Industrie, commerce et artisanat: un bilan 2025 jugé satisfaisant et des perspectives renforcées pour 2026

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a tenu son assemblée générale ordinaire consacrée à l’évaluation des actions menées en 2025 et à la définition des perspectives pour l’année 2026, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou.

Présentée comme une instance de dialogue interne, l’Assemblée générale (AG) ordinaire du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA) a réuni les responsables et l’ensemble du personnel dans un cadre d’échanges directs et inclusifs, vendredi 9 janvier 2026, à Ouagadougou. Sous la conduite du premier responsable du département, Serge Poda, l’AG a servi de cadre d’échanges sans filtre avec les agents sur les missions assignées, les actions réalisées au cours de l’année écoulée, ainsi que sur les conditions et l’environnement de travail.

En effet, il est ressorti que le bilan de l’année 2025 est jugé globalement positif en dépit des conditions de mise en œuvre jugées peu favorables. Selon le ministre Poda, le département affiche un taux de réalisation supérieur à 80 % de ses activités programmées, traduisant une performance appréciable dans plusieurs secteurs clés. Dans le domaine de l’industrie, il a confié qu’un regain de dynamisme a été observé, marquant une relance progressive des efforts d’industrialisation. Le secteur du commerce, quant à lui, a connu la mise en œuvre d’actions majeures visant l’assainissement des circuits d’approvisionnement et des circuits commerciaux, dans le but d’améliorer l’organisation et la régulation des échanges. Outre ces deux secteurs, a poursuivi le ministre chargé du Commerce, celui de l’artisanat a également bénéficié d’une attention particulière.

« Au regard des résultats obtenus au cours de l’année 2025, malgré un contexte particulièrement difficile, je voudrais sans tomber dans l’autosatisfaction que nous nous congratulions par des applaudissements pour le travail accompli par toutes les personnes », s’est réjoui Serge Poda. Toutefois, il a invité le personnel à ne pas perdre de vue les défis de 2026. Le ministre chargé de l’Industrie a expliqué que les actions envisagées vont porter sur la consolidation des acquis, l’accélération des projets en cours de mise en œuvre et l’atteinte effective des missions confiées au département par les plus hautes autorités.

Des avancées majeures

Prenant la parole au nom de l’ensemble des collaborateurs, le Secrétaire générale (SG) du ministère, Alassane Ouédraogo, est revenu de façon succincte sur les progrès réalisés dans les trois secteurs.

Au titre du développement industriel, plusieurs réalisations majeures ont été enregistrées. Il s’agit de l’avis du SG, de l’élaboration de la Stratégie nationale d’industrialisation 2025-2029, destinée à impulser la transformation structurelle de l’économie nationale. Aussi, le soutien aux petites et moyennes entreprises s’est traduit par l’octroi de plus de 1, 9 milliard FCFA sous forme de crédit à moyen et long terme, au profit de 172 porteurs de projets. A cela s’ajoutent l’acquisition d’un terrain devant abriter un complexe industriel de
fabrication de poteaux et de rails, ainsi que l’intégration des parcs industriels dans le plan d’aménagement révisé de la zone industrielle de Samandeni.

Dans le secteur du commerce, un diagnostic stratégique des entreprises en difficulté a été réalisé. Le SG a souligné que plusieurs mesures ont été mises en œuvre afin d’améliorer l’accessibilité des populations aux produits de grande consommation. Parmi ces actions, a-t-il énuméré, figurent le contrôle de la régularité de 9 205 procédures d’importation et d’exportation, l’assainissement de la gestion des stocks d’intrants de la SOFITEX ainsi que la création de la société Faso Yaar.

En matière d’artisanat, les efforts ont porté sur l’accompagnement des acteurs et la valorisation des produits locaux. Les principales réalisations, foi de M. Ouédraogo, comprennent l’organisation de la cinquième édition du Salon régional de l’artisanat. Le ministère a également procédé à l’immatriculation de 1140 nouveaux artisans individuels et entreprises artisanales au régime intermédiaire, organisé une session de formation technique en tissage au profit de 140 artisans, etc.
La rencontre a enfin servi de cadre pour recueillir les préoccupations du personnel, notamment celles relatives aux insuffisances constatées les années précédentes.

