Mouvement d’humeur à la base 101 de Niamey: la situation est sous contrôle

Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, vers 00h20, un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire a entrepris de séquestrer certains de leurs camarades au sein de la caserne de la base 101 de Niamey et d’effectuer des tirs sur certains sites sensibles de la capitale, rapporte un communiqué du ministère de la Défense nationale lu à la télévision nationale.

« La prompte réaction des forces de défense et de sécurité a permis de circonscrire ce mouvement d’humeur et de reprendre progressivement le contrôle de ces sites », assure le ministère de la Défense qui invite « la population à garder son calme et à vaquer librement à ses occupations ». Niamey, théâtre des tirs et des explosions dans la nuit du vendredi au samedi a retrouvé son ambiance quasi normale, a constaté une équipe de l’Agence nigérienne de presse.

La situation est revenue à la normale dans plusieurs secteurs de la capitale nigérienne après le mouvement d’humeur mené, dans la nuit du 28 au 29 août 2026, par quelques éléments de la base 101 de l’armée nigérienne située dans l’aire de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, a constaté une équipe de l’Agence nigérienne de presse. Dans un communiqué, le ministère de la Défense a indiqué qu’un groupe de soldats dissidents a tenté de s’en prendre à leurs camarades de corps de la base 101 et à certains sites stratégiques de la capitale.

L’exploitation aérienne se poursuit

Cependant, l’intervention rapide des Forces de défense et de sécurité (FDS) a permis de maîtriser la situation et de rétablir le contrôle des lieux. Aux environs de 13h 30 m, la circulation était stable sur l’axe menant à l’aéroport international Diori-Hamani. De la porte principale de l’aéroport jusqu’au pavillon présidentiel et à l’Escadrille, automobilistes et motocyclistes circulent normale-ment sur la principale voie. Les activités relatives à l’exploitation aérienne se poursuivent norma-lement sur l’ensemble de la plateforme de l’aéroport interna-tional Diori-Hamani de Niamey, malgré les événements survenus ce samedi 29 août 2026 et ayant affecté l’aéroport, indique une note du directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC).

Dans une correspondance adressée au représentant de l’ASECNA au Niger, à la déléguée du directeur général de l’ASECNA aux activités aéronautiques nationales du Niger, ainsi qu’aux responsables des structures et compagnies aériennes opérant au Niger, le directeur général assure que ‘’ les activités relatives à l’exploitation aérienne se poursuivent normalement sur l’ensemble de la plateforme aéroportuaire ‘’. A cet effet, il demande aux responsables concernés de ‘’ veiller à assurer la continuité des services relevant de leurs structures respectives ‘’. Le directeur général insiste, par ailleurs, sur ‘’ l’obligation de veiller au respect strict et rigoureux de toutes les mesures de sûreté dans le cadre de la poursuite des activités au niveau de la plateforme aéroportuaire ‘’. Cette mise au point intervient à la suite des événements survenus ce samedi à la base aérienne 101 de l’armée nigérienne située dans l’aire de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey.

Un appel à l’unité

La Dynamique citoyenne pour une transition réussie (DCTR) a appelé, samedi, à l’apaisement, au calme, au dialogue et à la cohésion nationale, à la suite des événements survenus à Niamey dans la nuit du 28 au 29 août 2026, marqués, selon elle, par une tentative de déstabi-lisation de l’ordre institu-tionnel par les armes. Dans un communiqué de presse rendu public le 29 août 2026, la DCTR dit suivre ‘’ avec une profonde préoccupation les événements survenus dans la capitale nigérienne et condamne fermement toute tentative de prise de pouvoir par la force ‘’. ‘’ Les armes ne sauraient
être un moyen de règlement des divergences au sein de notre Nation ‘’, souligne l’organisation citoyenne, estimant que de tels ‘’ actes sont susceptibles de compromettre les efforts engagés dans le cadre du processus de refondation et de fragiliser davantage le Niger face aux multiples défis auxquels il est confronté ‘’. Face à cette situation, la DCTR appelle ‘’ à l’apaisement, au calme et au dialogue ‘’, afin de permettre un retour rapide à la sérénité et de préserver les vies humaines ainsi que les biens des citoyens.
L’organisation citoyenne lance, par ailleurs, un appel ‘’ solennel à la cohésion et à l’unité au sein des Forces de défense et de sécurité ‘’.

‘’ Dans le contexte sécuritaire actuel, la division au sein de l’armée
ne peut que profiter aux forces qui cherchent à déstabiliser notre pays‘’, fait-elle observer, estimant que ‘’ l’unité de nos forces demeure l’un des principaux gages de notre victoire contre les forces du mal et de la préservation de l’intégrité de notre territoire ‘’. La DCTR invite, en outre, l’ensemble des acteurs à privilégier ‘’ l’intérêt supérieur de la Nation, à faire preuve de responsabilité et à régler tout différend par les voies du dialogue et de la concertation ‘’. Elle appelle également les citoyens, notamment les utilisateurs des réseaux sociaux, à ‘’ ne pas céder à la panique, aux rumeurs ou aux provocations, mais plutôt à contribuer au maintien de la paix et de la cohésion nationale ‘’. ‘’ Plus que jamais, le Niger a besoin d’unité, de paix et de solidarité ‘’, insiste la DCTR, pour qui, face aux menaces,
‘’ notre force réside dans notre capacité à rester unis autour de l’essentiel : la défense de la Patrie et la sauvegarde de ses intérêts supérieurs ‘’.

