Le gouverneur de la région des Tannounyan, Patrice Yéyé, a effectué des visites aux forces combattantes, le mercredi 31 décembre 2025, à Banfora, à Ouéleni et à Sindou, dans la Léraba. Cette sortie, le dernier jour de l’année, avait pour objectif d’encourager les forces de défense et de sécurité et les populations pour leur engagement et leur résilience dans la défense et la sécurisation du territoire.
Le gouverneur des Tan-nounyan, Patrice Yéyé, était au front le mercredi 31 décembre 2025. Le patron de la région a, en effet, choisi de consacrer ce dernier jour de l’année, à la visite des forces combattantes commises à la sécurisation et à la défense de la région et, partant, du territoire. Il a ainsi visité, dans la matinée, les Forces de défense et de sécurité (FDS) à Banfora. Patrice Yéyé est notamment allé dans plusieurs postes de contrôle tenus par les différents corps paramilitaires et militaires.
Il a respectivement visité les postes de contrôle de la Gendarmerie nationale, des Eaux et forêts sur l’axe Banfora-Niangoloko, celui des Douanes et celui de la Police nationale située à Kirbina, à la sortie de Banfora sur la route de Sindou. Après la visite des différents postes de contrôle, le gouverneur a retrouvé tous les corps militaires et paramilitaires au 24e Régiment interarmes (RIA) de Banfora.
A toutes ces étapes, le contrôleur général de police a encouragé les hommes pour leur engagement dans leurs différentes missions, avant de les inviter à redoubler de vigilance. Les forces combattantes ont été invitées à rester soudées, solidaires entre elles-mêmes et avec les populations, pour plus de victoires, et à faire bon usage des équipements qui leur ont été dotés. Pour le gouverneur, il s’agissait, à travers cette sortie, de rendre un vibrant hommage à ces forces combattantes et de leur témoigner toute la gratitude du gouvernement pour tout ce qui est fait dans le cadre
de la reconquête du territoire national et de la sécurisation des populations et de leurs biens.
Résilience à Ouéleni
Le commandant du Groupe-ment central des armées, par ailleurs parrain du Groupement de forces pour la sécurisation de l’Ouest (GFSO), le colonel Bassinga Bapio, a pris la parole au nom des FDS et des VDP. Pour lui, cette visite a contribué une fois de plus à motiver
et galvaniser les forces combattantes sur le terrain à travailler davantage pour une reconquête totale du territoire.
« Nous avons écouté le message des plus hautes autorités du pays, et nous nous engageons à continuer le combat pour la quiétude totale de notre pays », a-t-il promis. Dans l’après-midi, Patrice Yéyé, accompagné de proches collaborateurs, a mis le cap sur la province de la Léraba. Là, il s’est rendu d’abord dans la commune rurale de Ouéleni, à 90 km de Banfora, avant de terminer son séjour dans la province par la ville de Sindou. Là également, le message a été le même : rendre hommage à ces forces engagées sur le théâtre des opérations dans cette partie de la région, pour leur résilience. M. Yéyé s’est réjoui de pouvoir affirmer aujourd’hui, sans crainte, une victoire totale sur les forces du mal à Ouéleni, une zone qui a jadis connu le règne de l’hydre terroriste.
Ceci, a-t-il dit, grâce à la bravoure des FDS et à la résilience de ‹la population. « La population vaque paisiblement à ses occupations, l’administration s’est réinstallée. Nous sommes venus saluer cette marque de résilience », a-t-il lâché. A Ouéleni, outre chez les soldats, il a fait le tour de quelques services dont la préfecture et le centre de santé pour les encourager et les féliciter pour tout ce qu’ils font au quotidien, au bénéfice des populations. Ouéleni, en plus d’être l’un des symboles de la résilience dans la région, est aussi un symbole de solidarité et de vivre-ensemble.
Les populations ont accueilli des réfugiés venus du pays frère malien, même si la quiétude
est revenue aujourd’hui de l’autre côté de la frontière et que les réfugiés retournent progressivement. « Au lieu de les recevoir dans un camp de réfugiés, les populations ont décidé de le faire au sein de familles d’accueil. C’est ce que nous attendons des peuples de l’AES », a salué le gouverneur. Une occasion pour lui d’appeler les populations et les forces combattantes à poursuivre dans cette dynamique positive. Dans la ville de Sindou, le visiteur du jour a fait escale au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) et au commissariat central de police pour encourager respectivement le personnel de santé et les FDS et VDP.
Le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a procédé, le mercredi 07 janvier 2026, à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel des activités sportives et culturelles à l’école primaire dans la région du Guiriko. Organisées par la direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Guiriko, ces activités visent à cultiver l’esprit d’équipe chez les élèves.
Le monde éducatif de la région du Guiriko s’est mobilisé, le 7 janvier 2026, au stade Wobi de Bobo-Dioulasso pour le lancement des activités sportives et culturelles à l’école primaire dans la région. Exécution de l’hymne national du Burkina Faso en dioula, prestations d’artistes, défilé des élèves et matchs de gala entre enseignants et FDS, ainsi qu’entre élèves des écoles primaires, la cérémonie d’ouverture des activités sportives et culturelles à l’école primaire dans la région du Guiriko a été riche en couleurs.
Le directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Guiriko, Soilliou Karantao, a alors témoigné sa reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré pour la tenue des activités culturelles et sportives qui se tiennent sur le thème : « Le sport et la culture en milieu scolaire, levier d’unité, d’éducation et de cohésion pour une école performante et résiliente ». Pour le directeur régional, ce thème n’est pas un slogan, mais un appel à l’action dans un contexte marqué par l’insécurité qui affecte certaines régions.
