Jonas Sango, directeur de dépôt de la SONABHY/Bingo : « Cette situation est incompréhensible car, pendant que nous faisons sortir plus de gaz, curieusement il y a des manques »

Depuis plusieurs semaines, le manque de gaz est criant à Ouagadougou. Pour en savoir davantage, Sidwaya s’est rendu sur le site de dépôt de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) situé à Bingo, le mardi 13 janvier 2026. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le directeur du dépôt de la SONABHY/Bingo, Jonas Sango rassure la population que la nationale des hydrocarbures ne connait aucunement une rupture de stock de gaz dans ses dépôts. Mieux, elle a augmenté ses capacités de sorties quotidiennes qui est passée de 400 à plus de 600 tonnes de gaz par jour afin de mieux répondre aux besoins des consommateurs en cette période de forte demande.

Sidwaya (S) : Ces derniers temps, le manque de gaz est de plus en plus une préoccupation, notamment pour les populations de Ouagadougou qui souffrent pour entrer en possession de ce précieux produit. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Jonas Sango (J.S.) : Au niveau de l’opérationnel, notamment au niveau du dépôt de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), c’est une situation un peu incompréhensible pour nous. Car, pendant que les sorties sont normales au niveau de nos dépôts, et même que nous faisons sortir plus de gaz, curieusement, nous constatons que sur le terrain, il y a des manques. C’est d’autant plus incompréhensible que c’est une période où nous avons multiplié des actions pour permettre aux consommateurs finaux de pouvoir avoir le gaz sans difficulté. Ce qui est effectivement ressenti sur le terrain, nous
l’apprenons à travers les médias et aussi la population. Et c’est vraiment dommage, surtout que des efforts sont faits par la SONABHY pour que le gaz soit disponible pour les populations.

S : Concrètement, quels sont ces efforts ou actions déployés pour qu’il n’y ait pas de rupture de gaz pour les populations ?

J.S. : Concrètement, pour faire face à la période de forte demande de gaz, nous avons dû réorganiser nos équipes pour avoir une présence beaucoup plus accrue de l’équipe technique, notamment la maintenance au niveau des différentes lignes, de sorte à ce que lorsqu’il y a une petite panne, qu’elle soit prise en charge très rapidement pour limiter les temps d’arrêt. Ce qui, bien sûr, permet d’augmenter la production. Au niveau des équipes de production, c’est la période où, nous avons limité au maximum les congés pour nos agents, pour permettre d’avoir les équipes au grand complet.

Et mieux, avant la période de forte demande, nous fonctionnons pratiquement 5 jours ou au maximum 6 jours sur 7. Mais, depuis que la période de forte demande s’est annoncée, nos équipes travaillent 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Par jour, nous avons trois équipes qui se relaient. Vous remarquerez que nos équipes n’ont pratiquement plus de repos. Toutes ces actions visaient effectivement à permettre de mieux disponibiliser le gaz en cette période dont nous savons tous que la demande en gaz est très forte. A travers ces actions, nous constatons au niveau de nos sorties que nous avons fait sortir plus de gaz que ce que nous faisions auparavant.

Aujourd’hui, nous sommes allés à plus de 600 tonnes de gaz, soit plus de 600 000 kg de gaz, qui sortent par jour dans le dépôt de Bingo pour satisfaire la demande en consommation de gaz, afin de mieux couvrir les besoins de la population. Alors qu’auparavant, nous faisions sortir 400 tonnes par jour. Rien que pour le mois de décembre 2025, nous avons augmenté nos sorties de 7%, soit un pic de 695 tonnes de gaz par jour.

Cela montre qu’il y a quand même un effort supplémentaire qui a été fait.
Sur toute l’année 2025 également, nous avons consentis ces mêmes efforts soutenus, avec une moyenne d’augmentation autour de 18%.Au niveau des dépôts intérieurs, c’est aussi un ensemble d’actions qui sont mises en œuvre pour disponibiliser les gaz auprès des populations. Mais, comme vous le savez très bien, la SONABHY ne livre pas directement le gaz à la population. Malheureusement, nous ne maîtrisons pas les cycles après les dépôts pour que le gaz parvienne au niveau des consommateurs. Ce qui surprend est que des efforts sont faits, mais au finish, le gaz n’est pas présent.

S : En résumé, au niveau de la SONABHY, il n’y a pas un problème de manque de stock de gaz ?

J.S. : Oui. Si on veut résumer, nous n’avons pas de problème en matière de stockage et de livraison de gaz à l’instant.

S : Pour juguler le problème de pénurie de gaz, il y a un cadre de concertation regroupant toutes les parties prenantes intervenant dans le domaine du gaz qui a été mis en place et qui est fonctionnel. Quel est le rôle de cette instance de concertation multi-acteurs ?

Pour répondre à la forte demande de gaz, la SONABHY a dû réorganiser ses équipes qui travaillent 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, a confié le directeur des dépôts de Bingo, Jonas Sango.

J.S. : Le cadre de concertation a effectivement pour rôle d’anticiper sur les difficultés, comme celles que nous vivons actuellement, et d’entreprendre toute initiative visant à améliorer la disponibilité du gaz. Au niveau du cadre de concertation, nous n’avons pas que l’ensemble des acteurs, notamment les marqueteurs, les distributeurs de gaz, le Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), la Brigade mobile de lutte contre
la fraude (BMCRF), l’Agence burkinabè de la normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM), la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), la SONABHY.

C’est l’ensemble de ces acteurs qui réfléchissent sur comment faire pour anticiper sur les besoins en gaz de la population. Et ce cadre de concertation se tient périodiquement, pratiquement au moins une fois par trimestre. Quand le besoin se pose, même mensuellement, nous pouvons nous retrouver pour discuter des actions à entreprendre afin de permettre à la population d’avoir le gaz. Et, nous avons tenu la dernière rencontre courant novembre 2025 à Bobo-Dioulasso où, il était question qu’au niveau de la SONABHY, nous puissions mieux mobiliser nos équipes pour faire face à la période de forte demande. C’est ce qui nous a amené à passer à 7 jours de travail sur 7.

Et que nous puissions également les accompagner durant cette période de forte demande en laissant charger les bouteilles qui, normalement, ne devraient pas circuler au niveau de nos lignes. C’est ce que nous avons également fait. Du côté des marqueteurs, il était question que chacun puisse également travailler à disponibiliser les emballages au niveau de nos dépôts pour que les recharges puissent se faire.

Le BUMIGEB, par exemple, devrait travailler à ce que les bouteilles des différents marqueteurs soient entretenues comme il se doit. Parce que les bouteilles qui ne sont pas de bonne qualité jouent également sur nos lignes et peuvent entraîner des arrêts, des pannes. Il n’est pas rare d’entendre souvent des cas d’explosion de bouteilles, des incidents liés aux bouteilles de gaz. Nous voulons du gaz pour la population, mais il faudrait prendre des dispositions pour que ce gaz ne devienne pas un véritable danger pour la
population.

Quant à la BMCRF, elle doit traquer les fraudeurs, tous ceux qui travaillent à contre-courant

Les équipes techniques sont mobilisées pour assurer le chargement continu du gaz.

pour neutraliser les efforts qui sont faits afin de permettre à la population d’avoir le gaz. Vous voyez que chaque acteur, à son niveau, a un rôle à jouer pour permettre à la population d’avoir le gaz et dans les meilleures conditions.

Le passage aussi des 400 à 600 tonnes de gaz à faire sortir par jour est l’une des recommandations du cadre de concertation. Parmi les besoins des distributeurs, il a été demandé à la SONABHY de passer de 400 à 600 tonnes de gaz par jour pour leur permettre de mieux distribuer le gaz auprès de la population. Et, c’est ce que nous avons fait.

S : Peut-on dire qu’au niveau de la SONABHY toutes les dispositions sont prises pour garantir l’approvisionnement du pays en gaz, tout comme pour les autres hydrocarbures ?

J.S. : Affirmatif. La SONABHY met tous les efforts possibles pour disponibiliser les gaz et les autres hydrocarbures auprès de la population.

S : Pour terminer, avez-vous un message particulier à l’endroit de la population ou à l’ensemble des parties prenantes ?

J.S. : A l’endroit de la population, nous tenons, une fois de plus, à la rassurer qu’il n’y a pas de panique à se faire, car le gaz est disponible au niveau de la SONABHY. Nous invitons également l’ensemble de la population à dénoncer tout acte visant à saper les efforts qui sont faits pour disponibiliser le gaz. Car, si le gaz se retrouve là où il ne doit pas être, c’est que c’est la part de la population qui se retrouve dans ces endroits. Et cela vient anéantir ces efforts qui sont faits. Elle doit collaborer et interpeller la BMCRF qui ira bien sûr traquer ces individus qui s’adonnent à ces pratiques.

Interview réalisée par
Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Déplacement de populations : des parlementaires se penchent sur la gestion des migrations et des réfugiés

Le Comité spécialisé permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaires des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UCPI) (OCPI) tient une réunion les 13 et 14 janvier 2025 à Ouagadougou, sur la migration et les réfugiés.