Agence nigerienne de presse

Collectivités territoriales de l’Alliance des Etats du Sahel: le plan de travail 2026 validé

L’Union des collectivités territoriales de l’Alliance des Etats du Sahel a organisé un atelier d’élaboration et de validation de son plan de travail 2026, les 28 et 29 août 2026, à Ouagadougou.

Deux mois après sa création, l’Union des collectivités territoriales de l’Alliance des Etats du Sahel (UCT-AES), les 11 et 12 juin 2026, à Niamey, au Niger, a organisé un atelier d’élaboration et de validation de son plan de travail 2026, les 28 et 29 août 2026, à Ouagadougou. Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saidou Sankara, a salué l’initiative des frontières des collectivités territoriales du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Pour lui, cela montre que ces pays ont compris la nécessité de renforcer leurs liens de coopération dans le cadre de l’AES et dans la nouvelle dynamique portée par les chefs d’Etat respectifs. « La création de l’UCT-AES constitue à cet égard une étape importante. Elle témoigne de la volonté des collectivités territoriales de contribuer pleinement à la construction d’un espace sahélien fondé sur la solidarité, la coopération et la recherche de réponses communes aux préoccupations de nos populations », a-t-il indiqué.

De l’avis de Saidou Sankara l’intégration doit aussi bien prendre en compte les collectivités territoriales que les Etats. « Nos communes et nos régions constituent des espaces dans lesquels les populations vivent quotidiennement les réalités économiques, sociales, environnementales et sécuritaires de notre sous-région. C’est au niveau local que se posent, avec plus d’acuité, les questions relatives à la sécurité, à l’accès à l’eau, à l’éducation, à la santé, aux infrastructures, à l’emploi, à la sécurité alimentaire, à l’environnement et au développement économique. C’est également au niveau local que doit émerger une grande partie des réponses à ces défis », a-t-il justifié.

Rechercher des mécanismes innovants de financement

Pour lui, la coopération entre collectivités territoriales du Burkina Faso, du Mali et du Niger doit permettre aux territoires de partager leurs expériences, mutualiser leurs compétences, développer des projets communs et rechercher ensemble des mécanismes innovants de financement du développement local. « L’union des collectivités territoriales de l’AES a ainsi vocation de devenir un cadre structurant de cette coopération territoriale. Mais, cette ambition appelle une exigence, celle de l’efficacité », a souligné le secrétaire général du ministère en charge de l’administration territoriale.

Il a estimé que le plan de travail 2026 peut donner un contenu concret aux orientations définies par les statuts et le règlement intérieur de l’UCT-AES et fixer les grandes lignes des interventions de son mandat actuel. Saidou Sankara a signifié aux participants de traduire la vision en priorités, les priorités en actions et les actions en résultats, conformément au plan de travail 2026. Pour lui, les réflexions ont permis de mettre l’accent sur la pertinence des actions, en répondant aux objectifs de l’UCT-AES. Elles ont mis en exergue également la complémentarité, en tenant compte des initiatives antérieures au sein de l’espace AES et la nécessité de mutualiser les expériences ainsi que les compétences. « L’UCT-AES doit être un organisme vivant. Elle doit être proche des collectivités territoriales, attentive à leurs préoccupations et capable de transformer la coopération exceptionnelle en réalisations concrètes.

Notre vision est de faire émerger progressivement les territoires sahéliens », a-t-il soutenu.
Selon le président de l’UCT-AES, Abdoulaye Bassinga, par ailleurs, gouverneur de la région du Kadiogo, cette rencontre constitue l’une des premières étapes majeures de la mise en œuvre concrète de l’union. Pour lui, le plan de travail de l’UCT-AES doit être une boussole pour l’ensemble des faitières de l’espace confédéral et ainsi être en phase avec les idéaux de la Confédération des Etats du Sahel.

Mariama claire MANDOMBA LOMPO
Emmanuella YAMEOGO
(Stagiaire)

Région de Nando : le général Simporé salue la détermination des forces combattantes

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, s’est rendu, le samedi 29 août 2026, au 3e bataillon d’infanterie aéroporté de Koudougou ainsi qu’au détachement militaire de Ténado, dans la région de Nando. Cette visite avait pour objectif de transmettre aux forces combattantes le message de félicitations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour le travail accompli sur les différents théâtres d’opération.

Les forces combattantes du 3e Bataillon d’intervention aéroportée (BIA) de Koudougou et du détachement militaire de Ténado, dans la région de Nando, ont reçu la visite du ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé. Le ministre d’Etat a indiqué que l’objectif de cette visite est de transmettre les félicitations du Président du Faso, chef de l’Etat le capitaine Ibrahim Traoré aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour les résultats engrangés et les encourager à poursuivre la mission avec détermination et engagement.