Oumarou RABO

Tentative de coup d’État du 3 janvier 2026 : La veille citoyenne de Bobo exige l’extradition de l’ex-président Damiba

Encore une fois, la coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC)/section Houet condamne avec la plus grande fermeté la énième tentative de déstabilisation du pouvoir du MPSR 2. Elle l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue le samedi 10 janvier 2026 à Bobo-Dioulasso.

Face aux hommes et femmes de médias, la veille citoyenne de Bobo s’est indignée des agissements de certains Burkinabè qui veulent « plonger le pays dans le chaos, interrompre la dynamique de reconquête territoriale, briser l’élan de souveraineté et ramener le Burkina Faso sous la domination impérialiste que notre peuple a clairement rejetée ». À travers cette sortie médiatique, les « wayiyans » veulent donner de la voix et réaffirmer leur soutien au MPSR 2 et à son président, le capitaine Ibrahim Traoré.

Selon le porte-parole de la coordination, Amadé Belèm, ces individus ont franchi la ligne rouge de la haute trahison. « Ils ont choisi de sacrifier la paix, la stabilité et la vie de millions de Burkinabè pour assouvir une soif maladive de pouvoir. Ils ne défendent ni la Patrie, ni le peuple, ni la paix. Ils sont les valets locaux de l’impérialisme, ennemis jurés de notre Révolution », a-t-il souligné.

#sidwaya.info

Bitumage de la route Kaya-Barsalogho : ‎La promesse du Capitaine Ibrahim TRAORÉ se concrétise

L’axe Kaya-Barsalogho, long de 42 kilomètres, est en chantier. Le bitumage de cette route est une promesse du Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, faite lors de son séjour le 10 décembre 2024 à Barsalogho.
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‎Le jeudi 8 janvier 2026, une de nos équipes est allée faire le constat. Sur place, les agents de la brigade Faso Mêbo des Koulsé s’apprêtent à poser la couche de roulement sur la route déjà terrassée par le Génie militaire. Toute la logistique est en branle: la goudronneuse, les camions remplis de bitume, les citernes, les compacteurs, entre autres, avec ces hommes et femmes enthousiastes sous la conduite technique du Capitaine Ripper Ulrich BENIN.
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‎Selon les explications du Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ, Coordonnateur de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo : « cette route a une emprise de 9 mètres et nous avons une équipe dynamique à l’œuvre. Les travaux se passent comme nous le souhaitons. Nous sommes sûrs d’atteindre les objectifs fixés par la hiérarchie surtout que les braves populations n’ont jamais arrêté de nous soutenir».
‎Justement, les populations de Barsalogho se réjouissent de la réalisation de la promesse du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Selon le Chef traditionnel de Barsalogho, Naaba Giguemdé, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à travers ce geste, prouve son attachement à Barsalogho et la population lui est reconnaissante.
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Le désenclavement de Barsalogho va renforcer la sécurité dans la zone, favoriser le développement et relancer l’économie de cette commune, autrefois poumon économique de toute la région.
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‎Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Montée des couleurs à la SONATUR: Le DG Ouattara exhorte à refuser toute attitude de confort

La Société nationale d’aménagement des terrains urbains a effectué sa première montée des couleurs de l’année, jeudi 8 janvier 2026, à Ouagadougou.

Les valeurs de patriotisme ne doivent pas être de vains mots, mais un comportement. La Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) en est consciente.

En effet, la traditionnelle montée des couleurs observée chaque premier jeudi du mois s’est perpétue, jeudi 8 janvier 2026, à Ouagadougou, au siège de la structure. « Voir le drapeau flotter dans le ciel de la terre libre du Faso n’est pas simplement un rituel administratif mais aussi un acte de foi envers la mère patrie et aussi une boussole de notre mission », s’est exprimé
le Directeur général (DG) de la SONATUR, Boureima Ouattara. Il a indiqué qu’à travers cette cérémonie solennelle, sa structure réaffirme son engagement en faveur du respect des symboles de l’Etat, du patriotisme et
du renforcement de la cohésion au sein
du personnel.

