Gouvernement Rimtalba II: quatre départs, deux arrivées, des changements notables dans les dénominations des ministères

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du Premier ministre, a procédé à un remaniement du gouvernement, hier lundi 12 janvier 2026. De 24, l’Exécutif est revenu à 22 membres avec quatre départs et deux arrivées, mais aussi des changements notables de dénomination des départements, synonyme d’une volonté politique de reconquête du territoire et de développement endogène.

Le gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel II passe de 24 à 22 membres. Ainsi en a décidé le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur proposition du chef de l’Exécutif. La décision a été rendue officielle, hier lundi 12 janvier 2026. Ce « resserrement » a acté le départ de quatre ministres. Il s’agit de Roger Barro, jusque-là ministre de l’Environnement, de Luc Adama Sorgho, ministre des Infrastructures, de Dr Boubakar Savadogo, de l’Enseignement secondaire et de Roland Somda, ministre des Sports.
Les deux derniers cités cèdent leurs fauteuils à Moumouni Zoungrana (Enseignement secondaire) et à Annick Lydie Djouma Pikbougoum (Sports).

Figure très connue du monde sportif burkinabè, Annick Pikbougoum née Zingué est athlète, encadreur puis dirigeante qui s’investit depuis plusieurs décennies maintenant dans ses obligations professionnelles que sportives ou associatives. Jusque-là, elle était la directrice exécutive de Special Olympics Burkina Faso (depuis 2002), une association qui œuvre pour l’inclusion totale de la personne déficiente intellectuelle par la pratique du sport.

Depuis 2021, elle est la seule représentante de l’Afrique francophone comme membre du Conseil de leadership africain de Special Olympics. Le remaniement a aussi connu la fusion du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques avec celui de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement pour donner le ministère de
l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du ministre d’Etat, le commandant Ismaël Sombié, engagé à fond dans la souveraineté alimentaire, chère au chef de l’Etat.

Servir le peuple et construire la patrie

Ce remaniement, c’est aussi des changements notables dans les dénominations des ministères. Ainsi, autrefois ministère de la Défense et des Anciens combattants, le département dirigé par le ministère d’Etat, le général de division Célestin Simporé devient ministère de la Guerre et de la Défense patriotique pour marquer le contexte de guerre sans merci contre le terrorisme et de reconquête totale du territoire national.
Un autre changement majeur s’est opéré dans la dénomination du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, devenu le ministère des Serviteurs du peuple, toujours dirigé par Mathias Traoré.

Cette « évolution » incarne la vision du chef de l’Etat selon laquelle, le « fonctionnaire » n’est rien d’autre qu’un serviteur de l’Etat, des populations et doit désormais se consi-dérer comme tel. De plus, les ex-ministères en charge des infrastructures (Luc Sorgho) et de l’urbanisme (Mikaïlou Sidibé) ont fusionné pour donner le ministère de la Construction de la Patrie, dirigé par l’ancien ministre de l’Urbanisme. Dans un pays en plein chantier, fédérer les ressources et les énergies était plus qu’une nécessité pour permettre aux Burkinabè de mieux contribuer à la construction de leur pays avec notamment, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo qui a été accueilli avec un grand engouement des Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora.

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale s’appelle désormais ministère de la Famille et de la Solidarité, toujours dirigé par Passowendé Pélagie Kabré qui évolue en grade (de commandant à lieutenant-colonel). Pilier essentiel de la Révolution progressiste populaire (RPP), les questions des Personnes déplacées internes, de leur réinstallation dans les zones reconquises et de la solidarité nationale conservent donc leur place stratégique dans le gouvernement.

Enfin, le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux de Edasso Rodrigue Bayala devient simplement ministère de la Justice. C’est aussi le cas du ministère des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur de Karamako Jean Marie Traoré qui devient ministère des Affaires étrangères.

La rédaction

Initiative présidentielle Faso Mêbo: 11,5 tonnes de ciment et 410 000 F CFA remis à Fada N’Gourma

Les acteurs du marché de bétail, les agents de la direction régionale en charge de l’agriculture de l’Est et le grin « Le Cailcedrat » ont apporté des contributions en nature, en espèces et en main-d’œuvre à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. C’était, le samedi 10 janvier 2026, à Fada N’Gourma.