Dans le but de discuter pour trouver des solutions aux problématiques de la migration irrégulière et de la gestion des réfugiés, le Comité spécial permanent des affaires politiques et des relations extérieures de l’Union parlementaire des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (UPCI) (OCI) organise une concertation les 13 et 14 janvier 2026 au sein de la capitale burkinabè. L’ouverture des travaux a été présidée par le Président de l’Assemblée législative de transition (ALT) Ousmane Bougouma.

Il a salué le choix porté par l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI sur le Burkina Faso pour réfléchir sur la protection des migrants et des réfugiés.
« Chers parlementaires votre présence à Ouagadougou est aussi un témoignage de la solidarité, la fraternité et la confiance qui unissent les Etats membres de notre organisation et l’importance que vous accordez à cette rencontre majeure », a-t-il déclaré. M. Bougouma a poursuivi que cette réunion s’ouvre sur un thème d’une actualité brûlante et d’une profonde résonnance humaine à savoir les migrants et les réfugiés.

Pour lui, le thème du rendez-vous reflète l’engagement collectif pour les réfugiés. Ce qui va permettre de renforcer la coopération pour une migration sûre, ordonnée, régulière et pour la protection efficace et digne des migrants « et ce d’autant plus que la migration, phénomène constitutif de l’expérience humaine peut être une source de prospérité, d’innovation et de développement durable », a-t-il ajouté. En outre, le président de l’ALT a fait savoir que le projet de texte de l’UPCI, objet de la présente réunion, aborde avec pertinence la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des déplacements qui sont, entre autres, l’insécurité et le terrorisme.

Il a annoncé que l’OCI, à travers cette réunion, va réfléchir à des mécanismes endogènes de financement pour la prise en charge des migrants confrontés à des vulnérabilités et l’intérêt supérieur de l’enfant.

Le secrétaire général de l’Union parlementaire des Etats membres de l’OCI (UPOCI), Mouhamed Khouraichi Niass, a exprimé sa gratitude au gouvernement et au peuple du Burkina Faso. Il a fait savoir que la réunion du comité politique s’inscrit dans le cadre du renforcement des activités de l’institution et de la mise en œuvre de ses résolutions pour renforcer les efforts visant à améliorer les performances et élargir son champ d’actions. « Cette réunion inaugure une série de réunions du comité politique sur des questions importantes déterminées par les conférences de l’UPCI dans le but d’apporter des solutions », a-t-il affirmé.

Selon M. Niass, le nombre de Personnes déplacées internes (PDI) dans le monde était estimé à environ 122 millions, tandis que le nombre de migrants était presque deux fois plus élevé en 2024. Il a également confié que l’attention que le monde porte à la migration se traduit par des efforts intenses pour établir une législation telle que le Pacte de Marrakech sur les migrations, adopté par les nations unies le 19 décembre 2018. Le SG de l’UPOCI a aussi ajouté que selon le coordinateur humanitaire des Nations unies, 29 millions de personnes des pays du Sahel ont besoin d’assistance humanitaire et la majorité sont des femmes et des enfants. De plus, selon lui, les besoins financiers pour répondre aux défis des organisations humanitaires sont estimées à 4,3 milliards de dollars américain.

Evariste YODA
Patricia Taonsgo
(Stagiaire)

Gouvernement Rimtalba II: la satisfaction et les attentes des Burkinabè

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, a procédé à un remaniement du gouvernement, le lundi 12 janvier 2026. A travers ce micro trottoir, les Burkinabè des quatre coins du pays apprécient ce réajustement et expriment leurs attentes la nouvelle équipe gouvernementale.

Jacob Ouédraogo, acteur de la société civile (Ziniaré) : « le maintien de plusieurs ministres traduit une certaine stabilité »

« A mon sens, ce nouveau gouvernement s’inscrit dans la continuité de la dynamique engagée qui est de poser des actions de développement tout en maintenant le cap de la lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi nous observons le maintien de plusieurs ministres à leurs postes. Pour moi, cela traduit une volonté de stabilité et montre une certaine solidité de l’équipe gouvernementale. On a quatre départs et seulement deux entrées. Mais une nomination retient particulièrement mon attention. Il s’agit celle du Pr Moumouni Zoungrana, au ministère en charge de l’enseignement secondaire. On connaît son engagement et sa maîtrise des questions éducatives. Il est attendu au pied du mur, mais les bases pour réussir sont là. Les changements d’appellation des ministères me paraissent forts et symboliques. Parler de ministère de la Guerre permet de nommer clairement la réalité et d’agir avec plus de responsabilité. Quant au ministère des Serviteurs du peuple, il rappelle utilement que la Fonction publique existe d’abord pour servir le citoyen burkinabè ».

Augustin Irwaya Ouédraogo, journa-*liste et coordonnateur régional de l’association Voisins solidaires des Koulsé (Kaya) : « une équipe orientée vers l’efficacité »

« Le gouvernement issu du remaniement du 12 janvier 2026 donne l’image d’une équipe resserrée et orientée vers l’efficacité. La réduction du nombre de ministères et la refonte de certains départements traduisent une volonté claire de réduire la dépense publique et de recentrer l’action publique sur les priorités du moment. Ce remaniement pour moi, s’inscrit dans une logique de mobilisation nationale, en phase avec le contexte sécuritaire et la Révolution progressiste et populaire. Je félicite chacun des ministres pour la confiance que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ont placé en eux individuellement. Nous les attendons aux résultats et je pense que les critères d’évaluation ne seront autres que la cohérence, la transparence et la durabilité des actions. Je les invite donc au travail pour renforcer les acquis déjà engrangés à travers l’amélioration progressive de la sécurité et le renforcement de la cohésion sociale. Chacun de nous Burkinabè devrait évidemment jouer sa partition pour un Burkina Faso souverain et prospère ».

Issaka Sawadogo, journaliste, expert senior agréé en éducation et formation, développement social et maître en administration des affaires (Kaya) : « la fusion de certains départements traduit une volonté de performance »

« Le remaniement du 12 janvier 2026 marque une nouvelle étape de l’action publique dans un contexte de gouvernement de guerre. Les changements de ministres et la fusion de certains départements traduisent une volonté de performance. Mais l’essentiel reste les résultats concrets : renforcer le capital humain, préserver la cohésion sociale et gouverner avec efficacité. Aujourd’hui, ce ne sont plus les annonces qui comptent, mais l’action ».

Karim Ouédraogo, citoyen : « chaque effort de rationalisation est à saluer »

« Pour moi, ce changement est la bienvenue. D’abord, il permet une meilleure rationalisation de l’action gouvernementale, notamment à travers la fusion de certains ministères, ce qui fait passer leur nombre de 24 à 22. Cette réduction est importante, car elle contribue à une meilleure organisation, mais aussi à des économies pour l’Etat. Dans un contexte difficile comme celui de notre pays, chaque effort de rationalisation est à saluer. Au-delà du nombre de ministères, il y a des changements de dénominations qui sont très symboliques et significatifs. Je prends par exemple le ministère de la Fonction publique, qui devient ministère des Serviteurs du peuple. Cette appellation donne un sens fort à la mission des agents de l’Etat. Cela reflète davantage notre réalité et nos aspirations en tant que Burkinabè. De même, le retour de l’appellation ministère de la Guerre et de la Défense patriotique qui traduit clairement la situation que nous vivons. Pour mes attentes, j’espère avant tout que ce gouvernement ramènera la paix. J’attends également un gouvernement capable de relever les défis du moment avec courage, détermination et résilience. Enfin, un gouvernement à l’écoute des préoccupations réelles de la population, proche du peuple et sensible à ses besoins. Je leur souhaite bon vent et que Dieu guide leurs actions pour le bien de notre Nation ».

Ali Tiemtoré, opérateur en alphabétisation à Manga : « nous sommes prêts à accompagner ce nouveau gouvernement »

« J’apprécie positivement le remaniement opéré au sein du gouvernement. Nous avons constaté des fusions de départements ministériels qui sont une chose que je salue à sa juste valeur. Le jumelage de ces ministères va permettre de réduire les charges de fonctionnement de l’Etat. Ce qui va réduire le train de vie de l’Etat et sera bénéfique pour le pays. Je salue également le changement de dénomination de certains ministères, notamment celui en charge de la défense qui prend le nom de ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce changement reflète notre situation actuelle. Il faut un ministère de la Guerre qui sait ce qui l’attend. Les appellations des ministères en charge des infrastructures, de l’urbanisme et de la fonction publique, sont purement françaises. Les nouvelles appellations que nous constatons reflètent nos réalités. Chaque ministère sait désormais ce qu’il est appelé à faire. J’encourage les nouveaux membres du gouvernement à œuvrer pour mériter la confiance du peuple. La Révolution progressiste populaire (RPP) est pour le peuple et il faut travailler de sorte à ce que le peuple soit satisfait. Nous sommes prêts à accompagner ce nouveau gouvernement pour la réussite de ses missions. On attend surtout qu’il travaille à éradiquer les maux de la société, notamment la corruption et les nominations par
affinité ».

