Tournée opérationnelle : le CEMGA au contact des troupes de Dori

Du 31 août au 1er septembre 2026, le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Moussa Diallo, accompagné du colonel Issa Yaguibou, chef d’Etat-major de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso et parrain du Groupement des forces pour la sécurisation du Sahel (GFSS), a effectué une visite opérationnelle à Dori aux forces combattantes de la 4e Région militaire et du GFSS qui tiennent avec détermination et professionnalisme le front.

Face à une menace multidimensionnelle et un terrain difficile, les troupes restent inébranlables dans leur engagement. Au cours de son séjour, le CEMGA a évalué la situation et le dispositif sécuritaire, et rencontré l’ensemble des cadres FDS de la région. Il a également rendu une visite aux blessés de la garnison, ainsi qu’au gouverneur de Dori. C’est un message de félicitations et d’encouragements que le CEMGA a transmis aux FDS et VDP, les exhortant à maintenir le cap et à accentuer la traque de l’ennemi.

CEMGA

Institut national de formation du personnel de l’éducation : les 1re et 6e promotions célèbrent leur jubilé

0

Les élèves de la première et de la sixième promotion de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Bobo-Dioulasso devenue l’Institut national de formation du personnel de l’éducation (INFPE) ont célébré respectivement leurs 30e et 25e anniversaires le samedi 29 août 2026 à Bobo-Dioulasso. La rencontre a réuni anciens élèves et formateurs autour d’un moment de retrouvailles, de reconnaissance et de témoignages.

Les enseignants issus de la première et de la sixième promotion de l’Institut national de formation du personnel de l’éducation (ex-ENEP) de Bobo-Dioulasso ont commémoré respectivement le 30e et le 25e anniversaire de leur passage dans ladite école. Cette commémoration qui a eu lieu à l’INFPE était placée sous le patronage du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara et la présidence du gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté.

A l’occasion, Mariama Konaté a rendu un hommage aux enseignants de la première et de la sixième promotion pour leurs services rendus à la nation au cours de leur carrière. Mariama Konaté, représentant le ministre, a salué l’engagement des anciennes promotions. « Je voudrais saluer particulièrement les anciennes promotions de l’ENEP pour leur parcours et leur engagement. Votre expérience constitue un précieux héritage qu’il vous appartient désormais de transmettre aux générations montantes », a-t-elle déclaré. Pour le gouverneur de la région du Guiriko, l’enseignant du primaire demeure le socle de tout développement. Il a insisté sur la noblesse de ce métier, dont la valeur ne se mesure pas uniquement à l’argent.

« Vous avez quelque chose de plus précieux : votre contribution à l’éducation des enfants et au développement de votre pays », a-t-il lancé à l’endroit des enseignants. Pour le gouverneur, dans le contexte actuel du Burkina Faso, l’école constitue un espace de résilience, de cohésion sociale et de transmission des valeurs. Les enseignants, a-t-elle laissé entendre, portent ainsi une responsabilité particulière : former des citoyens compétents, intègres, patriotes et attachés à la paix et à l’unité nationale.

Rendre les connaissances à la nation

Les deux promotions ont remis des attestations de reconnaissance à leurs encadreurs et partenaires.

« La nation nous interpelle : faisons de l’éducation un véritable levier pour relever les défis de notre temps et construire l’avenir du Burkina Faso », a affirmé le gouverneur. Mariama Konaté a également rendu hommage aux éducateurs en soulignant leur contribution à la formation des citoyens. Evoquant ses propres souvenirs scolaires, elle a témoigné de l’impact durable des enseignants sur la vie de leurs anciens élèves. « Sans eux, sans leur engagement et sans leur détermination, je ne serais pas devant vous », a-t-elle confié.

Le choix de célébrer conjointement la première et la sixième promotion s’explique par leur appartenance à une même famille professionnelle vouée à la une seule vocation et leur commun souvenir, a laissé entendre le président du comité d’organisation, Sami Kambou
« L’ENEP demeure pour nous un lieu chargé d’histoire et de souvenir. C’est ici que nous avons appris à manier la craie comme une arme contre l’ignorance, un moyen de transmettre les connaissances et surtout de rendre service à la nation », a dit Sami
Kambou.

Pour lui, à travers cette célébration, les anciennes promotions de l’ENEP réaffirment leur engagement à accompagner les orientations des autorités et à contribuer, par l’éducation, à la construction d’un Burkina Faso plus responsable, plus uni et plus fort. Le représentant des deux parrains des promotions, Samuel Yaldia, a également salué l’œuvre accomplie par les enseignants tout au long de leur carrière. Selon lui, leur contribution dépasse largement la transmission des connaissances, car, ils participent à la transformation des individus et au progrès de la société.

« L’enseignant forme et forge les destins des Hommes », a-t-il insisté. A l’occasion de cette cérémonie, les deux promotions ont remis des attestations de reconnaissance à leurs formateurs et partenaires et acheté 250 Manifestes de la Révolution progressiste populaire. Les parrains ont également remis 100 exemplaires de cet ouvrage aux deux promotions.

Adaman DRABO
Pengd Wendé Charles BAMOGO
(Stagiaire)

Programme Pro-Paix-Jeunesse : 72 heures pour promouvoir la paix et la cohésion sociale

0

L’organisation EIRENE a lancé, mercredi 2 septembre 2026, à Ouagadougou, les « 72 Heures de la paix au Burkina Faso », dans le cadre de la clôture prochaine de son programme Pro-Paix-Jeunesse.

