Ecole nationale d’administration et de magistrature : Sylvain Compaoré donne le top départ des soutenances de la promotion 2024-2026

L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a lancé officiellement les soutenances des stagiaires des cycles A et P de la promotion 2024-2026, mardi 1er septembre 2026 à Ouagadougou. L’impétrant Sylvain Compaoré a été le premier à présenter les résultats de ses recherches.

Dans le cadre de leur formation, les stagiaires des cycles A et P de la promotion 2024-2026 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) soutiennent leur mémoire de fin de cycle du 1er au 7 septembre 2026. Le lancement officiel de cette série de soutenances a été présidé par le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré. Le directeur général de l’ENAM, Dr Jacob Yarabatioula, a indiqué que cette session concerne 486 impétrants avec 1458 membres de jury mobilisés pour apprécier les efforts de recherches des stagiaires. « Le processus va coûter au budget de l’Etat plus de 82 millions
F CFA qui prend en compte les frais d’encadrement, les frais de recherche et les honoraires des membres donc de jury », a-t-il précisé.

Le ministre des Serviteurs du Peuple a appelé les impétrants à contribuer à l’amélioration de l’action administrative. « A travers vos travaux, vous êtes appelés à démontrer votre capacité à mobiliser des connaissances acquises, à analyser des problématiques professionnelles concrètes et à formuler des propositions susceptibles de contribuer à l’amélioration continue de l’action administrative », a-t-il déclaré.

La JCT, une mesure correctrice de l’équité religieuse

L’honneur est revenu au stagiaire conseiller en gestion du patrimoine
culturel cycle P, Sylvain Compaoré, de défendre le fruit de ses recherches au cours de la soutenance inaugurale. Son thème porte sur : « Contribution de la journée des coutumes et traditions à la sauvegarde et à la valorisation du patrimoine culturel immatériel au Burkina Faso : cas de la commune de Ouagadougou ». Sylvain Compaoré a indiqué que la problématique de la recherche réside dans le fait que la mondialisation et l’urbanisation, surtout dans les centres urbains, comme la commune de Ouagadougou, fragilisent la transmission intergénérationnelle du patrimoine culturel immatériel et menacent sa pérennité.

L’impétrant a émis l’hypothèse selon laquelle la Journée des coutumes et traditions (JCT) contribue à la valorisation et à la sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel au Burkina Faso. Il a relevé que la journée des coutumes et traditions est perçue comme une reconnaissance institutionnelle du culte ancestral, une mesure correctrice de l’équité religieuse et une occasion de retour aux fondamentaux culturels. Toutefois, Sylvain Compaoré a mis en exergue certaines limites, notamment les contraintes financières et organisationnelles, l’absence de mécanismes formels de suivi et évaluation, les risques de folklorisation de certaines pratiques et la persistance d’une stigmatisation religieuse à l’égard des adeptes de cultes ancestraux.

En termes de solution, il a préconisé de compléter l’action ponctuelle de la journée des coutumes et traditions par des dispositifs permanents de transmission et de sauvegarde. Ses travaux ont été sanctionnés par la mention très bien (18/20), par le jury composé de
Bassolma Bazié le président, Vincent Sedogo, le directeur de mémoire et Nadimi Jocéline Boleané, la représentante de l’administration. Le président du jury, Bassolma Bazié, a salué l’actualité du sujet et loué le courage de l’étudiant. « Là où on évoque les coutumes et traditions, les gens ont peur d’y avancer. Il est le premier et cela indique qu’il a du courage », a-t-il déclaré. Les chefs coutumiers présents à la soutenance ont exprimé leur joie de savoir que des stagiaires s’intéressent à la thématique.

Wendyam Pascaline KALMOGO Ina Mariama KINDA
(Stagiaire)

 

Embellissement des villes : la jeunesse de l’AES fait œuvre utile au monument des Héros nationaux

En marge du forum confédéral de la jeunesse et du volontariat de l’Alliance des Etats du Sahel, les jeunes du Niger, du Mali et du Burkina ont participé à une activité citoyenne d’embellissement du monument des Héros nationaux, samedi 29 août 2026, à Ouaga 2000.