Au cours de cette visite, le ministre de la Guerre est revenu sur les circonstances qui, selon lui, ont favorisé l’installation du terrorisme dans le Sahel. Il a notamment évoqué l’ordre mondial établi sous l’impulsion de la colonisation et le pillage des ressources du sous-sol africain par certaines puissances étrangères. Pour lui, le terrorisme dans le Sahel constitue l’une des raisons de la situation que connaissent aujour-d’hui les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, à savoir le Burkina, le Mali et le Niger.

Le général Célestin Simporé a également fait savoir aux FDS et VDP que la religion est souvent utilisée comme une couverture pour faire passer le phénomène terroriste. « La Révolution progressiste populaire, sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré est une dynamique visant à mettre fin au pillage des ressources et à éveiller la conscience du peuple pour une véritable souveraineté », a-t-il précisé. Après avoir félicité les forces combattantes pour le travail déjà accompli, le ministre les a invitées à maintenir le courage et la détermination sur les théâtres d’opération.

Il a rappelé que la défense de la patrie constitue le devoir de tout bon militaire, y compris lorsque cette mission peut conduire au sacrifice suprême. Après le BIA de Koudougou, c’est le détachement militaire de Ténado qui a accueilli la délégation, toujours avec le même message. Il a ainsi appelé les FDS ainsi que les VDP à rester concentrés sur l’objectif de libération totale du territoire national.

« Le calme règne et les usagers circulent… »

… forces combattantes du BIA de Koudougou.

« Il y a quatre ans, emprunter la route Koudougou-Dédougou, c’est frôler le danger surtout à partir de la forêt de Tiogo. Mais aujourd’hui, le calme règne et les usagers circulent tranquillement », a rappelé le chef du département en charge de la Guerre.
Aux côtés du ministre d’Etat, le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-AES), Bassolma Bazié, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, la ministre en charge de l’action humanitaire, Passowendé Pélagie Kabré, ainsi que le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara et le gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré ont participé à la visite.

Prenant la parole à la suite du ministre de la Guerre, Bassolma Bazié a insisté sur la nécessité d’une implication des populations civiles dans la lutte contre le terrorisme. Selon lui, pendant que les militaires sont engagés au front, les civils doivent, à travers leurs comportements et leurs attitudes, contribuer à l’effort de lutte.
Il a particulièrement appelé à la sincérité dans l’engagement aux côtés des forces combattantes. Il a saisi l’occasion pour dénoncer le comportement de certains civils qui restent dans une logique d’attente, cherchant à calculer l’issue de la lutte ou à déterminer à quel moment ils pourront reprendre des activités politiques. Il a ainsi exhorté les populations à s’engager pleinement aux côtés des militaires, estimant que l’avenir du pays dépend de l’issue de cette guerre contre le terrorisme et cela a besoin de la mobilisation de tous les Burkinabè dignes.

Beyon Romain NEBIE

Vente de casques à Ouagadougou : du pain béni pour les commerçants

Au Burkina Faso, la rigueur du ministère de la Sécurité sur le port obligatoire du casque occasionne un business florissant pour les commerçants. Face au refoulement systématique des non casqués, la demande est devenue forte, augmentant ainsi leurs recettes. Cette nouvelle donne fait du casque, l’article le plus convoité du moment.

Mardi 25 août 2026. Nous sommes à Paspanga, un quartier populaire de l’arrondissement 2 de Ouagadougou. C’est le train-train quotidien aussi bien pour les habitants de cette localité de la capitale et ses environs, dans son ensemble. Aux feux tricolores du Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA), il est 10 heures. La circulation est marquée par une cacophonie due aux bruits des motos et des véhicules et aux voix discordantes des passants.

C’est dans ce spectacle que Issouf Zoundi, vendeur de carburant et de casques, a installé son commerce à proximité d’un feu tricolore. Le soleil, en ce mois d’août, qui fait apparaître ses premiers rayons, fait transpirer sieur Zoundi. Mais, il ne s’en préoccupe pas, tellement la vente du casque le préoccupe depuis que le gouvernement a institué son port obligatoire. Son corps trempé de sueur, Issouf Zoundi, l’air jovial, sert son premier client, avant d’accepter d’échanger avec nous.

Pour lui, la nouvelle dynamique permet d’écouler davantage de casques. « Il y a de nombreux avantages liés à l’obligation du port du casque dictée par les autorités. Non seulement, il protège les usagers de la route, mais aussi constitue un business lucratif pour nous, les vendeurs. Je vends plus que d’habitude », se réjouit Issouf Zoundi. Il indique que cette mesure a amené les usagers de la route à prendre conscience de l’importance de l’utilisation du casque.

« Les gens ont fini par comprendre que le casque protège leur vie et celle des autres », ajoute-t-il. Ce constat est le même chez Djibril Ouattara (nom d’emprunt), vendeur de casques depuis plus de trois ans à Ouagadougou. Assis au milieu d’un étalage de modèles variés empilés les uns sur les autres, ce trentenaire accueille à longueur de journée les usagers non casqués refoulés par les forces de sécurité, ainsi que quelques automobilistes.

