Burkina Faso : le Gouvernement Rimtalba Ouédraogo II passe de 24 à 22 départements

Le nouveau gouvernement burkinabè, rendu public le 12 janvier 2026, compte désormais 22 départements ministériels contre 24 auparavant. Cette réduction s’inscrit dans une dynamique de rationalisation de l’action publique, marquée par des fusions de ministères, des départs et des réaménagements de portefeuilles.

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Décret_2026-0006_portant remaniement du Gouvernement

Burkina Faso : le Gouvernement Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo II passe de 24 à 22 départements.

Le nouveau gouvernement burkinabè, rendu public ce 12 janvier 2026, se caractérise par une réduction du nombre de portefeuilles ministériels, passant de 24 à 22 départements. Ce réaménagement s’inscrit dans une volonté affichée de rationalisation de l’action gouvernementale, avec à la clé des fusions de ministères, des départs et de nouvelles entrées au sein de l’Exécutif.

La principale innovation réside dans la fusion du ministère des Infrastructures et du Désenclavement avec celui de l’Habitat et de l’Urbanisme, donnant naissance au ministère de la Construction de la Patrie. Cette restructuration entraîne le départ de Luc Adama Sorgho, jusque-là ministre des Infrastructures, tandis que Mikailou Sidibé voit son portefeuille élargi. Une autre fusion concerne le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques et celui de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, désormais regroupés sous l’appellation ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Cette configuration consacre le départ de Roger Baro et l’élargissement des attributions du commandant Ismaël Sombié.

Par ailleurs, deux autres membres du gouvernement quittent leurs fonctions. Il s’agit de Roland Somda, aux Sports, et de Boubakar Savadogo, remplacés respectivement par Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara et Moumouni Zoungrana.

Le gouvernement Rimtalba Ouédraogo II se distingue également par un changement de dénomination de plusieurs ministères, traduisant une nouvelle orientation politique et symbolique. Ce remaniement intervient près d’un an après l’arrivée aux affaires du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

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2026, année des échanges humains et culturels Chine-Afrique : le dialogue des cultures pour parer à l’arbitraire

Lors du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine en 2024 à Beijing, les deux parties avaient décidé que 2026 sera l’année des échanges humains et culturels. Depuis l’aube de l’humanité, les peuples éparpillés sur la planète ont toujours interagi. Par les migrations, les échanges commerciaux et les voyages, les hommes ont toujours éprouvé le besoin de se rencontrer, d’échanger et de partager ce qu’ils ont en commun et de différent. L’Afrique et la Chine ont établi des liens d’amitié aux racines profondes qui remontent dans le temps. Les hommes et les cultures des deux parties se sont nourris mutuellement dans divers domaines. Par le biais des routes de la soie, l’Afrique et la Chine ont communiqué et créé des liens qui se sont développés jusqu’à nos jours.

Dans le cadre de la coopération sino-africaine, l’Afrique et la Chine ont tracé les sillons d’échanges mutuels et enrichissants. Les deux parties ont formulé des initiatives qui favorisent la compréhension mutuelle et le renforcement des liens d’amitié séculaires. À travers un dialogue dynamique des cultures, l’Afrique et la Chine écrivent chaque jour les pages d’une humanité qui discute en tout égalité et en toute fraternité pour affronter les défis communs. En décrétant 2026, année des échanges humains et culturels, les deux parties ont pris le pari d’innerver leur coopération par une interaction humaine et culturelle prodigieuse. Les défis du développement ne sauraient être surmontés que dans une perspective où les cultures dialoguent en permanence. L’échange et l’ouverture apparaissent comme les piliers fondamentaux d’une coopération fructueuse et mutuellement bénéfique.