Inoussa Ouédraogo, représentant provincial du Conseil supérieur de la communication (CSC) du Zoundwéogo (Manga) : « qui dit Révolution, dit travail »

« Je constate que le gouvernement a été remanié avec beaucoup d’innovations. Toute chose que je salue à sa juste valeur. Je pense que les nouvelles dénominations de certains ministères sont une très bonne chose qu’il faut énormément apprécier. Ces nouvelles attributions sont puisées dans nos terroirs. Et, cela donne une identité à ces départements ministériels. Nous constatons aussi une réduction du nombre de ministères. Ce qui va permettre au gouvernement de diminuer ses dépenses et d’être très opérationnel pour le bien du peuple burkinabè. Nous attendons que ce gouvernement soit travailleur répondant aux aspirations réelles du peuple. Nous sommes en RPP et qui dit Révolution, parle de travail. Il faut donc travailler parce que c’est à la sueur de nos fronts que nous serons totalement libres. Dans le contexte actuel du pays où nous sommes en quête de souveraineté, nous devons multiplier les actions de sorte à atteindre les objectifs assignés au gouvernement ».

Eléonore Hadedou Tuina, responsable d’association (Dédougou) : « les nouvelles dénominations sont en phase avec la vision et la dynamique révolutionnaires »

« C’est avec grande satisfaction que j’ai pris connaissance, mais aussi accueilli ce remaniement ministériel. Ma satisfaction se situe surtout au niveau des nouvelles dénominations de certains ministères comme celui en charge de la défense qui devient le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, le ministère chargé de l’Urbanisme qui est devenu ministère de la Construction de la Patrie et celui de la Fonction publique qui adopte l’appellation ministère des Serviteurs du Peuple. Toutes ces nouvelles dénominations sont en phase avec la vision et la dynamique révolutionnaires en cours dans notre chère patrie. Elles permettent aux populations de comprendre le fonctionnement du pays et du gouvernement. Les populations seront désormais imprégnées du combat du président du Faso. Le nombre de poste ministériel est aussi passé de 24 à 22. C’est un changement notable, à mon avis car il participe de la réduction du train de vie de l’Etat. Chose pour laquelle le président s’était engagé. Comme attentes, je souhaite qu’il y ait des sensibilisations et des formations à l’endroit des agents de l’Etat afin qu’ils soient réellement des serviteurs du peuple comme le stipule la nouvelle dénomination du ministère. J’attends également de ce gouvernement remanié plus d’engagement et de combativité pour la reconquête totale de notre pays ».

Ibrahim Coulibaly, président de la veille citoyenne (Nouna) : « nous croyons toujours au Président Ibrahim Traoré »

« Nous croyons toujours au Président Ibrahim Traoré et à son Premier ministre. De ce point de vue, leurs décisions et choix nous conviennent. Nous attendons des membres du gouvernement qu’ils travaillent davantage pour les intérêts des populations, pour satisfaire le peuple. Ainsi, tout ira mieux ».

Salimatou Compaoré, coordinatrice régionale de la veille citoyenne (ex-Boucle du Mouhoun) : « une présence plus significative de femmes »

« On ne change pas une équipe qui gagne. Mais on peut apporter des touches pour l’améliorer. C’est sous cet angle que nous apprécions le gouvernement remanié. Nous, de la veille citoyenne, sommes essentiellement ravis des nouvelles dénominations attribuées à certains ministères clés. Elles nous rappellent que nous sommes en révolution en nous situant dans le contexte actuel de notre pays. Nous sommes fiers de nos leaders. Nous constatons une présence plus significative de femmes dans ce nouveau gouvernement qui passent de 4 à 5. C’est un message pour dire que personne ne doit rester en marge de la construction du Burkina Faso. Nous attendons de chaque membre du gouvernement, ancien comme nouveau, plus de détermination et de don de soi pour libérer totalement notre pays afin qu’il retrouve sa souveraineté pleine et entière. Bon vent à la nouvelle équipe ».

Oumarou Clément Ouédraogo, direc-teur de la radio La voix de l’amitié (Ouahigouya) : « ce remaniement répond au besoin du moment »

« Ce remaniement répond au besoin du moment sur deux points. La réduction de nombre de portefeuilles ministériels. De 24 ministres, nous sommes à 22 ministres conformément à la vision des autorités qui consiste à réduire le train de vie de l’Etat. Le changement de dénomination de quelques ministères qui est en parfaite ligne de leur vision. Ce réaménagement du gouvernement est un signal fort qui invite chaque ministre, responsable de service et chaque citoyen où qu’il se trouve à donner le meilleur de soi-même pour la construction de la Nation. Nous souhaitons bon vent à l’ensemble des membres du gouvernement pour l’atteinte des objectifs ».

Mamoudou Ouédraogo, coordonnateur national de l’Association pour l’éducation, l’environnement et les droits humains (Ouahigouya) : « la réduction du train de vie de l’Etat est une réalité »

« La composition du nouveau gouvernement est conforme à la vision de la RPP en cours au Burkina Faso. La réduction du train de vie de l’Etat est une réalité dans ce nouveau gouvernement. De 24 ministres nous sommes passés à 22 ministres qui font des économies dans le budget de l’Etat. A cela s’ajoute le changement de dénomination de quelques ministères avec des noms très conformes à la réalité du moment. Le ministère de la Fonction publique devient le ministère des Serviteurs du Peuple. Nous avons aussi le ministère de la Construction de la Patrie, et le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Ce remaniement est la bienvenue car il fallait des termes conformes avec le RPP sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré. Nous profitons de votre micro pour présenter nos vœux de nouvel an à l’ensemble de la population du Burkina Faso, nos vœux de santé, de paix et stabilité aux plus hautes autorités du pays conduites par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et les membres du gouvernement pour leur clairvoyance dans les différents projets et programmes de développement Faso et de façon générale des pays de l’AES. Pour notre part, en tant qu’acteurs de la société civile, nous aurions souhaité avoir un ministère plein en charge de l’environnement car les questions environnementales et de changement climatique sont très délicats de nos jours. Nous félicitons les autorités pour les résultats déjà engrangés et nous leur réaffirmons notre soutien total dans leur vision pour l’atteinte des résultats escomptés ».

Bahanla Ouali, citoyen à Fada N’Gourma : « un souffle nouveau à l’élan révolutionnaire »

« Déjà, nous voulons féliciter tous les membres du gouvernement, aussi bien ceux qui sont maintenus que ceux qui sont partis. Chacun a apporté sa pierre. Je m’attendais à ce remaniement depuis longtemps. C’est une bonne chose parce qu’il vient apporter du sang neuf et cela va donner un souffle nouveau à l’élan révolutionnaire. Au-delà du remaniement, il y a eu des changements de dénomination de certains ministères. C’est une bonne décision également. Prenons le ministère en charge de la fonction publique qui devient le ministère des Serviteurs du Peuple, c’est vraiment interpellateur. Cela veut dire que toute personne qui est dans le service public est là pour servir le peuple. Je me dis que tout ça rentre dans notre contexte révolutionnaire. Il faut qu’on sente aussi le changement dans les comportements, non seulement des travailleurs, mais aussi de ceux qui sont chargés de piloter ces ministères. Ces changements doivent aller au-delà des ministères et toucher les directions provinciales et régionales pour que ce soit un ensemble. Il faut tout faire pour satisfaire le peuple. J’attends plus de changements pour la bonne marche de notre révolution ».

Abdoulaye Zallé, citoyen à Fada N’Gourma : « cela cadre avec l’esprit de la Révolution »

« Nous apprécions positivement ce remaniement ministériel. D’abord, il y a eu des changements de dénomination de certains ministères. Je salue les nouvelles dénominations avec des intonations révolutionnaires. Cela cadre vraiment avec l’esprit de la révolution. Il y a aussi des fusions de certains ministères, ce qui réduit le nombre de portefeuilles. Quant au remaniement à proprement dit, je pense que c’est opportun. J’estime même qu’on pouvait faire plus de changements. Et même le changement, il doit aller un peu plus en profondeur. Pas seulement au niveau des ministères. Il doit toucher les institutions et les directions. Il faut que l’administration dans son ensemble soit en phase avec la révolution. Nous avons de fortes attentes de la nouvelle équipe, surtout au ministère de l’Enseignement secondaire. Nous souhaitons qu’il prenne en compte la jeunesse. Il doit avoir la vision de réunir tous les acteurs autour de l’idéal révolutionnaire. Tout le monde doit être concerné pour que nous puissions, ensemble, participer au changement ».

