactions.
Afin de renforcer la crédibilité du dispositif, S.M s’est servi de ses coauteurs T.L et R.I ainsi que bien d’autres personnes naïves pour ériger une représentation sur le territoire national. C’est auprès de cette structure factice que les victimes étaient invitées à effectuer, sur place, le versement des sommes convenues.
Les fonds collectés étaient par la suite transférés au cerveau de l’opération par des moyens de paiement électronique ou via des circuits informels de transfert d’argent vers l’extérieur du pays. Les perquisitions effectuées ont également permis de mettre en évidence l’usage de fausses identités, utilisées dans d’autres activités criminelles dans la sous-région.
Au total, six (06) victimes, dont une de nationalité étrangère, ont été identifiées pour un préjudice financier estimé à environ 69 925 000 FCFA.
Les deux coauteurs interpellés ont été déférés devant Monsieur le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I.
La BCLCC invite les populations à faire preuve de vigilance face aux offres de vente en ligne, notamment celles assorties de promesses attractives sans garanties vérifiables. Elle exhorte toute personne victime ou témoin de cas similaires à effectuer un signalement via la plateforme Alerte-BCLCC.
BCLCC

Régions de Bankui et du Sourou : une Brigade anticriminalité annoncée cette année à Dédougou

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La Direction régionale de la police nationale (DRPN) des régions de Bankui et du Sourou a dressé le bilan des activités menées par ses services au cours de l’année 2025 à l’occasion d’un point de presse tenu le vendredi 26 décembre dernier à Dédougou. Le directeur régional, le commissaire divisionnaire de police Abdoulaye Sidibé, principal animateur de la conférence, a jugé satisfaisants les résultats obtenus. Il a saisi cette tribune pour annoncer l’arrivée en 2026 de la Brigade anticriminalité (BAC) à Dédougou et d’une base de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) à Tougan.

Des opérations de reconquête du territoire régional à la lutte contre les formes de criminalité, en passant par les activités de police administrative et judiciaire, les services de la Direction régionale de la police nationale (DRPN) de Bankui et du Sourou auront été de toutes les batailles en 2025. C’est ce qui est ressorti du bilan de l’année écoulée, présenté à l’occasion d’un point de presse animé par le directeur régional, le commissaire divisionnaire Abdoulaye Sidibé, le 26 décembre dernier. Au niveau administratif, le conférencier a énuméré la délivrance de 87 544 CNIB et de 1 348 visas d’entrée sur le territoire burkinabè, la réalisation de 95 704 légalisations et certifications matérielles de signatures pour les demandeurs.

Deux cent vingt-et-une (221) opérations de contrôle des débits de boissons ont été effectuées et une autre opération de contrôle de 38 hôtels et auberges a permis de viser 8 711 fiches d’hôtel, pendant que 1 448 781 personnes et 297 299 véhicules ont été contrôlés à l’occasion. Ces actions ont contribué à la mobilisation de 66 658 000 FCFA au titre des amendes forfaitaires et de 33 313 100 FCFA représentant la valeur des timbres apposés au profit du budget national.

En matière de police judiciaire, les services de la DRPN ont interpellé et déféré devant les tribunaux régionaux 302 présumés auteurs d’infractions de droit commun et 14 autres présumés terroristes devant les instances spécialisées de lutte contre les actes terroristes, ont informé les conférenciers. En outre, 428 missions de sécurisation ont été menées dans des zones criminogènes de la région, entraînant le démantèlement de trois réseaux de délinquants. Pendant ce temps, 597 procès-verbaux ont été dressés et 428 individus ont été fichés. Ces efforts ont permis de retrouver 35 engins volés, de mettre la main sur 100 fûts de cyanure et de saisir 99 machines à sous, sans omettre la constatation de 532 accidents de la circulation routière.