L’année 2026 sera l’occasion pour l’Afrique et la Chine d’apprécier le chemin parcouru ensemble, non seulement en termes de promotion des échanges humains et culturels, mais aussi un nouveau chapitre pour renforcer le dialogue des cultures dans un contexte où le règne de l’arbitraire et le repli sur soi sont en train de vouloir cloisonner le monde. Déjà, il faut se réjouir des nombreuses initiatives qui ont vu le jour dans le cadre de la coopération sino-africaine pour bâtir des ponts solides entre les deux parties. Grâce à des plates-formes d’échanges dynamiques, l’Afrique et la Chine se découvrent chaque jour dans divers secteurs et promeuvent le développement. À titre illustratif, des plateformes comme l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique et l’Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE) ont permis aux produits agricoles et artisanaux africains d’intégrer le marché chinois et d’être appropriés par les Chinois. De nos jours, les ananas du Bénin, le café éthiopien, le piment du Rwanda, les fleurs du Kenya, le beurre de karité africain et bien d’autres articles artisanaux africains sont visibles sur le marché chinois. Dans l’autre sens, les produits chinois circulent en Afrique à la satisfaction des populations. Aujourd’hui, la Chine est, depuis 16 années consécutives, le premier partenaire économique et commercial de l’Afrique. Ces biens de consommation, qui circulent de part et d’autre, traduisent avec éloquence la richesse des échanges entre les deux parties.

Dans un autre registre, des décisions politiques contribuent énormément au renforcement des passerelles d’échanges humains et culturels entre les pays africains et la Chine. Depuis l’année dernière, la Chine a décidé de supprimer les droits de douane sur les produits de 53 pays africains. Cette mesure, qui vise à stimuler les exportations africaines et à réduire la balance commerciale largement déficitaire, participe à élargir les perspectives des échanges commerciaux entre les deux parties. Les diverses sessions de séminaires organisées par la partie chinoise au profit des africains dans divers domaines leur permettent d’avoir une meilleure compréhension de la Chine, de son histoire, de sa culture, de son développement et des enjeux de la coopération sino-africaine. En même temps, ces sessions de formations aident à déconstruire les préjugés éculés longtemps entretenus par certains pour entraver un véritable rapprochement des peuples africains et chinois. Par le biais de ces occasions d’échanges et de partage, les stéréotypes biaisés font de plus en plus place à une meilleure connaissance et compréhension de l’autre.

Dans le contexte actuel du monde où l’incertitude est permanente et la paix en sursis, la Chine et l’Afrique ont intérêt à saisir l’opportunité de cette année particulière pour ériger des remparts contre le mépris magistral infligé à la cohabitation entre les peuples. Dans ce sens, il importe pour les deux parties de dynamiser les échanges dans les domaines de l’éducation, de la culture, du tourisme, de l’édition, des sports, des sciences et technologies, des moyens de subsistance des populations, du développement vert et autres. Face à l’arbitraire et au piétinement du droit international, il faut mettre en avant le dialogue des cultures qui prône des valeurs communes comme l’égalité, la solidarité, le respect des droits de l’homme, l’ouverture, la tolérance et la responsabilité commune.

Promouvoir les échanges humains et culturels, c’est prendre un pari pour avenir pacifique, un monde respectueux des intérêts des autres et offrir une diversité de possibles aux générations futures. Le dialogue des cultures est une dimension essentielle dans la promotion des échanges humains et culturels. Il doit servir de bouclier contre ceux qui veulent instaurer la loi de la jungle dans la marche du monde. L’avènement d’un monde de paix et de cohésion sociale passe impérativement par un dialogue des civilisations fondé sur la compréhension mutuelle, l’égale dignité des cultures et le respect mutuel. L’Afrique et la Chine ont une occasion en or, en cette année qu’elles ont désignée année des échanges humains et culturels, pour montrer au reste du monde que les instincts de prédation sont anachroniques et aux antipodes des valeurs de démocratie.

Face à la résurgence d’un monde de bafouement de la dignité des autres, il faut renforcer l’alternative d’un dialogue fraternel entre les hommes. Comme l’a prévenu Albert Camus, « tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. » Vivement que dans le programme d’activités de cette année spéciale, l’Afrique et la Chine fassent véritablement front commun pour préserver les acquis d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les différentes cultures qui, par leur diversité, enrichissent le monde.