Banignè Youl, président de la veille citoyenne (CNAVC) de la commune de Gaoua : « une volonté de consolidation de l’action gouvernementale »

« Je salue ce nouveau gouvernement qui ressemble à un gouvernement de combat dans le contexte de la révolution progressive populaire en cours. En ce qui concerne ce récent remaniement, les appréciations ne manqueront pas, mais il ne serait pas objectif de se prononcer sans tenir compte des résultats. Cependant, d’emblée, à mon avis, je perçois déjà une volonté de consolidation de l’action gouvernementale. Nous sommes dans un contexte national marqué par de nombreux défis sécuritaires, humanitaires et socio-économiques. Des actions ont déjà été engagées et menées, et je pense que, dans l’optique de les renforcer, ce remaniement a été opéré afin de resserrer l’équipe autour des priorités stratégiques. Je pense également qu’il y a une volonté de redynamisation de l’équipe. Lorsqu’on voit l’arrivée de nouvelles personnalités combinée au maintien de certains anciens, on peut y lire une recherche de nouvelles compétences pour de meilleurs résultats. Je perçois aussi une certaine cohérence dans la réorganisation des différents départements. Quand on observe les fusions de certains portefeuilles, on comprend qu’il s’agit de centraliser les priorités du moment. Enfin, je ressens cela comme un signal fort de la part du gouvernement : un message de responsabilité et d’exigence de résultats. Les nouvelles appellations de certains postes traduisent notre réalité et notre contexte. C’est un signal fort qui montre que les décisions sont prises avec responsabilité et autonomie. Mais, comme je l’ai dit au début, tout dépendra des résultats. En tant que citoyen, ce sont les résultats que nous attendons et qui permettront, à terme, de porter une appréciation véritablement objective. En somme, l’objectif est de redynamiser l’équipe, de consolider les acquis et de poursuivre les priorités stratégiques en fonction de notre contexte ».

Bahiomé Bationo, coordonnateur de l’Union des regroupements féminins Ce Dawne Nyee du Sanguié (Réo), ambassadeur de la paix : « nous avions souhaité que le ministère de l’Agriculture prenne en charge la question de l’eau »

« Le remaniement est la bienvenue parce que l’exécutif avait besoin de réajustement pour un nouveau départ du Burkina Faso et c’est certainement ce qui a amené les autorités à revoir la composition du gouvernement. La fusion de certains départements ministériels va permettre de réduire les lenteurs administratives et de faire bouger les lignes à certains niveaux. En tant qu’acteur de développement rural nous avons souhaité à un moment donné que le ministère de l’agriculture prenne en charge la question de l’eau. C’est désormais chose faite et nous nous en réjouissons. Avec le dynamisme du ministre d’Etat, Ismaël Sombié, le développement rural connaitra un coup d’accélérateur pour le bonheur des populations. C’est la même chose que pour le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Pour un pays en guerre comme le nôtre, il était temps que le mot guerre apparaisse clairement dans la dénomination du département en charge de ces questions. Il nous appartient de travailler à accompagner le gouvernement dans l’atteinte de ses objectifs sur le terrain. En tant qu’ambassadeur de la paix, qui veut la paix prépare la guerre. Les nouveaux ministres doivent se mettre immédiatement au travail car le temps presse et plusieurs chantiers de développement attendent d’être opérationnalisés pour l’autosuffisance alimentaire des Burkinabè ».

Karim Diallo, juriste et analyste politique : « un gouvernement dans le gouvernement »

« Le remaniement ministériel relève des prérogatives du chef de l’Etat en exercice qui, en fonction de ses priorités nationales, réajuste son dispositif institutionnel pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé. Par rapport à sa composition on note un recentrage vers les secteurs prioritaires de la défense nationale, de la sécurité alimentaire et de la diplomatie. Et le ministère de l’Agriculture devient pratiquement un « gouvernement dans le gouvernement » en raison de l’importance du monde rural et aussi pour un besoin de cohérence institutionnelle. L’Offensive agropastorale et halieutique avait besoin d’eau pour les grandes réalisations. La disparition de deux départements ministériels participe de la rationalisation des services publics. Pour les priorités, on peut noter la défense nationale, la sécurité, l’autosuffisance alimentaire, la diplomatie et la question de l’emploi ».

Yacouba Traoré, inspecteur de l’enseignement du primaire (Banfora) :

« le passage d’un Etat gestionnaire à un Etat mobilisateur »
« Ce remaniement se justifie à plusieurs égards. Ce qui me vient à l’esprit c’est d’abord la persistance de la crise sécuritaire et la nécessité de la mobilisation nationale et d’une plus grande cohérence de l’action publique dans un contexte de ressources limitées. Le gouvernement a donc été remanié pour adapter l’architecture de l’Etat à la situation exceptionnelle que vit le Burkina Faso. Le ministère de la Défense a connu un changement de nom qui assure clairement que le pays n’est plus dans une posture de défense classique mais plutôt dans une guerre asymétrique prolongée. Il s’agit d’aligner le discours politique avec la réalité du terrain, et cela permet de renforcer la légitimité morale de l’engagement militaire et la mobilisation de la population. Nous avons également le changement de dénomination du ministère de la Fonction publique qui, de mon point de vue, vise à rompre symboliquement avec une administration perçue comme distante et parfois inefficace. Ce qui permet de repositionner l’agent public comme un acteur au service direct du citoyen et qui sous-entend une exigence morale et éthique plus forte dans la gestion publique. Les fusions des départements permet à mon sens de rationaliser les dépenses publiques, de maîtriser les charges de l’Etat, de simplifier les circuits de décision et réduire les chevauchements des compétences. C’est une manière de rendre le gouvernement plus opérationnel. Il y a également l’augmentation du nombre de femmes au gouvernement qui doit être saluée, parce qu’il s’agit d’un signal fort envoyé aux partenaires internationaux et une reconnaissance du rôle central
des femmes dans la résilience communautaire en période de crise. Ces changements traduisent une évolution du mode de gouvernance. Nous sommes en guerre, c’est le passage d’un Etat gestionnaire à un Etat mobilisateur afin de tenir le pays debout dans un moment critique de son histoire. Ce gouvernement mérite d’être salué à sa juste valeur ».

Clément Kaboré, acteur de la veille citoyenne à Banfora : « cela va booster le sens du service public »

« Nous apprécions positivement le remaniement du gouvernement. Tout remaniement va avec l’ordre de la politique de chaque Etat souverain.
Ce nouveau gouvernement est le bienvenu même si nous l’attendions depuis novembre 2025 vu qu’il y a plusieurs départements ministériels qui nécessitaient un regard. Ce qui a vraiment été salutaire, c’est au ministère de la jeunesse. Avec la suspension du Conseil national de la jeunesse, le ministère a fait sortir une note récemment pour la mise en place d’un Conseil transitoire de jeunesse. La fusion du ministère de l’environnement est aussi appréciable pour les défenseurs de la faune et de la flore. Nous avons
trouvé injuste l’exclusion des environnementalistes de ce défunt ministère qui porte leur dénomination pour les reverser ailleurs laissant l’environnement orphelin. Nos sincères félicitations au camarade capitaine Ibrahim Traoré et à son Premier ministre pour l’inspiration dont ils ont fait montre en baptisant le ministère de la Fonction publique, ministère des Serviteurs du Peuple. Cela va booster le sens du service public à tous les niveaux, que ce soit le public ou le privé. Nous prions toujours pour que Dieu fortifie et accompagne le camarade-président pour toujours ».

Abdoulaye Tienon, journaliste :« donner à notre environnement sportif un nouveau tonus »

« Par rapport au remaniement ministériel, l’on assiste comme vous l’avez remarqué, à une réduction de portefeuilles ministériels. Nous avons également de nouvelles dénominations, des départs et des nouveaux arrivants. C’est principalement ce que l’on peut retenir. J’analyse cette réduction du nombre de ministères par la volonté de resserrer la ceinture, au regard du train de vie de l’Etat, afin d’engranger davantage de ressources pour faire face aux grands chantiers, notamment sur le plan infrastructure, mais aussi sur celui des investissements sociaux de base. Pour ce faire, il faut réduire le train de vie de l’Etat en commençant par diminuer le nombre de portefeuilles ministériels et en procédant à des fusions. Il y a aussi une arrivée notoire à savoir celle d’une femme à la tête du ministère des Sports. Je pense que c’est une innovation, car c’est un ministère qui depuis les indépendances, n’a pas vu beaucoup de femmes à sa tête. Aujourd’hui, juste après notre participation prématurément interrompue à la CAN, on assiste à l’arrivée d’une femme à ce poste. Peut-être un signe prémonitoire pour dire que la prochaine CAN, nous la remporterons avec une femme à la tête du ministère. Il est vrai que ce n’est pas la première fois qu’une femme dirige ce ministère, mais cela pourrait être un signe pour insuffler du sang nouveau. Car lorsqu’une femme est engagée, elle l’est réellement. Je pense qu’elle pourrait apporter des innovations afin de donner à notre environnement sportif un nouveau tonus, permettant à notre pays de briller de mille feux sur la scène internationale. En somme, le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a réduit le nombre de portefeuilles ministériels, ce qui traduit une volonté d’engranger plus de ressources. Nous savons tous que ce que l’on consacre à un ministère en une année est conséquent, et en retirer deux est une décision qu’il faut saluer à sa juste valeur. C’est un gouvernement restreint et je pense qu’il doit pouvoir produire des résultats, car les Burkinabè n’attendent que cela. On note également le fait de renommer les ministères, en transformant le ministère de la Défense en ministère de la Guerre. Je pense que les mots ont leur sens. Passer de la défense à la guerre signifie que l’on n’est plus seulement dans une posture défensive, mais désormais dans une logique offensive. C’est donc une période cruciale pour la lutte, et l’on peut espérer qu’en 2026, le bien triomphera du mal au Burkina Faso ».