Un dispositif sécuritaire innové et renforcé

L’orateur du jour a précisé que les services de la DRPN ont, au cours de l’année 2025, été actifs en matière de lutte contre les drogues. C’est pourquoi 29 séances de sensibilisation ont été menées dans plusieurs établissements scolaires. A cela, a-t-il ajouté, se sont greffées les saisies de 11,5 kg de chanvre indien et de cocaïne, de 2 270 kg de produits prohibés et de 160 litres de boissons frelatées. Au titre de la sécurité publique, les policiers nationaux de l’ex-Boucle du Mouhoun ont effectué 2 589 patrouilles dissuasives et intercepté 96 enfants victimes de trafic.

Dans ce même registre, 571 missions de sécurisation d’événements, 189 missions d’escortes, 56 missions de sécurisation de hautes personnalités et 1 326 missions de sécurisation d’institutions ont été opérées au cours de l’année. La sécurisation de deux installations stratégiques dans la province des Balé vient allonger cette liste. S’agissant de la lutte contre le terrorisme, les autres formes de criminalité et le grand banditisme, les services policiers ont mené des patrouilles de sécurisation ainsi que des contrôles sécuritaires et documentaires sur les axes routiers à l’échelle régionale. Les unités combattantes policières ont pris part, aux côtés d’autres forces, aux opérations de reconquête et de réinstallation de 14 localités, à la sécurisation des champs et des bassins rizicoles, des récoltes au profit des populations et des sites sensibles.

Outre cela, les conférenciers ont relevé la saisie de 2 972 motocyclettes et de 304 tricycles destinés aux groupes terroristes. M. Sidibé et ses collaborateurs ont indiqué que le dispositif sécuritaire s’est innové et renforcé en 2025 dans la région. L’implantation de la CRS à Boromo, la création du service régional de la police judiciaire de Bankui, l’érection de boxes d’observation dans la ville de Dédougou dans le cadre de l’Innovation stratégique et opérationnelle pour une sécurité au quotidien (ISOSQ) et l’instauration des légalisations et certifications matérielles de signatures tous les samedis dans tous les commissariats de police en sont des preuves. Dans le même ton, il est annoncé l’arrivée prochaine de la BAC à Dédougou et de la CRS à Tougan en cette année 2026 afin de rapprocher davantage les services de la police de la population.

Yacouba BELEM

Maisons d’arrêt et de correction de Tenkodogo et de Koupéla: la délégation spéciale régionale du Nakambé exprime sa solidarité aux détenus

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La délégation spéciale régionale du Nakambé a remis, le mardi 13 janvier 2026, à Tenkodogo, plusieurs tonnes de vivres au profit des détenus de la région.

La délégation spéciale régionale du Nakambé est solidaire des pensionnaires des Maisons d’arrêt et de correction (MACT) de Tenkodogo et de Koupéla. Le mardi 13 janvier 2026, à Tenkodogo, elle a remis plusieurs tonnes de vivres d’une valeur de 2 millions de francs CFA aux détenus des deux maisons d’arrêt. Le don est composé de 18 sacs de 50 kg de riz local, 17 sacs de 50kg de maïs blanc, 6 sacs de 50 kg de haricot blanc et 4 sacs de 50 kg de petit mil pour le MACT de Tenkodogo et 15 sacs de 50 kg de riz local, 15 sacs de 50 kg de maïs et 6 sacs de 50 kg de haricot pour celui de Koupéla.

Selon le président de la délégation spéciale régionale du Nakambé, le gouverneur Yiyé Abraham Somdo, les détenus, en dépit de leur situation, demeurent des membres à part entière de la société burkinabè. «La détention est une épreuve de la vie qui prive de la liberté de mouvement, mais ne doit jamais priver de la dignité humaine, ni du lien avec la communauté », a justifié le donateur. Il a expliqué que c’est pourquoi, la délégation spéciale régionale du Nakambé a prévu, dans son plan d’action de 2025, des achats de vivres pour les pensionnaires des deux maisons d’arrêt et de correction. Pour M. Somdo, ces vivres ne sont qu’une petite contribution face aux défis quotidiens des administrations pénitentiaires.

Néanmoins, le président de la délégation spéciale régionale a dit espérer que ces vivres vont contribuer, un tant soit peu, à l’amélioration des conditions de vie des pensionnaires. Le gouverneur du Nakambé a par ailleurs salué le travail « difficile » abattu, chaque jour, par l’administration pénitentiaire de la région pour assurer la sécurité et préparer la réinsertion des détenus. Le directeur de la maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo, Tanga Jean Baptiste Yaméogo, représentant les bénéficiaires, a salué un don qui vient à point nommé.