Karim BADOLO

CGTN Français

(Photo : VCG)

 

Trafic de produits d’origine animale: plus de trois tonnes de poulets impropres à la consommation saisies

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Dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits d’origine animale et la protection de la santé publique, deux importantes opérations de saisie ont été menées ces derniers jours, suite à des dénonciations citoyennes. Ces actions témoignent de l’excellente collaboration entre la population, les forces de sécurité et les services techniques compétents.

La première intervention fait suite à une notification de la Police nationale, le jeudi 8 janvier 2026, qui a intercepté un véhicule personnel transportant environ 1 250 kg de carcasses de poulets impropres à la consommation. La cargaison a été saisie, empêchant ainsi sa probable mise sur le marché. La deuxième opération est le fruit d’une alerte transmise, le vendredi 9 janvier 2026, par la ligue des consommateurs, faisant état de la présence suspecte de carcasses de poulets importés.

Après vérification sur le terrain, les services techniques ont découvert près de deux tonnes de poulets en état de putréfaction, stockés dans des conditions totalement inappropriées. Ces produits ont été déclarés impropres à la consommation humaine.
Conformément aux procédures en vigueur, l’ensemble des carcasses saisies a été dénaturé et transformé en engrais, évitant tout risque de récupération frauduleuse. Le ministère en charge des ressources animales salue l’esprit de citoyenneté et la vigilance dont a fait preuve la population.

Ces dénonciations ont été déterminantes pour préserver la santé publique. Le ministère encourage vivement l’ensemble des citoyens à poursuivre cette dynamique, en signalant tout cas suspect aux services compétents. La lutte contre le trafic de produits d’origine animale est l’affaire de tous. Ensemble, renforçons la sécurité sanitaire de nos aliments.

DCRP/MARAH

Pari mutuel urbain du Burkina: Azèta Sankara devient multimillionnaire à 62 ans

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Le conseiller technique représentant le directeur général de la Loterie nationale du Burkina (LONAB), Dieudonné Vebamba, accompagné du directeur régional du Centre, Yamba Jean Zida, ont remis deux chèques d’une valeur de 109 774 000 F CFA à des heureux gagnants du Pari mutuel urbain du Burkina (PMU’B) dont une femme de 62 ans, le vendredi 9 janvier 2026 à 0uahigouya.

La Loterie nationale du Burkina (LONAB), à travers le Pari mutuel urbain du Burkina (PMU’B), a encore fait deux millionnaires dans la cité de Naaba Kango. Il s’agit
de Moustapha Rouamba, employé de commerce de profession qui a fait confiance à la Nationale des jeux de hasard et a misé la somme de 1 200 F CFA au 4+1 (Quinté) du 24 décembre 2025. Il a trouvé la bonne combinaison dans l’ordre, empochant ainsi la somme de 21 007 500 F CFA. La super gagnante du jour c’est Azèta Sankara, également commerçante de profession et âgée de 62 ans. Après plusieurs années de confiance au PMU’B, elle fait désormais partie des millionnaires de la cité de Naaba Kango. Dame Sankara a misé la somme de 1 200 F au 4+1 du 21 décembre 2025. Elle a trouvé la bonne combinaison dans l’ordre et empoche la cagnotte de 88 766 500 F CFA.

Ces deux heureux gagnants ont reçu leurs chèques d’une valeur totale de 109 774 000
F CFA, le vendredi 9 janvier 2026 à 0uahigouya en présence des parents et amis des bénéficiaires des gros lots et d’une délégation de la LONAB venue de Ouagadougou. Très contents, les lauréats du jour n’ont pas caché leur joie devant nos micros. « Je ne peux pas vous expliquer à quel point je suis fière. Les mots me manquent. J’invite les autres parieurs à faire confiance à la LONAB et de garder espoir en continuant toujours de tenter leur chance. Cette somme me permettra de réaliser beaucoup de projets », a indiqué Azèta Sankara.