« Le sport et la culture à l’école primaire sont bien plus que la compétition physique. Ils sont aussi l’apprentissage du respect de l’autre, de la discipline et de l’effort collectif. En jouant ensemble, nos enfants apprennent à briser les barrières et à construire cette cohésion sociale dont notre nation a tant besoin », s’est convaincu Soilliou Karantao. Les parrains, à travers leur représentant, l’opérateur économique, Abdoul Nasser Maïga, ont salué cette initiative et ont promis d’accompagner toute action allant dans le sens de la promotion de l’éducation des enfants. « La pratique du sport doit se populariser car, elle est plus qu’une nécessité pour les enfants du primaire.
Et nous devons prendre un engagement pour les accompagner », a-t-il laissé entendre. C’est le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, qui a donné le top départ de ces activités culturelles et sportives. Elle représentait le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, patron de la cérémonie. Pour elle, le sport et la culture constituent des leviers essentiels de développement humain et social et sont aussi des facteurs de rassemblement et de cohésion sociale.
Pour la socialisation des enfants
Ces activités, a-t-elle ajouté, jouent un rôle fondamental dans l’éveil, l’équilibre et la socialisation de l’enfant et favorisent l’esprit d’équipe, la discipline, le respect des règles, la tolérance et le dépassement de soi. C’est au vu du rôle que joue le sport dans la formation de l’enfant que le gouverneur a salué cette initiative de la direction régionale de l’éducation primaire. « Offrir aux élèves des cadres d’expression sportive et culturelle, c’est leur donner des repères positifs, renforcer leur résilience et cultiver en eux les valeurs de paix,
de solidarité, de civisme et d’engagement patriotique », a signifié le gouverneur du Guiriko.
Cette démarche, à l’entendre, s’inscrit en droite ligne de la vision du chef de l’Etat, qui accorde une importance particulière à la promotion du sport et de la culture comme outils de cohésion sociale, d’éducation citoyenne et d’épanouissement de la jeunesse. C’est pour cela qu’elle a affirmé que les ministères des Sports et de l’Education s’engagent à soutenir toutes les initiatives visant à promouvoir le sport en milieu scolaire et les activités culturelles sur l’ensemble du territoire national. Elle a invité les élèves à cultiver l’esprit sportif, le respect des camarades et des encadreurs, et à faire rayonner, à travers leurs talents, l’image positive de leur école et de la région.
La direction générale de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle a ouvert, le jeudi 8 janvier 2026, à Ouagadougou, une rencontre d’échanges avec les médecins-chefs de districts sanitaires sur le processus d’opérationnalisation de l’assurance maladie universelle.
Les prestations du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) sont prévues pour début février. A quelques jours de son opérationnalisation, la direction générale de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) rencontre les 8 et 9 janvier 2026, les médecins-chefs de districts sanitaires du Burkina. L’objectif est de solliciter l’engagement de ces acteurs dans l’offre de soins. Il s’agira pour la CNAMU d’entretenir les médecins-chefs de districts sur l’évolution de l’opérationnalisation du RAMU, les mécanismes opérationnels et les outils de gestion.
Les échanges porteront également sur le panier de soins, les référentiels des actes de produits de santé, le contrôle médical et les modalités d’immatriculation des assurés. La finalité étant de favoriser une appropriation collective pour une mise en œuvre harmonieuse dans les formations sanitaires. La représentante du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Flore Doussou Barro, attend des participants des échanges productifs couronnés par des recommandations et
des perspectives pour les prochaines étapes du RAMU. Car, pour elle,
Plus de 300 000 personnes immatriculées
Le RAMU incarne un enga-gement envers la patrie et un serment solennel pour la santé de chaque Burkinabè. « Il traduit notre volonté collective de bâtir une société plus juste où l’accès aux soins de santé de qualité ne dépend plus des moyens financiers », a-t-elle relevé. C’est pourquoi, Mme Barro souhaite l’engagement et la collaboration des agents de santé pour faire de cet idéal, une réalité concrète.
Et de se réjouir du niveau de progrès enregistré dans l’opérationnalisation du RAMU dû aux efforts des acteurs qui ont permis de réaliser plusieurs actions, notamment la définition du panier de soins, le financement du régime, les contrôles médicaux et l’élaboration des outils de gestion comme les feuilles de soins et le logiciel de gestion informatisée du régime.
A quelques jours de la date d’effet, le directeur général de la CNAMU, Soumaïla Gamsoré, reste confiant. « Actuellement, nous avons immatriculé plus de 300 000 personnes. Et également, on a commencé avec une phase pilote de cotisation sociale de plus de 31 000 personnes depuis le mois de novembre », a-t-il précisé. Cette rencontre avec les médecins-chefs permettra de recueillir les différentes préoccupations des assurés en vue de trouver des solutions. « Le régime d’assurance maladie universelle concerne tout le monde.
Donc, toute la population de Burkina Faso doit être immatriculée au régime d’assurance-maladie », a-t-il insisté. Le directeur général de l’Agence nationale de gestion des soins de santé primaires (AGSP), Frédéric Loué, a salué la tenue de cette rencontre avec les médecins-chefs qui sont les piliers pour la réussite du RAMU. Il a invité les participants à des échanges francs en vue d’identifier les difficultés qui peuvent survenir dans la mise en œuvre de l’assurance maladie universelle. « Nous sommes dans la phase décisive et nous sommes confiants que les délais seront respectés », a-t-il promis.