Les jeunes de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel ont traduit leur engagement à contribuer à l’embellissement des villes des pays membres. En effet, présents à Ouagadougou dans le cadre du forum confédéral de la jeunesse et du volontariat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ils ont peint les piliers, aux couleurs rouge et blanche, tout autour du monument des Héros nationaux, à Ouaga 2000. Cette activité qui a eu lieu, samedi 29 août 2026, dans la capitale burkinabè, a mobilisé en plus des jeunes de l’espace confédéral, ceux de pays amis, notamment, le Tchad et le Togo.

A travers cette action les jeunes ont traduit leur volonté de contribuer à l’embellissement et à la propreté de leur cadre de vie, selon leurs responsables. Ils ont réaffirmé également leur attachement aux valeurs et idéaux des pays de l’AES. Wendyam Sana, représentante du Burkina ayant pris part à cette activité a confié qu’il s’est agi non seulement pour la jeunesse de l’AES de rendre hommage aux martyrs, mais aussi de renforcer les liens de cohésion sociale. « Nous avons besoin de nous unir pour montrer aux autres que nos pays sont vivables », a-t-elle affirmé. Sayoubou Sidna Mohamed et Boubacar Traoré, respectivement des représentants du Niger et du Mali, ont également loué l’action qu’ils qualifient de civique et patriotique.

« Une fois de retour au pays, nous comptons mener ces genres d’initiatives », a promis Sayoubou Sidna Mohamed.
Les ministres chargés de la Jeunesse de l’espace AES ont encouragé les jeunes à poursuivre cette dynamique visant à embellir leur cadre de vie et participer à l’édification des Etats. Pour la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Djouma Lydie Annick Pikbougoum, au-delà des conférences et panels, se retrouver dans un endroit aussi symbolique qu’emblématique comme le monument des Héros nationaux est une œuvre de citoyenneté continue et doit être portée aux delà des actes ponctuels.

Elle a souhaité que ces jeunes puissent à leur retour motiver leurs camarades à travers des œuvres de patriotisme vis-à-vis de leurs Etats. Les ministres chargés de la Jeunesse du Niger, Sidi Mohamed Almahmoud et du Mali, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba ont invité les jeunes à s’adonner à l’embellissement des carrefours et rues des pays de l’AES surtout en ces moments charnières où la jeunesse fait la fierté et est mise en avant dans les politiques.

Pour eux, pour avoir un peuple uni, il faut disposer d’une jeunesse engagée.
« C’est là un signal fort de rassembler les jeunes mettant leurs mains à la pâte dans l’embellissement de la ville de Ouagadougou », a confié le ministre malien chargé de la Jeunesse. Entonnant l’hymne de l’AES, les jeunes volontaires de l’Alliance des Etats du Sahel et pays amis ont quitté le monument avec un sentiment de satisfaction tout en s’engageant à cultiver davantage les valeurs de citoyenneté et de civisme.

Yassimine Aminata OUARMA

Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Carrière artisanale de granite de Pissy : la fin d’une nuisance environnementale

Le paysage de Pissy, quartier situé à l’ouest de Ouagadougou ne résonne plus du vacarme des marteaux frappant le granite, ni la fumée noire et l’odeur âcre des pneus brûlés utilisés pour faciliter le concassage. La carrière artisanale de granite, longtemps symbole d’une économie de survie, de pollution et d’oubli institutionnel, a définitivement fermé ses portes depuis le 10 octobre 2024. Un tournant majeur, non seulement pour le quartier mais aussi pour les milliers d’individus dont le destin était intrinsèquement lié à cette exploitation informelle.

La carrière à ciel ouvert, creusée à mains nues au cœur d’une zone d’habitation dans le
quartier de Pissy, a attiré des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Située derrière la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), cette carrière est devenue une enclave économique où le granite était extrait et concassé pour approvisionner les chantiers de la capitale. D’un terrain vague dans les années 1980, elle s’est transformée en un cratère béant, profond de plusieurs dizaines de mètres. Elle a alimenté l’industrie de la construction à Ouagadougou en matériaux locaux à moindre coût. De nombreux projets de routes, de bâtiments publics, privés et d’habitation reposent sur la pierre extraite à Pissy. L’activité générait également des revenus directs et indirects pour des milliers de familles : carriers, revendeurs, transporteurs, restauratrices, etc. Mais, cette économie
de survie s’est construite au prix d’une exploitation humaine indigne et d’une absence criante de protection sociale et environnementale.