Croire en ses chances

C’est le représentant du directeur général de la LONAB, le conseiller technique, Dieudonné Vebamba, qui a remis officiellement les chèques aux gagnants. « Nous commençons l’année 2026 sous le signe de la prospérité et du partage. Si nous sommes réunis ce matin c’est pour célébrer la chance, mais aussi la confiance. La confiance mutuelle qui lie la loterie nationale burkinabè à son aimable clientèle de la région de Yaadga. La loterie nationale fait toujours des heureux gagnants. La remise de ces chèques prouve qu’avec la LONAB, tous les rêves peuvent devenir une réalité.

Il faut jouer et croire en ses chances », a-t-il soutenu. M. Vebamba a félicité les heureux gagnants du jour et les a invités à faire de leurs gains, un levier de développement pour leurs familles et leurs communautés. « Quant aux autres parieurs qui n’ont pas encore eu de lots, il ne faut jamais se décourager. Continuez de tenter votre chance, un jour vous serez des millionnaires aussi », a-t-il lancé. Il a conclu en rappelant à l’ensemble de la clientèle que la chance n’est pas un hasard lointain, et qu’elle est à la portée de tous.

« Pour cela, il faut faire confiance à la LONAB. La loterie nationale du Burkina reste toujours fidèle à son slogan : les lots aux gagnants, les bénéfices au Faso », a-t-il insisté.
Tout en réitérant les félicitations chaleureuses de la LONAB aux heureux gagnants et en leur souhaitant d’en faire bon usage, le directeur régional du Centre de la LONAB, Yamba Jean Zida, a invité l’ensemble de la population de Ouahigouya et des localités environnantes à tenter leur chance en pariant sur une diversité de produits qui leur sont offerts.

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com

Jours chômés et payés au Burkina Faso: la nouvelle loi adoptée

La plénière du vendredi 9 janvier 2025, à l’Assemblée législative de Transition, présidée par Ousmane Bougouma, a permis aux députés d’adopter à l’unanimité, la loi portant institution des jours chômés et payés ainsi que des journées de commémoration et de recueillement au Burkina Faso.

Désormais, les jours chômés et payés au Burkina Faso sont revus au nombre de 11 au lieu de 15. En effet, l’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté à l’unanimité la loi portant jours chômés et payés ainsi que les journées de commémoration et de recueillement au Burkina Faso, lors de sa séance plénière du vendredi 9 janvier 2026. Les 70 députés votants ont donné leur quitus à ce texte. Du coup, cette loi vient abroger celle de novembre 2015 portant institution de fêtes légales et d’évènements à caractère historique au Burkina Faso.

Elle met notamment fin à la disposition selon laquelle le lendemain d’une
fête légale tombant un dimanche était automatiquement chômé et payé et opère un reclassement de certaines dates. C’est alors que la Toussaint, la Journée nationale des martyrs, la journée du soulèvement populaire et celle de la proclamation de l’indépendance deviennent désormais des journées de commémoration et de recueillement. Dans la même logique, les dates du 4 août, marquant l’avènement de la Révolution et du 15 octobre 1987, correspondant à l’assassinat du Président Thomas Sankara, sont également consacrées comme journées de commémoration et de recueillement.

Pour le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, cette loi qui vient d’être adoptée permet aussi, lorsque les circonstances l’exigent, que le ministre de la Fonction publique et du Travail déclare par communiqué une journée chômée et payée.

Afin d’affirmer la laïcité, le gouvernement, selon le ministre Traoré a intégré la journée du 15 mai, dédiée aux coutumes et traditions, parmi les jours chômés et payés. Une réorganisation qui, du point de vue du gouvernement, va permettre à l’Etat de récupérer environ 16,9 milliards de FCFA, par an, tout en renforçant la culture du travail et soutenir les efforts de souveraineté nationale. « A partir de l’adoption de cette loi, il sera question des jours chômés et payés et des jours de commémoration et de recueillement et non plus de fêtes qui sont instituées par loi.