Selon ses confidences, à la fin de l’année 2025, les stocks de vivres étaient quasiment épuisés. « Ce don va contribuer à améliorer la ration alimentaire des pensionnaires des maisons d’arrêt et de correction de Koupéla et de Tenkodogo », s’est-t-il réjoui. M. Yaméogo a lancé un appel aux populations de la région du Nakambé à venir en aide aux détenus qui ont besoin, d’après lui, de vivres, de savon et de couvertures.
Le 8 janvier dernier, la délégation spéciale du Nakambé avait remis du matériel de réparation d’engins roulants et du carburant, d’une valeur de 10 millions de francs CFA aux forces de défense et de sécurité de la région.

Anselme KAMBIRE

 

Une nouvelle dynamique

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a opéré un remaniement du gouvernement, le lundi 12 janvier 2026. A première lecture, ce réajustement acte quatre départs, deux arrivées, la fusion de quatre ministères en deux et des changements de dénomination des départements ministériels.

Ce qui peut sembler comme un remaniement routinier marque pourtant une étape importante de la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP), exactement un an après la mise en place du premier gouvernement Rimtalba, dans un contexte national toujours exigeant, mais porteur d’espoirs renouvelés.

En effet, après douze mois d’exercice, le gouvernement Rimtalba I a travaillé dans une dynamique de collégialité, de rigueur dans la gouvernance et la gestion vertueuse de la chose publique et surtout d’engagement patriotique.
Dans des conditions souvent difficiles, des acquis indéniables ont été enregistrés dans l’ensemble des secteurs de la vie nationale.

Le chantier prioritaire de la reconquête du territoire national a connu des avancées significatives (72%) grâce à la montée en puissance des Forces combattantes soutenues par un peuple résilient et confiant en un avenir meilleur. Parallèlement, la réinstallation progressive de plus d’un million de personnes déplacées internes dans les zones sécurisées a constitué un signal fort de retour à la normalité et de restauration de l’autorité de l’Etat.

La réorganisation administrative du pays qui passe de 13 à 17 régions et de 45 à 47 provinces, accompagne cette embellie sécuritaire qui porte en elle l’espoir que le Burkina viendra à bout de l’hydre terroriste. Sur le plan économique et social, les résultats engrangés méritent également d’être salués. L’autosuffisance alimentaire, au cœur de la vision présidentielle, a enregistré une performance historique avec une production céréalière estimée à près de 7 millions de tonnes.

Un exploit qui traduit les efforts conjugués des producteurs, de l’encadrement technique et des politiques publiques audacieuses mises en œuvre dans le monde rural à travers l’Offensive agropastorale et halieutique. Les secteurs de l’économie, des mines, des infrastructures, de la communication et de la lutte contre la corruption et la fraude ont, eux aussi, connu des avancées appréciables, contribuant à renforcer la confiance des populations dans l’action gouvernementale. C’est donc fort de ces acquis, mais conscient des défis à relever, que le chef de l’Etat a procédé à un réaménagement de l’Exécutif.

Le gouvernement Rimtalba II passe ainsi de 24 à 22 membres, avec une réduction de deux postes, quatre départs et deux nouvelles entrées. Ce resserrement, à l’entame de la nouvelle année 2026 est bien un choix stratégique visant à insuffler une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. Au-delà des hommes et des femmes, ce remaniement se distingue surtout par des fusions et des changements de dénominations de ministères. Ces réaménagements institutionnels traduisent une volonté politique de mieux incarner la vision de la RPP, recentrer l’action publique et renforcer la cohérence
des politiques sectorielles.

L’arrivée de nouveaux visages apporte du sang neuf, des compétences complémentaires et une énergie renouvelée, tandis que les fusions de départements permettent une meilleure rationalisation des ressources et une plus grande efficacité de l’action publique. La nouvelle
architecture met davantage l’accent sur la souveraineté alimentaire, la guerre contre le terrorisme, la solidarité, la construction de la patrie et la responsabilité des agents publics désormais affirmés comme des « serviteurs du peuple ».