Quand Nicolas Maduro se débat seul dans la nasse au gros poisson de l’Oncle Sam, le monde s’émeut et crie à l’injustice. Comment un président élu peut-il aller bombarder et enlever un autre président élu chez lui, contre vents et marées, sans la moindre élégance diplomatique ? Comment un président fût-il celui du pays le plus unis et puissant, peut-il poser le pied en terre étrangère, dans un autre pays souverain, capturer son homologue chef d’Etat, le menotter et le trimbaler de force comme un vulgaire bandit ?
L’histoire ressemble à une follette anecdote, à un fait divers de rue de mauvais goût ou encore à une fiction hollywoodienne, mais c’est réel dans un monde factice, presque faux où même l’inadmissible est possible. Le rêve américain serait-il un cauchemar pour la quiétude du monde ? Les autres nations n’ont-ils aussi pas le droit de rêver grand sans être inquiétés pour leurs ressources propres ?
Ce monde appartient aux plus forts, mais c’est quoi la force dans un monde dit civilisé aux pratiques suffisantes et avilissantes ? Il paraît que la démocratie, c’est la force des arguments plutôt que l’argument de la force mais diantre où se trouve l’erreur quand un président ordonne de façon unilatérale d’arrêter son homologue et de le trainer à ses pieds pour le juger comme devant Dieu ? C’est quoi la démocratie quand ses prophètes prêchent avec l’épée sous la soutane, dans une tempête du désert ? Rien ne sert d’invoquer des alinéas béats de dispositions juridiques friables ; seule la force régit ce monde. Nous sommes dans une jungle ! Vous avez dit droit international ?
Parlez-vous du droit en papier froissable ou du droit de mauvais aloi en muscles bandés ? Vous criez à la violation de la souveraineté d’un Etat indépendant ? Le prétexte est bien emballé : « le Venezuela est une plaque tournante de la drogue et son président en est le parrain incontable. Il faut l’abattre pour assainir le monde puritain des affres de la drogue ».
La vérité est fabriquée de toutes pièces et les arguments pour la défendre sont précuits à la hâte sur le brasier de la convoitise pétrolière. La gourmandise n’est pas un vilain défaut ; c’est la hantise à justifier le faux avec les arguments du vrai qui inquiète le bon sens mais qui a dit que le bon sens était l’apanage du plus fort ? C’est peut-être trop fort, mais la vraie grandeur se trouve dans la mesure du sage qui fait preuve de pondération. En voyant tous les bombardements et les destructions infligés au Venezuela pour capturer son président, on peut s’inquiéter du sort réservé à la paix dans le monde.
Malheureusement, la réalité est têtue ; le plus fort abuse du faible, s’empare de ses ressources pour se renforcer et narguer les capacités d’hégémonie de ses concurrents. Tant pis si la grandeur doit marcher sur des corps sans vie pour parvenir à ses fins ; peu importe le lourd tribut infligé aux victimes du razzia, la vie continuera et le silence du monde résonnera aux quatre coins de la terre soumise. Il suffit de tendre l’oreille pour se rendre compte que très peu de pays africains ont osé lever le petit doigt pour dire non au projet de « colonisation américaine » au Vénézuéla.
Où sont les démocraties africaines qui ne jurent que par le droit et la liberté, la non-ingérence de quelque force que ce soit dans les affaires intérieures des Etats ? Où sont-elles ces institutions régionales et sous régionales africaines ? Que dit l’Organisation des nations unies de cet élan suprématiste du gendarme du monde ? Bravo à la Confédération des Etats du Sahel d’avoir donné le ton de la réprobation contre l’appétit à forte odeur de pétrole des Etats-Unis. Malgré toutes ces manifestations de la force illicite, les pays africains tous immensément riches de leur sous-sol sont incapables de s’unir comme pour s’affirmer et se faire respecter. Mais tant pis ! Que ceux qui ne croient toujours pas à l’hiver noir restent dans le noir !
Promu Général de division par décret signé le 30 décembre 2025, l’Officier général des Forces Armées Nationales (FAN), Célestin SIMPORÉ a reçu les attributs que lui confère son nouveau grade, ce jeudi 08 janvier 2026 au Palais présidentiel de Koulouba. C’est Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, Chef Suprême des Forces Armées Nationales qui lui a porté ses épaulettes et lui a remis son béret, le tout flanqué des trois étoiles.
En exprimant sa reconnaissance et sa gratitude au Chef Suprême des Forces Armées Nationales, le tout nouveau Général de division Célestin SIMPORÉ a dit prendre cette promotion sous deux facettes : « d’abord une preuve de confiance renouvelée, en ma modeste personne, pour la conduite de la mission qu’il a bien voulu me confier et aussi un rappel à encore mieux faire ».
Issu du Génie militaire, l’actuel Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants (MDAC) qui arbore ainsi ses attributs de Général de division a occupé plusieurs postes de responsabilité dans la haute hiérarchie militaire, dont les plus récents sont : de février 2022 à mars 2023, Chef d’État-Major Général des Armées Adjoint. Fonction qu’il cumule, dès décembre 2022, avec celle de Commandant des Opérations du Théâtre National (COTN). Le 31 mars 2023, il est nommé Chef d’État-Major Général des Armées avant d’être appelé aux fonctions de Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le 08 décembre 2024.