Ces dispositions permettront d’assurer une continuité des services publics et d’améliorer les prestations de l’administration publique en diminuant le nombre de jours chômés et payés en augmentant le temps de travail », a fait savoir le ministre Traoré. La même séance plénière, dirigée par le président de l’ALT, a permis d’adopter un autre projet de loi portant détermination de l’emblème du Parlement. En effet, cette résolution indique les éléments symbolisant et leurs significations, déterminant ainsi ce qu’il a été convenu de désigner
« emblème du Parlement ».

Wanlé Gérard COULIBALY
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

Demi-finales CAN 2025: les favoris au rendez-vous

Le Maroc, le Sénégal, l’Egypte et le Nigéria, poursuivent leur aventure à la 35e édition de la CAN, Maroc 2025, après des matchs de quarts de finale âprement disputés. Les demi-finales, mercredi 14 janvier prochain, s’annoncent tout aussi palpitantes.

Le dernier carré de la CAN Maroc 2025 est connu depuis le 10 janvier 2025 et il ne reste plus que quatre prétendants qui lorgnent dame coupe. Le Sénégal,
le Maroc, le Nigéria et l’Egypte ont, en effet, composté leur ticket pour les demi-finales à l’issue des quarts de finale, au vu du tableau, que certains observateurs ont qualifié des plus relevés de l’histoire. Cette assertion peut être qualifiée de subjective par d’autres, mais ce qui est sûr ces quatre rencontres disputées les 9 et 10 janvier dernier ont offert du spectacle.

Sauf peut-être le quart de finale, Sénégal-Mali, qui n’a pas été très emballant. Ce choc ouest-africain a été logiquement remporté par les Lions de la Teranga qui ont dominé les Aigles du Mali, réduits à dix en fin de première période, sur la plus petite des marques grâce à un but de Iliman Ndiaye (27e) suite à une faute de main du portier Djigui Diarra. L’expulsion du capitaine des Aigles, Yves Bissouma (45e +3), la 3e d’affilée pour les Maliens à cette CAN 2025, a enlevé du piquant à ce derby très attendu.

Sadio Mané et ses coéquipiers se qualifient pour leur 3e demi-finale lors des quatre dernières CAN où ils affronteront à Tanger le 14 janvier prochain l’Egypte qui a réussi à se défaire des champions en titre, les Eléphants de Côte d’ivoire. Contrairement à Sénégal-Mali, ce duel entre deux géants du continent africain (7 titres pour les Pharaons et 3 pour les Eléphants), la Côte d’Ivoire et l’Egypte, a tenu toutes ses promesses.

Ce quart de finale disputé le 10 janvier 2025 au Grand stade d’Agadir a été spectaculaire et indécis jusqu’à la fin du temps règlementaire. Les Ivoiriens, menés au score à la pause (1-2), ont encaissé un 3e but en début de seconde période par Mohamed Salah (52e) alors qu’ils poussaient pour revenir au score.

Cette réalisation de la star égyptienne sur une contre-attaque éclaire a fait très mal aux Ivoiriens qui ne trouveront plus de solution, face à de très expérimentés Pharaons, même malgré la réduction du score de Guela Doué (72e). Les Lions de la Teranga sont donc prévenus, ces Pharaons, loin d’être flamboyants depuis le début de la CAN, ont toujours fait parler leur expérience dans toutes leurs rencontres.

Le Nigeria impressionne

… face au Nigéria, jusque-là l’équipe la plus impressionnante de la CAN.

Cependant, le Sénégal garde de bons souvenirs de ses retrouvailles avec l’Egypte, car c’était face aux Pharaons en 2021, au Cameroun, que les Lions avaient remporté la première CAN de leur histoire. De plus, il y aura de touchantes retrouvailles entre Mohamed Salah et Sadio Mané qui ont été longtemps coéquipiers à Liverpool, en Angleterre.