L’Initiative présidentielle Faso Mêbo enregistre, au quotidien, des contributions à Fada N’Gourma. Les acteurs du marché de bétail ont remis, samedi 10 janvier 2026, dix tonnes de ciment et une enveloppe de 250 000 F CFA. De leur côté, les agents de la direction régionale de l’agriculture de l’Est ont offert, le même jour, une tonne de ciment, la somme de 160 000 F CFA ainsi que huit paquets d’eau. Quant au grin « Le Cailcedrat », il a mobilisé une demi tonne de ciment et 22 paquets d’eau.

Au-delà de leur appui matériel et financier, les contributeurs du jour, fortement mobilisés, ont participé à la conception des pavés, matérialisant ainsi leur adhésion à la vision portée par le chef de l’Etat, à travers Faso Mêbo. Selon le représentant des acteurs du marché de bétail, Jean-Jacques Moyenga, la contribution est le fruit d’une mobilisation collective des différentes composantes du secteur.

« Ce sont les structures du marché, notamment les bouchers, les associations de commerçants de petits et de gros ruminants, les commerçants-exportateurs de bétail ainsi que les associations de vendeurs de volaille, qui se sont mobilisées comme un seul homme pour accompagner l’initiative », a-t-il précisé. Pour Abdoulaye Zallé, du grin « Le Cailcedrat », ce geste traduit la volonté du groupe de participer activement à l’édification nationale. «

A travers cette contribution, nous voulons apporter notre pierre à la construction de la Nation », a-t-il confié. Même son de cloche du côté de la direction régionale en charge de l’agriculture de l’Est. Son premier responsable, Bassirou Mandé, a salué l’élan de solidarité et exhorté l’ensemble des populations à s’impliquer davantage. « La réussite totale de Faso Mêbo dépend de l’engagement de tous. Chacun doit mettre sa main à la pâte », a-t-il lancé.

Joanny SOW
Yemboado YONLI
(Collaborateur)

 

La prise en charge médicale des brûlures diffère selon leurs origines

Les brûlures sont des lésions de la peau, des muscles, etc. causées par la chaleur, les produits chimiques, l’électricité ou les radiations. Elles sont souvent fréquentes dans nos villes et villages et sont généralement la conséquence d’actes ou gestes d’inattention. Les brûlures sont classées en degrés (superficielle à profonde) et en étendue. Elles nécessitent un refroidissement immédiat à l’eau fraîche pour les petites brûlures et une prise en charge médicale urgente pour les plus graves.

Selon l’OMS, une brûlure est une lésion de la peau ou d’autres tissus organiques. Elle peut être provoquée par la chaleur (air chaud, vapeur, eau bouillante, flamme, soleil, cigarette), les radiations, l’électricité, les produits chimiques etc. les brûlures constituent un problème de santé publique mondial avec des conséquences graves (douleur, infection, invalidité, décès) et pouvant être évitée grâce à des mesures de prévention. La gravité d’une brûlure dépend de son étendue, de sa localisation et de son degré. Au premier degré, la peau est rouge, sans cloques. Au deuxième degré, la peau comporte des cloques remplies de liquide.

Au troisième degré, la peau est noire ou blanchâtre et insensible. En termes d’étendue, une brûlure est grave lorsque sa surface est supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime. Les brûlures localisées au niveau des yeux, du nez, des mains, des orifices naturels, des organes génitaux ou de l’intérieur des cuisses sont classées parmi les brûlures graves. Les complications sont avant tout locales.

Le risque principal est que la cicatrisation soit de mauvaise qualité, ce qui aura des conséquences esthétiques et parfois fonctionnelles (peau rétractée). La prise en charge médicale des brûlures diffère selon leurs origines. En fonction de sa profondeur, la cicatrisation d’une brûlure peut être plus ou moins difficile. Elle peut nécessiter des soins pendant plusieurs semaines, et, dans certains cas, la réalisation de greffes cutanées.

