Incendie du site des PDI de Bigtogo: le gouvernement aux côtés des familles sinistrées

Suite à l’incendie survenu le vendredi 9 janvier 2026 sur le site spontané de personnes déplacées internes de Bigtogo, le ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le commandant Passowendé Pélagie Kabré, accompagnée du gouverneur de la région du Kadiogo, monsieur Abdoulaye Bassinga, s’est rendue sur les lieux pour traduire la compassion et la solidarité du gouvernement aux familles sinistrées.

Le drame a causé la perte tragique d’un enfant d’environ deux ans, un blessé léger ainsi
que d’importants dégâts matériels, plongeant de nombreuses familles déjà vulnérables dans une nouvelle épreuve. La ministre et sa délégation ont parcouru les abris ravagés par les flammes et se sont recueillis sur la tombe du jeune enfant décédé. La visite a permis de mesurer l’ampleur des dégâts et la détresse des familles affectées.

Le chef de service social de Pabré, monsieur Zakaria Ouédraogo, a indiqué que le site, occupé depuis le 5 mai 2022 par des déplacés originaires de Pobé Mengao, Namissigian et Kouraogo, comptait auparavant 140 ménages. L’incendie a touché 336 personnes issues de 75 ménages, entraînant de lourdes pertes matérielles et humaines. Le ministre a salué la réaction rapide et solidaire des populations hôtes et des PDI non sinistrés, qui ont contribué à maîtriser les flammes et accueilli les familles touchées en attendant les secours.

Elle a exprimé, au nom du gouvernement et du Président du Faso, sa gratitude pour cet élan de fraternité qui illustre les valeurs de solidarité et de cohésion sociale du peuple burkinabè.

Elle a également rassuré les populations quant à la mobilisation des autorités pour un retour progressif à une situation normale, dans la perspective d’un retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine dès que les conditions le permettront. Les chefs de Bigtogo et de Pobé Mengao ont exprimé leur reconnaissance pour la présence des autorités, geste fort de réconfort et de proximité en ces moments difficiles.

Une réponse humanitaire immédiate Pour répondre à l’urgence, le secrétariat permanent du CONASUR a déclenché une assistance d’un mois comprenant vivres et articles ménagers essentiels. Cette aide comprend notamment quatre tonnes de céréales, des spaghetti, sardines, huile, sel, sucre, ainsi que 168 nattes, couvertures et moustiquaires, des savons, seaux, bouilloires et des lots d’effets d’habillement pour enfants, femmes et hommes.

La Croix-rouge burkinabè est également venue en renfort avec 100 kits d’articles ménagers essentiels et 100 kits d’abris légers, dont l’installation est prévue le 12 janvier 2026 avec l’appui logistique du CONASUR. La ministre a appelé à une mobilisation collective pour la reconstitution rapide des abris des 336 sinistrés. Selon les premières informations, l’incendie serait lié à l’utilisation du gaz. Le ministre a invité les populations à respecter strictement les règles de sécurité qui seront définies par la délégation spéciale de la commune de Pabré afin d’éviter de nouveaux drames.

DCRP/MAHSN

Le Faso d’abord !

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Le 7 janvier 2026, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a annoncé qu’un coup d’Etat visant à déstabiliser les institutions de la République avait été déjoué, confirmant ainsi les rumeurs qui couraient déjà sur les réseaux sociaux.

Depuis cette annonce, les révélations issues des aveux des acteurs impliqués s’enchaînent, les unes plus glaçantes que les autres. Elles mettent en lumière l’ampleur et la gravité d’un complot impliquant aussi bien des civils que des militaires et des policiers.

Ces faits surviennent dans un contexte particulièrement exigeant pour le Burkina Faso qui mène une lutte acharnée contre le terrorisme, tout en s’engageant résolument sur la voie du développement endogène. Cette double bataille mobilise des ressources immenses et exige une cohésion nationale sans faille.

En effet, chaque avancée enregistrée est le fruit de sacrifices consentis, souvent au prix du sang, par les Forces combattantes et par des populations civiles résilientes, déterminées à rester debout malgré toutes sortes d’adversités.

Dans un tel contexte, toute tentative de briser l’élan collectif relève d’une trahison morale et historique.
Le Burkina Faso n’a pas besoin de manœuvres subversives ni de calculs égoïstes qui affaiblissent le front intérieur. Il a besoin de l’union sacrée de ses filles et de ses fils, d’une mobilisation consciente et responsable autour de la défense de la souveraineté nationale et la construction d’un avenir fondé sur ses propres forces.