Hausse des ventes

Il dit avoir constaté une hausse de ses ventes depuis le contrôle des policiers dans les rues.
« Jamais, je n’ai réalisé autant de ventes en un temps record. Quand les policiers refoulent les usagers non casqués, nous y gagnons. Je suis satisfait de mon chiffre d’affaires », insiste Djibril Ouattara, sans préciser le nombre de casques vendus. Pendant que nous échangeons, des clients continuent d’affluer. En moins de dix minutes, une dizaine d’entre eux se sont déjà procuré leur casque, laissant l’accès à plusieurs autres qui attendent d’être servis. Les utilisateurs de casque, quant à eux, déplorent la flambée des prix depuis la mise en application de la mesure obligatoire par le gouvernement.

C’est le cas de Zakaria Derra, un client venu à véhicule accompagné de sa sœur chez Djibril Ouattara. Dans la négociation des prix des casques, l’entente n’est pas au rendez-vous. Zakaria Derra décide alors de replier en renonçant au casque en raison, dit-il, de son coût élevé. « Le casque que j’achetais à 6 000 F CFA s’achète aujourd’hui à 10 000 F CFA », s’indigne-t-il. Il invite les vendeurs de casques à ne pas profiter de la décision de l’exécutif burkinabè pour faire de la spéculation.

Il appelle à agir avec civisme pour permettre à chaque Burkinabè d’avoir un casque « Chers commerçants, même si votre bénéfice n’est que de 500 F CFA par casque, vendez-en aux citoyens ! », lance Zakaria Derra. Mais Tasseré Ouédraogo, professeur d’éducation physique et sportive, un autre client de Djibril Ouattara, semble prendre son mal en patience. « Ce casque que je viens d’acheter est destiné à ma protection, et c’est aussi un moyen de me conformer à la réglementation », laisse-t-il entendre. Il félicite les autorités pour cette rigueur qui permettra, selon lui, de réduire drastiquement le nombre de pertes en vies humaines sur les routes.

Une variété de casques disponibles sur le marché

Selon le commerçant, Abdoul Rachid Ouédraogo, la nouvelle règlementation fait “ l’affaire” des vendeurs de casques.

« De nos jours, nous voyons trop de gens perdre la vie ou subir des traumatismes graves simplement, parce qu’ils ne portaient pas de casque », déplore-t-il.
Les lieux de vente de casques dans la ville de Ouagadougou sont variés. A la place de
la Nation, Abdoul Rachid Ouédraogo fait de la vente de casque, son gagne-pain quotidien. Il exprime sa satisfaction de voir ses recettes grimper depuis l’annonce du port obligatoire de casque. De deux casques vendus par jour, il est passé à une dizaine.

Il renseigne que sur le marché national, les prix des modèles simples et modulables varient entre 4 000 FCFA et 30 000 FCFA. Toutefois, Abdoul Rachid Ouédraogo dit apercevoir que le choix de la population se porte principalement sur les casques dont la valeur
oscille entre 5 000 FCFA et 15 000 F CFA. Au-delà des réalités liées à la vente et à l’achat de casques, les usagers majoritairement ne tarissent pas d’éloges à l’endroit du gouvernement dont ils saluent la fermeté.

Pour eux, ce serait une fierté de voir l’ensemble de la population adoptée le bon réflexe, qui est le port du casque. Aïchatou Sanogo est de ceux-là. Vacancière à Saaba, elle exprime son satisfécit :
« Le port du casque est une habitude pour moi. Je suis très contente de voir autant de personnes en porter aujourd’hui, surtout les jeunes », dit-elle, tout en invitant les autorités à intensifier les contrôles. Quant à Augustine Sawadogo, étudiante en communication, elle exhorte les plus réfractaires et les plus sceptiques à privilégier leur sécurité : « Beaucoup de personnes mettent un casque uniquement pour éviter d’être refoulées ou verbalisées, alors que cela ne devrait pas être la motivation principale. Car en matière de sécurité routière, sauver sa vie ne doit pas être une option : c’est une obligation », se convainc-t-elle.

Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Burkina : de Tougouri à Sebba, les Forces combattantes confirment leur ascendance sur les terroristes

De Tougouri à Sebba en passant par le Yaadga et le Soum, les Forces combattantes ont multiplié durant la dernière quinzaine du mois de juillet, les reconnaissances offensives, les embuscades et les frappes aériennes coordonnées, ayant permis d’éliminer de nombreux terroristes et contraindre d’autres à la fuite, a appris l’AIB auprès de sources sécuritaires.

La deuxième partie du mois de juillet s’est achevée comme la première avec une confirmation de la supériorité du feu des boys sur l’ennemi et ses soutiens.
Le 31 juillet, au cours de l’opération Toodima 4 dans la zone de Sebba, les hommes du 9ᵉ BIR ont neutralisé plusieurs criminels.