L’organisation pacifiste allemande EIRENE et ses partenaires sont toujours engagés dans la promotion de la paix. Dans ce cadre, elle a initié ses 72 heures du 2 au 4 septembre 2026, au musée national de Ouagadougou au profit des bénéficiaires du programme Pro-Paix-Jeunesse (PPJ). La cérémonie de lancement s’est tenue, sous la présidence du représentant du ministre de la Justice, Brahima Sawadogo. Saluant cette activité, il a indiqué que la promotion de la paix doit être un élément phare pour toute association. « La recherche de la paix est un impératif pour tout le monde, toutes structures qui œuvre pour la promotion de la paix est la bienvenue », a-t-il déclaré.

Selon les initiateurs des 72h de la paix au Burkina Faso, cet évènement vise, entre autres, à valoriser les principaux résultats, réalisations et changements enregistrés dans le cadre du PPJ. Il s’agit également de créer des espaces de dialogue et de réflexion multi-acteurs autour de la paix, de la cohésion sociale, de la prévention et de la gestion des conflits, etc.
Selon le coordonnateur régional de EIRENE au Sahel, Boniface Cissé, le programme au Burkina Faso est exécuté avec l’Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE), le réseau ouest-africain d’édification de la paix (WANEP-Burkina Faso) et l’Association pour la promotion de l’éducation non formelle (APENF). Le PPJ, a-t-il souligné, a été mis en œuvre pendant trois ans dans 16 communes au Burkina Faso.

« Il a notamment travaillé au renforcement des capacités des jeunes, au développement de leur résilience face aux violences et à leur engagement en faveur de la paix et de la sécurité », a-t-il précisé. Boniface Cissé a noté que ces trois jours d’activités vont permettre de présenter au public les acquis de trois années et de renforcer les liens entre les jeunes issus des différentes communes d’intervention.

Un espace de réseautage entre jeunes

Pour lui, l’un des principaux acquis du programme est la formation de jeunes messagers de paix. Il a relevé que ces derniers sont désormais engagés dans leurs communautés et participent à des initiatives locales en faveur de la paix. Selon Boniface Cissé, le programme Pro-Paix-Jeunesse a également accompagné des initiatives en faveur des femmes, notamment celles déplacées internes. A Boussouma, précisément dans le village de Louda, l’association Neerwata a bénéficié de l’accompagnement de WANEP-Burkina Faso pour organiser une formation au profit de femmes déplacées internes.

La présidente de l’association, Mélika Zamtako a salué l’initiative, estimant qu’elle a contribué à l’autonomisation des femmes et au rapprochement entre les bénéficiaires et les femmes des communautés hôtes. « Plus, il y a les moyens, plus il y a l’autonomisation », a-t-elle soutenu. Quant à Samira Tamboura, ce programme a été la bienvenue puisqu’ayant bénéficié de formations sur la transformation les produits locaux. « Les formations sur la transformation du lait en d’autres mets prêts à consommer nous ont permis de gagner de l’argent », a-t-elle révélé.

Au cours des « 72 Heures de la paix », les jeunes venus de différentes localités vont échanger sur leurs expériences et découvrir les initiatives menées par leurs pairs. Une journée des communautés, des émissions radiophoniques, des ateliers et espaces d’apprentissage, des panels et échanges sont, entre autres, activités prévues de cet évènement. Fondée en 1957 par des chrétiens pacifistes, EIRENE met en œuvre le programme Pro-Paix-Jeunesse au Burkina Faso et au Niger, en partenariat avec des organisations de la société civile.

Samira Alida KAMBOU

Evènements de la base 101 de Niamey : les forces vives de la Nation réaffirment leur soutien au CNSP

Les forces vives de la Nation ont organisé, ce mercredi 2 septembre 2026, un meeting suivi d’une déclaration publique à la place de la Concertation de Niamey, en présence des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), du gouvernement, du président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), du gouverneur de la région de Niamey, de l’administrateur délégué de la ville de Niamey, ainsi que de plusieurs acteurs de la société civile et de nombreux participants.

Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par les récents événements survenus dans la capitale et vise notamment à réaffirmer l’engagement des forces vives en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la souveraineté et de la défense des intérêts du Niger. Prenant la parole à cette occasion, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, a indiqué que cette mobilisation vise à montrer que « le peuple nigérien demeure debout et pleinement conscient du moment historique que traverse notre pays ».

Le ministre a salué la réaction patriotique des populations face aux événements des 28 et 29 août 2026, soulignant leur calme et leur vigilance face aux rumeurs et aux campagnes de désinformation. Il a également rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) pour leur prompte réaction, avant d’inviter les participants à observer une minute de prière à la mémoire des militaires et civils tombés pour la défense de la patrie. Evoquant la solidarité du Burkina Faso et du Mali, Abdoulaye Seydou a estimé que cette mobilisation traduit l’existence d’une véritable « communauté de destin » au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Il a également salué les différentes réactions de solidarité exprimées en Afrique en faveur du Niger.

Selon toujours le ministre, le combat des peuples du Sahel vise notamment à défendre le droit des peuples africains à disposer d’eux-mêmes, à contrôler leurs ressources et à choisir librement leurs partenaires. Revenant sur le témoignage du capitaine Roger Gabriel, Abdoulaye Seydou a affirmé que les événements récents constituent, selon lui, une tentative de déstabilisation des institutions du Niger impliquant des puissances étrangères et certains pays africains. Il a appelé l’Union africaine et les Nations unies à œuvrer pour la paix et à respecter le libre choix du peuple nigérien.

Enfin, il a appelé les Nigériens à faire de la souveraineté une véritable culture nationale, estimant qu’elle doit se traduire dans les administrations, les écoles, les familles, les médias et dans la manière de servir l’Etat. « Un peuple souverain est d’abord un peuple conscient », a-t-il conclu. Pour sa part, le gouverneur de la région de Niamey, Asmane Abdou Harouna, a félicité les Forces vives de la Nation pour leur mobilisation en soutien au CNSP, au président de la République et au processus de refondation nationale. Il a aussi appelé les Nigériens à préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et la souveraineté du pays, tout en restant vigilants face aux tentatives de manipulation et de déstabilisation.