Dans un pays engagé sur la voie de la reconquête de son intégrité territoriale et de sa souveraineté véritable, chaque ministère devient un front de combat au service de la Nation. Cela appelle les ministres, anciens comme nouveaux, à aller davantage
« au charbon », parce que tous, sans exception, sont des serviteurs du peuple et de l’intérêt général. Leur succès dépendra aussi de l’accompagnement sincère et
responsable des Burkinabè, de l’intérieur comme de la diaspora. Au plus haut sommet de l’Etat comme chez le citoyen des villes et campagnes, l’unité, le travail, l’ordre et la discipline demeurent les clés pour réussir les missions assignées au gouvernement Rimtalba II.
Rendez-vous donc sur les chantiers du patriotisme et de la construction de la Patrie !

Jean-Marie TOE

Coopération culturelle: le centre de diplomatie publique russe va participer à la SNC

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a accordé, ce 13 janvier 2026, une audience à la directrice exécutive du Centre de diplomatie publique russe, Natalia Krasovskaïa accompagnée de la directrice du centre culturel maison russe du Burkina Faso.

Les échanges ont porté sur l’exposition de bronzes consacrée à l’art burkinabè, organisée dans la ville de Novossibirsk en Fédération de Russie. Les deux parties ont salué le succès de cette exposition et ont exprimé le souhait qu’une initiative similaire puisse se tenir à Ouagadougou et ainsi renforcer les relations culturelles entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie. La directrice exécutive du centre de diplomatie publique russe a partagé avec le ministre, les échos positifs enregistrés auprès du public russe, ainsi que l’intérêt suscité par les œuvres exposées. Elle a exprimé sa satisfaction quant à la qualité artistique des productions présentées et à la dynamique de coopération engagée entre les deux Etats.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a déclaré que « c’est un plaisir de constater que nous coopérons dans le domaine de la culture et que la
Russie est un partenaire stratégique du Burkina Faso ». Il s’est félicité de cette initiative qui démontre le rôle stratégique de la diplomatie culturelle dans le rayonnement international du Burkina Faso.

A cette occasion, il a invité le centre de diplomatie publique russe à participer à la Semaine nationale de la culture (SNC) prévue du 25 avril au 2 mai 2026 et a également convié l’orchestre de Novossibirsk des instruments folkloriques russes, dans un esprit de réciprocité et de continuité des échanges culturels, à l’image de la participation de l’orchestre de la présidence du Faso au festival international de musique militaire en Fédération de Russie. Cette audience témoigne de la volonté commune des deux parties de poursuivre et renforcer la coopération culturelle, à travers des initiatives favorisant le dialogue entre les peuples et la promotion des expressions artistiques et culturelles.

DCRP / MCCAT

Gouvernement Rimtalba II : Zoom sur les deux nouveaux membres du gouvernement

Le gouvernement remanié, le 12 janvier 2026, du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, fort de 22 membres, enregistre deux nouveaux ministres. Il s’agit du ministre de l’Enseignement secondaire et de Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana et de la ministre des Sports de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum.

C’est l’enseignant-chercheur en littérature orale, Moumouni Zoungrana, qui a désormais la lourde charge de conduire la mission assignée au ministère de l’Enseignement secondaire de la Formation professionnelle et technique. En effet, il est l’un des deux nouveaux ministres admis au sein de l’Exécutif burkinabè à l’issue d’un remaniement ministériel intervenu, le 12 janvier dernier. L’homme de 53 ans, titulaire d’un doctorat en littérature orale de l’université Joseph-Ki-Zerbo est bien connu du public pour ses analyses lors des débats télévisés.