L’heure est donc au sursaut patriotique. Les Burkinabè, d’où qu’ils se trouvent, sont appelés à faire preuve de vigilance et de discernement, à refuser toute instrumentalisation par l’impérialisme et ses relais locaux et internationaux. L’histoire récente de notre pays rappelle que les tentatives de domination et d’exploitation prennent souvent les visages
trompeurs de la manipulation, de la corruption et de la division. Y céder, c’est compromettre les efforts collectifs consentis pour sortir durablement de la dépendance.

Aux Forces combattantes, gardiennes de l’intégrité territoriale et des institutions, il revient de rester fidèles à leur serment : défendre la patrie avec honneur, loyauté, discipline et patriotisme. La cohésion au sein des Forces de défense et de sécurité
demeure un pilier essentiel de la résilience et de la résistance nationale. Toute déviance, toute compromission, affaiblit l’édifice commun et sert les desseins de ceux qui souhaitent voir le Burkina Faso sombrer.

Enfin, chaque citoyen a un rôle primordial à jouer. Veiller au grain, dénoncer toute concussion, signaler toute tentative de déstabilisation du pays relève du devoir civique.
La sécurité, la défense nationale et la souveraineté sont l’affaire de tous. Dans l’unité, la vigilance et le patriotisme, le Burkina Faso continuera d’avancer, fidèle à la mémoire de ses martyrs et résolument tourné vers un avenir de dignité et de liberté.

Par Assétou BADOH

Espace culturel Barso: le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo découvre l’exposition “Resilience 2”

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité le vendredi 9 janvier 2026, l’exposition “Resilience 2” à l’espace culturel Barso, situé dans le quartier Zone 1 de Ouagadougou.

Accompagné de son directeur de cabinet, Sy Innocent Christian Ouattara et du directeur
général de Faso Tourisme, Sulaïman Kagoné, le ministre Pindgwendé a été reçu par les membres de l’association culturelle Barso qui intervient dans la sculpture, la peinture, le dessin, le batik et la formation. Une visite guidée a permis à l’autorité de tutelle de découvrir la centaine d’œuvres du plasticien Jean Luc Bambara, président de l’association Barso. Les thèmes abordés par ses œuvres sont des scènes de vie quotidienne en milieux urbain et rural burkinabè allant de la danse à la transmission de savoirs générationnels en passant par le mariage, les travaux ménagers, les travaux champêtres.

Le ministre Pingdwendé s’est réjoui à la découverte de ces œuvres diversifiées qui met en lumière plusieurs aspects de notre patrimoine culturel. Il a invité l’ensemble des Burkinabè non seulement à visiter les espaces d’exposition des œuvres d’art mais surtout à s’en procurer pour la décoration de leurs lieux d’habitation et de travail. « Les oeuvres d’art ne sont pas seulement réservées aux personnes aisées ou bourgeoises mais à toute personne qui veut valoriser notre patrimoine culturel », a-t-il soutenu.

Le promoteur Jean Luc Bambara, a manifesté sa satisfaction de recevoir le chef du département des arts à cette exposition, une opportunité qu’il a su saisir pour présenter son atelier et les activités de l’association Barso au niveau national et à l’international. Pour soutenir l’exposition “Resilience 2” qui se déroule du 21 novembre 2025 au 21 janvier 2026, le ministère a acquis une oeuvre d’art qui valorise à la fois la communication, la culture et le savoir-faire endogène.

DCRP/MCCAT

Flash

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Dans le cadre de la lutte contre le trafic de produits d’origine animale et la protection de la santé publique, deux importantes opérations de saisie ont été opérées récemment, suite à des dénonciations citoyennes. Les interventions ont permis d’intercepter 1 250 kg de carcasses de poulets et deux tonnes de poulets en état de putréfaction, stockées dans des conditions totalement inappropriées. Cette situation vient encore montrer la persistance des pratiques préjudiciables à la santé des populations. Ce qui implique que la vigilance soit toujours de mise afin d’éviter de consommer des aliments impropres.

 

Soumaïla BONKOUNGOU

Tentative de coup d’Etat: la veille citoyenne réaffirme son soutien au capitaine Ibrahim Traoré

La Coordination nationale des associations de la veille citoyenne a animé une conférence de presse pour réaffirmer son soutien au président du Faso, suite à la tentative de coup d’Etat déjoué, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou.