Le gouverneur a également exhorté les forces vives à être les « sentinelles » de la nouvelle conscience citoyenne et à poursuivre leur engagement en faveur de la refondation, de la solidarité et du développement harmonieux du Niger. Auparavant, l’administrateur délégué de la Ville de Niamey, Soumana Garanké, a exprimé sa profonde gratitude aux Forces vives pour l’organisation de ce meeting de soutien aux autorités de la refondation. Il a salué la mobilisation des populations de Niamey, rappelant que la capitale a toujours répondu présente depuis les événements du 26 juillet 2023.

Il a exhorté les participants à continuer d’accompagner les autorités, à rester unis et vigilants, tout en poursuivant les prières pour la paix et la stabilité du Niger. Pour clore le meeting, le général Ibro Amadou Bacharou a transmis les salutations du général d’armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, aux Forces vives de la Nation et aux populations du Niger. Il a invité la population à rester soudée, calme et vigilante, tout en exhortant les citoyens à signaler aux autorités tout fait ou comportement suspect dont ils seraient témoins. Notons que le meeting s’est achevé par l’exécution des deux hymnes, à savoir l’hymne national du Niger et celui de la Confédération des États du Sahel (AES).

 

Agence nigerienne de presse

7 ans de prison pour coup mortel de marteau sur son co-employé

S.T a comparu en audience correctionnelle devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou le mardi 1er septembre 2026. Il est prévenu pour des faits de coups mortels et blessures volontaires. Il a en effet administré des coups ayant entrainé la mort de D.B et d’autres à l’aide de marteau à N.C ayant entrainé une incapacité temporaire de travail. Les faits se sont produits, le 18 janvier 2026, aux environs de 23h à Solenzo. Après avoir reconnu les faits, le prévenu a expliqué qu’il (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Yacouba BELEM

Chirurgie réparatrice pédiatrique : 20 enfants nés avec des malformations pris en charge

0

Le ministère de la Santé, en collaboration avec la Société burkinabè de chirurgie pédiatrique, organise du 31 août au 4 septembre 2026, la première campagne de chirurgie réparatrice pédiatrique au profit de 20 enfants nés avec des malformations anorectales ou atteints de la maladie de Hirschsprung.

Le ministère de la Santé se soucie des personnes atteintes de malformations anorectales ou de la maladie de Hirschsprung. En effet, le département organise une campagne de chirurgie réparatrice pédiatrique au profit de 20 enfants nés avec ces anomalies du 31 août au 4 septembre 2026 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo. Cette initiative, selon le secrétaire général de la Société burkinabè de chirurgie pédiatrique, Pr.

Isso Ouédraogo vise à offrir une prise en charge chirurgicale à des enfants souffrant de malformations congénitales qui affectent leur appareil digestif et peuvent considérablement perturber leur quotidien. « En termes simples, les malformations anorectales concernent des enfants qui naissent avec une absence ou une mauvaise formation de l’anus », a-t-il précisé. Pr. Isso Ouédraogo a expliqué que ces malformations surviennent au cours du développement du fœtus.

« Plusieurs étapes interviennent dans la formation des organes et il peut arriver que l’un d’eux ne se constitue pas normalement. C’est-à-dire que l’enfant n’aura pas d’anus. Ou bien si le côlon est formé, il va y manquer l’innervation et tout compte fait ces enfants vont avoir des problèmes pour pouvoir émettre des selles », a-t-il détaillé. De l’avis du spécialiste, la maladie de Hirschsprubg constitue une autre pathologie prise en charge au cours de cette campagne. Elle est liée à l’absence de cellules nerveuses dans une partie de l’intestin, ce qui empêche cette portion du côlon de fonctionner correctement et peut entraîner des difficultés à évacuer les selles, a indiqué Pr. Isso Ouédraogo.

Une prise en charge en trois étapes

Selon lui, la prise en charge des enfants présentant certaines malformations anorectales se fait en trois étapes. La première consiste à réaliser une colostomie dès la naissance. « C’est une intervention qui consiste à ouvrir l’intestin à la peau pour que l’enfant puisse émettre les selles » a-t-il expliqué.

La deuxième étape intervient aux alentours de dix mois ou lorsque l’enfant atteint dix kilos. « Il s’agit de lui créer un néo-anus puisque l’anus n’est pas perforé » a-t-il confié. La dernière étape consiste en la fermeture de la colostomie. « Il s’agit du rétablissement de continuité digestive. Il consiste à fermer ce qu’on a ouvert dès la naissance pour que le patient puisse émettre les selles », a-t-il relevé.

Le représentant du ministre de la Santé, Bassidou Saré, a indiqué que le département travaille à l’amélioration de l’offre de soins au profit des populations, avec une attention particulière accordée aux enfants, considérés comme l’avenir du Burkina. Pour lui, cette initiative permet de contribuer au développement d’une offre spécialisée au sein du CHU de Tengandogo.

Le directeur général du CHU de Tengandogo, Lin Somda, a salué le choix porté sur son établissement pour arbitrer cette campagne. Il a estimé que cette initiative contribuera également au renforcement des compétences et des capacités du personnel soignant dans le domaine de la chirurgie pédiatrique.

Leila Sylvia SAWADOGO

Programme de résilience du système alimentaire au Burkina Faso : près de 600 000 bénéficiaires directs enregistrés

Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques organise la 8e mission d’appui conjointe à la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, composante Burkina (PRSA-BF), du 1er au 4 septembre 2026, à Ouagadougou.

