Coopération Burkina Faso–Nations Unies : le Premier ministre reçoit le nouveau Coordonnateur-résident

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‎Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 31 août 2026, le nouveau Coordonnateur-résident du Système des Nations Unies au Burkina Faso, également Coordonnateur humanitaire et Agent habilité à la sécurité, Njoya Tikum. Au-delà de la prise de contact, cette audience a permis de préciser les orientations de la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies, avec pour exigence un meilleur alignement sur les priorités nationales et des résultats concrets au bénéfice des populations.
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‎Les échanges ont notamment porté sur le nouveau Cadre de coopération entre le Burkina Faso et les Nations Unies. Sa mise en œuvre devra s’inscrire en cohérence avec le Plan RELANCE 2026-2030, nouveau référentiel national de développement, afin de mieux articuler les interventions du Système des Nations Unies avec les orientations définies par le Gouvernement.
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‎Le Chef du Gouvernement a félicité Njoya Tikum pour sa nomination et lui a souhaité la bienvenue au Burkina Faso. Il a réaffirmé la disponibilité du pays à entretenir un dialogue constructif avec ses partenaires, dans le respect de la souveraineté nationale, des choix stratégiques du Burkina Faso et des aspirations du peuple burkinabè.
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‎Pour le Premier ministre, la coopération doit avant tout produire des résultats tangibles et perceptibles par les populations. Il a, à cet effet, insisté sur la nécessité de privilégier des interventions efficaces, mieux coordonnées et susceptibles d’avoir un impact réel et durable sur les conditions de vie des Burkinabè.
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‎Une orientation à laquelle le nouveau Coordonnateur-résident a marqué son adhésion. Njoya Tikum a réaffirmé la volonté du Système des Nations Unies d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de ses priorités nationales.
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‎« Nous réaffirmons la disponibilité de tout le Système des Nations Unies à accompagner le Burkina Faso, conformément à ses priorités », a-t-il déclaré.
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‎Le responsable onusien a également souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les différentes agences du Système des Nations Unies. Cette démarche devrait permettre de renforcer la cohérence des interventions, de rationaliser les efforts et de faire converger davantage les programmes et les ressources vers les objectifs de développement définis par le Burkina Faso.
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‎Cette première audience avec le Chef du Gouvernement consacre ainsi une volonté partagée de faire évoluer la coopération entre le Burkina Faso et le Système des Nations Unies vers un partenariat mieux aligné sur les priorités nationales, davantage coordonné et résolument orienté vers l’action et les résultats, conformément aux ambitions portées par le Plan RELANCE 2026-2030.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Stylisme : Sorobis, Ambassadeur infatigable de la culture africaine

Issa Sorogo, styliste de renom connu sous le pseudonyme Sorobis a fait de la promotion de la culture africaine son cheval de bataille. Premier mannequin burkinabè ayant défilé devant le capitaine Thomas Sankara, il s’est vu investi d’une mission : celle de faire rayonner la culture africaine en général et burkinabè en particulier partout dans le monde.

Sorobis ! Ce nom n’est pas méconnu du monde du stylisme. De Ouagadougou à New York en passant par Cannes, ce styliste burkinabè a laissé ses marques. Connu pour son talent et son originalité, ses créations ont foulé les plus grands T du monde. Son double passage au pavillon Afriques du prestigieux festival de Cannes a confirmé son statut de maestro de la mode. Ses créations faites essentiellement de tissus africains dont le Faso Danfani burkinabè avaient suscité un véritable émoi auprès des participants. Bien que son talent de styliste ait été révélée au monde, Sorobis se sent investit d’une mission plus importante : celle de faire connaître la culture africaine à travers le monde.

Cette fibre panafricaniste lui a été transmis dès ses débuts par le père de la révolution burkinabè le capitaine Thomas Sankara devant qui il a eu la chance de défiler en tant que mannequin dès son jeune âge. Partout où il passe, Sorobis sème la culture africaine dans les cœurs. Aux Etats unis où il est basé, il enchaine les festivals où il permet aux américains de découvrir la culture africaine à travers ses créations. « Beaucoup d’afrodescendants ressentent ce désir de se connecter à leurs racines. Ils veulent connaitre la culture africaine, connaitre davantage qui ils sont. Certains n’avaient jamais vu le pagne tissé africain de leurs yeux et je leur donne l’occasion lors de mes défilés de découvrir la splendeur de la culture africaine et se connecter à leurs racines à travers mes collections », confie-t-il.