Le Général de division Célestin SIMPORÉ est Commandeur de l’Ordre de l’Étalon depuis décembre 2025.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Grand symbole de fête, l’arbre de Noël est devenu depuis quelques années un acte de solidarité envers les personnes démunies dans la commune rurale de Komsilga. En décembre dernier, la tradition a été respectée à travers l’organisation de l’Arbre de Noël au profit des mamans et des enfants de Komsilga.
A chaque mois de décembre, des personnes démunies de Komsilga retrouvent le sourire grâce au traditionnel arbre de Noel organisé dans cette commune rurale située au Sud de Ouagadougou. Le mardi 23 décembre 2025, 150 personnes (des femmes et des enfants) ont reçu des vivres et des non vivres, à savoir Riz, des pâtes, de la sucrerie, du sucre, des biscuits, des bonbons, du savon, de l’huile, Des vêtements, etc.
Les bénéficiaires ont immortalisé l’événement en posant avec le chef de Komsilga, Naba Boulga II (gauche)
C’était lors de ‘’l’Arbre de Noël au profit des mamans et des enfants de Komsilga’’, organisé par madame Aline GIGLIO née NONGUIERMA, native de Komsilga. Selon monsieur Eco KIENO, membre du comité d’organisation, les bénéficiaires sont des élèves, des enfants déscolarisés, des orphelins, des enfants issus de familles démunies ou déplacées internes.
la chantre Toussy a contribué au succès de l’événement
Le chef de Komsilga Naba Boulga II, à travers son porte-parole, a salué cet arbre de Noël qui redonne la joie aux personnes en difficultés de la location à chaque fin d’année. Quant à l’organisatrice de l’événement, madame GIGLIO, c’était encore un honneur de venir fêter la Noël avec ces femmes et enfants démunis de Komsilga.
L’administrateur délégué de la ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garantché, a organisé, ce mercredi 7 janvier 2026, une cérémonie au cours de laquelle des reconnaissances ont été décernées à plusieurs citoyens et entreprises de la place pour leurs actes de citoyenneté et de patriotisme.
La cérémonie a commencé par une présentation détaillée de l’évolution de la ville de Niamey en 2025. Ainsi, l’administrateur délégué de la ville de Niamey a rappelé plusieurs actions ayant marqué cette année. Il s’agit de la mobilisation collective pour rendre la ville salubre, des travaux sur les infrastructures routières, l’éclairage public, une forte mobilisation pour la défense de la souveraineté du pays et de l’identité de la ville, des engagements citoyens, la mobilisation des ressources avec l’initiative Naney-yarda.
Le colonel Aboubacer Garantché a aussi présenté quelques perspectives à court terme et la vision de la ville de Niamey. Il a annoncé le lancement officiel, le 17 janvier 2026, des activités entrant dans le cadre des festivités du centenaire de la ville de Niamey.
Présent à cette cérémonie, le gouverneur de la région de Niamey, le général de division Assoumane Abdou Harouna, a fait savoir que « la région de Niamey, depuis les évènements du 26 juillet 2023, lorsqu’il s’agit de mobilisation patriotique, est devenue un miroir », indiquant que c’est dans ce contexte que la ville a décidé de décerner des témoignages de reconnaissance à des citoyens, et des entreprises pour leurs actes de citoyenneté et de patriotisme. « Je suis venu pour saluer l’initiative de l’administration déléguée », a-t-il déclaré, soulignant qu’il faut observer le citoyen, et lui décerner une reconnaissance pour lui notifier que ce qu’il fait ne passe pas inaperçu.
Le premier responsable de la région de Niamey a, à cet effet, encouragé et appelé la jeunesse, à prendre conscience de leur rôle dans la construction du Niger. « La
jeunesse, prenez-en conscience, personne ne peut aimer le Niger comme les Nigériens. Le Niger sera construit par les Nigériens, les partenaires nantis de bon sens que nous allons accepter s’ils viennent nous observer dans notre dignité, dans notre esprit civique et dans notre choix patriotique », a-t-il dit. Il a également souligné l’importance de l’éducation, du civisme et du patriotisme pour la construction du pays. « En plus de la connaissance, il faut du civisme et du patriotisme », a-t-il ajouté, notant que « autrement, vous ne construirez jamais le Niger ».
L’administrateur délégué de la ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garantché, a également pris la parole pour remercier les citoyens pour leur contribution au rayonnement de la capitale.« Vous avez été des acteurs en 2025 aux côtés de la municipalité, vous avez contribué au rayonnement de la capitale, donc cette cérémonie vous est dédiée pour que vous sachiez que la municipalité reconnaît vos efforts », a-t-il lancé à l’endroit des participants à cette cérémonie.
Au terme de cette cérémonie, le gouverneur de la région de Niamey et l’administrateur délégué de la ville ont décerné des témoignages de reconnaissance à des citoyens et entreprises publiques et privées, des médias dont l’ANP (Agence nigérienne de presse), pour leurs actes de citoyenneté et de patriotisme pour un développement harmonieux de la ville.
La Confédération des Etats du Sahel est une opportunité stratégique pour les trois pays qui le composent. C’est la conviction du Pr Aboubacar Yenikoye Ismaël de l’université Abdou-Moumouni de Niamey (Niger) qui a publié un livre au titre sans équivoque : Genèse et exégèse de la refondation au Sahel ».