Des responsables du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques et de la Banque mondiale (BM) sont en conclave du 1er au 4 septembre 2026, à Ouagadougou. En effet, ils vont passer en revue l’état d’avancement des activités et formuler des recommandations pour la bonne marche du programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, composante Burkina (PRSA-BF). Cette réunion est organisée par le ministère en charge de l’agriculture dans le cadre de la 8e mission d’appui conjointe à la mise en œuvre du programme par le Burkina Faso et la BM.

Selon les organisateurs, cette mission intervient durant le dernier semestre de la phase opérationnelle du programme. Le secrétaire général du ministère en charge de l’agriculture, Gaoussou Sanou, a révélé qu’à partir du 20 août 2026, le PRSA-BF affichait un taux d’exécution cumulé de 93,77% et un taux d’exécution financière de 93,59%. « Le PRSA-BF a touché 583 545 bénéficiaires directs soit 89,8% de la cible finale. Le niveau de réalisation des indicateurs de l’objectif de développement est de 90,20% tandis que le taux moyen d’atteinte des indicateurs des résultats intermédiaires s’établit à 98,23% », a-t-il indiqué.

A son avis, c’est une occasion « privilégiée » d’apprécier les progrès réalisés, d’identifier les derniers obstacles et de surtout définir les mesures nécessaires à l’achèvement des activités ainsi que la consolidation des acquis.

« Le PRSA-BF a contribué significativement aux priorités du gouvernement en matière de souveraineté alimentaire, de résilience climatique, de productivité agricole et de développement des chaines de valeur », s’est réjoui Gaoussou Sanou.

Amélioration des indicateurs de développement

Pour le coordonnateur du PRSA-BF, Adama Kafando, ce programme a permis d’améliorer un certain nombre d’indicateurs de développement au niveau national. « Sur le plan alimentaire, le PRSA-BF a favorisé près de 600 000 bénéficiaires directs. Nous avons mis également l’accent sur les objectifs de l’Offensive agropastorale et halieutique en termes d’acquisition et de distribution d’intrants (plus de 36 000 tonnes d’engrais mises à la disposition des producteurs, 1 000 tonnes de semences, plus de 100 magasins de capacités) », a-t-il soutenu. Le coordonnateur du PRSA-BF a aussi relevé qu’environ 700 hectares (ha) de bas-fonds ont été aménagés et valorisés en matière de production de riz.

« Nous sommes en train de réaliser 139 périmètres maraîchers dont 116 sont déjà réceptionnés à date et une vingtaine en cours de finition. Nous avons également tenu compte des périmètres irrigués. Sur la base des nouvelles orientations du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant
Ismaël Sombié, nous avons engagé deux grands chantiers dont la finalisation est en cours. Il s’agit de la réhabilitation et la modernisation du périmètre irrigué de Bama de plus de 1 000 ha ainsi que de celui de Bossora avec 450 ha sur un total de 700 ha en cours d’aménagement », a ajouté Adama Kafando.

Le PRSA en Afrique de l’Ouest est une réponse des organisations régionales et des pays membres à la faible productivité du système alimentaire. La composante Burkina Faso s’inscrit dans les priorités nationales déclinées dans la Politique sectorielle « production agro-sylvo-pastorale (PS-PASP) », le Plan d’actions pour la stabilisation et le développement (PA-SD) ainsi que l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) qui vise la souveraineté alimentaire et la création d’emplois décents dans le secteur agropastoral. Le PRSA-BF est entré en vigueur en juin 2022 et mis en œuvre sur une période de cinq ans. Il vise à accroître la préparation à l’insécurité alimentaire et améliorer
la résilience des acteurs du système alimentaire, des paysages prioritaires et des chaînes de valeur.

Boukary BONKOUNGOU

Distinctions honorifiques dans l’espace AES : les acteurs en quête d’un système confédéral harmonisé

Une rencontre technique des secrétaires généraux des Grandes Chancelleries des Ordres nationaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se tient les 2 et 3 septembre 2026, à Ouagadougou.

La mise en place de mécanisme commun dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) constitue un levier stratégique pour la consolidation de la Confédération. C’est conformément à cette vision que les secrétaires généraux des Grandes Chancelleries de la confédération des Etats du sahel se réunissent les 2 et 3 septembre à Ouagadougou pour la création de distinctions honorifiques confédérales. Cette rencontre a été placée sur le thème : « Les Grandes Chancelleries des Ordres nationaux : une synergie d’action pour la promotion du mérite et de l’excellence au service de la souveraineté dans l’espace confédéral AES ».

Selon le Grand Chancelier des Ordres nationaux du Burkina Faso, le général de brigade, Pingrenoma Zagré, l’élaboration consensuelle des fondements juridiques, institutionnels, symboliques, opérationnels d’un système de distinctions honorifiques confédéral est l’objectif affiché pendant ces deux jours de travaux. Selon lui, la création des distinctions honorifiques confédérales revêt une portée multidimensionnelle qui contribuerait à consolider l’identité confédérale par une reconnaissance commune de contributions exceptionnelles de citoyens dans la réalisation des objectifs stratégiques.

Pingrenoma Zagré a aussi souligné qu’à travers cette initiative, les Grandes Chancelleries de l’AES ambitionnent de reconnaître les victoires, magnifier les sacrifices, saluer les actes éminents et le dévouement exceptionnel des citoyens au service de la Confédération. Il a insisté sur la promotion des compétences de l’espace confédéral qui est cruciale, selon lui. « La constitution d’un espace confédéral souverain et prospère exige de promouvoir à tous les niveaux des compétences, des performances, des mérites et l’excellence avec un esprit patriotique confédéral de la part des citoyennes et des citoyens », a-t-il indiqué.