Une mission d’éducation

En plus des défilés, le styliste donne également des conférences où il présente la culture africaine. Pour lui, il se sent investi d’une véritable mission d’éducation auprès de ces afros qui ont soif de connaître leurs origines. Cette mission lui tient tellement à cœur qu’il ne rate aucune occasion de la mener à bien. De juin à août 2026, il a participé à trois activités majeures où il a fait la promotion du « made in Africa ». Le 20 juin il était à « Les saveurs culturelles de l’Afrique » à la cave Adams County Winery, à Gettysburg, en Pennsylvanie. Le 1er août 2026, il a participé à un « Dassandaga » à Washington DC où il a exposé ses créations, véritable vitrine de la culture africaine. Le 15 août 2026, il a également pris part à une activité dénommée « Azaaban » à New York. Infatigable ambassadeur, Sorobis n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il n’hésite pas à joindre son « ciseau » à toute activité entrant dans le cadre la promotion de la culture africaine. C’est pourquoi, il n’a pas hésité à joindre son image à l’Ankara Festival Los Angeles (AFLA) un événement phare célébrant la culture, la mode et l’expression artistique africaines en Californie du Sud.

Fondé en 2010, l’Ankara Festival Los Angeles est le plus grand festival de mode d’origine africaine sur le continent américain. Il a été créé afin d’offrir une plateforme de premier plan et unificatrice à l’expression créative africaine en Amérique du Nord. Le festival s’articule autour de l’Ankara, ce tissu africain aux motifs colorés et vivants, qui sert de symbole visuel du patrimoine, de la diversité et de l’innovation africains.

Mettre en valeur l’art africain

L’objectif ultime poursuivi à travers ce festival est de mettre en valeur l’art, la mode, la musique, la danse et la cuisine africains au sein du paysage culturel international. Il se veut aussi un tremplin aux créateurs, artistes et chefs d’entreprise, qu’ils soient confirmés ou émergents, inspirés par l’Afrique, afin qu’ils puissent étendre leur rayonnement sur le marché mondial de la mode. L’Ankara festival ambitionne également de rapprocher la diaspora africaine, la communauté locale au sens large et les passionnés de mode du monde entier grâce à une immersion culturelle.

La 17e édition de l’AFLA 2026 se tiendra le 6 septembre à Los Angeles à Hollywood en Californie. Parmi les temps forts de cette année marquante, il y aura des défilés de mode sélectionnés avec soin avec la présentation de collections exclusives des plus grandes maisons de couture africaines et de talents mondiaux émergents.  A l’occasion le styliste Sorobis présentera deux collections dont l’une faite à base de tissus burkinabè dénommée « Diarradougou » en référence au quartier Diarradougou à Bobo Dioulasso où tout a commencé pour le styliste et une autre appelée « I am Gold » faite de tissus indiens à travers laquelle le styliste entend universaliser le style burkinabè. Le Marché culturel offrira la possibilité d’acheter directement auprès d’artisans africains des vêtements, textiles, accessoires et œuvres d’art fabriqués à la main. Des spectacles en direct seront par ailleurs au programme avec la couverture du tapis rouge, des concerts, des tables rondes sur le secteur de la mode mondiale.

Cette rencontre constitue une véritable opportunité qu’entend saisir le styliste pour faire rayonner davantage la culture africaine.

Nadège YAMEOGO

 

𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞 : 𝐥’𝐎𝐍𝐀𝐒𝐄𝐑 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞.

Face à la persistance des comportements à risque d’accidents sur les routes du Burkina Faso, l’ONASER multiplie les actions conjointes avec la Police nationale, la Police municipale et la Gendarmerie nationale. Du 28 août au 2 septembre 2026, les quatre entités mènent, dans les centres urbains, notamment à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, de jour comme de nuit, des opérations de contrôle, de sensibilisation et de répression des infractions routières.
Dans la nuit du 29 août, la presse a suivi une équipe conjointe en action à Ouagadougou, à l’intersection de la RN5 (route de Pô) et de l’avenue Sembene Ousmane. Au cours de cette opération, partant du constat que, la nuit, il y a un certain relâchement en matière de port du casque, le Commissaire principal de Police Wendlaneba Moïse OUÉDRAOGO, Directeur de la Normalisation et des Opérations à l’ONASER, et ses hommes ont contrôlé les usagers de deux-roues et de trois-roues motorisés, refoulant systématiquement ceux qui n’avaient pas l’équipement de protection correctement placé sur la tête.
Ils ont également procédé au contrôle de l’alcoolémie chez les usagers. Certains n’avaient pas du tout consommé d’alcool, d’autres en avaient consommé sans dépasser les taux maxima autorisés, tandis que d’autres encore étaient au-delà de ces taux.
L’éclairage des engins a également fait l’objet de contrôles. Parmi les infractions constatées figuraient le défaut d’éclairage, l’absence de l’un des phares des automobiles ou encore l’usage de phares éblouissants, notamment à travers l’installation de projecteurs en lieu et place des phares normaux.
Les équipements de sécurité ont également été passés au peigne fin : extincteur, triangle de présignalisation, boîte à pharmacie, etc.
Mêlant sensibilisation et répression, ces opérations visent à rappeler aux usagers de la route que l’ONASER et les autres forces de sécurité intérieure veillent au respect des règles de la circulation pour la sécurité de tous sur la route.
Après les centres urbains de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, les opérations de contrôle vont se poursuivre sur les Routes nationales avec la Gendarmerie nationale.
La finalité étant de faire respecter les règles de la circulation routière pour contribuer à l’amélioration de la sécurité routière.
SCRP/ONASER