La carrière informelle de granite de Pissy a laissé derrière elle une empreinte environnementale lourde. L’extraction à la force des bras et l’usage de pneus brûlés pour assouplir les blocs de granite ont généré une pollution chronique de l’air. La poussière omniprésente, la fumée noire et les débris jonchant le sol ont rendu l’air irrespirable, provoquant maladies respiratoires et affections cutanées chez les exploitants qui y travaillaient sans protection. Les habitations riveraines ont, elles aussi, payé un lourd tribut. Les riverains, contraints de vivre à proximité immédiate de la
carrière, ont subi des nuisances sonores constantes, des vibrations causées par le concassage et des pollutions de sol qui rendent certains périmètres inexploitables. Cette activité économique, aussi cruciale fut-elle pour la subsistance, avait un coût humain et environnemental exorbitant.

La prise de conscience et l’action gouvernementale

Face à cette situation, le gouvernement, à travers le ministère de l’Energie, des mines et des carrières, a pris des mesures décisives. En juin 2024, un comité pluridisciplinaire a été mis en place pour réfléchir à l’avenir du site de la carrière informelle de granite de Pissy. Ce comité, présidé par le Directeur général des carrières (DGC), comprenait des représentants de l’administration minière, de l’Assemblée législative de Transition, de la SONABHY et de la mairie de Ouagadougou. Les séances de travail dudit comité ont permis d’aboutir à la fermeture définitive du site intervenue le 10 octobre 2024. Une date marquante, vécue avec un mélange d’amertume et de soulagement.

Aujourd’hui, le silence qui règne sur les lieux est à la fois le signe d’un apaisement
écologique et d’une profonde transition sociale. Si la fermeture a permis de mettre fin à une catastrophe environnementale, elle a aussi signifié pour des centaines de familles la perte d’un gagne-pain quotidien. Conscient des enjeux sociaux, le gouvernement a pris des mesures d’accompagnement pour éviter un basculement dans la précarité absolue des anciens travailleurs de la carrière artisanale de Pissy.

En outre, une évaluation financière de la réinsertion et l’accompagnement des exploitants en vue de leur reconversion a été faite par le comité. Quatorze (14) activités ont été
identifiées comme leviers de réinsertion socio-économique, parmi lesquelles figurent la saponification, le tissage, la teinture, l’activité maraîchère, la pisciculture, la plomberie, la peinture, la pose de pavés à base de granite, ou encore des formations en carrelage, en électricité photovoltaïque, et l’obtention du permis de conduire. Des aides en vivres et
en numéraires ainsi que la facilitation de l’établissement de documents d’identité ont été également prévues. La création de coopératives est inscrite aussi parmi les initiatives envisagées pour structurer et pérenniser ces activités.

Un plan de réinsertion des ex-travailleurs de la carrière de Pissy

Le comité pluridisciplinaire a élaboré un plan de réinsertion des anciens travailleurs de
la carrière de Pissy. Un recensement des bénéficiaires fait état d’un total de 436 personnes devant être prises en compte dans ce plan de réinsertion. Par ailleurs, il a proposé
l’acquisition et l’aménagement de deux sites alternatifs, situés à proximité de l’ancienne zone d’activité pour faciliter l’installation des ex-exploitants dans leurs nouvelles
occupations.

La fermeture de la carrière de Pissy est un acte fort qui marque la fin d’une époque et la fin d’un site d’exploitation informelle : c’est le début d’un changement de paradigme. Elle appelle à une application stricte des textes en vigueur, notamment le Code minier de 2024 qui a renforcé le cadre règlementaire de l’exploitation et de l’utilisation des matériaux locaux en vue de mieux encadrer le secteur des carrières.

La mise en œuvre effective du plan de réinsertion, des projets de réhabilitation du site et du suivi des impacts environnementaux résiduels sont également des impératifs qui traduisent l’engagement du gouvernement du Burkina Faso à sortir des ornières. Il appartient désormais aux autorités locales, aux partenaires, mais aussi à la société civile, d’assurer le succès de cette transition. Car, derrière les blocs de granite de Pissy, ce sont des vies, des histoires, des luttes qui méritent d’être reconnues et soutenues.