La veille citoyenne est plus que jamais déterminée à toujours faire chorus derrière le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans sa conduite de la Révolution populaire progressiste (RPP). Sa coordination nationale l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou. « S’attaquer au capitaine Ibrahim Traoré, c’est défier le peuple. Et qui est contre le capitaine Ibrahim Traoré est contre le peuple », tel a été le thème de cette conférence de presse avec les journalistes.

Le porte-parole de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC), Labidi Naaba, a exprimé l’indignation et la ferme condamnation de la CNAVC de la tentative de déstabilisation des institutions du Burkina Faso planifiée, selon lui, par l’ancien Président, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et qui devrait être perpétré le samedi 3 janvier 2026. « La CNAVC salue le professionnalisme, la vigilance et la capacité d’anticipation des Forces de défense et de sécurité ayant permis de déjouer cette entreprise criminelle et sanguinaire, dirigée contre la sûreté de l’Etat », a-t-il déclaré.

Ainsi, la CNAVC s’est réjouie de savoir que depuis plus de trois ans, le Burkina Faso s’est résolument tourné avec une vision et une audace vers sa véritable souveraineté, ayant permis une lutte efficace du terrorisme et un développement endogène véritable sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

« La CNAVC réaffirme son engagement implacable et irréversible à défendre la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale et les idéaux de la Révolution progressiste populaire », a-t-il renchéri. Labidi Naaba a saisi cette occasion pour informer de la tenue du forum confédéral des organisations de veille citoyenne de l’AES les 25 au 27 janvier 2026 à Ouagadougou sur le thème : « Rôle stratégique de la veille citoyenne dans la défense de la souveraineté de l’espace AES face à la désinformation et à la guerre de communication ».

Un meeting le 28 janvier 2026

Pour la CNAVC, ce forum vise le partage d’expériences entre acteurs de la veille citoyenne, la structuration de la veille citoyenne confédérale, l’adoption d’une feuille de route et la mise en place d’un Réseau confédéral de veille citoyenne AES. « En marge de ce forum, un grand meeting populaire sera organisé, le 28 janvier 2026, à la place de la Révolution pour soutenir le nouveau président en exercice de la Confédération AES et les leaders des Etats confédérés », a-t-il soutenu. Le porte-parole de la CNAVC a précisé que grâce au leadership des trois présidents, une nouvelle page de l’histoire de l’espace est en train d’être créée.

Labidi Naaba a salué la prise de position de la Confédération de l’AES à travers son communiqué officiel de solidarité envers la République bolivarienne du Venezuela illustrant, de son point de vue, la position confédérale de la cohérence de la ligne souverainiste de l’AES et son engagement constant en faveur d’un monde multipolaire fondé sur le respect des nations.

Soumaila BONKOUNGOU
Gbetcheni Bertrand KAMIBIRE
(Collaborateur)

Initiative présidentielle Faso Mêbo: 14,5 tonnes de ciment et du matériel remis à Ouahigouya

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Le village de Ronga dans la commune de Koumbri et le cheick El hadj Issouf Ouédraogo du secteur 9 de Ouahigouya ont remis au total 14,5 tonnes de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, le samedi 10 janvier 2026 à Ouahigouya.

Les contributions à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo se poursuivent à Ouahigouya. Ce samedi 10 janvier 2026, les populations de Ronga, conduites par le chef du village, Naaba Tigré, ont pris d’assaut très tôt le site de l’initiative Faso Mêbo. Répondant à l’appel des autorités, ils ont remis 11 tonnes de ciment et du matériel à Faso Mêbo région de Yaadga. Selon Naaba Tigré, en apportant ces 11 tonnes de ciment et du matériel composé de brouettes, de pelles et de pioches, le village de Ronga entend dire merci au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour sa clairvoyance en matière d’initiative de développement communautaire.

« L’initiative Faso Mêbo est là pour tout le monde. Chaque Burkinabè digne doit soutenir cette initiative en apportant votre sa contribution quelle qu’elle soit. Cela va permettre de construire le Burkina Faso. Le village de Ronga a eu 11 tonnes de ciment, 5 brouettes, 10 pioches, et 10 pelles comme contribution afin de répondre à l’appel du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Que Dieu le Tout-Puissant protège le chef de l’Etat, les FDS et les VDP afin que la paix revienne au Burkina Faso », a-t-il laissé entendre.