Pour M. Ouattara l’action de tous les jours doit se traduire par une conscience professionnelle aiguë, exhortant à refuser toute attitude de
confort ou de lenteur. « Nous devons
assumer notre destin de leader de l’aménagement urbain, d’acteur de référence
dans le développement immobilier par
l’innovation et la rigueur », a-t-il déclaré.

M. Ouattara a félicité l’ensemble du
personnel pour les acquis engrangés
au cours de l’année 2025. « Je vous
convie à une assemblée générale au
cours de laquelle un pré-bilan sera fait,
des perspectives dégagées et des
orientations seront données », a annoncé le premier responsable de l’entreprise. Il a fait savoir que 2026 sera une année de grands défis, car, la SONATUR est en pleine phase d’implémentation du plan stratégique de
développement qui requiert de tous le
sens élevé du service public bien fait.

Pour l’atteinte des objectifs assignés,
Boureima Ouattara, a également rappelé
le devoir de se départir des comportements qui ne grandissent ni n’honorent et ne reflètent point les ambitions. Il a, en outre, traduit ses vœux de santé, de
bonheur et de plein succès au personnel.

Aly SAWADOGO
Yasmine Aïda Arlette KAFANDO
(Stagiaire)

Nous a rendu visite : le DG de Moov Africa Burkina Faso salue le professionnalisme de Sidwaya

Le Directeur général de Moov Africa Burkina Faso, Mohamed Karim, a rendu une visite de courtoisie et de travail à la direction générale des Editions Sidwaya, le jeudi 8 janvier 2026, à Ouagadougou.

Le Directeur général (DG) de Moov Africa Burkina Faso, Mohamed Karim, veut consolider le partenariat entre son entreprise et les Editions Sidwaya. A cet effet, il a effectué une visite de courtoisie à la direction générale du journal de tous les Burkinabè, jeudi 8
janvier 2026, à Ouagadougou. Après les échanges avec la directrice générale des Editions Sidwaya, Assetou Badoh, Mohamed Karim a dit être venu adresser ses meilleurs vœux de santé, de prospérité et de paix à la première responsable de cette entreprise de presse publique, ainsi qu’à l’ensemble de son personnel. Il a également salué le rôle majeur que joue Sidwaya dans la diffusion de l’information crédible et responsable au service des populations burkinabè.

De l’avis du DG de Moov Africa Burkina Faso, Sidwaya demeure un établissement de référence dans le paysage médiatique national. « C’est un établissement de notoriété qui apporte la bonne information et avec lequel nous sommes en partenariat depuis longtemps », a-t-il apprécié. M. Karim a précisé que cette visite a permis d’échanger sur l’état du partenariat existant, tout en explorant de nouvelles perspectives de collaboration bénéfique aux deux entreprises. « Les échanges ont également porté sur les valeurs communes qui unissent Moov Africa Burkina Faso et les Editions Sidwaya », a ajouté Mohamed Karim, mettant en avant le sérieux, le professionnalisme et l’engagement qui caractérisent les deux structures. Pour lui, cette convergence de valeurs constitue une base solide pour un partenariat durable, capable de s’adapter aux mutations du secteur de l’information et des télécommunications.

Mohamed Karim a confié que la rencontre a été une occasion pour aborder des questions relatives au développement des services digitaux. « Moov Africa Burkina Faso entend accompagner les médias dans la diffusion d’une information
fiable et efficace, en s’appuyant sur des solutions technologiques innovantes. Les services digitaux évoqués vont permettre aux citoyens d’accéder à une information de qualité et en temps réel », a-t-il expliqué.

Adama SAWADOGO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

Brigade nationale de sapeurs-pompiers : des décorations normales et exceptionnelles pour 62 méritants

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Le commandement de la Brigade nationale de sapeurs pompiers (BNSP) a reconnu le mérite de 62 récipiendaires dans, la matinée du jeudi 8 janvier 2026, à Ouagadougou.

La reconnaissance de la Nation aux travailleurs se poursuit. Le jeudi 8janvier 2026, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP) a organisé en différé la cérémonie de décoration du personnel physique et moral ayant contribué à la bonne marche de l’administration des soldats du feu. Au total, 62 médailles ont été décernées aux récipiendaires. Mis à part les médailles dans les Ordres de l’Etalon et du Mérite, il y a eu aussi 26 médailles militaires, 2 croix du combattant, 30 médailles d’honneur du sapeur-pompier dont 22 à titre normal et 8 à titre exceptionnel qui ont été décernées.