L’autre star de la CAN, le Marocain Ashraf Hakimi, et ses coéquipiers poursuivent également leur aventure dans la compétition qu’ils abritent. Le pays organisateur n’est pas tombé dans le piège des Lions Indomptables du Cameroun lors de son match de quart de finale. Très appliqué et bien en place tactiquement, le Maroc est sorti indemne de la bataille des Lions (2-0). Mais, il a aussi profité de la première période ratée du Cameroun pour conforter sa place dans le dernier carré, et surtout se faire le plein de confiance pour la suite.

Le moins que l’on puisse dire, la suite ne sera pas aussi aisée qu’en quart de finale. Parce que les Lions de l’Atlas auront fort à faire face au Nigéria, la sélection la plus impressionnante depuis l’entame de cette CAN. Les Super Eagles, emmenés par leur trio d’attaque étincelant, Victor Osimhen-Ademola Lookman-Akor Adams, ont survolé les débats (2-0) face aux Fennecs d’Algérie en quart de finale.

Le capitaine Riyad Mahrez (qui a disputé son dernier match de CAN) et ses coéquipiers n’ont rien pu faire face à la puissance physique et à la justesse technique des Nigérians qui, sans trembler, se qualifient pour la 17e demi-finale de leur histoire en CAN. La rencontre contre le Maroc, prévue mercredi prochain au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat dans
la tanière-forteresse des Lions de l’Atlas, promet des étincelles.

Puisque d’une part, le Maroc en quête d’une deuxième étoile après son unique sacre en 1976 compte se hisser en finale pour concrétiser son rêve. Et d’autre part, le Nigéria triple vainqueur de la compétition (1980, 1994 et 2013), mais qui partage avec le Ghana le triste record de cinq finales perdues (1984, 1988, 1990, 2000, 2023), veut se rapprocher au palmarès des meilleurs du continent comme le Cameroun et l’Egypte. En tous les cas, les ingrédients sont réunis pour des matchs très enlevés le 14 janvier prochain du coté de Rabat et de Tanger.

Sié Simplice HIEN

Protection de l’environnement: les hauts-commissaires sensibilisés sur l’exécution du PDIC/REDD+

Le Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) a organisé, du 8 au 9 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, un atelier régional d’échanges avec les hauts-commissaires de province sur le suivi de la mise en œuvre des Projets de développement intégré communaux pour la REDD+ (PDIC/REDD+) dans les communes. Les PDIC/REDD+ sont chargés de mettre en œuvre, au niveau communal, le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+).

Les Projets de développement intégré communaux pour la REDD+ (PDIC/REDD+) constituent le bras communal de la mise en œuvre du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+). Le Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE) en assure la tutelle financière afin de garantir la bonne gestion et l’utilisation efficace des fonds alloués. Le PGPC/REDD+ est le fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la Banque mondiale et a pour objectif de renforcer la gestion durable des paysages et d’améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées du Burkina Faso.

Depuis 2024, 54 PDIC/REDD+ ont été mis en place dans les huit régions de la zone d’intervention du projet, à travers des conventions signées avec le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement. Chaque PDIC/REDD+ bénéficie d’une subvention comprise entre 200 et 300 millions de FCFA, gérée sous la maîtrise d’ouvrage directe des communes pour la réalisation des investissements prévus.

Après près de deux années de mise en œuvre, l’une des principales difficultés rencontrées par ces PDIC/REDD+ demeure le retard important dans l’avancement des activités et, corrélativement, le faible taux de décaissement des fonds.

C’est dans l’optique d’améliorer l’intervention des PDIC/REDD+ dans les communes que le FIE a regroupé, du 8 au 9 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso, les hauts-commissaires et les présidents des délégations spéciales des communes de mise en œuvre des PDIC/REDD+ dans les provinces du Houet, du Tuy, des Balés et du Mouhoun.