La veille, le 30 juillet, une patrouille du détachement de Pensa avait fait déjà mordre la poussière à d’autres malfaiteurs.
Quelques jours plus tôt, le 25 juillet, prenait fin l’opération du FORSATEC Horonya dans la zone de Kinséré, au terme de laquelle des terroristes ont été copieusement matés et de la logistique récupérée.

Dans la même dynamique, le 23 juillet, ce sont des ravitailleurs terroristes dans la zone de Bangossogo qui ont rejoint l’enfer. Une action qui a permis de défaire les circuits logistiques de l’ennemi.

La veille déjà, le 22 juillet, dans la région du Yaadga, les Forces combattantes basées à Yensé, en mission logistique vers Thiou, avaient bénéficié de la vigilance des vecteurs aériens. Ceux-ci ont repéré un groupe de criminels jalonnant le convoi et, une fois les assaillants regroupés sous un arbre touffu, les ont efficacement foudroyés. Ils ont brûlé avec leurs moyens.

C’est d’ailleurs le jour précédent, le 21 juillet, que s’était joué l’un des épisodes le plus marquant de la période.
En déplacement à Toulfé vers Titao pour une mission de réapprovisionnement logistique, les Forces combattantes ont croisé le fer avec des criminels embusqués sous des arbres touffus, qui ont surgi sur leur convoi.

Grâce à une coordination sans faille, les vecteurs aériens assurant la couverture ont frappé pour désorganiser les assaillants, pendant que les unités les écrasaient au sol avant de ratisser la zone pour récupérer le matériel. Plusieurs criminels ont ainsi été neutralisés, parmi lesquels un cadre terroriste, Tall Khalidou, alias Yéro, alias Wahilou.
Cette embuscade déjouée s’inscrivait dans la continuité d’une nuit déjà mouvementée.
La veille, le 20 juillet, à Gomboro, un guetteur ennemi qui observait le dispositif des forces avait été neutralisé dans sa fuite avec son poste de communication.

Dans la nuit du même jour, vers 2 heures du matin, des mercenaires avaient tenté, en vain, de surprendre simultanément les positions amies de Sè et de Banikani, au nord de Djibo. Ils ont été copieusement matés.

Cette séquence faisait elle-même suite à deux actions menées coup sur coup à Kiembara. Le 18 juillet, les hommes du 7ᵉ BIR étaient parvenus à piéger des criminels, qui ont été neutralisés.

La veille, une première embuscade dans cette même zone avait fait mouche. Tout avait commencé le 16 juillet, lorsque l’ennemi tenta d’attaquer la localité de Tougouri, avant d’être contraint à fuir précipitamment le combat face à la riposte des combattants.
Ce même jour, plus au sud, le 9ᵉ BIR, en reconnaissance offensive dans la zone de M’bamga, a croisé le fer avec l’ennemi, copieusement maté. Des dizaines de terroristes ont été neutralisés et des armes récupérées.

Ces succès montrent qu’en plus des offensives dont elles sont à l’initiative, les Forces combattantes réagissent avec promptitude et détermination face à un ennemi qui vit ces dernières heures.

Agence d’information du Burkina

 

Yatenga : Epargné par les Forces combattantes, un ex-informateur des terroristes appelle ses compagnons à arrêter cette pratique

Agé de 36 ans et originaire de la zone de Thiou dans le Yatenga, Boukaré s’était doté d’un poste émetteur-récepteur (ER) qu’il utilisait pour prévenir les terroristes de l’arrivée des aéronefs de l’armée, leur permettant ainsi de se mettre à l’abri et d’échapper aux frappes. Entre gratitude envers les Forces combattantes et demande de pardon au peuple burkinabè, Boukaré invite les autres informateurs à se repentir pour enfin mettre fin à la guerre.

Dans la province du Yatenga, les Forces combattantes ont interpellé, courant juillet dernier, un homme qui alertait les terroristes des mouvements des aéronefs militaires dans la zone de Thiou. Epargné malgré son rôle nocif, il exprime aujourd’hui ses regrets et appelle les autres informateurs à cesser ce comportement.

Son interpellation est survenue alors qu’il revenait à vélo d’une séance d’abreuvement de son troupeau. Croisant les Forces de défense et de sécurité (FDS), il a pris la fuite en abandonnant d’abord son poste ER, puis son vélo, avant d’être rattrapé au terme d’une course-poursuite.

Selon son témoignage, les FDS lui ont indiqué qu’elles ne s’en prennent pas aux personnes non armées, et l’ont épargné après avoir constaté qu’il ne portait effectivement pas d’arme. Il a ensuite conduit les éléments jusqu’à l’endroit où il avait jeté son poste ER, permettant sa récupération.

« Je profite dire merci aux FDS pour m’avoir épargné la vie et de bien prendre soin de moi, malgré qu’elles ont su que j’étais une mauvaise personne. En brousse, on a toujours cru que les FDS tuent les gens au hasard. Je viens aujourd’hui pour
exprimer mes profonds regrets à l’ensemble du peuple burkinabè pour le tort que j’ai pu commettre », a-t-il confié, selon des sources sécuritaires.