Pour le commandant de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, le colonel Daba Naon, ces distinctions, en différé, entrent dans le cadre de la célébration de la fête de l’armée et de la commémoration du 65e anniversaire de l’indépendance. Il a profité de l’occasion pour saluer les efforts des récipiendaires, mais aussi à inviter l’ensemble des personnels des différentes compagnies de la BNSP à redoubler d’effort et de discipline dans l’exécution des tâches afin de continuer à sauver des vies, protéger les biens et l’environnement face aux incendies, sinistres et catastrophes, sur toute l’étendue du territoire national.

L’officier militaire a également fait un point d’honneur aux sociétés et entreprises dont
le concours améliore les conditions de vie et de travail des pompiers et permet aux soldats du feu d’assurer pleinement leurs missions régaliennes. C’est d’ailleurs dans cette
dynamique que le Groupe Fadoul et l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) ont été décorés de la médaille d’honneur du sapeur-pompier à titre exceptionnel.

Pour les récipiendaires, cette reconnaissance manifeste de la Nation est une invite à redoubler d’effort dans le travail et à mériter la confiance de la hiérarchie. En effet, la médaille d’honneur du sapeur-pompier récompense les personnels qui se seront distingués par la durée et la qualité de leurs services par des actes ou services exceptionnels dans le corps des sapeurs-pompiers.

La médaille militaire, elle est décernée aux militaires non officiers des forces armées nationales (armée de terre, BNSP, gend-
armerie nationale) qui se seront distingués par leur dévouement à la Nation, leur valeur professionnelle, la durée et la qualité des services. La cérémonie de décoration de la BNSP a permis de distinguer des personnels dans les rangs de l’armée de terre, de la gendarmerie nationale et des civils.

Wanlé Gérard COULIBALY
Ahmed Abdoul Aziz HEBIE
(Stagiaire)

Commentaire Venezuela : la bérézina du récit américain

La nouvelle est tombée sans éclat, presque à contrecœur : la justice américaine a
discrètement amendé l’acte d’accusation de Nicolás Maduro, retirant le grief selon lequel le président du Venezuela serait le chef du fameux « Cartel de los Soles ». Une formule obsédante, répétée comme un mantra par l’administration Trump, relayée sans frein par une partie des médias, et devenue au fil du temps, un élément de langage plus qu’un fait démontré. En réalité, ce terme relevait bien davantage de l’imaginaire politico-médiatique que d’une organisation criminelle structurée. C’est précisément ce que reconnaît, à mots couverts, le document judiciaire révisé.

Washington s’était donc construit un ennemi commode : un « chef de cartel » à abattre, portrait taillé sur mesure pour justifier une politique agressive de sanctions, de pressions, et finalement pour légitimer aux yeux d’une partie de l’opinion publique, l’opération qui a abouti au « kidnapping » du président vénézuélien. Cette volte-face soulève une question embarrassante : comment une démocratie qui se réclame de l’Etat de droit a-t-elle pu brandir, comme vérité établie, une notion dont ses propres procureurs reconnaissent aujourd’hui la fragilité ?

Le contraste est saisissant entre la virulence des accusations initiales et la discrétion du rétropédalage. Le « hallali » politique s’achève dans un murmure judiciaire.
Quant aux médias, une partie d’entre eux a longtemps accompagné, voire amplifié, cette chorégraphie narrative. Le « cartel » a fait vendre, a fait peur, a fait dire. Sans toujours vérifier. Sans toujours douter. A force de répéter une fiction martiale, elle a fini par
sonner comme une évidence. Le révélateur est cruel : l’écosystème médiatique américain et occidental s’est montré vulnérable à une simplification qui arrangeait la diplomatie du moment. L’affaire laisse derrière elle un malaise profond. Pendant des années, un vocabulaire approximatif a façonné la perception mondiale d’un pays et servi de socle à des décisions lourdes de conséquences.