A l’ouverture de la rencontre, le 8 janvier, le directeur général du FIE, Delwendé Davy Nenama, a précisé que l’atelier avait pour objectif d’informer et de sensibiliser les autorités de tutelle des communes sur le processus de mise en œuvre des PDIC/REDD+, de faire le bilan de l’exécution desdits projets afin d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des solutions pour booster les taux de décaissement en vue de consommer les ressources prévues dans les délais.

Il a en outre indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des projets de développement intégré communaux qui constituent des sous-projets de gestion durable des paysages communaux. A terme, ces projets concerneront au moins 96 communes à travers le pays dont 60 sont déjà engagées dans le processus depuis le démarrage effectif en 2023.

Le coordonnateur du PGPC/REDD+, Soumaila Bernard Tougma, a indiqué que cette concertation avec les hauts-commissaires est importante dans la mesure où, en tant qu’autorités provinciales, ils jouent un rôle clé dans l’orientation, le conseil et l’accompagnement des équipes communales face aux difficultés rencontrées. Le haut-commissaire du Tuy, Issiaka Segda, représentant le gouverneur de la région du Guiriko, a salué l’initiative du FIE et du PGPC/REDD+ pour l’organisation de cet atelier dans la région.

Il a souligné que cette rencontre constitue une opportunité pour informer et sensibiliser les autorités de tutelle aux mécanismes de mise en œuvre des PDIC/REDD+, dresser un bilan objectif de leur exécution et proposer des solutions pertinentes pour améliorer les performances financières. Il a également réitéré les remerciements du gouvernement burkinabè à la Banque mondiale pour la coopération fructueuse avec le Burkina Faso, laquelle permet aux populations de mobiliser leurs synergies pour la protection de l’environnement.

Adaman DRABO

Commune de Bobo-Dioulasso: le PDS Laurent Kontogom annonce les grands chantiers de 2026

La montée mensuelle des couleurs nationales tournante dans la commune de Bobo-Dioulasso s’est déroulée, le mercredi 7 janvier 2026, dans l’enceinte de la mairie de l’arrondissement 4. Cette première montée de la nouvelle année a été l’occasion de présentation de vœux et d’engagement pour le développement de la commune.

L’arrondissement 4 de la commune de Bobo-Dioulasso a ouvert le bal des montées tournantes des couleurs nationales de l’année 2026. Le personnel de la commune s’est en effet retrouvé dans l’enceinte de la mairie de cet arrondissement le mercredi 7 janvier 2026 pour cette traditionnelle opération civique. Ladite cérémonie de montée des couleurs a été présidée par le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune, Laurent Kontogom, qui a d’entrée saisi l’occasion pour présenter ses meilleurs vœux au personnel de la commune. 2025, a déclaré le PDS, a été une année riche de par la diversité et le dynamisme des actions et évènements qui ont eu lieu dans la commune.

Il a fait une rétrospective des évènements saillants de 2025. Le PDS a indiqué que l’exercice 2025 présente des résultats globalement satisfaisants, compte tenu des nombreux défis auxquels la commune a fait face et des progrès réalisés. Il a mis en avant la nette amélioration du recouvrement des recettes qui avoisinent le milliard de francs CFA en ressources propres. Laurent Kontogom a, par ailleurs, rappelé la mise en œuvre de la composante assainissement du Projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires.

A cela s’ajoutent la réorganisation de la salubrité urbaine et de la gestion des déchets solides, dont les activités débuteront à partir de janvier 2026, ainsi que les travaux de terrassement et d’aménagement des voies dans l’ensemble des sept arrondissements de la commune. S’agissant de l’année 2026, plusieurs chantiers prioritaires sont annoncés. Laurent Kontogom a cité la réalisation de nouvelles infrastructures routières, le renforcement des actions d’assainissement, l’accompagnement de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, l’intensification de la mobilisation des ressources propres et l’organisation de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC).

Noufou NEBIE