Harmoniser les modalités des récompenses

Le Grand Chancelier a relevé que cette démarche fait appel à la responsabilité collective et individuelle à œuvrer avec ambition, persévérance et détermination, afin de relever les défis pour faire triompher la Confédération des Etats du Sahel. Il a, en outre, expliqué que cette rencontre ne constitue que la première étape car, a-t-il dit, les travaux seront ensuite soumis aux Grands Chanceliers, puis aux chefs d’Etat.

Selon Adama Traoré, chef de cabinet de la Grande Chancellerie des Ordres nationaux du Mali, cette séance de travail est un moyen de se ressourcer et d’élaborer un socle commun pour définir le mérite dans le cadre de la Confédération de l’AES. Il a aussi indiqué que c’est le moment idéal pour « oublier » tout ce que le Sahel a importé des occidentaux et redéfinir le système de gratification des plus méritants. « Nous avons des valeurs aujourd’hui qui symbolisent le mérite dont nous refusons de tenir compte dans nos différents Etats », a-t-il martelé. Ainsi, Adama Traoré a rappelé qu’il s’agira, au cours de ces 48h d’échanges, d’harmoniser les modalités des récompenses dans lesquelles les différents Etats vont se reconnaître lorsqu’on parlera de mérite et de symboles pour éduquer.

Soumaïla BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Initiative pour la Gouvernance mondiale : un an après son lancement, quelle empreinte du grand pari diplomatique du président Xi Jinping sur la scène internationale ?

L’analyse ci-dessous est une contribution de Mohanz Ben Djébal KONATÉ, Directeur de la Recherche de l’Institut des Hautes Études Internationales (INHEI), à la commémoration du premier anniversaire de l’Initiative pour la Gouvernance mondiale (IGM) du président Xi Jinping.

C’est un secret de polichinelle de rappeler à la mémoire collective que les débats sur la nécessaire reconfiguration de l’ordre mondial se sont considérablement intensifiés compte tenu de la dynamique géopolitique actuelle. Les rapports de force se déplacent tandis que les lignes de fracture se redessinent au gré, entre autres, des rivalités de puissance et des aspirations nouvelles des États du Sud. Une telle ambiance internationale présage assurément la montée d’un multilatéralisme concurrentiel, un nouvel ordre assez représentatif dans lequel la République populaire de Chine entend désormais jouer son rôle fort assumé au bénéfice à la fois de ses citoyens et du Sud global. « Après avoir erré sans cesse entre montagnes et rivières, qui laissent douter d’une possible issue, [la] voilà soudain devant un village aux saules ombreux et aux fleurs ravissantes. »[i] Ainsi, le pays se trace-t-il un destin glorieux qui forge l’admiration par ses performances multisectorielles et ses ambitions diplomatiques sur la scène internationale matérialisées par l’Initiative pour la Gouvernance mondiale (IGM) qui commémore ce mardi 1er septembre 2026, son premier anniversaire. Quelle analyse peut-on faire de l’initiative et de son bilan au terme d’une année de parcours ?

  1. De la genèse de l’IGM à l’influence diplomatique de la Chine dans le monde

Lancée le 1er septembre 2025 lors du Sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Tianjin, l’IGM se veut l’aboutissement d’un processus de maturation de la diplomatie chinoise. En rappel, elle est la suite logique d’une série d’initiatives de dimension mondiale[ii] du président Xi Jinping qui permet à la République populaire de Chine de franchir un nouveau cap dans sa stratégie de positionnement diplomatique sur la scène internationale. La démarche est, en effet, significative. Pendant des décennies, la Chine a été perçue comme une puissance en ascension cherchant à s’intégrer aux structures existantes de l’ordre international. Cette initiative lui permet dorénavant de participer activement à la définition des règles du jeu dès lors qu’elle oriente la diplomatie chinoise sur la proposition d’un cadre de gouvernance à portée internationale. Ces cinq dernières années, le rôle de leadership joué par Pékin sur les questions de la gouvernance mondiale s’inscrit largement dans sa vision d’une « communauté de destin pour l’humanité », qui met l’ensemble des États sur un pied d’égalité, préconise une gouvernance mondiale inclusive, équitable, représentative, et selon laquelle, ils ont l’obligation d’agir en synergie face aux défis contemporains multiformes et multidimensionnels qui transcendent les frontières nationales. La prise en charge des questions liées aux mers et océans, au cyberespace, aux ressources critiques, à l’environnement, à la technologie, aux conflits et groupes armés, à la prolifération nucléaire, à la violation du droit international, au déséquilibre de développement etc., nécessitent des réformes globales du système international pour une réadaptation des mécanismes de gouvernance aux défis émergents. En 2013, Michel Rioux[iii] alertait déjà : « Si les organisations internationales constituent des organisations socialement construites, elles sont aussi le reflet des arbitrages et des rapports de force qui permettent d’institutionnaliser un ordre dont la stabilité dépend foncièrement de leur capacité à répondre aux nouveaux défis et surtout à s’ajuster aux changements. Ces arbitrages s’inscrivent eux-mêmes dans des contextes historiques et idéologiques modelés par des rapports de force ayant des effets structurants sur les institutions. Mais, chose certaine, les pratiques changent, les acteurs innovent et cherchent constamment à contourner les règles. Par conséquent, les institutions doivent évoluer, entreprendre des reformes ou mourir ». Dans le même registre, la Chine propose au monde un autre regard du fonctionnement de ce système et en suggère en son sein, une répartition de l’influence. À l’évidence, une variable importante est à considérer dans l’approche de Xi Jinping sur la gouvernance mondiale : l’éclatement, le décloisonnement ou encore la diversification des pôles de décisions. Elle tranche naturellement avec le principe qui a toujours régi le fonctionnement des relations internationales et légitimé une pratique qui fait recettes depuis la fin de la Guerre froide : celui de la centralité qui se solde par une forme d’hégémonisme dans le monde. En clair, l’IGM interpelle et met les États face à leur responsabilité collective dans la construction participative d’un ordre global capable de répondre aux mutations qui s’annoncent. Elle invite particulièrement à renforcer le multilatéralisme en accordant une place importante aux pays en développement dans les instances où se dessinent les grandes orientations de la gouvernance mondiale : « le processus visant à garantir un meilleur respect du droit des pays du Sud au développement, à faire entendre leur voix et à participer à la prise de décision dans les affaires internationales marquera une étape historique vers une gouvernance mondiale plus dynamique, plus efficace et porteuse d’espoir. »[iv]