Et voilà que, soudain, la base juridique se dérobe, révélant l’architecture fragile d’un récit construit pour les besoins d’une politique plus que pour l’exigence de vérité. A cela s’ajoute une autre réalité, tout aussi dérangeante pour le récit américain : il est aisément démontré que le Venezuela, même s’il est frappé par le phénomène de la drogue, n’a ni la capacité ni l’infrastructure pour être l’exportateur majeur qu’a décrit Donald Trump. Le pays n’est ni un producteur significatif de cocaïne, ni un fournisseur de fentanyl comme le suggère la rhétorique trumpiste. L’immense majorité du fentanyl, responsable de la crise américaine des opioïdes provient d’autres pays, via des circuits identifiés. Le Venezuela est un territoire de transit ponctuel, pas une plaque tournante de la synthèse
chimique.

Là encore, la narration s’est avérée plus volumineuse que les faits.
Cette affaire rappelle sans détour la fable de La Fontaine, Le Loup et l’Agneau. Maître Loup voulait manger l’agneau : peu lui importait que celui-ci soit innocent. De même, dans cette version moderne, l’« ogre » Trump avait jeté son dévolu sur le Venezuela. Et derrière l’accusation de cartel, le véritable appétit pointait déjà : le pétrole lourd du pays, dont l’importance stratégique n’a jamais cessé d’attiser les convoitises. Les réactions poltronnes de la communauté internationale ont pesé bien peu face à cette détermination.
Face à cela, la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, fait preuve d’un réalisme lucide : elle a choisi de prendre au sérieux les déclarations répétées de Donald Trump lorsqu’il affirme « avoir besoin » du Groenland.

Elle ne traite plus ces propos comme des excentricités, mais, comme l’expression d’une ambition stratégique assumée. Ce réalisme devrait inspirer d’autres dirigeants, car, il montre que les signaux verbaux d’un homme comme Trump ne sont jamais anodins. A trop minimiser ses annonces, on finit par lui ouvrir la voie. Il faut donc davantage de réactions fermes et coordonnées pour éviter à la communauté internationale la Bérézina géopolitique que cette vision pourrait infliger au monde civilisé. En d’autres termes, mieux vaut prévenir que constater, trop tard, qu’il avait annoncé la couleur.

Reste une leçon, à la fois journalistique et démocratique : quand la rhétorique précède les faits, la justice finit tôt ou tard par rappeler que les mots ont un poids. Et que les Etats, même puissants, ne peuvent indéfiniment confondre communication stratégique et vérité
judiciaire.

Christian Pogdnaba ZONGO

Coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026 : « Les drones allaient être inopératifs pour que les unités puissent entrer en action », le capitaine Coulidiati Prospère

La série de témoignages des personnes impliquées dans la tentative de déstabilisation se poursuit. Hier, jeudi 8 janvier 2026, c’était au tour du capitaine Coulidiati Prospère, jusque-là en service à l’Etat-major de l’armée de l’air. Nous vous proposons ses aveux.

«Je suis le capitaine Coulidiati Prospère de la 17e promotion de l’Académie militaire Georges Namoano de Pô en service à l’Etat-major de l’armée de l’air. J’ai été arrêté dans la journée du 2 janvier 2026 suite à une tentative de déstabilisation contre le pouvoir en place. J’ai été contacté, il y a deux semaines par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba avec un numéro du Togo. Après plusieurs appels manqués, quand j’ai décroché, il s’est présenté et a souhaité que j’installe Zangui, chose que j’ai faite. Il m’a fait signe quelquefois sur Zangui pour prendre mes nouvelles sans dire autre chose. Je précise que le colonel Damiba avait mon numéro depuis longtemps. Un jour, le colonel Damiba m’a contacté pour savoir si j’avais l’application Signal.

J’ai dit oui. Il m’a dit qu’une personne allait me contacter sur la plateforme Signal. Une personne m’a effectivement contacté sur Signal de la part du colonel Damiba et qui se nomme le roi David.Je tiens à préciser que le roi David, il s’agit du capitaine Ouédraogo David de la 14e promotion. Il est actuellement au Ghana. Au fil du temps, avant le soir du 31 décembre, David et moi, on échangeait entre anciens et jeunes. Quant au colonel Damiba, il m’écrivait. Il m’appelait, mais avec des codes.