La Présidente de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Koumbri
Habibou Bilgo, a salué l’initiative. « Nous sommes très honorés par cet acte du village de Ronga représenté ici par Naaba Tigré et avec une délégation afin de contribuer à l’initiative Faso Mêbo. C’est un acte citoyen qui signifie que les populations des
villages ont bien compris la vision actuelle des autorités. Nous invitons les autres
villages de la commune de Koumbri à emboiter leurs pas, et les fils et filles du Burkina à soutenir l’initiative ».

Des bénédictions et une tonne de ciment

A la suite du village de Ronga, c’était au tour du cheick El hadj Issouf Ouédraogo du Secteur 9 de Ouahigouya communément appelé cheick de Yanganin, accompagné d’une forte délégation de venir traduire leur soutien à l’initiative présidentielle. C’est une tonne de ciment et des bénédictions que le cheick et sa délégation ont apporté pour la construction de la Nation selon la vision du capitaine Ibrahim Traoré. « Nous sommes sur le site de l’Initiative Faso Mêbo aujourd’hui pour apporter notre soutien total au chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré ainsi qu’à l’ensemble du gouvernement pour la vision audacieuse de gestion des affaires de l’Etat.

Depuis son arrivée au pouvoir, sa vision de gouverner le pays et ses prises de décisions visent uniquement à apporter le bonheur au peuple burkinabè. Autant sur le plan de la lutte contre le terrorisme que sur les actions de développement du pays, tout est salué. Les différentes initiatives sont une preuve concrète. Aujourd’hui l’initiative Faso Mêbo sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré vise à embellir nos différentes villes. Nous ne pouvons pas rester en marge de ces grands projets développements de la Nation. Nous sommes donc venus avec des bénédictions et une tonne de ciment afin de traduire notre soutien total à l’initiative », a confié le cheick Issouf Ouédraogo.

Dans la même journée, deux jeunes commerçants de la ville de Ouahigouya, la quincaillerie Wend Waogo de Abdoulaye Ouédraogo et une association des jeunes de Koumbri ont apporté leurs contributions à l’initiative, avec respectivement deux tonnes, une tonne et une demi-tonne de ciment et du matériel. A en croire les donateurs, la vision actuelle du président du Faso pour l’avenir du pays des Hommes intègres augure d’un lendemain meilleur, d’où cette contribution afin de participer à la construction d’un Burkina nouveau.

Bassirou BADINI

Coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026: « Boureima Traoré a remis 70 millions à monsieur Sakandé », l’adjudant de police, Moumouni Soré

L’adjudant de police, Moumouni Soré, a joué un rôle dans la tentative de coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026. De son déplacement en Côte d’Ivoire, à la perception d’argent et des promesses après action, il nous livre des détails.

«Moi, c’est l’adjudant de police, Soré Moumouni. Je sers au CPA4 de la ville de Ouagadougou. El hadj Madi Sakandé, c’est un ami d’environ deux ans. En début novembre, il m’a dit qu’il allait effectuer un déplacement sur Lomé et puis revenir. Effectivement, à son détour, il m’a dit qu’il a pris attache avec l’ex-Président déchu, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, et qu’ils avaient nourri l’idée de déstabiliser les institutions de la République et de prendre les commandes.

Ainsi, il m’a dit qu’il allait avoir un déplacement et si je pouvais l’accompagner dans son déplacement. Effectivement, il m’a appelé de l’accompagner en Côte d’Ivoire, la première ville, précisément à Ferké. Il devrait prendre une commission là-bas. Alors, je l’ai accompagné. Nous sommes arrivés à Ferké. On a croisé monsieur Traoré Boureima qui est opérateur économique. Il a remis la somme de 70 millions F CFA à monsieur Sakandé. Et, nous avons repris la route pour Ouagadougou.

En cours de chemin, il m’a dit si ça marchait, il allait voir pour qu’on me nomme au niveau de la LONAB. Alors j’ai dit que, vu mon statut, je ne pouvais pas prendre le DG de la LONAB. Il dit que comme c’était ainsi, peut-être au niveau des transits, il allait trouver une formule là-bas. Quand nous sommes arrivés, je l’ai déposé à la maison et je suis parti. En voulant partir, il m’a donné 500 000 F CFA Trois jours après, je suis revenu pour lui rendre visite et on m’a informé qu’il a été interpellé.