«C’est dans un élan de souveraineté et de solidarité que, le 16 septembre 2023, le Burkina, le Mali et le Niger ont créé l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Ce processus qui a débuté avec la signature d’une Charte du Liptako-Gourma a pour but, non seulement de lutter contre l’insécurité qui gangrène la région mais, aussi d’asseoir une véritable souveraineté économique et politique depuis la sortie de ces Etats de la Communauté économique de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La naissance de l’AES a suscité des ires et des rires de part et d’autre en Afrique et dans le monde, et tout doucement le train avance en avalant des distances de transformation politique. C’est dans le but d’apporter sa contribution à cette initiative que le professeur émérite, Aboubacar Yenikoye Ismaël, de l’université Abdou-Moumouni de Niamey (Niger) a publié un livre au titre sans équivoque :
« Genèse et exégèse de la refondation au Sahel ». Le Tome 1 de cette publication qui fait 275 pages s’intéresse au : contexte historique et enjeux stratégiques. Cas du Niger. L’image de la couverture du livre a une forte charge symbolique positive : un ciel bleu, éclairé de nuages. On peut y voir la promesse d’un avenir meilleur pour l’AES avec deux composantes centrales : la lumière et l’eau qui s’annoncent à travers les nuages.
Les nuages sont les signes des perturbations nécessaires à la prospérité à
venir, c’est-à- dire les accommodations, pour user d’un langage cognitiviste.
Dès la page de dédicace, l’auteur plante le décor à travers les hommages suivants : Aux victimes civiles et militaires de la guerre imposée au Sahel. Aux veuves et aux orphelins de la terreur sponsorisée au Sahel. La suite se lit comme un roman. Dans un style pédagogique, cet enseignant-chercheur qui a passé plus de 40 ans de sa vie à enseigner la psychologie, les sciences de l’éducation à des étudiants, dont certains sont aujourd’hui ses collègues, décrit la situation socio-politique nigérienne qui a précédé la création de l’AES et donne la voie à suivre pour ne pas décevoir les espoirs naissants.
Entre éléments d’histoire et analyse sociopolitique, l’auteur décortique la Franc’Afrique vue du Niger dans une langue accessible, pleine de figure de style qui facilitent la lecture.
Le Tome 1 de cette chronique des transformations socio-politiques en cours est subdivisé en trois parties après une entrée consacrée à la définition des concepts et à la position du problème. Ce détour par la démarche scientifique est fait dans un style simple et accessible à tout lecteur. Dans cette partie introductive, le thème qui a retenu notre attention est celui de la théorie de la refondation ou la stratégie de rupture.
Selon l’auteur, la réussite de toute réforme visant à proposer des termes d’un destin salvateur pour l’Afrique, n’est possible qu’en présence d’une « réforme mentale » préalable et ou concomitante, porteuse de l’Esprit de la Réforme elle-même, tant du côté de ceux qui l’incarnent, que de celui des populations à la base. Les doutes et les résistances sont de la nature humaine, mais la conviction par le verbe et l’action produit toujours des effets. Cette refondation, Pr Yenikoye, l’appréhende autour de 7 axes.
Après cette entrée en matière, Le livre premier : Le contexte historique et les enjeux de la guerre au Sahel, compte au total 7 chapitres. Dans le premier consacré au contexte historique, l’auteur fait appel à l’histoire contemporaine des conflits violents dans la région des Grands Lacs, le Golfe de Guinée et l’assassinat du Guide Suprême de le
Révolution libyenne, commejalons nécessaires pour aider à comprendre l’actualité des conflits au Sahel. A qui profite le crime ? La réponse à cette question coule de source.
« L’Occident dominateur et conquérant ayant expérimenté dans l’impunité, l’usage de la violence sur la terre africaine… » (P 82).
Professeur Yenikoye Ismaël démontre comment les violences ont été créées en Afrique, notamment dans des régions africaines aux riches ressources naturelles, pour continuer à déposséder, au prix du sang versé par les filles et fils, des territoires entiers de leurs richesses. De la traite négrière à la colonisation, l’Afrique a toujours été le continent des violences orchestrées par l’Occident à des fins machiavéliques. A la lecture de cette entrée, on comprend alors que les pays dits pauvres très endettés, ne seraient pas à ce niveau s’ils avaient eu la latitude de s’épanouir sans l’adversité sanglante des puissances prédatrices venues d’ailleurs.
« Ces Napoléons des temps modernes » comme l’écrit l’auteur, ont certes, de nos jours d’autres méthodes et d’autres stratégies plus subtiles, mais le résultat final visé reste le même : s’enrichir sur le dos des pauvres Africains.
L’auteur conclut son ouvrage en ces termes : Pour l’Afrique et les Africains, pour tous les Hommes épris de justice, de paix, d’égalité, de fraternité et de solidarité à travers le monde, l’Alliance des Etats du Sahel doit vivre, survivre et prospérer pour consacrer la fierté, la dignité et la souveraineté des Peuples d’Afrique et du Sahel qui aspirent à se prendre en main.
L’invite à la rupture stratégique passe par la construction d’un nouvel humanisme. A bon entendeur, bonne lecture ! »
De nos jours, rentrer à la maison à midi pour manger et repartir au travail n’est plus une option pour la plupart des Ouagavillois. Cherté de la vie, longues distances à parcourir, manque de moyens de déplacement semblent être des raisons avancées. Plus de soucis, car on peut commander son repas via les réseaux sociaux ou des applications. On y trouve un service de livraison assuré par des jeunes, notamment des étudiants sous la garde des structures ou des restaurants. A la découverte de ce marché en plein essor.