DCRP/Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières

Petit marché Ligla Ligla Yaar : effectivité du déguerpissement des occupants

Kantigui a entendu dire que les occupants du petit marché Ligla Ligla yaar à la zone une (une réserve administrative dédiée au sport) ont effectivement libéré l’espace le samedi 22 août 2026, conformément au délai de 45 jours qui leur avait été donné par la ministre des Sports, à l’exception de trois personnes dont les hangars sont adossés à la décharge
d’ordures et qui empiètent sur la voie publique. Certaines indiscrétions parvenues à Kantigui rapportent que les propriétaires (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com

Montée des couleurs nationales : Les appelés de l’IPO fortement mobilisés à Fada N’Gourma

Les appelés de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) ont pris part, mardi 1er septembre 2026, à Fada N’Gourma, à la traditionnelle montée des couleurs nationales. Fortement mobilisés, ils ont réaffirmé, ainsi, leur attachement aux symboles de la République et aux valeurs civiques et patriotiques.

Au lendemain de leur sortie de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO), les appelés ont pris part à la traditionnelle montée des couleurs nationales, mardi 1er septembre 2026, dans l’enceinte du gouvernorat de Fada N’Gourma. Ce rituel républicain mensuel a mobilisé également les autorités administratives, judiciaires, militaires et paramilitaires de la région.

La cérémonie a mobilisé également les corps constitués de la région.
La cérémonie a mobilisé également les corps constitués de la région.

Représentant le gouverneur, le secrétaire général de la province du Gourma, Botetessan Bonou, a salué cette mobilisation remarquable des jeunes. « Votre participation à cette cérémonie traduit votre engagement dans la dynamique de renforcement du sentiment patriotique et de consolidation des valeurs civiques », a-t-il déclaré. S’adressant toujours aux appelés, le camarade Bonou les a invités à demeurer engagés en tout en temps et en tout lieu. « Chers appelés, le Burkina Faso de demain se construit avec vous et par vous. Soyez fiers de votre nation, respectez ses symboles, défendez ses valeurs.

Représentant le gouverneur, le secrétaire général de la province du Gourma, Botetessan Bonou, a salué cette mobilisation remarquable des jeunes.
Représentant le gouverneur, le secrétaire général de la province du Gourma, Botetessan Bonou, a salué cette mobilisation remarquable des jeunes.

Soyez des modèles dans vos familles, dans vos communautés et dans vos milieux professionnels », a-t-il lancé. Par ailleurs, il les a exhortés à faire du civisme une attitude quotidienne, du patriotisme une conviction profonde et du travail bien fait une exigence permanente. Enfin, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et sociaux, il les a appelés à cultiver la paix, la tolérance et la cohésion sociale avant de leur rappeler que servir son pays ne se résume pas à occuper une fonction publique ou à porter un uniforme. « Notre pays a besoin de citoyens travailleurs, consciencieux, disciplinés et déterminés », a-t-il insisté.

Pour les appelés, cette mobilisation est la preuve que le message de l’immersion est bien passé. « Cette forte mobilisation ce matin s’inscrit dans la continuité du respect des valeurs que nous avons apprises à l’immersion », a-t-elle expliqué. Selon elle, le drapeau constitue un symbole fort de la nation et mérite, à ce titre, respect et considération. « Nous devons donc l’honorer et le magnifier », a-t-elle ajouté.

Joanny SOW

Chine : Xi Jinping prononce un discours lors d’une cérémonie en commémoration du défunt dirigeant Jiang Zemin

La Chine a commémoré lundi le centenaire de la naissance de l’ancien dirigeant Jiang Zemin. Une grande cérémonie s’est tenue au Palais du Peuple à Pékin, en présence des principaux dirigeants du Parti et de l’État.

 

Le président chinois Xi Jinping, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et président de la Commission militaire centrale, a prononcé le discours principal. Dans son allocution, Xi Jinping a retracé la vie de Jiang Zemin. Il l’a qualifié de « grand marxiste, de grand révolutionnaire prolétarien, d’homme d’État, de stratège militaire et de diplomate ». Il a également salué en lui « un dirigeant exceptionnel de la grande cause du socialisme aux caractéristiques chinoises ».

Le président chinois a rendu hommage à ses « réalisations inoubliables » au nom du Parti et du peuple chinois. Il a insisté sur l’héritage politique laissé par l’ancien dirigeant.

Xi Jinping a appelé l’ensemble du Parti et le peuple chinois de toutes les ethnies à s’inspirer de plusieurs qualités de Jiang Zemin dont sa fermeté dans les convictions politiques, son dévouement et son amour profond pour le peuple, son esprit d’innovation et sa clairvoyance stratégique, son courage et sa vision extraordinaire. Il a conclu en exhortant à « continuer de faire avancer la cause du socialisme aux caractéristiques chinoises dans la nouvelle ère ».