Il parlait en parabole et il demandait si les gens avaient le moral, etc., sans pour autant dire clairement qu’il avait un projet au premier instant. Je tenais aussi à préciser, concernant nos conversations sur Signal avec le roi David, le capitaine Ouédraogo avait suggéré d’installer une durée de 30 secondes de messages éphémères. Et aussi, lorsque le colonel Damiba m’écrit sur Zangué, au bout de 10 minutes, lorsque je ne lis pas, il supprime.

Au soir du 31 décembre, le colonel Damiba m’a contacté pour me notifier que le roi me fera signe sur Signal pour un colis, sans préciser la nature du contenu du colis.
Le roi m’a fait signe sur Signal en donnant deux numéros. L’un, chez qui je devais récupérer, et l’autre, celui à qui je devais remettre. C’est là que j’ai impliqué mon frère, Sawadogo Robert.

Il est entré en contact avec l’intéressé et récupéré le colis. Je tiens à préciser que Robert a juste fait la course pour moi.Quand j’ai récupéré le colis, avant qu’il n’aille remettre, j’ai ouvert le colis. C’était de l’argent. Il y avait 8 millions F CFA. J’ai décidé volontairement de soutirer 3 millions avant de faire remettre le colis de 5 millions à l’intéressé, par l’intermédiaire de Robert. Le colonel Damiba m’a écrit qu’il allait m’appeler le 2 janvier soir pour une mission qu’il allait me confier.

Effectivement, le 2 janvier soir, comme promis, le colonel Damiba m’a appelé pour dire que le colis était à partager entre David et moi, et la mission qu’il voulait me confier était de couper la tête du pasteur.Je tiens à préciser que le pasteur, il s’agit du
capitaine Passeré, commandant la base de drones de Saponé. Une fois la tête du pasteur coupée, les drones allaient être inopératifs pour que les unités puissent entrer en action, car selon le colonel Damiba, l’obstacle était la base de drones de Saponé.

Depuis sa position, le colonel Damiba avait installé son PC, dont il était en contact avec des gens, et lui seul les connaissait, à qui il avait attribué des rôles. Moi et tout l’ensemble des missionnaires devraient passer en action, le 3 janvier 2026 à 23h, selon les horaires du
colonel Damiba. Je demande clémence à son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, à la population et à toute la hiérarchie militaire ».

Propos retranscris par la Rédaction

 

Cérémonial militaire d’hommage à Thomas Sankara: se ressourcer et perpétuer l’élan révolutionnaire

La troisième journée du cérémonial militaire d’hommage à Thomas Sankara et ses 12 compagnons s’est tenue, jeudi 8 janvier 2025, à Ouagadougou, sous la présidence du président du Conseil constitutionnel, Barthélémy Kéré.

Rendre hommage à Thomas Sankara et à ses compagnons contribue à renouveler un engagement, raviver une existence morale et réaffirmer une vision. C’est pourquoi, le premier jeudi de chaque mois est dédié au cérémonial d’hommage au capitaine Thomas Sankara. Dans cette dynamique, la 3e journée du cérémonial s’est tenue, hier jeudi 8 janvier 2025, au mémorial qui porte son nom. En effet, cet hommage au père de la Révolution d’août 1983 est intervenu aux environs de 15h, par des honneurs militaires orchestrés par la fanfare du groupement d’escorte d’honneur de la Gendarmerie nationale et la sortie des chevaux symbolisant la gloire militaire et la noblesse du service de l’Etat.

Le cérémonial d’hommage a été présidé par la présidence du président du Conseil constitutionnel, Barthélémy Kéré. Il a félicité le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour cette initiative éducative et patriotique qui contribue à ancrer durablement dans les consciences collectives, la mémoire des héros et la transmission de leurs idéaux aux générations présentes et futures.

Il a rappelé que Thomas Sankara fut un éveilleur de conscience, un bâtisseur de dignité, un révolutionnaire de l’intégrité. « Il a incarné une rupture courageuse avec la résignation, l’asservissement et la compromission ainsi qu’un patriotisme sans pareil traduit dans notre devise ‘’la Patrie ou la Mort, nous Vaincrons’’. Cette phrase n’est pas un slogan vide. Elle traduisait une disposition intérieure, une volonté de sacrifice, une fidélité absolue à l’intérêt supérieur du peuple », a-t-il expliqué.