Mais, du fond de mon cœur, je ne sais pas ce qui m’a embarqué dans ça. Dans un premier temps, je demande pardon au premier responsable de la République qui est le Président Ibrahim Traoré. Je demande pardon. Je demande sa clémence et à tous les membres de son gouvernement. Je demande également pardon à toutes mes connaissances. Je demande également pardon à tous mes collègues de service et à tous les Burkinabè. Je demande pardon et votre clémence ».

Propos retranscris par
la Rédaction

Coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026: « Sakandé Madi m’a fait savoir de façon claire que c’est un projet de coup d’Etat », sergent Salfo Yalwéogo

Précedement en poste à la garde républicaine, le sergent Salfo Yalwéogo fait partie des complices du coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026. Tout en reconnaissant sa part de responsabilité, il nous parle de son rôle dans la tentative de destabilisation.

«Je suis le sergent Yalwégo Salfo, matricule 12 190 463 en service à la Garde républicaine, plus précisément au Bataillon d’appui de protection des sites 2. Il y a de cela deux semaines environ, un numéro inconnu m’a appelé plusieurs fois, dont je n’ai pas décroché. C’est là, quelques minutes plus tard, mon oncle El hadj Ouimenga Ali, commerçant de profession, résidant à Zinaré m’a contacté pour me dire de décrocher le numéro, car c’est lui qui a donné mon numéro de m’appeler.

C’est son ami El hadj Sakandé Madi. Chose que j’ai pu faire. J’ai décroché l’appel. El hadj Sakandé Madi m’a fait savoir qu’il voulait me voir très urgemment, qu’on puisse voir à quelle heure. J’ai dit ok. Je vais vous communiquer. Mais trois jours plus tard, la connexion fut établie. Et ça a été au terrain de La perle à Ouaga 2000, côté est du terrain. Arrivé, il m’a salué et il a appelé un numéro et il m’a passé. Et la personne a commencé à me parler en ces termes. Ça va ? J’ai dit, ça va. Et à Ouagadougou ? j’ai dit, tout va bien. Il y a quelle nouvelle là-bas. J’ai dit, tout va bien. Tu sais c’est qui ?

J’ai dit, vraiment, je ne vois pas, c’est qui ? Ah bon ? Ok, c’est le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba au téléphone. J’ai dit, ah ok. Tous mes respects. Il dit, bon, après, on va causer avec toi. Et notre communication s’est arrêtée là-bas ce jour. Deux à trois jours plus tard, El hadj Sakandé Madi m’a recontacté, que le lieutenant-colonel Paul-Henri
Sandaogo souhaite me parler. Mais que je peux passer tout de suite. J’ai dit, vous êtes à quel niveau ? Il m’a donné son point de ralliement qui était à son bureau. J’ai été, et il a appelé le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo et me passer. C’est là, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo m’a fait savoir qu’il est soldat comme moi. Et il sait que c’est pas simple. Il m’a dit, tu ne demandes pas, mais j’ai une commission pour toi.

Que la commission sera disponible, soit demain ou après-demain avec El hadj Sakandé Madi et que je pourrai passer récupérer. Chose que je l’ai remercié pour l’acte qu’il venait de faire. Et il a précisé également qu’El hadj Sakandé Madi va me préciser des choses. Après notre échange, il a coupé. C’est là que Sakandé Madi m’a fait savoir de façon claire que c’est un projet de coup d’Etat. Mais, qu’ils attendent de moi de mobiliser des hommes pour la réussite du coup d’Etat. Chose que j’ai acquiescé sans rien dire. Et on s’est quitté sur ça. Le deuxième jour que je devais récupérer mon colis, j’ai appelé El hadj Sakandé Madi. Il m’a fait savoir qu’il est en déplacement.

Et dès qu’il rentre, c’est là qu’on est resté, comme ça. Et à son retour de son déplacement, c’est l’oncle, Ouimenga Ali, commerçant et de profession résidant à Ziniaré qui m’a contacté de rentrer en contact avec El hadj Sakandé Madi, qu’il est de retour pour prendre ma commission. Je tiens à préciser que lorsque j’ai eu les détails clairs du rôle que je dois jouer, qui est un projet de déstabilisation, je me suis mis à me mettre en contact avec mes hommes que j’ai plus confiance. Et en ce moment, pendant l’absence de El hadj Sakandé Madi hors pays, j’ai travaillé. Et je tiens à préciser que j’étais chef de piquet à la garde républicaine le 31 décembre.