Dieudonné Sié Coulibaly, président de la CNAVC / arrondissement 7 (Bobo-Dioulasso) : « c’est maintenant que nous entrons véritablement dans la révolution »

« Nous, en tant que Coordination nationale de la veille citoyenne (CNAVC), sommes très fiers de ce remaniement. Nous disons merci au gouvernement et au camarade capitaine Ibrahim Traoré pour ce changement tant attendu. Un père de famille qui se soucie de ses enfants, de leur avenir et de comment ils peuvent manger à leur faim, évite les dépenses inutiles. Sur ce point, le capitaine Ibrahim Traoré a compris son peuple. Il a su écouter et analyser ce que le peuple veut. Réduire le nombre de ministres permet de diminuer les coûts de fonctionnement de l’Etat et d’injecter ces ressources dans des secteurs plus utiles au peuple, notamment pour améliorer les conditions de vie des populations. En ce qui concerne la dénomination de certains ministères, je peux dire ouvertement que c’est maintenant que nous entrons véritablement dans la révolution au niveau ministériel. Prenons l’exemple de l’ancien ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale. Parler d’action humanitaire renvoie automatiquement aux droits de l’homme et à plusieurs concepts qui finissent par constituer des barrières à nos actions.

Le fait que ce ministère devienne le ministère de la Famille et de la Solidarité reflète parfaitement notre culture et notre identité burkinabè. La famille, la solidarité et la cohésion sociale sont des valeurs fondamentales de notre société. S’agissant du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, on remarque encore la présence insistante des droits humains, souvent utilisés pour nous condamner dans nos propres actions et maintenir une domination impérialiste. Il fallait corriger cela rapidement. Le véritable terme révolutionnaire, c’est tout simplement le ministère de la Justice. Justice suffit.

A quoi servent toutes ces extensions ? De quelles institutions parle-t-on ? Nous finissions par nous condamner nous-mêmes, et cela était dangereux pour la révolution. Pour ce qui est du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, devenu simplement ministère des Affaires étrangères, je salue également ce changement. L’ancienne dénomination était, à mon sens, discriminatoire avec des termes à connotation impérialiste. Désormais, en parlant uniquement des affaires étrangères, nous restons ouverts au monde entier. Cela traduit notre hospitalité et notre volonté de relations saines. On ne peut pas coopérer avec des gens qui ne veulent pas notre bien. Aujourd’hui, nous choisissons des partenaires qui nous respectent. Concernant le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, ces termes ne portent aucune teinture révolutionnaire.

Un terme véritablement révolutionnaire est ministère de la Construction de la Patrie. Lorsqu’on parle d’habitat et d’urbanisme, on se demande : de quel pays parle-t-on ? Pourquoi ces termes froids ? Mais la construction de la Patrie interpelle chaque citoyen et suscite le patriotisme nécessaire pour bâtir notre nation. Bravo au président pour cette vision. Enfin, avec le ministère de la Fonction publique devenu ministère des Serviteurs du Peuple, tout le monde se sent concerné. On ne parlera plus de fonctionnaires, mais de serviteurs du peuple, investis d’une mission sacrée qu’ils doivent assumer pleinement pour le bonheur collectif.

Cette dénomination doit contribuer à changer les comportements au sein de l’administration. Toutes nos félicitations au camarade capitaine Ibrahim Traoré pour avoir donné aux ministères des dénominations conformes à notre identité, à notre révolution et à notre lutte. Ces termes interpellent chacun et appellent à exercer ses responsabilités avec dignité et patriotisme pour le bien commun ».

Wangnin Zerbo, activiste (Ouagadougou) : « un pays qui n’est plus calqué sur ce dont on a hérité des colons »

« Lors de son adresse à la Nation pour le nouvel an, le président du Faso a dit que ‘’nous revenons peu à peu à nos valeurs endogènes. Nous allons rebâtir le pays à base de notre héritage endogène, à base de nos valeurs héritées. C’est le seul moyen d’être souverain’’. Et, quand je regarde déjà le changement de dénomination du ministère de la Guerre et de la défense patriotique, cela fait allusion à la structure de défense de la patrie, des royaumes. C’est une dénomination pour mettre dans l’esprit de tous les habitants et surtout ceux engagés sur les divers fronts, qu’ils font la guerre pour défendre la patrie. Cela dit, qu’il n’y a pas autre raison de faire la guerre. Peu importe la forme de la guerre que vous menez, peu importe la guerre, c’est pour défendre la patrie. Quand vous voyez la fusion des ministères, cela veut dire qu’on a pris conscience qu’il faut effectivement redonner au nom des ministères des noms évocateurs qui créent dans l’esprit de ceux qui vivent à l’intérieur ou à l’extérieur, que c’est fait pour nous afin que nous redevions nous-mêmes. Pour moi, c’est la meilleure modification de nom des ministères qu’on ait eue de tout le remaniement. Donc, mon avis est que c’est vraiment un retour à la source, une optimisation, une vraie réorganisation de combat. On est passé de 24 à 22. C’est très important. Ce qui me touche le plus, ce sont les redénominations, les fusions, qui permettent, en tout cas, d’avoir un pays qui n’est plus calqué sur ce qui est reçu, sur ce dont on a hérité des colons. Aujourd’hui, c’est nous qui décidons des noms des ministères, et on ne se laisse plus confondre par cet héritage colonial asservissant qui nous empêchait d’avancer ».

Anoumonmana Maalvila Da (Ouaga-dougou), membre de la veille citoyenne : « Ils sont tous compétents »

« Je pense que le gouvernement est très bien structuré. Le président et le Premier ministre travaillent d’arrache-pied à réduire au maximum le train de vie au sein du gouvernement et c’est déjà une bonne chose. Certains ministères ont été fusionnés. C’est très bien. J’ai apprécié également le maintien de certains ministres qui travaillent fort pour la nation (Défense, Agriculture, Administration, Justice). J’ai également apprécié la revalorisation de noms de certains ministères clés notamment le ministère de la Guerre, et de la Construction de la Patrie et celui des Serviteurs de la patrie. Cela montre l’engagement du gouvernement à construire le pays à une vitesse exponentielle. Le ministère de la Guerre me fait penser à « l’hiver noir » tant annoncé du camarade-président. Sinon pour le moment, je me réserve de tout commentaire en rapport avec la personne de tel ou tel ministre. Ils sont tous compétents et ensemble nous allons construire le Burkina ».

Salif Nikiéma, citoyen (Ouagadougou) :
« ce n’est pas un gouvernement de confort »

« Je suis un citoyen engagé, analyste et observateur attentif de la dynamique politique et sécuritaire de notre pays. Ce léger remaniement ministériel marqué par quatre départs, deux entrées et surtout un changement de dénomination n’est pas anodin. Il s’inscrit clairement dans la logique d’un gouvernement de guerre, assumé, cohérent avec la réalité que vit notre pays, le Burkina. Nous ne sommes pas dans un contexte ordinaire de gouvernance, mais dans une lutte existentielle pour la survie de la nation. Dans ce cas, l’Etat se doit d’être efficace et orienté vers l’essentiel. Le changement de dénomination traduit une volonté politique forte. C’est-à-dire recentrer l’action publique sur la défense de la patrie, la mobilisation populaire et la rationalisation des ressources. Parler de défense patriotique, de construction de la patrie ou de serviteur du peuple, ce n’est pas symbolique. C’est idéologique et stratégique. Cela clarifie les missions, réduit les lourdeurs administratives, aligne les ministères sur l’effort de guerre, moins de dispersion, moins de doublons, plus d’impacts sur le terrain. Sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina assume un Etat combattant, sobre et déterminé. Ce remaniement envoie un message clair. Chaque ressource, chaque institution, chaque responsable doit servir la victoire et la souveraineté nationale. Ce n’est pas un gouvernement de confort, mais un gouvernement de combat, de discipline. Nous faisons confiance au capitaine Ibrahim Traoré et nous savons que le gouvernement va travailler pour le bonheur du peuple Burkina. Bon vent au gouvernement, au Premier ministre et au capitaine Ibrahim Traoré.