Boukaré a par ailleurs lancé un appel aux autres détenteurs de postes ER dans la zone de Thiou et ailleurs, utilisés pour alerter les terroristes des mouvements aériens militaires, à mettre fin à cette pratique.

« Adoptons de bons comportements pour permettre aux FDS de gagner la guerre et de faire revenir rapidement la paix dans le pays », a-t-il exhorté.

Ces derniers mois, les Forces combattantes, professionnelles et respectueuses de la dignité humaine, ont sauvé des dizaines d’enfants et de combattants terroristes pour leur offrir une chance de se remettre sur le droit chemin.

En revanche, les boys continuent de traquer et de neutraliser ceux qui refusent d’entendre l’appel du commandant en chef des Armées, le capitaine Ibrahim Traoré, à déposer les armes sans condition pour préserver leurs vies.

Agence d’information
du Burkina

Burkina : Djibo et Kiembara, théâtres de deux offensives aériennes décisives contre les terroristes

Portées par une coordination sans faille entre unités au sol et vecteurs aériens, les Forces combattantes ont déjoué, début août, deux tentatives d’infiltration d’envergure à Djibo et à Kiembara, tout en multipliant durant le mois, sur d’autres fronts, les accrochages victorieux face à des terroristes en perte de vitesse, a appris l’AIB de sources sécuritaires.

Avec l’installation de la saison des pluies, les Forces du mal pensent être à l’abris grâce à la végétation abondante dans certains théâtres de combat. C’est sans compter sur la
vigilance des guetteurs et la détermination des boys d’aller chercher l’ennemi jusqu’à ces derniers retranchements. Ainsi, le lundi 24 août, le groupe d’intervention spécial du 23e BIR a pris contact avec un ennemi dans la zone de Bangossogo. Des dizaines de criminels ont été neutralisés et du matériel récupéré.

Cette journée s’inscrivait dans le prolongement direct du 20 août, particulièrement actif. Dans la zone de Welguimsifou, le groupe d’intervention spécial du 30e BIR a pris en embuscade des criminels, qui avaient fui en abandonnant leur logistique. Le même jour, les hommes du 18ᵉ BIR ont maté des criminels à Gama, tandis que le 28ᵉ BIR, en reconnaissance offensive à Arbinda, a lui aussi pris contact avec un ennemi qui a préféré fuir rapidement. Sur l’axe de Gorom-Gorom également, le 9e BIR avait fait une brève rencontre avec l’ennemi, confirmant l’intensité des contacts sur plusieurs fronts ce jour-là.

Deux jours plus tôt, le 18 août, l’unité fantôme avait déjà conduit une infiltration dans la zone de Bokou, au cours de laquelle plusieurs criminels ont été neutralisés et du matériel récupéré. Le 17 août, les unités du 9ᵉ BIR, en reconnaissance dans la zone de Samboye, a enclenché les hostilités contre un groupe de criminels. Deux jours auparavant, le 15 août, le groupe d’intervention spécial du 30e BIR avait surpris une bande de criminels, toujours dans la zone de Welguimsifou. Cette unité y a d’ailleurs déjà été à l’œuvre quelques jours plus tôt, le 11 août, tendant une première embuscade à des criminels dans la zone de Koogo voisine.

Le 10 août, dans la région des Bankui, précisément dans la zone du Groupement de forces pour la sécurisation de la Boucle du Mouhoun (GFSBM), des criminels venus du nord en grand nombre pour s’attaquer à la localité de Kiembara ont été décelés par les Forces combattantes, qui avaient aussitôt alerté les vecteurs aériens. Une fois les assaillants installés dans une forêt touffue au nord du village, une opération aérienne est planifiée et plusieurs frappes se sont abattues sur eux. Le lendemain, les unités du 23e BIR et du détachement de Gomboro, accompagnées des VDP, ont procédé au ratissage des lieux pour récupérer le matériel ennemi encore utilisable.

La veille de cette opération, le 9 août, une unité du 27ᵉ BIR a mené, à Diapaga, un assaut violent sur une position terroriste préalablement détectée. Au bilan, plusieurs dizaines de criminels ont été neutralisés et du matériel récupéré. Le 7 août, à Gomboro, les boys ont décelé des criminels s’approchant de leur position et ont réagi promptement, en neutralisant plusieurs. Le 5 août a été une journée décisive pour les patriotes en mission dans la région du Soum, plus précisément dans la zone du Groupement de forces pour la sécurisation du Sahel (GFSS).

Des criminels venus en nombre important ont tenté de percer le dispositif à Djibo pour attaquer des postes avancés. Ils seront littéralement frappés, avant que les vecteurs aériens, alertés, ne les foudroient efficacement. Les rescapés ayant pris la fuite ont été
rattrapés puis traités. Les Forces combattantes sur place vont récupérer le matériel ennemi encore utilisable. Tout avait commencé trois jours plus tôt, lorsque le groupe d’intervention rapide de la même unité avait pris contact avec un ennemi, ouvrant ainsi la voie à cette série d’offensives qui allait se poursuivre durant tout le mois. Sous le leadership du Commandant en chef des Armées, le Capitaine Ibrahim Traoré, les opérations se poursuivent sur l’ensemble des théâtres pour consolider les acquis et garantir la
sécurité des populations.