Né en 1973, M Zoungrana entame ses études primaires à Sabcé, ses études secondaires au CEG de Kongoussi et au Lycée Bogodogo de Ouagadougou où il obtient son baccalauréat en 1995. Admis au concours des instituteurs, il va allier vie professionnelle et études universitaires jusqu’à son doctorat. L’homme est donc averti du système éducatif. Sa riche expérience dans le secteur de l’enseignement et ses multiples publications scientifiques seront sans doute des atouts pour le nouveau chef du département en charge de l’enseignement secondaire pour atteinte des missions à lui assignées par les hautes autorités.

Une technicienne aguerrie au département en charge des sports

Professeur certifié d’éducation physique et sportive, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, avant sa nomination dans le gouvernement comme ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, était chargée de mission au cabinet du ministre de l’’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Titulaire d’un master professionnel en management des organisations sportives, Mme Pikbougoum a occupé plusieurs postes de responsabilité depuis 2006. Elle a été successivement directrice des sports de compétition au ministère des Sports et des loisirs en 2006, puis directrice de sport de haut niveau de 2007 à 2011, dans le même département.

Nommée administrateur au conseil d’administration de l’Office de gestion des infrastructures sportives (OGIS) de 2008 à 2010, la ministre chargée des sports dans le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo II a été directrice adjointe de l’Institut des Sciences du Sport et du Développement humain (ISSDH) de mai 2017 à décembre 2020.La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a été une joueuse de haut niveau de handball, notamment en première division et dans l’équipe nationale. Après sa carrière de joueuse, elle a mis ses compétences et son expertise en tant qu’entraineur de plusieurs équipes senior Dame comme celles de l’AS-SONABHY, l’AS-SONABEL et la LONAB Handball club. Directrice exécutive de Spécial Olympics Burkina : sport pour personnes ayant un handicap intellectuel, Mme Pikbougoum a conduit la délégation du Burkina aux jeux mondiaux de Dublin, Athènes, Los Angeles, Abu Dahbi, d’hiver de Graz et Berlin.

Abdoulaye BALBONE

Présidence de la Confédération AES: la Commission nationale pour le Burkina Faso s’inspire de l’expérience malienne

Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a eu, le lundi 12 janvier 2026 à Bamako, une séance de travail avec une délégation de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (AES) du Burkina Faso, conduite par son président, Bassolma Bazié, en visite de courtoisie
et de travail au Mali.

Cette visite de travail qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et du partage d’expériences entre les Comités et commissions nationaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) intervient à la suite de la désignation du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête de la Confédération AES, après le mandat inaugural confié au général Assimi Goïta, Président de la Transition, chef de l’Etat malien.
Lors des échanges fraternels et fructueux, le ministre Diop a souligné les défis relevés pour l’opérationnalisation de la Confédération, les résultats communs atteints dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’an I de la Confédération, les leçons apprises dans le cadre de la coordination des activités confédérales et les perspectives visant la prise en charge des aspirations des populations, conformément à la vision partagée des trois chefs d’Etat des pays membres.

La vision et la mission étant confédérales et à terme, fédérales, le Ministre Diop et son hôte du Burkina ont insisté sur la priorité et la centralité de la prise en compte des besoins essentiels des populations par la mise en œuvre des actions concrètes qui impactent directement les conditions de vie des populations, y compris le renforcement de la libre circulation et les actions d’intégration socio-économique des peuples, dans un esprit de fraternité, de solidarité, de pragmatisme, d’engagement commun et de continuité d’actions.
Tout en saluant les avancées significatives enregistrées lors du mandat inaugural, le président de la Commission de la Confédération AES du Burkina a sollicité le soutien et l’accompagnement du Mali dans la poursuite des missions confédérales, sous la présidence du Burkina Faso.

« Le train de la Confédération AES n’a fait que changer de conducteur, mais le Mali reste toujours à bord pour arriver ensemble à la destination convenue », l’a rassuré le Ministre DIOP. A cet égard, il a conclu en renouvelant la disponibilité constante et l’engagement sans faille des autorités et du peuple maliens pour accompagner, soutenir et matérialiser la vision commune des plus hautes autorités dans les domaines, notamment, de la sécurisation de l’espace confédéral, de la promotion du développement durable et de la prospérité partagée dans une dynamique d’intégration et de diplomatie renforcées.

Bureau de l’Information
et de la Presse MAECI/Mali