  1. Le pari mondial de Xi Jinping trouve un écho favorable au Sud global

Les principes fondamentaux énoncés par le président chinois dans le cadre de l’IGM correspondent non seulement à une certaine vision du mode de fonctionnement de la communauté internationale mais répondent surtout à plusieurs préoccupations largement partagées par les pays du Sud :

  • Le respect de l’égalité souveraine des États ;
  • Le respect de l’État de droit international ;
  • Le multilatéralisme ;
  • L’approche centrée sur les personnes ;
  • La recherche d’actions concrètes.

La résonance de ces principes auprès des pays en développement ne saurait être comprise sans tenir compte de leur trajectoire historique. Pour nombre d’entre eux, et particulièrement pour les États africains, l’histoire contemporaine reste marquée par les expériences de maltraitances diverses[v] et de domination dans les relations internationales : « l’Afrique qui est un symbole, un concentré de problèmes de développement d’aujourd’hui, […] est fortement marquée par la dépendance et la domination, c’est-à-dire, des rapports extrêmement inégalitaires avec des centres de pouvoirs, de décisions, extérieurs au continent ou, au mieux, en situation périphérique ».[vi] Certes, les indépendances, acquises pour la plupart à partir des années 1960 suite à la conférence de Bandung (avril 1955), ont juridiquement consacré la souveraineté des États africains. Toutefois, elles n’ont pas mis fin aux rapports de dépendance qui ont l’allure de nouvelles pratiques coloniales. Les déséquilibres existant dans bien de secteurs alimentent les revendications en faveur d’un système international ou d’un mode de gouvernance mondial équitable et ouvert. C’est précisément sur ce terreau historique que le principe d’égalité souveraine défendu par l’IGM trouve un écho particulier. Présent à la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères du Groupe des pays les moins avancés (PMA), tenue à New York le 26 septembre 2025, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, le chef de la diplomatie burkinabè, déclarait devant ses pairs que : « nos États ne sont ni pauvres, ni moins avancés, ils subissent les effets d’un système de gouvernance mondiale inéquitable et d’un ordre financier international favorable aux pays dits riches ».[vii] En effet, pour de nombreux pays du Sud, la souveraineté ne saurait être réduite à la simple reconnaissance juridique d’un État. Elle implique également la capacité réelle de chaque nation à déterminer librement ses choix et ses partenaires de développement sans subir de pressions ou d’ingérences indues. C’est la raison pour laquelle, un an après son lancement, l’IGM enregistre un écho diplomatique inédit, avec plus de 160 pays et organisations internationales ayant adhéré à ses principes. Par ailleurs, cette large adhésion ne saurait être dissociée des performances des pays en développement dans l’économie mondiale : « en parité de pouvoir d’achat, le Sud global représente désormais plus de 60 % de l’économie mondiale et contribue à hauteur de 80 % à la croissance économique planétaire, porté par de multiples pôles de développement répartis dans diverses régions. Le monopole exercé par un petit nombre de pays sur les affaires internationales n’est plus viable, et les injustices historiques de longue date doivent être réparées. »[viii] En clair, nous assistons à un déplacement progressif du centre de gravité de l’économie mondiale, toute chose qui nourrit, au sein des pays du Sud, une revendication croissante en faveur d’une participation plus substantielle aux mécanismes de décisions dans les instances internationales. Dès lors, le maintien du système de centralité sus évoqué apparaît de moins en moins en adéquation avec les réalités économiques du moment. Dès lors, le chiffre record d’adhésions peut être interprété comme l’expression évidente d’une aspiration collective à corriger certains déséquilibres de la gouvernance mondiale actuelle. Aussi, en vue d’accompagner et de faciliter la mise en œuvre de l’IGM, la Chine a créé en décembre 2025, le Groupe des amis y afférent. Initialement constitué d’une quarantaine de pays, ce cadre de concertation réunit à ce jour, environ 60 pays qui entretiennent déjà d’excellentes relations diplomatiques avec la République populaire de Chine et aspirent également à un monde plus équitable.

  1. Le cas particulier du Burkina Faso

Sans surprise, le Burkina Faso fait partie des premiers pays à avoir rejoint le Groupe des amis de l’IGM. Sa posture actuelle sur la scène internationale est l’expression manifeste de sa volonté de rompre avec des méthodes classiques de gouvernance au plan mondial. Le discours politique est fortement empreint de l’engagement d’un pays qui souscrit au respect inconditionnel de la souveraineté réelle des États et à l’édification d’un modèle de société qui réponde aux aspirations profondes de son peuple. Le 1er avril 2025, le pays proclame la Révolution progressiste populaire (RPP)[ix] qui vise à refonder l’État à partir d’importantes réformes dans l’ensemble des secteurs d’activités. Naturellement, celles-ci touchent à sa politique étrangère qui devient le reflet d’une vision politique essentiellement axée, entre autres, sur la consolidation de sa souveraineté, le développement endogène et, surtout, la diversification des partenariats qui s’est soldée par le renforcement de la coopération Sud-Sud. C’est dans cette perspective que le pays trouve son intérêt à activement soutenir l’IGM qui offre l’opportunité au Sud global de contribuer à ce « dialogue international permanent » combien stratégique pour un rééquilibrage de l’ordre mondial. Alors, on pourrait dire que la Chine et le Burkina Faso ont une convergence de visions en matière de modèle de développement et de conduite des relations internationales. Au plan bilatéral, la coopération entre les deux pays est fondée sur le respect mutuel tout en dynamisant les échanges dans nombre de secteurs (santé, infrastructures, culture, éducation-formation, agriculture, sécurité, commerce etc.).