Agence d’information
du Burkina

Le devoir patriotique commence !

Débutée le 27 juillet dernier, l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) des bacheliers de 2026 s’est achevée le jeudi 27 août sur l’ensemble du territoire national. Durant 30 jours, environ 65 000 jeunes Burkinabè d’origines et de conditions sociales différentes ont partagé une expérience collective destinée à raviver et à consolider en eux les valeurs de civisme, de discipline, de probité, d’intégrité, de solidarité et de résilience. La satisfaction exprimée au terme de cette immersion traduit l’adhésion des appelés à une initiative qui dépasse largement le cadre d’une formation.

Mais, la cérémonie de clôture ne constitue pas la fin du processus. Elle en marque plutôt le véritable commencement. Au Stade du 4-Août de Ouagadougou, le Président du Faso, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, a rappelé aux appelés l’essentiel : le Burkina Faso a besoin de citoyens convaincus, engagés et capables de comprendre le monde dans lequel ils évoluent. Aux jeunes, il a recommandé l’humilité dans la recherche du savoir, l’effort permanent de compréhension de la nature et de la géopolitique, ainsi que le refus de l’ignorance et des certitudes faciles.

Le chef de l’Etat les a également invités à cultiver le dépassement de soi, à se détourner de la facilité, de la tricherie et du mensonge, et à préserver leur dignité par une bonne moralité. Car, dans une Révolution, le citoyen ne peut se limiter à revendiquer des droits. Il doit d’abord prendre conscience de ses devoirs envers la Nation. Le patriotisme se mesure ainsi dans les comportements quotidiens, dans la manière de travailler, de respecter le bien public, de servir l’intérêt général et de tendre la main à son prochain.

Les 65 000 appelés ont, pour leur part, pris l’engagement de servir la Nation avec dévouement, responsabilité et surtout fidélité. Cet engagement doit désormais s’inscrire dans les actes. Ces jeunes sont appelés à devenir des ambassadeurs du
patriotisme dans les universités, les administrations, les entreprises, les champs, les ateliers et encore plus dans leurs familles et leurs communautés.

C’est précisément ici que le rôle de la famille devient crucial. L’immersion a semé des graines. Il appartient désormais aux parents, aux frères, aux sœurs et à l’ensemble de la cellule familiale de veiller à leur enracinement. Car, la famille est la première école du citoyen. C’est là que s’apprennent le respect de l’autre, le partage, l’écoute, l’entraide et le sens de la responsabilité. C’est aussi là que peuvent se combattre l’égoïsme, l’individualisme et la culture de l’indifférence qui fragilisent le tissu social.

La solidarité sur laquelle le Président du Faso a particulièrement insisté, doit donc devenir le socle de la refondation en cours. Refonder le Burkina Faso suppose en effet de
refonder les comportements. Et cette transformation ne se décrète pas uniquement dans les institutions ou les centres de formation. Elle se construit au quotidien dans les familles, les écoles, les lieux de travail et les communautés. Elle exige de replacer l’éthique, la justice, l’équité et la solidarité au cœur de nos rapports sociaux.

L’IPO 2026 est terminée. Mais, pour les 65 000 jeunes qui viennent de la vivre, comme pour leurs familles, l’heure du véritable examen a sonné. Le défilé est achevé, les chants
se sont tus et chacun a regagné son foyer. Désormais, le devoir commence.

Car c’est dans les actes de chaque jour que se construira le Burkina Faso nouveau, fait de citoyens responsables, solidaires, travailleurs et intègres. L’immersion a ouvert une voie. A la jeunesse de la poursuivre. Aux familles de l’entretenir. Et à toute la Nation de marcher ensemble sur ce chemin de la refondation.

 Par Assetou BADOH

Coopération multilatérale : le nouveau coordonnateur-résident du Système des Nations unies demande des orientations

Le ministre des Affaires étrangères, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le vendredi 28 août 2026, le coordonnateur-résident du Système des Nations unies au Burkina Faso, Njoya Tikum.

Un mois après son installation, le nouveau patron des Nations unies au Burkina Faso est venu échanger avec le chef diplomatie burkinabè, sur les priorités de coopération et surtout recueillir ses orientations en vue de mieux aligner les interventions sur les priorités stratégiques du Plan Relance.

Ainsi, les échanges ont principalement porté sur la mise en œuvre du nouveau cadre de coopération entre les Nations unies et le Burkina Faso, conçu en cohérence avec le référentiel national de développement à l’horizon 2030.

Les discussions ont par ailleurs porté sur les réformes engagées dans le cadre de la vision « Nations Unies 80 », qui vise à adapter davantage les actions aux réalités et aux besoins, ainsi que sur les voies et moyens de soutenir la mise en œuvre de ces réformes.
Le ministre Karamoko Jean Marie Traoré a salué le dynamisme du nouveau coordonnateur résident ainsi que les réformes entreprises par les Nations unies pour améliorer l’efficacité de leurs actions.