Des règles à respecter

Suite à une brûlure, il existe également un risque infectieux important dû à la destruction de la barrière naturelle que représente la peau. C’est pourquoi la désinfection et l’hygiène des brûlures doivent être rigoureuses. En cas de surinfection, la prise d’antibiotiques prescrits par le médecin peut s’avérer nécessaire.

La déshydratation est une autre complication immédiate d’une brûlure étendue, avec un risque de chute grave de la pression artérielle. Cette déshydratation sur-vient d’autant plus que la surface brûlée est importante (à partir de 10 % de la surface du corps chez le nourrisson, 5 à 10 % chez la personne âgée, 15 % chez l’adulte). Elle peut se manifester en quelques heures et conduire à la mort en l’absence de traitement adapté. En cas de brûlure les spécialistes déconseillent de ne pas essayez de retirer les vêtements qui adhèrent à la zone brûlée de la victime. Ils recommandent de rafraîchir
les lésions en laissant couler immédiatement de l’eau froide sur la partie
brûlée pendant dix à quinze minutes. Cette mesure simple est essentielle et doit être pratiquée au plus vite.

Il est ensuite recommandé de couvrir la brûlure avec un tissu propre pour éviter qu’elle se salisse. En cas de brûlure simple et peu étendue, le patient peut appliquer une pommade ou une crème à visée protectrice ou hydratante. Pour éviter les brûlures, des règles de prudence simples sont à respecter.

Il faut éviter de laisser les enfants seuls près d’une source de chaleur (cuisinière, four, bougies, barbecue, etc.). Vérifier toujours la température de l’eau du bain, notamment pour les très jeunes enfants. Ne pas boire de liquide chaud (thé, café, chocolat, soupe, etc.) lorsque vous avez un enfant sur les genoux. Ne jamais fumer en présence de substances inflammables. Respecter les consignes d’utilisation des réchauds, radiateurs, fers à repasser, fers à souder, etc. Ne jamais effectuer de branchements électriques sans avoir coupé l’arrivée d’électricité.

Abdoulaye BALBONE
https://www.vidal.fr/Maladie

Niger: le Président Tiani reçoit des journalistes et cinéastes primés à l’international

Le Président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a reçu, le samedi 10 janvier 2026, des journalistes et cinéastes nigériens ayant récemment gagné des prix lors des concours à l’international, ainsi que l’entreprise MSI, auteure du logo de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Cette délégation a été conduite par le ministre de la Communication et des Nouvelles technologies de l’information, Adji Ali Salatou. Au total, 10 distinctions ont été présentées au président de la République, à savoir quatre prix en presse écrite, deux en radio et trois en cinéma, ainsi que la distinction récoltée par l’entreprise MSI reçue suite à la conception du logo de l’AES. Au terme de l’audience, le ministre de la Communication a indiqué que le but de cette rencontre avec le chef de l’Etat était de lui présenter, ainsi qu’aux autres membres du Conseil national pour la sauvegarde de la Patrie (CNSP), et à toute la population nigérienne, tout le potentiel dont dispose le Niger dans les secteurs de la presse et de la cinématographie.

« Il est grand temps que toute la population découvre tout le potentiel qu’on a dans le monde de la communication et des médias », de même que « tous les efforts fournis et la qualité de nos différentes productions et réalisations », mais aussi « qu’on a des compétences, un capital humain épanoui très riche et varié qui ont remporté des prix dans des concours à l’international », s’est réjoui le ministre chargé des Médias.

« Ils sont vraiment à féliciter et à encourager en espérant que d’autres pourront leur emboiter le pas », a-t-il ajouté. Selon toujours le ministre Adji, le président de la République a bien suivi, écouté ces lauréats et pris acte de leurs doléances tout en leur promettant son soutien pour l’épanouissement de leurs activités.

« L’Etat mettra tous les moyens pour créer un cadre, un environnement propice pour l’épanouissement de ces grands talents », a-t-il promis.S’exprimant sur l’apport des médias dans le cadre du programme présidentiel de la Refondation du Niger, le ministre de tutelle a déclaré : « la communication et les médias, c’est une arme.

Actuellement (ndlr, au niveau de l’AES), nous sommes sur l’opérationnalisation de la chaîne de télévision, la chaîne de la radio et le journal en ligne de l’AES. Et c’est le Niger qui va abriter le siège du média en ligne ». « Les médias sont aussi des outils de souveraineté », a-t-il conclu.