Les Ouagalais se tournent de plus en plus vers les services de livraison de repas, soit à domicile, soit au travail. Un changement d’habitude qui donne une opportunité de job pour les étudiants qui sont les livreurs. Ceux-ci collaborent avec des développeurs d’applications ou avec des restaurants. C’est le cas de Babou Ziba, étudiant en fin
de formation. Chaque jour, en collaboration avec le restaurant «Marmite d’Ivoire», il livre des repas à des clients au travail ou à domicile. C’est un livreur. Avec sa licence en droit, il fait ce job pour se donner les moyens de s’inscrire en master.
« Je travaille en tant que livreur de repas indépendant depuis 2024. Les clients appellent au restaurant pour commander un repas parce qu’ils ne veulent ou ne peuvent pas se déplacer. Moi je suis chargé de leur apporter où ils se trouvent moyennant les frais de livraison», explique-t-il. Les frais de livraison sont fixés en fonction d’un barème, la distance. Un rayon de 1 à 2 km coûte 500 FCFA, 2 à 8 km 1000 FCFA, 9 à 11 km 1500 FCFA. Plus de 11 km, c’est un tarif spécial. Comme lui, ils sont nombreux ces jeunes qui font de ce job leur gagne-pain quotidien. Hervé Bonkoungou en fait partie.
Pour lui, la livraison est devenue une passion. Tout a commencé quand il a commandé une chaussure en ligne au prix de 14 000 FCFA. A la réception de son colis, le livreur lui a réclamé en plus du prix de la chaussure, 1000 FCFA comme frais de livraison (déplacement). « J’étais étonné et j’ai cherché à comprendre. Depuis lors j’en ai fait mon
Pour Hervé Bonkoungou la livraison est devenue une passion.
métier ». Adama Zongo est agent d’entretien. Il fait aussi de la livraison. Il qualifie ce métier de métier d’amour. Il se dit prêt à négocier avec les clients quand ils trouvent que le prix est élevé. Ce qui fait que selon lui, il n’a pour le moment pas eu de problème avec un client. Selon Abou Ziba, il y a des conditions pour être un bon livreur.
Il faut d’abord connaitre la géographie de la ville. Ensuite, savoir observer l’hygiène, être ponctuel, accueillant, savoir se maitriser. Il est recommandé l’utilisation d’un sac iso-thermique qui protège et conditionne bien la nourriture. Carolle Sawadogo est la propriétaire du restaurant, « Marmite d’Ivoire », spécialisé en mets ivoiriens. Elle a eu recours au service livreur dès les premiers moments de son activité de restauratrice en 2022. Pour elle, la livraison lui permet de se rapprocher de ses clients. Elle travaille avec une dizaine de livreurs dont 7 permanents. Pour savourer ses mets ivoiriens, il suffit de commander via WhatsApp ou Facebook.
Quand le client commande, on prend son adresse (localisation et numéro de téléphone). Ensuite le livreur l’appelle pour lui signifier de la disponibilité de son plat et qu’il est en route. Le payement se fait cash ou par mobile monnaie après livraison. Grace à ce système, foi de la patronne «Marmite d’Ivoire», plus d’une centaine de plats sont vendus par jour. Ce qui est largement au-dessus de ce qui est vendu sur place. Passer par des applications est une autre possibilité de commander son repas. Leurs développeurs les présentent comme une solution pratique, fiable et adaptée aux besoins de la population. C’est le cas de l’application BonBiz Food de l’entreprise BonBiz.
Le responsable Ismaël Ouédraogo explique son fonctionnement qui est effectif depuis 2019 : «BonBiz FooD fonctionne de 7 heures à 22 heures. Il donne la possibilité à ses utilisateurs de commander des repas dans des restaurants partenaires inscrits sur la plate-
forme. L’utilisateur télécharge gratuitement l’application sur App Store ou Play Store. Il crée son compte et tape dans la barre de recherche le repas désiré. Tous les restaurants qui proposent ce repas vont s’afficher avec les prix.
Il fait son choix et valide la commande. Quand le resto valide, on attribue la commande à un livreur. Celui-ci reçoit les informations sur le type de repas, sur le nom, le numéro, la position du client grâce au GPS. Et le livreur lui apporte son repas. Celui-ci peut être indépendant ou permanent. Dans tous les cas, il a une moto, un casque et muni d’un sac isothermique pour transporter les commandes servies dans des kits placés dans un emballage en papier. Le livreur ne touche pas directement au repas.
Adama Zongo : «La livraison est un métier qui mérite respect et considération ».
Les frais de livraison se payent en fonction de la distance : sur un rayon de moins de 7 km, il vaut 1000 FCFA. Au-delà de cette distance, s’ajoutent 150 FCFA sur chaque kilomètre parcouru. Le règlement se fait à la livraison. La structure travaille avec des livreurs permanents et indépendants. M. Ouédraogo cite comme avantages de l’utilisation de l’application, l’économie de carburant, le gain en temps et le paiement à la livraison. Sauf au premier achat. Il témoigne aussi que le public adhère à leur innovation. D’où plus de 10 000 téléchargements et une quarantaine d’utilisateurs quotidiens. Les meilleurs clients sont surtout des jeunes qui s’intéressent et maitrisent rapidement cette technologie.