Youorbetyore Dabiré, membre de la veille citoyenne (Ouagadougou) : « les ministres qui ont été remplacés se sont sacrifiés »

« J’approuve et je suis vraiment fier de ce remaniement. D’abord, je remercie les anciens ministres qui ont été remplacés parce qu’ils se sont sacrifiés. Ils ont engrangé des résultats. Mais, à un moment donné, le Premier ministre a jugé bon de faire mieux. Et pour cela, avec la confiance que nous avons placée au chef de l’Etat, nous savons que tout changement qu’ils effectueront est dans le bon sens et pour le bon fonctionnement du pays. Et pour cela, nous ne pouvons qu’approuver et souhaiter surtout bon vent aux nouveaux ministres qui viennent de rentrer dans le gouvernement, espérant voir des résultats encore meilleurs que les précédents ».

Wendata Sawadogo, activiste (Ouaga-dougou) : « nos autorités écoutent le peuple

« Mon analyse sur ce remaniement ministériel va concerner deux points essentiels. Il s’agit, premièrement, de porter un regard critique sur les nouvelles dénominations de certains ministères. Je vais parler premièrement du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme devenu ministère de la Construction de la Patrie. Cette dénomination nous interpelle tous parce qu’elle est en phase avec les réalités, les aspirations de notre peuple. Deuxièmement, je vais parler du ministère de la Fonction publique qui est devenu le ministère des Serviteurs du peuple. Cela interpelle tous les fonctionnaires de Burkina, qu’ils soient en campagne ou en ville, qu’ils sont là pour servir le peuple et non se servir. Donc, c’est une très bonne chose. Troisièmement, je vais parler du ministère de la Défense et des Anciens combattants qui est devenu le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Je pense qu’il y a beaucoup de citoyens qui avaient déjà réclamé cela. Je l’avais dit que nos autorités aussi écoutent le peuple. Nous sommes en guerre et cette appellation est en phase avec ce que nous vivons actuellement. Parce que le terrorisme que nous vivons actuellement, c’est une guerre. Dans la guerre, il y a la défense et l’offensive. Donc à ce niveau, je pense que cette appellation est la bienvenue ».

Clovis Dah, agent public (Ouaga-dougou) : « Il faut que le travail aille encore plus vite »

« Concernant le remaniement, je trouve que c’est une bonne idée. S’ils ont fait le remaniement, c’est pour une bonne cause. Sûrement, il y a des lenteurs à certains niveaux. De ce fait, il faut mettre les gens compétents pour remanier les choses, pour que le travail puisse avancer. Le président a dit qu’il faut faire avancer les choses pour que ça aille plus vite. C’est parce qu’il a senti un ralentissement dans certains services, raison pour laquelle, il a fait ce remaniement pour que les choses aillent encore plus vite.

 

Tasséré Ouédraogo, chercheur en histoire de la révolution (Ouagadougou) : « une responsabilité en temps de révolution est difficile »

« Je trouve que c’est nécessaire de faire un changement souvent quand la situation l’exige. Mais, il faut que les nouveaux prennent conscience que c’est un travail qu’ils doivent faire. Faire face à une responsabilité en temps de révolution est difficile. Nul n’est parfait et aucune gestion n’est parfaite. Mais, toujours est-il que chacun doit donner le meilleur de lui pour que la mission qui lui est confiée aboutisse.

Abdoulaye Porgo, membre de la veille citoyenne (Ouagadougou) : « que les ministres entrants poursuivent les efforts de développement »

« Je félicite le gouvernement pour le travail abattu et pour ce remaniement. Parce qu’en fonction de la situation de la nation, le chef de l’Etat peut prendre des mesures pour la bonne marche des choses. J’apprécie les changements opérés surtout la dénomination de certains ministères. Et, nous souhaitons que les ministres entrants puissent continuer les efforts pour le développement du Burkina ».

 

Boukaré Ilboudo, cireur de chaussures (Ouagadougou) : « renforcer la bonne gouvernance et le développement »

« Vu que le remaniement a été fait dans l’objectif de renforcer la bonne gouvernance et le développement, nous ne pouvons qu’apprécier ce léger changement. Lorsque tu es au-devant d’une institution, à tout moment, on peut te remercier et te remplacer par une autre personne pour que lui aussi travaille. Car, nous sommes tous des Burkinabè et on a le devoir de développer le pays. Quand on remplace un responsable d’institution, ce n’est pas qu’il n’a pas travaillé. Au contraire, il a travaillé et il est fatigué. C’est pourquoi, on lui permet de se reposer en le remplaçant. Sinon, ils sont tous compétents. Nous en tant que citoyens lambda, nous ne pouvons que saluer le président du Faso pour ses efforts quotidiens de développement de la nation. Aux nouveaux ministres et ministres qui ont été reconduits, nous leur souhaitons bon vent et que Dieu les assiste à pouvoir accompagner le Président du Faso. Aux ministres qui ont été remplacés, ils pourront toujours être utiles pour construire le pays ».

Benjamin Sié Gniminou, parqueur (Ouagadougou) : « Tout pays qui rêve d’un développement, change sa manière de gouverner »

« Nous sommes contents pour ce léger changement du gouvernement parce que nous voulons que les choses de façon générale s’améliorent et changent au Burkina. Tout pays qui rêve à un développement, s’améliore peu à peu et change sa manière de gouverner jusqu’à devenir grand. Nous félicitons le nouveau gouvernement et demandons à Dieu de veiller sur eux et faire qu’ils s’entendent bien à travers une vision commune pour développer le Burkina Faso. Sinon, le changement qui a été fait nous a vraiment plu. Car, nous voulons vraiment un changement pour un Burkina prospère ».

Ousseni Bikienga, citoyen (Ouagadougou) : « le peuple doit également accompagner le Président Traoré »

« Nous avons appris ce remaniement avec joie. Nous sommes en guerre depuis 10 ans. Donc donner une autre configuration au département en charge de cette question est une bonne chose et nous pensons qu’avec cela, notre pays recouvrira la paix. Tous les remaniements sont les bienvenus, car c’est pour le bien du peuple burkinabè. J’appelle les nouveaux ministres de serrer la ceinture pour plus de souveraineté et vaincre le terrorisme. Le peuple doit également accompagner le Président Traoré pour ses efforts dans la construction du pays ».

Rosalie Tarnagda, citoyen (Ouaga-dougou) : « nous sommes confiants que les choses vont aller de l’avant ».

« Le remaniement ministériel est une très bonne chose. Surtout, les noms répondent vraiment à ce que nous voulions. Et l’accent est mis sur la guerre, surtout dans cette période que nous traversons. Il y a aussi eu quatre départs et deux ministères qui ont été fusionnés dans d’autres ministères pour renforcer le travail sur le terrain. Pour les ministres qui sont partis, nous leur disons vraiment félicitations pour tout ce qu’ils ont pu faire pour la patrie. Le moment est venu pour eux d’aller ailleurs ou en tout cas se reposer. Nous les félicitons. Les nouveaux venus, nous leur disons bienvenue et qu’ils puissent nous donner le meilleur d’eux-mêmes pour l’avancée du pays. Nous savons que le choix des personnes n’est pas un hasard. Nous sommes confiants que les choses vont aller de l’avant ».

 

Propos recueillis par les rédactions

Assurance-maladie universelle : une signature de convention pour opérationnaliser le régime

La Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) a signé une convention avec des établissements publics de santé (CHU et CHR), mardi 13 janvier 2026 à Ouagadougou, dans le cadre de la mise en œuvre du régime d’assurance universelle.

Afin d’opérationnaliser le Régime d’assurance-maladie universelle (RAMU) au Burkina Faso,
le ministère des Serviteurs du Peuple a organisé une cérémonie de signature
de convention entre les prestataires de soins du secteur public et la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU), mardi 13 janvier 2026 à Ouagadougou. Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a indiqué que cette signature de convention va permettre aux assurés du RAMU de bénéficier, à compter du 1er février 2026, de consultations médicales, de soins de santé, d’examens médicaux ou de produits médicaux.

Il a confié que les opérations d’affiliation et d’immatriculation des assujettis, démarrées au cours du dernier trimestre de 2024 jusqu’au 5 janvier 2026, ont permis d’immatriculer 344 893 agents du public et du privé. Pour la phase pilote, a-t-il poursuivi, 31 441 agents publics assurés cotisant, des régions du Guiriko et du Kadiogo, ainsi que des membres de leurs familles, bénéficieront des prestations des soins de santé du RAMU. Selon M. Traoré, les actions vont s’étendre à l’ensemble des agents publics et d’autres couches de la population au cours de l’année 2026, conformément à l’orientation du Président du Faso le
capitaine Ibrahim Traoré à travers la Révolution progressiste populaire, qui vise à assurer une protection sociale à l’ensemble de la population burkinabè.

Le ministre Traoré a traduit, en outre, sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers, en l’occurrence l’Organisation internationale du travail (OIT), à travers le projet « Bâtir des socles de protection sociale pour tous ». Il a félicité l’équipe de la CNAMU pour les résultats obtenus tout en les encourageant à continuer dans la bonne exécution de leurs missions. Le directeur général de la CNAMU, Soumaila Gamsoré, a souligné que l’affiliation concerne toute personne physique ou morale, publique ou privée, employant un ou plusieurs travailleurs salariés du public et du privé. Il a précisé que la demande d’affiliation se fait sur un formulaire à renseigner, délivré par la CNAMU et est accompagnée d’un dossier fourni par le demandeur.