Agence nigérienne de presse

Sécurisation du territoire malien: l’armée neutralise plusieurs terroristes à travers le pays

Dans un communiqué datant d’hier lundi 12 janvier 2026, l’Etat-major général des Armées a rendu public le bilan des opérations des Forces armées maliennes (FAMa) menées dimanche dernier sur l’ensemble du territoire national.

Le document signale que dans le cadre de la surveillance du territoire, les vecteurs aériens de l’Armée ont effectué des frappes sur trois regroupements de groupes armés terroristes. Il précisera que la première frappe a ciblé un groupe à l’Ouest de Bebelin et au Sud de la forêt de Kekoro dans la Région de Dioïla, occasionnant la neutralisation d’une dizaine de terroristes ainsi que la destruction de plusieurs motos.

Quant à la 2e frappe, elle a visé un autre regroupement au Sud-Est de Tinkeleni dans la même région, entraînant la neutralisation de plusieurs terroristes et la destruction de dizaines de motos, note le document. Il ajoute que la 3e frappe a concerné un véhicule appartenant aux groupes armés terroristes, contenant des explosifs, à l’Est de Kidal.
La hiérarchie militaire a par ailleurs indiqué que l’Armée a déjoué une embuscade tendue par un groupe armé terroriste contre une mission à Léré dans la Région de Tombouctou.

Avant d’affirmer que le bilan de cette attaque fait état de plusieurs terroristes neutralisés et de la récupération d’une importante quantité d’armes, de munitions et de motos.
« L’Etat-major général des Armées rassure la population de l’engagement total des FAMa
à lutter contre le terrorisme sur l’ensemble du territoire national », conclut le communiqué.

L’Essor/Mali

Fondation GECER LEDEA : Une nouvelle mosquée offerte aux Nour Tidjanya à Bobo-Dioulasso

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La Fondation GECER LEDEA a inauguré, le vendredi 9 janvier 2026, au secteur 23 de Bobo-Dioulasso, une mosquée qu’elle a construite et mise à la disposition de la communauté Nour Tidjanya. D’une capacité de près de 2 000 places, ce don concrétise les vœux du défunt géniteur du président de la Fondation GECER LEDEA, Salif Ouédraogo.

La communauté Nour Tidjanya vient d’être dotée d’une nouvelle mosquée à son quartiergénéral, situé non loin de la zone industrielle du secteur 23 de Bobo-
Dioulasso. L’édifice, bâti sur une superficie de 600 m², comprend deux espaces de prière : l’un pour les hommes et l’autre, situé au premier niveau, pour les femmes, ainsi que des installations pour les ablutions. La mosquée, d’une capacité de 2 000 places, est un don de la Fondation GECER LEDEA aux Nour Tidjanya de Bobo-Dioulasso.

Outre la mosquée, la Fondation a mis à la disposition de cette communauté musulmane, un dortoir composé de quatre chambres, une école franco-arabe de trois classes, un bureau pour les enseignants et des blocs de latrines. A cela s’ajoutent dix tonnes de riz. L’infrastructure moderne et spacieuse a été inaugurée, le vendredi 9 janvier 2026, en présence des membres de la Fondation, de la communauté musulmane et du représentant du gouverneur de la région du Guiriko, Salif Tao.

Selon le vice-président de la Fondation, Arouna Ouédraogo, la mosquée a été construite à la demande du défunt père, président de la fondation, Ledea Idrissa Ouédraogo, qui, de son vivant, fréquentait l’ancienne mosquée faite en paille et emportée par les intempéries. Arouna Ouédraogo, par ailleurs fils du défunt, a précisé que la mosquée est offerte aux fidèles musulmans conformément au vœu de son père. La construction de cet édifice religieux, a-t-il ajouté, s’inscrit également dans les missions de la Fondation GECER LEDEA, notamment la promotion de la paix, du vivre-ensemble, de la cohésion sociale et de la solidarité.