Le responsable de Bonbiz demande à ceux qui hésitent encore de franchir le pas, car d’autres services vont suivre. Optimiste, il a espoir que d’ici deux ans, ses attentes seront comblées. Mais BonBiz partage ce business porteur avec d’autres concurrents, dont Gochap. En effet, celui-ci a mis en marche une application, GoChap Food en février 2024. Jimmy Kouia, le responsable pays de GoChap Burkina-Niger, donne des précisions.
GoChap Food offre la possibilité au client de manger dans son restaurant préféré sans déplacement. La plateforme est pour lui, une mise en relation entre le client demandeur et le restaurant fournisseur avec le service de leurs livreurs (une quinzaine). Il suffit de télécharger gratuitement GoChap sur Play store. Aller à « J’ai faim » pour découvrir la liste des restaurants partenaires. A écouter le responsable, quand le client lance sa commande, le restaurant reçoit la requête. Quand il accepte, le système trouve le livreur le plus proche de la position pour exécuter la commande. M. Kouia affirme que l’application gère tout de façon automatique. Il précise : « Chaque repas est renseigné avec son temps de cuisson.
Quand le client lance sa commande, il sait que le repas choisi a tant de minutes pour sa cuisson. Au même moment il est indiqué le temps que le livreur mettra pour lui apporter son repas. De ce fait il est déjà préparé mentalement. Quand le restaurant accepte la
Grace à la livraison, Carolle Sawadogo à « Marmite d’Ivoire » arrive à vendre plus d’une centaine de plats par jour.
requête, le client est informé. Quand le livreur accepte la requête, le client est informé. Quand le livreur est arrivé au restaurant, le client est informé. Quand il y a problème de retard, il est informé d’où vient la faute ». Bref le client est informé du début jusqu’à la fin. Selon lui, depuis sa création en 2024, elle a été téléchargée 20 milles fois. Ce sont au moins 150 personnes qui passent par l’application. Sur un rayon de moins de dix km, les frais de livraison sont de 1000 FCFA. Entre 10 et 15 km, ils sont
de 1500 FCFA. Au-delà, c’est 2000 FCFA.
Les défis à relever
Le secteur présente de nombreux défis, aussi bien pour les livreurs, les entreprises et peut-être les consommateurs. Les entrepreneurs sont conscients que leur domaine d’activité est très sensible. Il faut rassurer la clientèle pour pouvoir la fidéliser. C’est pourquoi Mme Sawadogo dit prendre des précautions. Les repas solides sont servis dans des kits, emballés dans du papier aluminium. Tout ce qui est liquide est mis dans un
bol. Les livreurs doivent forcément avoir une moto en bon état comme moyen
de déplacement, porter un casque, un sac iso-thermique en bon état pour garder le repas à l’état. Le livreur doit aussi soigner son apparence.
« Si le repas arrive à destination froid ou endommagé et que le client ne veut pas, je demande au livreur de le ramener. On change ou on remet l’argent au client», regrette-t-elle. Pour le patron de Gochap Burkina-Niger, la gestion du Food est une question délicate car elle implique la santé, l’hygiène… «Aux personnes méfiantes, nous disons que nous avons pris le soin de vérifier que les restaurants partenaires ont le bon certificat de salubrité. Nous y mangeons. Ils peuvent commander en toute sécurité », déclare M. Kouia.
Ismael Ouédraogo indique qu’à BonBiz FooD, le principe, c’est une commande, un livreur.
A l’écouter, leurs livreurs reçoivent une formation et sont recrutés après un engagement signé par les parents afin de les pousser à se responsabiliser. Ils se distinguent par l’habillement, la moto, le sac iso-thermique… M. Ouédraogo indique qu’à BonBiz FooD, le principe, c’est une commande, un livreur pour aller plus vite. «Quand on met le livreur sur une course, on est responsable de tout ce qui peut arriver. En cas de crevaison par exemple, le livreur est tenu de signaler afin qu’un autre puisse le joindre pour récupérer le repas et livrer à temps. Le client est averti du retard », affirme-t-il.
Les livreurs sont sensibilisés à la propreté du corps, de la tenue, du sac et du port du casque. Ils doivent savoir utiliser le GPS, savoir s’adresser aux clients. Un autre défi est de savoir gérer l’impatience des consommateurs en cas de retard de livraison. Les patrons sont conscients que lorsqu’un client commande la nourriture, il a faim. Sa patience a des limites. Dans ce cas, Carolle Sawadogo avoue ne pas être tendre avec les livreurs qui ne se pressent pas pour faire les livraisons. A la recherche du maximum de profit et sachant qu’ils n’ont le droit de transporter uniquement que de la nourriture, ils se cachent prendre d’autres choses.
Elle prévient que quand un livreur fait ce coup, elle ne lui donne pas une seconde chance. A Gochap, on demande aux clients la patience, de ne pas perdre de vue que le livreur a une distance à parcourir avec modération. Quant aux livreurs, ils pensent que les tords sont partagés. Abou Ziba affirme que dans la majeure partie des cas, tout se passe bien. Néanmoins, il se rappelle une mauvaise expérience avec un client qui habite
à Somgandé. « Celui-ci commande un repas. Comme je n’habite pas loin de chez lui, je fais la livraison et je rentre chez moi. Arrivé, j’appelle le client en vain.
Les livreurs GoChap Food offrent la possibilité au client de manger dans son restaurant préféré sans qu’il ne se déplace.