En outre, Barthélémy Kéré a assuré que son institution demeure attachée à la défense des principes fondamentaux de l’Etat, à la stabilité institutionnelle et à la préservation de l’intérêt général. Selon lui, aucune constitution ne peut prospérer sans des citoyens intègres, des dirigeants patriotes, des forces de défense disciplinées et conscientes de leur mission historique.

Le temple de la Révolution Progressiste Populaire

« La Nation se construit aussi par les symboles, par la mémoire et par l’exemplarité. Nous vivons une période décisive de notre histoire, une période qui exige du courage, de la lucidité et de la loyauté.

La Révolution Progressiste Populaire nous appelle à rompre avec les pratiques qui ont affaibli notre Etat et compromis notre souveraineté », a-t-il soutenu.
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que le mémorial Thomas-Isidore-Noël-Sankara et ses douze compagnons devient désormais le temple de la Révolution Progressiste Populaire.
« Le chemin tracé par cette illustre personnalité, c’est ce chemin que le capitaine Ibrahim Traoré a opté, et nous engage à marcher dans la droiture, dans une quête permanente de la souveraineté totale », a-t-il déclaré.

Le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a saisi l’occasion pour rappeler
que le mémorial Thomas-Sankara est un ensemble d’infrastructures à ériger. Il a précisé que ce qui est déjà réalisé représente à peine le dixième de l’ensemble de ce gigantesque projet. « Nous avons lancé l’opération ‘’ Ma brique pour Sankara ‘’, depuis plus d’un mois, pour accompagner l’initiative du gouvernement qui a pris la responsabilité de conduire le projet à bon port. Nous comptons sur la contribution de tous les Burkinabè et de tous les amis du Burkina Faso », a-t-il lancé.

Adama SAWADOGO
Patricia TAONSGO
(Stagiaire)

Fédération des associations islamiques du Burkina: El hadj Moussa Koanda, nouveau président du présidium

La Fédération des associations islamiques du Burkina a organisé une cérémonie de passation de charges entre l’ancien et le nouveau président, jeudi 8 janvier 2026, à Ouagadougou.

A l’issue des travaux de la IVe session ordinaire de l’Assemblée consultative,
la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a renouvelé le bureau du présidium de la faitière. C’est El hadj Moussa Koanda qui a été porté à la présidence pour un mandat de 12 mois. La passation de charges a eu lieu, jeudi 8 janvier 2026, à Ouaga-
dougou. Le cheikh Aboubacar Doukouré a présidé le cérémonial de passation.

Le nouveau président du présidium de la FAIB, El hadj Moussa Koanda, a rendu hommage au regretté grand imam de Ouagadougou, El hadj Aboubacar Kassim Sana. Il a aussi rassuré toutes les associations islamiques, les fidèles musulmans et des autres confessions religieuses de son engagement. « Je m’engage durant mon mandat à défendre l’intérêt général de la Oummah et à conduire les affaires de manière objective, conformément aux principes du noble Coran, des hadiths et selon les exigences des lois et règlements du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

El hadj Moussa Koanda a confié que la solennité du moment ne doit pas faire perdre l’importance des défis qui se dressent devant la FAIB et des réformes à inscrire obligatoirement dans l’agenda. A l’entendre, sa priorité absolue sera l’organisation et la tenue du 3e congrès ordinaire de la fédération. « Nous devons en faire un grand rendez-vous historique pour miser sur l’avenir », a-t-il insisté.

Il a ajouté qu’avec courage et lucidité, il est temps de faire le bilan des 20 ans de la FAIB. Il a, en outre, exhorté le présidium et le secrétariat exécutif à engager la réflexion pour aboutir à la relecture de la charte et du règlement intérieur de la faîtière. L’ancien président du présidium de la FAIB, imam Aboubacar Yugo, a confié être satisfait des acquis de son mandat. « Les faits majeurs de notre mandat sont la promotion de la cohésion entre les musulmans et les autres confessions, la formation des imams sur la manière de faire les prêches à travers l’éradication des discours haineux et la mise en place des directives », a-t-il cité.

Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)