  1. Quelles perspectives pour l’IGM ?

L’IGM, en même temps qu’elle contribue au débat international sur la réforme du multilatéralisme, elle doit adopter une approche introspective en vue d’évaluer les capacités réelles des pays du Sud global à efficacement conduire un tel processus. La quête d’un système international dépourvu d’insuffisances en termes de gouvernance est un combat de longue haleine qui nécessite des mesures structurelles socioéconomiques et politiques adéquates au sein des pays partenaires de l’initiative. Bien de pays en développement sont confrontés à des économies déficitaires et dépendantes faute d’industrialisation, une situation aggravée par des taux de scolarisation assez criards, une agriculture de subsistance faiblement modernisée dans certaines régions, une insuffisance de capitaux, des résultats des travaux de recherche insuffisamment valorisés par les décideurs politiques, etc. Ces États ont manifestement diverses attentes en matière développement pour se hisser au niveau de la concurrence mondiale. Dans cette perspective, l’IGM pourrait précisément trouver l’une de ses principales raisons d’être dans l’accompagnement des transformations structurelles souhaitées. Il s’agit, au-delà de la question du multilatéralisme, de renforcer continuellement les capacités de certains pays du Sud global afin d’avoir des économies productives et compétitives, condition indispensable à leur participation effective à la gouvernance mondiale. Des cadres comme le Forum Chine-Afrique et la coopération bilatérale peuvent être mis à contribution. L’enjeu est de faire de la gouvernance mondiale non seulement un espace de représentation politique, mais également un instrument de transformation des capacités productives des pays du Sud.

Mohanz Ben Djébal KONATE

Directeur de la recherche de l’INHEI

 

[i] Lu You, extrait du recueil : Deux poèmes sur les sentiments à l’aube d’une nuit d’automne (1192), cité dans Xi Jinping : la gouvernance de la Chine V (2025), p.209

[ii] L’Initiative pour le développement mondial (2021), l’Initiative pour la sécurité mondiale (2022) et l’Initiative pour la civilisation mondiale (2023). Il faut rappeler qu’antérieurement (2013), le président Xi Jinping avait également lancé « Belt and Road Initiative »

[iii] Traité des relations internationales (pp.836-837)

[iv] Extrait du Livre blanc sur l’IGM (2026), « Une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable : Principes, propositions et actions de la Chine » (p.5). Le titre original est en anglais.

[v] Nous faisons référence à la traite, à l’esclavage et au commerce triangulaire.

[vi] François Barth (2003), L’Afrique : continent pluriel, (p.6)

[vii] https://gouvernement.gov.bf/actualites/reunion-annuelle-du-groupe-des-pma, consulté le 30 septembre 2026

[viii] Extrait du Livre blanc sur l’IGM (2026), « Une gouvernance mondiale plus juste et plus équitable : Principes, propositions et actions de la Chine » (Ibid.)

[ix] Le Manifeste est disponible depuis avril 2026

26e Réunion du Conseil des Chefs d’État de l’OCS : Le président Xi Jinping avance quatre propositions importantes

Dans la matinée du 1er septembre, le Président Xi Jinping a participé à la 26e Réunion du Conseil des Chefs d’État de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) à Bishkek.

La 26e Réunion du Conseil des Chefs d’État de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) a eu lieu dans la matinée du 1er septembre à Bishkek. La Réunion a été présidée par le Président Sadyr Japarov du Kirghizistan, pays assurant la présidence tournante de l’OCS. Le Président Xi Jinping y a prononcé une allocution importante intitulée Œuvrons pour un développement de meilleure qualité de l’Organisation de Coopération de Shanghai.

Le Président Xi Jinping a indiqué que cette année marque le 25e anniversaire de la création de l’OCS. Il a noté que depuis sa création l’OCS affiche une vitalité et une dynamique croissantes. « Depuis 25 ans, notre Organisation a parcouru un chemin extraordinaire. Son plus grand accomplissement est de devenir pas à pas l’organisation de coopération régionale de type nouveau la plus étendue et la plus peuplée au monde qui recèle un immense potentiel de développement. Sa plus précieuse richesse spirituelle est d’avoir fondé de manière créative et de poursuivre l’esprit de Shanghai, marqué par la confiance mutuelle, le bénéfice mutuel, l’égalité, les consultations, le respect de la diversité des civilisations et la recherche du développement commun. Sa plus importante expérience dans la coopération est d’avoir trouvé la bonne voie de coexistence caractérisée par la non-alliance, la non-confrontation et la non-hostilité envers les tierces parties et d’encourager les pays de la région à construire ensemble leur foyer commun », a-t-il déclaré.

Face aux transformations inédites dans le monde, l’OCS doit assumer selon le président chinois les responsabilités historiques et orienter la marche de l’Histoire. Pour ce faire, il a avancé quatre propositions.