Il a également insisté sur l’importance d’accélérer la transition des interventions humanitaires vers des programmes de développement, en vue de renforcer durablement la résilience des populations.

Pour le ministre, la réussite de ces différentes réformes repose sur un dialogue et une concertation permanente entre les Agences des Nations unies et le gouvernement burkinabè.

Le responsable onusien a également profité de son entretien avec le ministre Traoré, pour saluer les récentes visites au Burkina Faso, des responsables du Système des Nations unies.

Ces différentes missions témoignent, selon lui, de l’attention accordée au Burkina Faso et la volonté de renforcer la coordination des actions dans le pays.

DCRP/MAE

Fonctionnaires internationaux et experts de la Diaspora : le gouvernement invite à l’édification et au rayonnement du Faso

Le ministère des Affaires étrangères a tenu un webinaire hybride avec la diaspora burkinabè le 29 août 2026, à Ouagadougou.

La participation de la diaspora burkinabè au développement du pays et son rayonnement à l’échelle internationale étaient les grandes lignes d’une rencontre en ligne et présentiel organisée par le ministère des Affaires étrangères, samedi 29 août 2026. La réunion a permis au ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, d’inviter la diaspora à investir au pays natal. Il a félicité les participants et les a exhortés à rejoindre la nouvelle marche du pays des « Hommes intègres ».

Selon lui, la diaspora et les fonctionnaires internationaux sont des artisans du rayonnement et du positionnement du Burkina Faso. Il a indiqué que ce webinaire doit être un moment d’orientations et d’éclairage pour une marche « triomphale » du Burkina. « Nous savons tous que la diaspora est déjà mobilisée, mais nous voulons encore plus. Nous voulons faire de ces différentes capacités, un réseau stratégique et un levier d’accompagnement, de positionnement du Burkina », a-t-il insisté.

Pour lui, avec la démarche de diplomatie d’influence enclenchée par les autorités, il convient de mener une réflexion sur le renforcement de la présence des fonctionnaires internationaux dans les institutions internationales. « Si nous voulons influencer et impacter les orientations et les décisions au niveau mondial, il nous faut cibler aussi des positions qui nous donnent la possibilité de porter l’impact que nous souhaitons », a-t-il renchéri.

L’expert au bureau national des grands projets, Mahamoudou Kabré, a présenté une synthèse de cinq grandes initiatives présidentielles portant sur la souveraineté énergétique, agricole, infrastructurelle et éducative. Cette présentation, a-t-il indiqué, a pour vocation d’informer les participants mais aussi de récolter des contributions qui seront reversées aux autorités compétentes.

Selon lui, il y a de nombreux projets dont la réalisation nécessite la participation pleine et active des ressortissants burkinabè vivant à l’extérieur. « Nous portons des rêves et nous voulons que nos ambassadeurs, diplomates et tous les burkinabè vivant à l’étranger puissent communiquer à notre faveur pour la concrétisation de ces rêves », a-t-il ajouté. Aux dires de Mahamoudou Kabré, l’Etat ne pouvant pas être partout, a besoin de relais.

Vers un placement des Burkinabè à l’international

Le Directeur de la promotion de l’expertise nationale (DPEN), Jacques Gouba, a dévoilé la stratégie nationale de placement des Burkinabè dans les organisations internationales, accompagnée de son plan d’action. Il a indiqué que l’objectif affiché par le gouvernement est de valoriser le capital humain du Burkina sur la scène nationale et internationale. « Le gouvernement veut porter assistance aux cadres burkinabè de l’extérieur en quête d’emploi, mais aussi accompagner ceux qui travaillent déjà au sein des institutions internationales », a-t-il précisé.

S’agissant des difficultés rencontrées par les fonctionnaires internationaux burkinabè dans le processus d’insertion dans les organisations internationales, Jacques Gouba a mis en cause les lourdeurs administratives et la faiblesse numérique. Le représentant des fonctionnaires internationaux burkinabè, Pr Filiga Michel Sawadogo, s’est réjoui des différentes initiatives présidentielles visant à atteindre la souveraineté totale. Il a indiqué que les fonctionnaires vivant à l’extérieur portent un grand intérêt à la dynamique actuelle.

Selon le Pr Filiga Michel Sawadogo, ce webinaire a permis de créer un espace de concertations, d’écoute et de partage d’expériences, en vue de mieux valoriser les compétences, les connaissances et les réseaux dont disposent les Burkinabè évoluant au sein des organisations internationales au bénéfice du pays. Après avoir exprimé son satisfécit, le représentant des fonctionnaires internationaux a réaffirmé la disponibilité de la diaspora burkinabè à contribuer aux initiatives engagées pour le développement et le rayonnement de la mère patrie, dans la mesure des possibilités et le respect des obligations professionnelles. Les différents participants se sont dit satisfaits de la tenue de cette rencontre et ont invité les autorités burkinabè à disponibiliser les informations pour plus de participation de la diaspora.

Wendyam Pascaline
KALMOGO Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)