Les deux plus grandes formations sanitaires, les Centres universitaires hospitaliers Yalgado-Ouédraogo de Ouagadougou et Souro-Sanou de Bobo-Dioulasso ainsi que les structures rattachées sont les structures pilotes de mise en œuvre de l’assurance-maladie universelle. Le directeur général du Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo, Ousmane Néré, a fait savoir que les établissements publics de santé sont en phase avec la signature de convention. Il a rassuré, quant à la charge de travail, que les établissements publics de santé sont disponibles et prêts, très engagés pour que le RAMU soit une réussite.

Emmanuel BICABA
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

Barrage de Soum: un projet de pisciculture pour une retraite digne des militaires lancé

Le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, en collaboration avec celui de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques a lancé officiellement les activités piscicoles sur le plan d’eau du barrage de Soum, mardi 13 janvier 2026, dans la commune de Nanoro. La cérémonie a également été marquée par la remise de cages flottantes aux militaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la coopération entre le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique et celui de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques avec le lancement officiel du volet halieutique de leur convention-cadre signée, le 6 août 2024.

La convention-cadre a abouti à la mise en œuvre d’un projet visant la reconversion socio-économique des militaires en instance de retraite, à travers la pisciculture en cages flottantes au barrage de Soum, une localité, située dans la région de Nando. Le mardi, 13 janvier 2026, les représentants des deux départements ministériels étaient sur le site pour lancer officiellement les activités piscicoles. En effet, cette première phase, financée à 1,2 milliard FCFA par le Projet de résilience et de la compétitivité de l’élevage (PRECEL), concerne 61 membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) admis à faire valoir leurs droits à la retraite.

Au total, 122 cages flottantes ont été distribuées lors du lancement officiel du programme de reconversion des FDS à la retraite. Pour le directeur général des ressources halieutiques, Moustapha Alassane Tassembedo, chaque bénéficiaire a reçu un kit complet comprenant deux cages flottantes, huit tonnes d’aliments pour poissons et 24 000 alevins, pour une valeur estimée à 10 millions de francs CFA par promoteur.

La cérémonie a été marquée également par l’installation symbolique d’une cage de
12 000 alevins. Selon les projections, de l’avis de M. Tassembedo, chaque cage devrait permettre de produire environ trois tonnes de poissons par cycle, soit six tonnes avec deux cycles de production par an. A l’échelle du programme, près de 700 tonnes de poissons sont attendues, représentant un chiffre d’affaires estimé à 1,4 milliard de francs CFA. « Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’offensive agro-pastorale et halieutique portée par le ministère en charge des ressources animales et halieutiques.

Le projet cible environ 100 FDS qui partent à la retraite sur trois sites stratégiques que sont les barrages de Samandeni, Soum et Bagré », a-t-il souligné. Selon les estimations, a-t-il renchéri, chaque cage devrait générer une marge nette comprise entre 1,6 et 1,7 million de francs CFA en seulement quatre à six mois d’élevage.

Le Secrétaire général (SG) du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, l’intendant colonel-major Yamba Leonard Ouoba a salué l’engagement du ministère en charge des ressources animales et halieutiques dans la mise en œuvre de cette convention qui ambitionne de contribuer durablement à la souveraineté alimentaire du Burkina Faso, tout en offrant des perspectives d’avenir aux FDS en fin de carrière.

Pour lui, ce programme se veut un véritable projet de vie pour les militaires à la retraite, leur permettant de rester actifs et économiquement autonomes.

Un appel à la responsabilité des bénéficiaires

S’adressant aux bénéficiaires, l’intendant colonel -major Yamba Leonard Ouoba les a invités à saisir pleinement cette opportunité et faire preuve d’une gestion exemplaire des ressources mises à leur disposition.

Le coordonnateur du PRECEL, Bernard Ismael Konkobo, a souligné l’importance du projet dont l’objectif principal est de renforcer la résilience des FDS durant cette période de transition cruciale qu’est le passage à la retraite. Aussi, Il a invité les bénéficiaires à faire bon usage des kits qui leur sont remis, soulignant que cette opportunité s’inscrit dans la vision étatique de souveraineté alimentaire.

Car, pour lui, la pisciculture représente en effet un secteur porteur, capable de générer des revenus durables tout en contribuant à la diversification de l’offre alimentaire nationale.
Les bénéficiaires, quant à eux, se sont réjouis de l’initiative des deux départements. Leur représentant, Tasseré Gamené, a remercié les plus hautes autorités du pays pour ce geste visant à redonner une nouvelle vie à ces collègues admis à la retraite.

Oumarou RABO

Immersion patriotique: le top départ pour les élèves des classes intermédiaires lancé

Le gouverneur de la région du Kadiogo a lancé l’immersion patriotique au profit des élèves des classes intermédiaires de 50 établissements secondaires de la région, le mardi 13 janvier 2026, à Ouagadougou.

Après les élèves de la terminale, c’est au tour de ceux des classes intermédiaires d’être forgés dans le moule du patriotisme et du civisme. Une immersion patriotique a été lancée à leur endroit, dans l’après-midi du mardi 13 janvier 2026 à Ouagadougou.

Selon le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, au
total 58 582 élèves de 50 établissements secondaires de la région vont bénéficier pendant six semaines de modules sur diverses thématiques en lien avec le civisme et le patriotisme.
Et ce, dans l’optique de forger des Burkinabè nouveaux, conscients de leurs devoirs, fiers de leur identité et résolument engagés pour leur patrie. « Cette formation à laquelle vous serez soumis va allier la théorie et la pratique afin de constituer un cadre d’apprentissage de vie communautaire, à travers une appropriation des règles collectives de respect des valeurs et symboles de l’Etat, d’hygiène et de protection de l’environnement », a-t-il indiqué.

Instauré par le gouvernement en juillet 2025 au profit des élèves admis au baccalauréat, l’immersion patriotique, a rappelé le gouverneur, a pour ambition de corriger les dérives de la jeunesse burkinabè. Il a cité en exemple la défiance de plus en plus notoire de l’autorité de l’Etat, le non-respect des symboles nationales et le mépris des règles de la circulation.
« L’amour de la patrie s’effrite alors qu’il devrait être le ciment de notre cohésion sociale », a-t-il regretté.

C’est en cela que l’immersion patriotique trouve son sens, selon le gouverneur du Kadiogo, dans la mesure où il va permettre de restaurer la discipline et d’inclure aux apprenants, les notions essentielles qui correspondent au type d’homme que l’école burkinabè devrait former. « L’école burkinabè doit redevenir un espace de discipline, de respect et de civisme », a-t-il soutenu.

Acquérir l’esprit révolutionnaire

Cette initiative s’inscrit par ailleurs, a souligné M. Bassinga, dans la dynamique de construction de la citoyenneté, de refondation de la société burkinabè et de consolidation de la vie patriotique. Il permettra aux participants, foi du gouverneur, de connaitre l’histoire du pays et d’acquérir l’esprit révolutionnaire qui doit désormais guider leurs comportements.

Et Puisque l’avenir d’une nation repose sur sa jeunesse, M. Bassinga a souligné l’importance d’une telle initiative pour le Burkina Faso. « Chers apprenants, vous êtes l’avenir du Burkina Faso. Le pays compte sur vous pour bâtir une société disciplinée,
respectueuse et unie. Je vous invite à une participation assidue au programme », a-t-il lancé. Le gouverneur du Kadiogo a par ailleurs fait une mention spéciale aux Forces de défense et de sécurité (FDS) qui vont dispenser les différents modules.

« Malgré leur agenda chargé, ils sont mobilisés pour assurer la formation. Nous avons plus de 1561 FDS commis à cette tâche », a-t-il apprécié. Il a dit espérer que grâce à leur concours et à celui des autres encadreurs, cette session connaitra un véritable succès à l’image de la première.

Du côté des FDS, assurance a été donnée par le lieutenant-colonel Armand Michel Ouédraogo, commandant à la troisième région militaire que tout sera mis en œuvre pour la bonne marche de la formation.

« Nous allons déployer du personnel militaire et prendre en compte les matières liées au civisme et à l’ordre serré pour que les jeunes apprenants puissent avoir le savoir et le savoir-être nécessaires pour être de bons citoyens », s’est-il
engagé.

Rihana Sanfo, élève en classe de 5e au lycée Vénégré est ravie à l’idée d’entamer cette formation. « Je suis convaincue que cela va nous aider à mieux connaitre la culture de notre pays et contribuer à son développement », a-t-elle déclaré.