« Nous offrons cette mosquée en hommage à notre défunt père. Nous espérons que cette mosquée sera un socle pour renforcer les liens de fraternité au sein de la communauté musulmane », a souligné M. Ouédraogo. Le guide des Nour Tidjanya, Cheick Soufi Said Sanfo, a remercié le donateur et souhaité que cette nouvelle mosquée soit un lieu de prière et de bénédictions pour chaque Burkinabè et pour le Burkina Faso tout entier. Le même vœu a été formulé par le représentant du gouverneur de la région du Guiriko, Salif Tao. Il a traduit sa reconnaissance au président de la Fondation GECER LEDEA, Salif Ouédraogo, et invité les fidèles à promouvoir et cultiver la cohésion sociale, le vivre-ensemble et à prier pour la sécurité et la paix au Burkina Faso.

Adaman DRABO

Soudan : paix, où es-tu ?

Après près de trois ans d’exil à Port Soudan, le gouverne-ment soudanais, dirigé par Kamel Idris, a officiellement fait son retour à Khartoum, le dimanche 11 janvier 2026. Cette réinstallation fait suite à la reconquête de la capitale, en mars 2025, par les forces loyalistes du général Abdel Fattah al-Burhan au détriment des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dogolo dit Hemedti.

Si le « come-back » de l’exécutif dans la capitale soudanaise marque une étape symbolique pour le rétablissement de l’Etat, la guerre pour le contrôle du pouvoir, qui oppose les deux camps, est loin d’être finie.

Les combats continuent de faire rage au quotidien avec malheureusement leurs lots de morts, de blessés et de déplacés. Des chiffres publiés par des organisations de défense des droits de l’Homme font état de plus de 150 000 morts et de plus de 12 millions de déplacés aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Ces personnes en détresse manquent du minimum vital, alors que l’aide humanitaire n’est pas fameuse. En 2025, seuls
36 % des 4,2 milliards de dollars nécessaires à l’aide humanitaire ont été financés, à en croire l’Organisation des nations unies (ONU).

Autant dire que la situation humanitaire est catastrophique au Soudan, alors que le bout du tunnel n’est pas encore proche. L’armée régulière et les FSR ont juré de s’avoir à l’usure, si bien que les négociations pour la paix peinent à produire des résultats. L’ingérence de pays étrangers, qui pour soutenir les forces loyalistes, qui pour aider les FSR, compliquent davantage la résolution de cette guerre qui a considérablement détruit le Soudan. Des pays comme l’Egypte, la Turquie et l’Erythrée soutiennent l’armée soudanaise, tandis que les Emirats arabes unis appuient les FSR. Les divergences des acteurs régionaux dans ce conflit ne sont pas de nature à faciliter la quête de paix.

Pour un conflit qui a débuté en avril 2023, on espère de tout cœur la fin des hostilités, dans ce pays au lourd passé et dont l’actualité n’est guère ravissante. Depuis son accession à l’indé-pendance en 1956, le Soudan est plongé dans une instabilité sociopolitique qui a sérieu-sement plombé son dévelop-pement et le maintien dans le cercle des Etats pauvres sur le continent. Ce pays a connu de nombreux coups d’état et des guerres civiles dont la série se poursuit avec le combat des généraux en cours.

Tous ces conflits ont contribué à fragiliser et à faire reculer davantage le pays qui est presque au bord du gouffre. Le Soudan, qui vit actuellement au rythme des crépitements des armes, s’apparente à un champ de ruines. Les Soudanais doivent donc travailler à briser ce cycle de violences pour que leur pays ne soit pas condamné à tenir éternellement une mauvaise réputation.

Kader Patrick KARANTAO

Coopération: le Burkina et la Russie signent une convention dans les domaines de l’enseignement supérieur et des sciences

Le Burkina Faso et la Fédération de Russie ont officialisé un mémorandum d’entente, ce lundi 12 janvier 2026, à Ouagadougou, à travers une signature de convention pour l’extension et l’approfondissement de la coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur et des sciences.

Cette signature a été matérialisée par le ministre de l’Enseignement supé-rieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano et madame Nataliia Krasovskaia, directrice exécutive du centre de la diplomatie publique de la Fédération de Russie. A travers cette convention d’une durée de cinq, les deux parties ont pris l’engagement de renforcer leur coopération dans les domaines de l’enseignement supérieur et des sciences par l’échange d’informations, d’expérience et l’organisation d’activités con-jointes.