Plusieurs hauts responsables du Parti étaient présents aux premiers rangs lors de la cérémonie.

Jiang Zemin a dirigé la Chine de 1989 à 2002 en tant que secrétaire général du Parti communiste chinois, puis de 1993 à 2003 en tant que président de la République populaire de Chine. Il est considéré comme l’architecte de l’ouverture économique de la Chine et du concept des « Trois Représentativités ».

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

 

Entretien routier à Saaba : Le ministre de la Construction de la Patrie encourage les équipes mobilisées

Soixante-douze (72) heures après la remise officielle du lot d’équipements de génie civil octroyé par le Japon, les nouvelles machines étaient déjà en pleine action dans la commune de Saaba, à la sortie Est de la capitale.

Pour s’assurer de l’effectivité des travaux et apporter ses encouragements aux équipes techniques engagées sur le terrain, le ministre de la construction de la patrie, le camarade Mikaïlou SIDIBÉ, s’est rendu dans la matinée du mardi 1er septembre 2026, sur le chantier pour une visite d’inspection.

Sur le terrain, les engins flambants neufs s’activent pour transformer cet itinéraire stratégique à travers la mise en forme de la plateforme pour une assise solide de la voie et la mise en œuvre d’une couche de chaussée en matériaux latéritiques, assurant un roulement fluide et durable.

Sur un linéaire d’un km, le nivellement, le terrassement sont terminés et l’équipe vient d’entamer la dernière étape de la couche de forme.

Pour le ministre, il s’agit d’un premier test d’intervention pour un rodage des équipements reçus en attendant plusieurs autres interventions de ce type.

Il a encouragé les équipes déployées sur le terrain et les a invitées à rester mobilisées pour les projets à venir. Il a salué la résilience des riverains et rassuré de la disponibilité du ministère à accompagner les populations en fonction des moyens d’intervention disponibles.

 

Les usagers de cet axe jusqu’alors confrontés aux dégradations de la voie, ont à travers la voix du PDS, le camarade Adolphe Athanase THIOMBIANO exprimé leur soulagement face à la rapidité d’exécution des travaux.

Cette intervention rapide permettra de désenclaver la zone à forte densité estudiantine et résidentielle, tout en concrétisant l’engagement du gouvernement au développement d’infrastructures de qualité.

DCRP/MCP

𝐇𝐮𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́, 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐞́𝐯𝐞́𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞́𝐥𝐞̀𝐛𝐫𝐞 𝐥’𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐞́𝐧𝐞́𝐰𝐞𝐧𝐝𝐞́ ‎

À la clôture de la 2ᵉ édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO), le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a invité la jeunesse burkinabè à cultiver l’humilité, à rechercher constamment la connaissance, à préserver sa dignité et, surtout, à refuser les raccourcis et le chemin de la facilité. Ces valeurs trouvent une illustration concrète dans le parcours de la jeune Bénéwendé, une étudiante rencontrée fortuitement par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, derrière son fourneau, alors qu’elle vendait du maïs grillé au bord de la route.
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‎Derrière le fourneau se trouvait en effet une étudiante en troisième année, qui exerçait cette activité pour disposer d’une source de revenus afin de subvenir à ses besoins. Cette attitude a retenu l’attention du Premier ministre. Non pas seulement parce qu’une étudiante vendait du maïs grillé, mais parce que son choix traduisait, dans la simplicité du quotidien, un état d’esprit : travailler, apprendre, persévérer et préserver sa dignité sans céder à la facilité.
‎Ce mardi 1er septembre 2026, le Chef du Gouvernement a décidé de poser un geste symbolique pour encourager la jeune Bénéwendé : lui offrir une moto afin de faciliter ses déplacements, notamment entre son domicile et l’université, et de lui permettre de poursuivre ses études dans de meilleures conditions. Un geste dont il a lui-même précisé le sens : il ne s’agit pas de récompenser, mais d’encourager l’effort et l’exemplarité. ‎« Tu incarnes ces trois valeurs » chères au camarade président du Faso, lui a expliqué le Premier ministre, en évoquant l’humilité, la soif de connaissance et le refus de la facilité. Il l’a invitée à conserver cet état d’esprit aussi bien à l’université que dans sa famille, convaincu que cette disposition d’esprit et cette culture du travail constituent un solide chemin vers la réussite.
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‎Étudiante en sciences de la vie et de la Terre (SVT), Bénéwendé nourrit l’ambition de se spécialiser en géologie. Pour elle, cette moto constitue non seulement un moyen de déplacement, mais également une motivation supplémentaire pour poursuivre ses efforts. ‎À travers cette jeune étudiante, c’est bien plus qu’un parcours individuel que les autorités entendent mettre en lumière. C’est une certaine idée de la jeunesse burkinabè qui est célébrée : une jeunesse qui apprend, qui travaille, qui entreprend avec les moyens dont elle dispose, qui ne méprise aucun travail honnête et qui refuse de faire de la facilité un projet de vie.
‎L’exemple mérite de faire tache d’huile. Car partout au Burkina Faso, dans les universités, les ateliers, les champs, les marchés, les entreprises et les quartiers, de nombreux jeunes consentent quotidiennement des efforts semblables, souvent loin des regards. Ils étudient tout en travaillant, entreprennent avec peu de moyens, soutiennent leurs familles et construisent patiemment leur avenir. Le message qui se dégage de cette rencontre est alors limpide : l’effort honnête n’est jamais insignifiant et le travail digne n’est jamais dévalorisant.
‎En mettant en lumière de tels modèles, l’enjeu est moins de célébrer une personne que de faire grandir une culture collective de l’effort, du mérite et de la responsabilité. Et à travers l’encouragement adressé à Bénéwendé, c’est aussi un message qui est envoyé à tous ceux qui, souvent dans l’anonymat, font chaque jour le choix difficile mais fécond du travail et de la dignité : vous êtes sur le bon chemin ; persévérez !
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