Premièrement, il a appelé à accorder la priorité au développement et ouvrir un avenir de prospérité commune. « Nous devons plaider pour une mondialisation économique bénéfique pour tous et inclusive, consolider la coopération dans les domaines traditionnels tels que le commerce, l’investissement, l’interconnexion, les énergies et les ressources et élargir la coopération dans les domaines émergents dont l’intelligence artificielle, l’économie numérique, les industries vertes et les mines vertes, en vue de promouvoir une coopération régionale plus profonde et plus concrète et de favoriser sa montée en gamme et en qualité », a-t-il soutenu.

Deuxièmement, il a invité à mettre l’accent sur la sécurité et bâtir un environnement de sécurité universelle. « Nous devons répondre de manière coordonnée aux menaces sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles, lutter contre les trois forces du terrorisme, du séparatisme et de l’extrémisme, la criminalité organisée transfrontalière, le trafic de drogue et la fraude aux télécommunications, renforcer la coopération sur la sécurité de l’information, la biosécurité et la sécurité de l’espace extra-atmosphérique et prévenir toute tentative extérieure d’ingérence dans les affaires intérieures de nos pays, d’atteinte à la sécurité politique et de sabotage de la stabilité régionale. La Chine entend travailler avec les différentes parties à porter la vision de sécurité commune, intégrée, coopérative et durable et à faire de l’OCS une plateforme importante de la concrétisation de l’Initiative pour la sécurité mondiale », a-t-il déclaré.

La troisième proposition du président Xi est de poursuivre une approche centrée sur le peuple et consolider la base de l’amitié éternelle. « Il nous faut prendre pleinement en compte les particularités des différents pays en matière d’histoire, de culture, de système social et de stade de développement, construire des réseaux de coopération entre organes législatifs, partis politiques, établissements scolaires, think tanks, entreprises et médias pour promouvoir les échanges entre peuples et injecter de la vitalité au bon voisinage et à l’amitié entre les États membres. La Chine entend travailler avec toutes les parties à mettre en œuvre l’Initiative pour la civilisation mondiale et à soutenir les efforts des institutions d’amitié populaire comme la Commission du bon voisinage, de l’amitié et de la coopération de l’OCS pour jouer un rôle accru. La Chine mettra en place un centre de coopération Chine-OCS sur l’éducation de base et entend continuer de bâtir des ponts d’échanges et d’inspiration mutuelle pour le rapprochement des peuples à travers les projets tels que les Instituts Confucius et les Ateliers Luban », a-t-il dit.

Quatrièmement, Xi Jinping a appelé à poursuivre le dialogue et les consultations et œuvrer à une gouvernance plus équitable et plus ordonnée. « Il nous faut poursuivre l’égalité de tous les pays, qu’ils soient grands ou petits, travailler à ce que les affaires régionales soient discutées par tous les pays pour apaiser les différences et bâtir les consensus, gérer adéquatement les divergences par le dialogue et les consultations et relever les défis communs par la coordination multilatérale. La Chine soutient l’OCS dans le développement d’une coopération pilote pour la mise en œuvre de l’Initiative pour la gouvernance mondiale et appelle à poursuivre le perfectionnement institutionnel de l’OCS pour renforcer son efficacité dans la prise et l’exécution des décisions. Nous serons heureux de voir plus de pays aux mêmes idéaux devenir nos partenaires pour contribuer ensemble au perfectionnement de la gouvernance régionale et mondiale », a mentionné le président chinois.

Xi Jinping a par ailleurs souligné que la Chine est prête à travailler avec toutes les parties pour continuer de porter haut l’étendard de l’esprit de Shanghai, mettre en œuvre la stratégie de développement de l’OCS pour les dix ans à venir et réaliser un développement de meilleure qualité afin d’apporter une plus grande contribution à la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Les dirigeants des États membres ont salué les accomplissements que l’OCS avait réalisés dans son développement depuis sa création il y a 25 ans, estimant que l’Organisation offre une garantie importante à la sécurité et à la prospérité de la région et constitue un socle de la stabilité et du développement économique dans le monde. Les différentes parties ont salué la contribution importante apportée par la Chine en tant que membre fondateur de l’OCS à la promotion du développement de l’Organisation. Elles sont convenues de mettre en œuvre activement la planification stratégique faite lors du Sommet de Tianjin 2025 et de continuer de faire rayonner l’esprit de Shanghai, de perfectionner les mécanismes de l’OCS, de renforcer la confiance politique mutuelle, d’approfondir la coopération dans les domaines comme le commerce, l’investissement, les sciences et technologies, les énergies, la finance, les chaînes industrielles et d’approvisionnement et l’interconnexion, de favoriser le rapprochement des peuples et de répondre ensemble aux défis sécuritaires de type nouveau en vue d’écrire un nouveau chapitre de paix éternelle et de développement partagé. Elles ont affirmé que dans une situation internationale changeante et volatile, les États membres de l’OCS devaient faire preuve de solidarité et travailler en étroite collaboration pour renforcer l’influence de l’Organisation, promouvoir la construction d’un système de gouvernance mondiale plus juste et plus équitable et apporter une plus grande contribution à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans la région et dans le monde.

Les dirigeants des États membres de l’OCS ont signé et publié la Déclaration de Bishkek du Conseil des Chefs d’État de l’Organisation de Coopération de Shanghai, approuvé le Protocole sur l’amendement et le complément de la Charte de l’OCS, le Règlement du Centre universel de lutte contre les menaces et défis sécuritaires et le Règlement du Centre de lutte contre les drogues et adopté 28 documents finaux sur le renforcement de la coopération sécuritaire, économique, humaine et culturelle et de l’édification institutionnelle de l’OCS et autres.

 

La Réunion a par ailleurs décidé que le Pakistan assurerait la présidence 2026-2027 de l’OCS.

 

Nadège YAMEOGO