Désormais, elles collaboreront à la conception et à la mise en œuvre conjointe des program-mes de mobilité académique des étudiants, des chercheurs et des enseignants, englobant les échanges académiques, les stages, la participation aux universités d’été et autres formations d’intérêt pour les deux parties et arrêtées de commun accord. Le Pr Adjima Thiombiano a salué de ce mémorandum. Il a émis le vœux que cet accord porte des fruits au bénéfice des deux peuples.

« Cette volonté est de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, un vecteur d’émancipation, de coopération et de souveraineté », a indiqué le ministre. Cette convention intervient après la signature, le 25 février 2025, de six conventions entre les universités des deux pays dans le domaine de l’enseigne-ment supérieur. Elle va faciliter aussi l’organisation et l’anima-tion des événements scienti-fiques comme les conférences, séminaires, forums et tables rondes scientifiques sur des sujets d’intérêt commun dans le secteur de l’enseigne-ment supérieur et de la recherche scientifique, s’est réjoui le Pr Adjima Thiombiano. Nataliia Krasovskaia, directrice exécutive du centre de la diplomatie publique de la Fédération de Russie se dit satisfaite de cette conclusion qui inter-vient à la veille des deux ans d’anniversaire de la Maison russe à Ouagadougou.

Cette convention vient, selon elle, renforcer la dynamique de coopération déjà enclenchée entre les deux pays. « Concrè-tement, la convention guidée par la responsabilité, l’égalité et le respect mutuel va permettre de bâtir un pont solide dans le domaine de l’enseignement supérieur et des sciences »,
a-t-elle souligné.

DCRP-MESRI

Burkina-Vatican: le Nonce apostolique décline les perspectives de coopération

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamako Jean Marie Traoré accompagné de la ministre déléguée chargée de la Coopération régionale, a accordé une audience ce lundi 12 janvier 2026 au Nonce apostolique au Burkina Faso, Monseigneur Eric Soviguidi.

Les échanges entre le diplomate du Vatican et le patron de la diplomatie burkinabè ont également porté sur l’engage-ment de l’Eglise aux côtés du gouvernement, pour la prise en charge des personnes déplacées internes et la gestion des crises sociales et sécuritaires. Selon Monsei-gneur Eric Soviguidi, au-delà de sa mission religieuse, l’Eglise catholique au Burkina Faso tout comme dans l’ensemble du Sahel, participe à l’accompagne-ment des populations pendant cette période que traverse la région et où le peuple en toute responsabilité a décidé de prendre en main de son destin.

A cette audience, le chef de la diplomatie burkinabè et le Nonce apostolique ont tous les deux relevé la nécessité de travailler à l’assèchement des sources de financement du terrorisme, et l’urgence pour tous les pays de la sous-région d’avoir une perception commune et une même posture par rapport à ce phénomène.

C’est en cela que ces pays pourront faire front commun et engager une synergie d’actions contre l’ennemi. « Nous avons aussi échangé sur la collaboration interna-tionale et le rôle que le Saint-Siège peut avoir et la voix qu’elle peut porter pour que la crise au Sahel soit reconnue à sa juste valeur et traitée comme telle », a indiqué Monseigneur Eric à sa sortie d’audience. Il a aussi reconnu et salué les acquis déjà engrangés et les chantiers en cours en matière de développement du Burkina Faso tels que Faso Mêbo, tout en confiant que l’Eglise est engagée à soutenir cette initiative.

Après s’être présenté aux plus hautes autorités du pays, le représentant du Saint -Siège a signifié que la phase suivante de sa mission au Burkina Faso, consistera à aller au contact du terrain afin de mieux définir et articuler les actions à mettre en œuvre. Cette démarche a été fortement encouragée par le ministre des Affaires étrangères, qui a saisi l’occasion pour exprimer les attentes du gouvernement vis-à-vis des partenaires comme le Saint-Siège. Il s’agit de contribuer à une prise en compte de la dimension réelle de la crise au Sahel et de donner de la voix pour qu’elle ne soit plus négligée et utilisée comme un instrument de poli-tique étrangère par certains Etats essentiellement occi-dentaux.