𝐒𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 : 𝐥𝐞 𝐂𝐒𝐂 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐰𝐞𝐛 𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐧𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧𝐬

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a procédé, ce lundi 31 août 2026, à la signature de deux conventions d’autorisation de service de web télévision et de web radio avec la société Pan-African News Networks Global (PANNG), représentée par la présidente de l’African Diaspora Development Institute, Dr Arikana Chiedzo Chihombori. La cérémonie a été présidée par le Vice-président du CSC, Issa Laknapin Alexandre Zou.

Cette signature fait suite à une audience tenue le 6 mars 2026 au cours de laquelle les Afro-descendants avaient présenté leur projet au président du CSC et sollicité des fréquences pour la création d’une télévision et d’une radio. En raison de l’indisponibilité immédiate de fréquences et de la complexité liée à la gestion de médias audiovisuels panafricains, le projet a été réorienté vers la création de web médias. Après examen du dossier dûment déposé, le Collège des conseillers a donné un avis favorable.

Par cet acte, le CSC autorise la société Pan-African News Networks Global (PANNG) à fournir des services de communication audiovisuelle destinés au public à travers la web télévision « PANAFRICAN NEWS NETWORKS TV » et la web radio « PANAFRICAN NEWS NETWORKS RADIO », accessibles respectivement à partir des sites www.panng.bf/tv et www.panng.bf/radio.

Prenant la parole, Dr Arikana Chiedzo Chihombori a salué cette étape, estimant qu’il est temps pour les Africains de « raconter leur propre histoire ». Cette vision s’inscrit, selon elle, dans la dynamique de la Révolution progressiste et populaire (RPP), notamment à travers la volonté de rompre avec l’impérialisme culturel et de promouvoir une décolonisation mentale et médiatique. Elle a plaidé pour des médias capables de traiter les problématiques africaines comme des enjeux communs et de contribuer à porter davantage la voix du continent.

Le Vice-président du CSC, Issa Laknapin Alexandre Zou, s’est félicité de la concrétisation du projet. Il a souligné sa portée pour la connaissance et la valorisation de l’histoire africaine et estimé que cette initiative pourrait contribuer à « restaurer l’intégrité des Africains, l’intégrité humaine », au bénéfice des générations futures.

À travers ces conventions, le CSC et les promoteurs du projet entendent contribuer au développement d’un espace médiatique consacré à l’histoire, aux réalités et aux enjeux communs de l’Afrique.

𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐂𝐒𝐂

Campagne agricole humide dans le Nazinon : environ 340 000 tonnes de céréales attendues

La campagne agricole humide suit son cours dans toutes les localités du pays. A Tentenga et à Besim-Noghin, deux villages situés à l’Est de la commune de Manga, dans la région du Nazinon, les cultures affichent des niveaux d’évolution différents. Entre espoir d’une bonne récolte et inquiétudes liées à la pluviométrie, les producteurs restent mobilisés dans leurs champs. Constat !