Nadège YAMEOGO

Ouagadougou : une famille perd trois personnes dans un incendie

Kantigui a été choqué d’apprendre une situation malheureuse qui a frappé une famille dans un quartier situé à la périphérie nord de Ouagadougou. Selon des sources dignes de foi, à la veille du nouvel an, c’est-à-dire dans la soirée du réveillon, trois membres d’une famille ont trouvé la mort à la suite d’un incendie qui a ravagé (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(+226) 25 31 22 89

Coopération culturelle : le MCCAT reçoit une délégation du Centre de diplomatie publique russe

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a accordé, ce 13 janvier 2026, une audience à la Directrice exécutive du Centre de diplomatie publique russe, Natalia KRASOVSKAÏA accompagnée de la Directrice du Centre Culturel Maison Russe du Burkina Faso.
Les échanges ont porté sur l’exposition de bronzes consacrée à l’art burkinabè, organisée dans la ville de Novossibirsk en Fédération de Russie. Les deux parties ont salué le succès de cette exposition et ont exprimé le souhait qu’une initiative similaire puisse se tenir à Ouagadougou et ainsi renforcer les relations culturelles entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie.
La Directrice exécutive du Centre de diplomatie publique russe a partagé avec le ministre les échos positifs enregistrés auprès du public russe, ainsi que l’intérêt suscité par les œuvres exposées. Elle a exprimé sa satisfaction quant à la qualité artistique des productions présentées et à la dynamique de coopération engagée entre les deux États.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a déclaré que « c’est un plaisir de constater que nous coopérons dans le domaine de la culture et que la Russie est un partenaire stratégique du Burkina Faso ».
Il s’est félicité de cette initiative qui démontre le rôle stratégique de la diplomatie culturelle dans le rayonnement international du Burkina Faso.
À cette occasion, il a invité le Centre de diplomatie publique russe à participer à la Semaine nationale de la Culture (SNC) prévue du 25 avril au 02 mai 2026 et a également convié l’Orchestre de Novossibirsk des instruments folkloriques russes, dans un esprit de réciprocité et de continuité des échanges culturels, à l’image de la participation de l’Orchestre de la Présidence du Faso au festival international de musique militaire en Fédération de Russie.
Cette audience témoigne de la volonté commune des deux parties de poursuivre et renforcer la coopération culturelle, à travers des initiatives favorisant le dialogue entre les peuples et la promotion des expressions artistiques et culturelles.
DCRP / MCCAT

Enseignement supérieur: 199 assistants et attachés de recherche réussissent leur immersion patriotique

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thombiano, a présidé, le lundi 12 janvier 2026, la cérémonie de fin d’immersion patriotique des assistants universitaires, hospitalo-universitaires et attachés de recherche.

203 assistants universitaires et attachés de recherche vont renforcer les effectifs dans les universités publiques et des structures de recherche. Recrutés par l’Etat, 199 d’entre eux ont effectué une immersion patriotique d’un mois au centre de formation et de production de Loumbila. Le lundi 12 janvier 2026, ils ont effectué leur sortie au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano. Il avait à ses côtés, ses collègues chargés de la santé, Lucien Robert Kargougou et de l’enseignement de base, Jacques Sosthène Dingara. La cérémonie a été marquée par des allocations et une remise d’attestations aux immergés.

Le délégué de la promotion, Francis Ouédraogo, a apprécié cette formation qui constitue pour eux, chercheurs et enseignants-chercheurs, une école de vie. « Ce séjour nous a révélé la nécessité de l’ordre et de la discipline pour accomplir de grandes choses », a-t-il laissé entendre. Tout en rendant un hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) qui défendent le territoire burkinabè, il a promis de ne jamais trahir la confiance placée en eux, car, pour lui, l’intérêt supérieur du Burkina passe avant tout autre chose.

Le directeur général du Service national pour le développement (SND), le colonel Moctar Haïdara Taboré, a salué la vision des autorités du pays qui ont fait du civisme et de la discipline, une priorité. Il s’est dit satisfait de l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés dès le départ, notamment la formation civique et patriotique et la formation militaire des nouvelles recrues de l’Etat. Pour lui, le séjour des immergés s’est passé dans un esprit de discipline et de respect mutuel.

Il a souhaité que ces derniers puissent transmettre à leurs apprenants, du savoir mais aussi des valeurs de discipline et de respect du bien public.
Quant au ministre chargé de l’enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, il a indiqué qu’il s’agit d’une première expérience d’immersion d’enseignants-chercheurs et de chercheurs avec pour seul objectif de mieux servir la Nation. « Cette initiative qui semblait être impossible aux yeux de beaucoup de personnes, est aujourd’hui une réalité grâce à la volonté des hautes autorités du pays », a-t-il dit.

Compte tenu de la vision de la Révolution progressiste populaire, foi du ministre, le Burkina a besoin d’hommes et de femmes compétents, incarnant l’ordre et la discipline dans tous les milieux. Il a exprimé sa reconnaissance aux responsables du SND, qui en un mois, ont su transformer ce contingent de chercheurs et d’enseignants-chercheurs en de véritables guerriers du savoir dans les Unités de formation et de recherche (UFR).
A cette promotion qu’il a nommé « Mi Bânma Djakoanda » (combattants du savoir), il l’a invité à être un modèle, une référence.

« Vous êtes imprégnés des valeurs fondamentales qui fondent notre vivre-ensemble et qui guident l’action publique : le civisme, le patriotisme, la discipline, la solidarité ainsi que le sens élevé du devoir », les a-t-il lancés.

Adama SEDGO

 

 

Gouvernement Rimtalba II: quatre départs, deux arrivées, des changements notables dans les dénominations des ministères

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, a procédé à un remaniement du gouvernement, hier lundi 12 janvier 2026. De 24, l’Exécutif est revenu à 22 membres avec quatre départs et deux arrivées, mais aussi des changements notables de dénomination des départements, synonyme d’une volonté politique de reconquête du territoire et de développement endogène.

Le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel II passe de 24 à 22 membres. Ainsi en a décidé le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du chef de l’Exécutif. La décision a été rendue officielle, hier lundi 12 janvier 2026. Ce « resserrement » a acté le départ de quatre ministres. Il s’agit de Roger Barro, jusque-là ministre de l’Environnement, de Luc Adama Sorgho, ministre des Infrastructures, de Dr Boubakar Savadogo, de l’Enseignement secondaire et de Roland Somda, ministre des Sports.
Les deux derniers cités cèdent leurs fauteuils à Moumouni Zoungrana (Enseignement secondaire) et à Annick Lydie Djouma Pikbougoum (Sports).

Figure très connue du monde sportif burkinabè, Annick Pikbougoum née Zingué est athlète, encadreur puis dirigeante qui s’investit depuis plusieurs décennies maintenant dans ses obligations professionnelles que sportives ou associatives. Jusque-là, elle était la directrice exécutive de Special Olympics Burkina Faso (depuis 2002), une association qui œuvre pour l’inclusion totale de la personne déficiente intellectuelle par la pratique du sport.

Depuis 2021, elle est la seule représentante de l’Afrique francophone comme membre du Conseil de leadership africain de Special Olympics. Le remaniement a aussi connu la fusion du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques avec celui de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement pour donner le ministère de
l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du ministre d’Etat, le commandant Ismaël Sombié, engagé à fond dans la souveraineté alimentaire, chère au chef de l’Etat.

Servir le peuple et construire la patrie

Ce remaniement, c’est aussi des changements notables dans les dénominations des ministères. Ainsi, autrefois ministère de la Défense et des Anciens combattants, le département dirigé par le ministère d’Etat, le général de division Célestin Simporé devient ministère de la Guerre et de la Défense patriotique pour marquer le contexte de guerre sans merci contre le terrorisme et de reconquête totale du territoire national.
Un autre changement majeur s’est opéré dans la dénomination du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, devenu le ministère des Serviteurs du peuple, toujours dirigé par Mathias Traoré.

Cette « évolution » incarne la vision du chef de l’Etat selon laquelle, le « fonctionnaire » n’est rien d’autre qu’un serviteur de l’Etat, des populations et doit désormais se consi-dérer comme tel. De plus, les ex-ministères en charge des infrastructures (Luc Sorgho) et de l’urbanisme (Mikaïlou Sidibé) ont fusionné pour donner le ministère de la Construction de la Patrie, dirigé par l’ancien ministre de l’Urbanisme. Dans un pays en plein chantier, fédérer les ressources et les énergies était plus qu’une nécessité pour permettre aux Burkinabè de mieux contribuer à la construction de leur pays avec notamment, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo qui a été accueilli avec un grand engouement des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora.

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale s’appelle désormais ministère de la Famille et de la Solidarité, toujours dirigé par Passowendé Pélagie Kabré qui évolue en grade (de commandant à lieutenant-colonel). Pilier essentiel de la Révolution progressiste populaire (RPP), les questions des Personnes déplacées internes, de leur réinstallation dans les zones reconquises et de la solidarité nationale conservent donc leur place stratégique dans le gouvernement.

Enfin, le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux de Edasso Rodrigue Bayala devient simplement ministère de la Justice. C’est aussi le cas du ministère des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur de Karamako Jean Marie Traoré qui devient ministère des Affaires étrangères.

La rédaction