DCRP/MAECR-BE

Faso Film Forum: un cadre d’échanges pour le rayonnement du cinéma burkinabè

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L’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel a lancé la première session de Faso Film Forum, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou.

L’Agence burki-nabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) poursuit ses efforts pour faire rayonner le cinéma burkinabè. En effet, elle a lancé la première session de Faso Film Forum, une plateforme d’échanges dédiée aux enjeux majeurs du cinéma burkinabè et africain, vendredi 9 janvier 2026 à Ouagadougou. Le directeur général de l’ABCA, Alex Moussa Sawadogo, a indiqué que cette initiative vise avant tout à renforcer la structuration et la protection de l’industrie cinématographique burkinabè, notamment à travers la question des droits d’auteur.

Il a expliqué que Faso Film Forum a été conçu comme une plateforme permanente de dialogue et de réflexion sur les principaux défis du cinéma, aussi bien au niveau national que continental. Selon lui, il s’agit de créer un cadre d’échanges directs entre le public, les professionnels du cinéma et des experts reconnus afin de favoriser une meilleure compréhension des enjeux du secteur.

« L’objectif est de permettre à l’industrie cinématographique burkinabè de continuer à rayonner et de produire des œuvres capables de rivaliser sur la scène internationale », a-t-il précisé. M. Sawadogo s’est dit satisfait de cette première session marquée par une forte mobilisation des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Il a souligné la présence de nombreuses associations et structures du secteur, ainsi que la richesse des échanges entre les participants et l’expert invité.
Pour lui, cette dynamique collective est indispensable à la construction d’une cinématographie forte.

Garantir la protection juridique et financière des créateurs

Pour ce qui concerne les principales recommandations issues des discussions, M. Sawadogo a estimé qu’elles mettent en avant la nécessité pour les acteurs du cinéma de formaliser leurs relations à travers des contrats clairs, dès la phase de création.
« La priorité, c’est la question des auteurs. D’abord, il faut des contrats entre tous ceux qui participent à la création », a-t-il déclaré.

Il a insisté également sur l’importance du dépôt systématique des œuvres au Bureau burkinabè des droits d’auteur (BBDA) afin de garantir la protection juridique et financière des créateurs. Il a rappelé que le Burkina Faso dispose d’un bureau des droits d’auteur performant et reconnu dans la sous-région. « De nombreux acteurs ne déclarent pas encore leurs œuvres, souvent par manque d’information ou de sensibilisation », a-t-il déploré. Pour y remédier, il a appelé les professionnels à mieux s’organiser au sein des structures, d’associations et des fédérations capables de formuler des propositions concrètes à l’endroit des autorités et des institutions du secteur. « Le prochain rendez-vous, c’est dans un mois, avec Faso Film Forum 2.

Nous allons parler plus de la co-production internationale », a-t-il annoncé. Il a signifié que, malgré les efforts consentis par l’Etat pour soutenir la création cinématographique, il est essentiel pour les réalisateurs et producteurs de rechercher des partenariats à l’international. Selon lui, la co-production ne se limite pas au financement des films, mais constitue également un levier majeur de visibilité et de diffusion internationale.

L’expert en droits d’auteur dans les industries culturelles et cinématographiques, Walib Bara, a entretenu les participants sur la propriété intellectuelle appliquée à l’œuvre cinématographique, avec un accent particulier sur la nécessité de sécuriser juridiquement la création. Il a d’abord insisté sur l’importance du statut juridique de l’œuvre cinématographique, en rappelant que celle-ci est une création collective dont les droits doivent être clairement définis et protégés. M. Bara a présenté les différents titulaires de droits d’auteur impliqués dans une œuvre de cinéma et les mécanismes de répartition des droits entre eux.

Il a abordé la question des contrats qu’il considère comme un élément central en matière de propriété intellectuelle, notamment dans le domaine de la propriété littéraire et artistique. Selon lui, l’absence de contrats constitue l’une des principales fragilités du secteur. Pour Walib Bara, la formalisation contractuelle demeure ainsi un levier essentiel pour garantir les droits, prévenir les conflits et assurer une meilleure valorisation des œuvres cinématographiques.

Samira KIENORE