Le 31 décembre soir, rendez-vous a été pris entre El hadj Sakandé et moi, à 20h, à Paglayiri, à son bureau pour récupérer un colis. En partant, pour récupérer le colis, j’ai été avec mon véhicule, avec deux PKMS et des munitions, quatre caissettes de munitions. Une fois sur les lieux, je devrais communiquer avec le lieutenant-colonel Paul-Henry Sandaogo Damiba afin de rentrer en possession de mon colis et prendre les horaires de la rencontre. C’est quand j’attendais l’appel que j’ai été arrêté avec El hadj Sakandé Madi, à Paglayiri, aux environs de 22h. Je présente mes sincères regrets à Son Excellence, chef suprême des armées, président du Faso, le peuple résilient du Burkina Faso.

Je présente mes sincères regrets à ma hiérarchie et à la hiérarchie militaire. Je présente également mes sincères regrets à toutes les forces composantes de notre mère-patrie. Je demande clémence et je tiens également à demander pardon à toutes les unités engagées sur le théâtre d’opération, jour et nuit, malgré les intempéries, malgré l’adversité, malgré que les combats sont âpres. Je demande clémence. Que Dieu aide le Burkina Faso. Le Burkina Faso reste seul, unique et indivisible. Aucun mal intérieur ou extérieur ne pourra diviser notre cher pays qui est le Burkina Faso. Nous n’avons qu’un seul pays, le Burkina Faso. Et, nous allons nous mettre autour de cet tissu afin qu’aucun mal ne puisse l’arriver ».

Propos retranscris par
la Rédaction

Cinkansé: plus de 8 000 engins explosifs saisis par la douane

Entre le 4 et 8 janvier 2026, la vigilance constante, la rigueur professionnelle et la détermination opération-nelle des services des Douanes du Burkina Faso ont permis de mettre en échec une menace d’une gravité exceptionnelle. En l’espace de quelques jours, plus de 8 000 engins explosifs ont été interceptés à des points stratégiques du dispositif douanier national, confirmant que la douane demeure un pilier essentiel de la sécurité de l’Etat et un rempart avancé dans la protection des populations.

C’est au bureau des douanes de Cinkansé, lors d’une opération approfondie de contrôle des voyageurs, que les agents ont découvert un important chargement dissimulé composé de 872 cordons detonants et de 7 000 bâtons d’explosifs. Cette saisie, fruit d’un professionnalisme éprouvé et d’une vigilance sans relâche, a permis d’empêcher l’acheminement de matières extrêmement dangereuses vers des circuits illicites dont les conséquences auraient pu être dramatiques pour les populations civiles et les infrastructures publiques.

Dans la même dynamique de veille et d’anticipation, L’Unité mobile d’intervention (UMI) de la Direction de la surveillance du territoire (DST) a, quelques jours plus tard, procédé à une nouvelle interception portant sur 165 bâtons d’explosifs et 22 cordons detonants. Cette action confirme la pertinence de la mobilité opérationnelle, de l’exploitation du renseignement et de la coordination interservices dans la lutte contre les menaces transfrontalières à haute portée sécuritaire. A l’issue de ces opérations, 8 059 engins explosifs ont ainsi été retirés des circuits criminels.

Conformément aux procédures en vigueur et dans un esprit de coopération institutionnelle, une partie de cette saisie a déjà été remise aux services compétents des forces armées, tandis que le reste demeure sous scellés, en attente de remise, placé sous la surveillance stricte et sécurisée des unités habilitées. Pour le directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire, Yves Kafando : « en interceptant ces engins explosifs, la Douane assume pleinement sa mission régalienne de protection du territoire et des populations ; chaque opération réussie est l’expression concrète de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et de notre engagement indéfectible à préserver la paix, la stabilité et la vie humaine ».

Au-delà de la performance opérationnelle, ces saisies constituent également un appel solennel à la responsabilité des acteurs du commerce, du transport et de la logistique. La douane invite chacun à faire preuve de vigilance, d’intégrité et de coopération, en veillant scrupuleusement à la licéité des marchandises transportées et en refusant toute complaisance susceptible de mettre en péril la sécurité collective. La paix et la stabilité nationale reposent aussi sur le civisme économique et la conscience professionnelle de tous les acteurs des échanges. En arrêtant la menace avant qu’elle ne se mue en drame, la Douane fait de l’anticipation un acte de souveraineté, de la prévention un devoir d’Etat, et inscrit son action, ferme et silencieuse, au cœur de la défense de la paix, de la sécurité nationale et de la sauvegarde des vies humaines.