Les champs verdissent progressivement dans les villages de Tentenga et de Besim-Noghin, situés à l’Est de la commune de Manga, dans la région du Nazinon. C’est le constat fait ce mercredi 26 août 2026, sur le site du bas-fond rizicole de Pologo, aménagé par le ministère en charge de l’agriculture. D’une superficie de 50 hectares, la rizière, située dans le village de Tentenga, est exploitée par la société coopérative des producteurs de riz dénommée : ‘’Namalgb-Zanga’’. Sur le périmètre irrigué, l’on y cultive essentiellement que du riz. Les jeunes plants y sont toujours au stade de tallage et du repiquage.

« La saison de cette année ne ressemble pas à celle de l’année dernière. On est en retard à cause du démarrage tardif des pluies », a déploré le président de la société coopérative ‘’Namalgb-Zanga’’, Paul Nana. Selon lui, c’est à partir du mois d’août que la pluie s’est bien installée. Et là également, a-t-il souligné, il pleut tous les jours au point que l’on n’arrive pas à travailler sur les parcelles. Paul Nana. « S’il pleut jusqu’en fin
octobre, les récoltes seront bonnes », a-t-il dit.

Le président de la société coopérative ‘’Namalgb-Zanga’’ a affirmé également avoir reçu des semences, de labours gratuits et de l’engrais des services de l’agriculture. « Nous recevons régulièrement des visites et des appuis-conseils des techniciens agricoles », a salué Paul Nana avant d’ajouter que ces initiatives leur permettent de corriger les imperfections et d’améliorer leurs cultures.

Sur les parcelles de la société coopérative ‘’Nabonswendé’’, situées dans le village de Besim-Noghin, les cultures présentent une bonne physionomie. Elles sont au stade d’épiaison. Sur ce site de 20 hectares, emblavé par le ministère en charge de l’agriculture, plusieurs spéculations sont cultivées. Il s’agit, notamment du riz, du petit mil et du maïs. Malgré le démarrage tardif des pluies, le vice-président de la société coopérative ‘’Nabonswendé’’, Issiaka Tiemtoré, a dit rendre grâce à Dieu.

« Environ 2 100 hectares de labours réalisés »

Le riz est à l’étape d’épiaison sur le site du bas-fond de Besim-Noghin.

Il a dit avoir commencé les cultures dès les premières pluies. « Nous avons suivi les conseils des services agricoles. Lorsque nous avons reçus les semences, ils nous ont dit de commencer très tôt », a indiqué M. Tiemtoré.

Le directeur régional chargé de l’agriculture du Nazinon, Honoré Onadja, a signifié que la campagne humide dans sa circonscription administrative s’est bien installée. « De manière générale, la situation est satisfaisante dans la région », a-t-il laissé entendre. Selon lui, il est vrai que l’installation de la saison a été tardive mais les quantités d’eaux reçues actuellement sont suffisantes pour couvrir les besoins des plantes. Honoré Onadja a indiqué que pour la campagne agricole, sa structure a fixé des objectifs de production qui couvrent plusieurs cultures.

A titre illustratif, pour les céréales, a-t-il confié, l’objectif régional est d’environ 340 000 tonnes, avec une place importante accordée au maïs, au riz, au sorgho et au mil. « Nous visons également environ 91 500 tonnes de cultures de rente, notamment l’arachide, le sésame et le soja ainsi qu’environ 59 700 tonnes d’autres cultures vivrières, avec une place importante pour le niébé et le voandzou », a précisé le directeur régional chargé de l’agriculture du Nazinon. En ce qui concerne les appuis de la campagne, il a relevé que des intrants agricoles ont été mis à la disposition des producteurs.

A cet effet, Honoré Onadja, a cité des semences de variétés améliorées, des engrais minéraux, de la fumure organique et des pesticides. Il a par ailleurs fait savoir que cinq tracteurs ont été mobilisés au cours de la campagne ayant permis de réaliser environ 2 100 hectares de labours. Le premier responsable de l’agriculture du Nazinon a pour l’occasion invité les agriculteurs à maintenir les opérations d’entretien des plantes, à poursuivre la surveillance des parcelles et à signaler rapidement toute difficulté aux services techniques de sa structure.

Noufou SAWADOGO