J’étais obligé de ramener le repas au restaurant qui est situé loin. Une heure après le client m’appelle et me dit que le sommeil l’avait pris et qu’il s’excuse », raconte-t-il. Le lendemain il relance sa commande. Pour se racheter, il augmente un peu les frais de livraison. Comme un bon souvenir, M. Ziba évoque le jour où un client lui a offert 5 000 FCFA après une livraison. «Il m’a récompensé pour la rapidité avec laquelle, j’ai fait la livraison. Il était content», confie-t-il. Pour Hervé Bonkoungou, la livraison des repas n’est pas souvent chose aisée. Il explique qu’un client peut par exemple commander un repas à 1000 FCFA et il veut qu’on le lui apporte loin. Les frais de livraison sont plus élevés et il se plaint.
Dans ce cas, M. Bonkoungou décline la livraison. Quant à Adama Zongo, lui, demande à certains individus d’abandonner des préjugés sur leur métier. « Ils voient en nous des délinquants. Alors que notre métier mérite respect et considération», se défend-il. Certaines personnes font usage régulier de cette digitalisation du repas. Dans les fidèles de GoChap Food, on compte Ramatou Sawadogo. Elle se dit satisfaite de son utilisation depuis une année. Toutefois, elle suggère l’intégration d’un programme de fidélité afin d’offrir des réductions. Cela motivera encore plus les gens à fidéliser.
Pour Jimmy Kouia, GoChap Food est une mise en relation entre le client demandeur et le restaurant fournisseur avec le service des livreurs.
C’est vers BonBiz FooD qu’Eliezer Kéré s’est tourné. Il profite de ses services depuis le début de l’année 2021. « Je l’ai découverte, en recherchant un service de livraison de repas pratique et local. J’ai été séduit par la variété des restaurants et plats proposés ainsi que par la rapidité du service. J’y ai trouvé les meilleurs restaurants de la ville», confie-t-il. Il en est satisfait car simple à utiliser, les délais de livraison sont respectés et les repas sont généralement bien emballés et conservés. Il croit que c’est également pratique de se faire livrer des plats dans le confort de son domicile et en quelques clics. Comme suggestion, il souhaite l’ajout de plus de restaurants partenaires.
En plus, l’intégration d’un système de fidélité pour les clients réguliers. Cette innovation ne convainc pas tout le monde. Kisito Paré ne veut pas changer d’habitude. Il préfère se déplacer pour aller manger où il veut. Méfiant, il dit : « Quand tu as l’habitude de te faire livrer des repas, tu donnes une bonne occasion aux ennemis de t’atteindre. Ils peuvent par exemple passer par le livreur qui peut être corruptible, pour t’empoisonner. Une femme est capable d’y mettre des filtres d’amour ».
Cela fait plus de trois ans que le Burkina Faso gravit les échelons de sa marche vers la souveraineté totale. Que de chemin parcouru notamment avec les Initiatives présidentielles engagées par le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, dans tous les secteurs stratégiques. La proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP) en avril 2025 a fini de convaincre les plus sceptiques que la dynamique en cours suit une ligne idéologique savamment tracée pour redonner au Burkina Faso, la place qui lui revient dans le concert des Nations.
Une révolution à l’image de celle d’août 1983 du capitaine-Président Thomas Sankara (RDP) et qui vise à assurer au Burkina Faso, un développement endogène, une souveraineté assumée, une dignité retrouvée et une indépendance réelle face à la domination impérialiste. A ce jour, les signaux sont au vert avec notamment une réduction du coût de la vie, la création de milliers d’emplois, une amélioration des opportunités d’affaires, une embellie dans le secteur du tourisme …
Au fil des réformes, le président du Faso a mis son peuple au travail, pour servir la cause de la sécurité, de la paix et développement endogène. Ainsi, dans le secteur de la sécurité et de la reconquête du territoire national, des résultats tangibles sont engrangés au grand bonheur des populations. Et cela, grâce au renforcement des capacités opérationnelles des Forces combattantes et l’implémentation de systèmes de sécurité urbaine (vidéoprotection) sur fond de mobilisation citoyenne. La sécurité étant progressivement recouvrée, les autres secteurs de développement ont pu émerger.
C’est le cas du secteur de la santé où l’engagement au plus haut sommet de l’appareil d’Etat s’est matérialisé par des Initiatives présidentielles majeures, comme le plan « 1000 x 5 » pour les ressources humaines et l’Initiative présidentielle pour la santé, incluant la gratuité des soins pour les femmes enceintes, mères allaitantes et enfants de moins de cinq ans, la construction de nouvelles structures (Centres médicaux communaux, services spécialisés) et l’équipement de celles existantes, les cliniques mobiles et la baisse des prix des médicaments. Le volet éducation de la RPP vise à transformer le système éducatif pour faire face aux défis nationaux.
La réforme des curricula, la normalisation des années académiques, le développement de la formation professionnelle, le lancement de la Radiodiffusion télévision éducative (RTE), les camps vacances Faso Mêbo et la modernisation des infrastructures, entre autres, visent à améliorer la qualité de l’éducation pour mieux mouler le Burkinabè de demain. Enfin, la RPP place l’agriculture au cœur de la souveraineté nationale, à travers la modernisation des infrastructures et outils de production, la dotation du monde agricole en équipements et intrants (tracteurs, semences), l’aménagement de plaines et bas-fonds avec au résultat, 7 millions de tonnes de céréales produites cette année. Vivement que cette dynamique de progrès et de croissance économique pour 2025-2026 projetée positivement, avec des estimations qui varient entre 5 % et 6,8 %, se poursuivent dans un climat apaisé.