La Douane : Honneur-Dévouement-Vigilance

SCRP-DGD

 

Industrie, commerce et artisanat: un bilan 2025 jugé satisfaisant et des perspectives renforcées pour 2026

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a tenu son assemblée générale ordinaire consacrée à l’évaluation des actions menées en 2025 et à la définition des perspectives pour l’année 2026, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou.

Présentée comme une instance de dialogue interne, l’Assemblée générale (AG) ordinaire du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA) a réuni les responsables et l’ensemble du personnel dans un cadre d’échanges directs et inclusifs, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou. Sous la conduite du premier responsable du département, Serge Poda, l’AG a servi de cadre d’échanges sans filtre avec les agents sur les missions assignées, les actions réalisées au cours de l’année écoulée, ainsi que sur les conditions et l’environnement de travail.

En effet, il est ressorti que le bilan de l’année 2025 est jugé globalement positif en dépit des conditions de mise en œuvre jugées peu favorables. Selon le ministre Poda, le département affiche un taux de réalisation supérieur à 80 % de ses activités programmées, traduisant une performance appréciable dans plusieurs secteurs clés. Dans le domaine de l’industrie, il a confié qu’un regain de dynamisme a été observé, marquant une relance progressive des efforts d’industrialisation. Le secteur du commerce, quant à lui, a connu la mise en œuvre d’actions majeures visant l’assainissement des circuits d’approvisionnement et des circuits commerciaux, dans le but d’améliorer l’organisation et la régulation des échanges. Outre ces deux secteurs, a poursuivi le ministre chargé du Commerce, celui de l’artisanat a également bénéficié d’une attention particulière.

« Au regard des résultats obtenus au cours de l’année 2025, malgré un contexte particulièrement difficile, je voudrais sans tomber dans l’autosatisfaction que nous nous congratulions par des applaudissements pour le travail accompli par toutes les personnes », s’est réjoui Serge Poda. Toutefois, il a invité le personnel à ne pas perdre de vue les défis de 2026. Le ministre chargé de l’Industrie a expliqué que les actions envisagées vont porter sur la consolidation des acquis, l’accélération des projets en cours de mise en œuvre et l’atteinte effective des missions confiées au département par les plus hautes autorités.

Des avancées majeures

Prenant la parole au nom de l’ensemble des collaborateurs, le Secrétaire générale (SG) du ministère, Alassane Ouédraogo, est revenu de façon succincte sur les progrès réalisés dans les trois secteurs.

Au titre du développement industriel, plusieurs réalisations majeures ont été enregistrées. Il s’agit de l’avis du SG, de l’élaboration de la Stratégie nationale d’industrialisation 2025-2029, destinée à impulser la transformation structurelle de l’économie nationale. Aussi, le soutien aux petites et moyennes entreprises s’est traduit par l’octroi de plus de 1, 9 milliard FCFA sous forme de crédit à moyen et long terme, au profit de 172 porteurs de projets. A cela s’ajoutent l’acquisition d’un terrain devant abriter un complexe industriel de
fabrication de poteaux et de rails, ainsi que l’intégration des parcs industriels dans le plan d’aménagement révisé de la zone industrielle de Samandeni.

Dans le secteur du commerce, un diagnostic stratégique des entreprises en difficulté a été réalisé. Le SG a souligné que plusieurs mesures ont été mises en œuvre afin d’améliorer l’accessibilité des populations aux produits de grande consommation. Parmi ces actions, a-t-il énuméré, figurent le contrôle de la régularité de 9 205 procédures d’importation et d’exportation, l’assainissement de la gestion des stocks d’intrants de la SOFITEX ainsi que la création de la société Faso Yaar.

En matière d’artisanat, les efforts ont porté sur l’accompagnement des acteurs et la valorisation des produits locaux. Les principales réalisations, foi de M. Ouédraogo, comprennent l’organisation de la cinquième édition du Salon régional de l’artisanat. Le ministère a également procédé à l’immatriculation de 1140 nouveaux artisans individuels et entreprises artisanales au régime intermédiaire, organisé une session de formation technique en tissage au profit de 140 artisans, etc.
La rencontre a enfin servi de cadre pour recueillir les préoccupations du personnel, notamment celles relatives aux insuffisances constatées les années précédentes.

Oumarou RABO