Masculinité positive: La vaisselle de Fabrice Darga

Au Burkina Faso, la lutte contre les violences basées sur le genre ne peut pas être uniquement l’affaire des femmes.  Le Mouvement FEMIN–IN et son partenaire, le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES), misent sur l’approche de la masculinité positive pour faire des hommes des alliés dans la promotion des droits des femmes. À travers la promotion de cette approche, l’organisation entend transformer les rapports de domination et faire des hommes des acteurs de la défense des droits des femmes.

Fabrice Darga est un jeune homme de 24 ans. Dans sa famille, les travaux ménagers sont habituellement exécutés par sa mère et ses sœurs. Lui ne s’en préoccupait guère. Un jour pourtant, sa mère l’a surpris en train de faire la vaisselle. Ce fut la surprise totale au sein de la famille Darga. Sa mère et sa petite sœur se sont alors mises à observer la scène.

« Avant, je me disais que faire la vaisselle n’était pas une affaire de garçon. Dorénavant, j’ai pris l’initiative d’effectuer certaines tâches ménagères afin d’apporter un coup de main à ma mère et à ma sœur », déclare Fabrice Darga.

Ce changement a été possible grâce à une formation reçue auprès du Mouvement FEMIN-IN sur l’approche de la masculinité positive. Il s’agit d’une approche qui encourage les hommes et les garçons à rejeter la violence et la domination, à exprimer leurs émotions et à s’engager activement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.

« De base, je n’étais pas un militant. C’est à travers les activités de sensibilisation que j’ai découvert cette approche et j’ai trouvé que c’était un sujet intéressant, à travers lequel je pouvais changer de comportement et ma vision de la masculinité », soutient le jeune Darga.

Depuis qu’il s’est engagé dans cette voie, Fabrice Darga dit avoir constaté des changements importants dans sa propre vie. Il affirme avoir appris à mieux se maîtriser et à accorder davantage d’importance aux opinions des autres.

Fabrice Darga

Avec l’appui de son partenaire, le Réseau africain pour l’éducation et la santé (RAES), le Mouvement FEMIN-IN fait la promotion de cette approche au Burkina Faso, particulièrement dans la région du Nakambé.

Pour la chargée de projet au Mouvement FEMIN-IN, Sabine Gampene, démographe, activiste engagée sur les questions des droits et de la santé sexuelle et reproductive, la masculinité positive invite les hommes à exprimer leurs émotions, à partager les responsabilités familiales et domestiques et à considérer les femmes comme leurs partenaires et non comme leurs subalternes. « La masculinité positive constitue une approche essentielle dans la construction d’une société fondée sur l’égalité et l’équité », affirme-t-elle.

Avec l’appui du RAES, le Mouvement FEMIN IN a formé une cinquantaine de jeunes garçons à cette approche. Fabrice Darga fait partie de ce groupe. Ces jeunes ont été formés au respect de l’égalité de genre et à la promotion des droits des femmes. Après leur formation, ils ont mené des campagnes digitales et animé des causeries éducatives avec leurs pairs afin de les sensibiliser à la masculinité positive. Ils sont devenus des relais dans leur communauté.

Les messages qu’ils véhiculent portent, entre autres, sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), la promotion des droits en matière de santé sexuelle et reproductive (DSSR), ainsi que la participation des femmes et des jeunes au renforcement de la cohésion sociale.

« De nature, on dit souvent que c’est l’homme qui a le pouvoir. Mais à travers nos discussions et nos séances de sensibilisation, nous arrivons à leur faire comprendre que l’homme et la femme ont les mêmes droits et les mêmes devoirs », explique-t-il.

Une approche pour prévenir les violences

La chargé de programme de FEMIN IN Sabine Gampené

Au sein de FEMIN-IN, l’approche de la masculinité positive est transversale. Dans tous les projets du mouvement, les hommes sont impliqués. Cependant, cette approche a été spécifiquement mise en œuvre dans le cadre de l’« École des alliés », un projet réalisé dans la région du Nakambé.

L’École des alliés forme exclusivement des hommes sur la masculinité positive, la lutte contre les violences basées sur le genre, ainsi que la promotion de l’égalité et la défense des droits des femmes au sein des communautés.

La sensibilisation s’est notamment appuyée sur le kit pédagogique du programme C’est la vie ! qui contient plusieurs thématiques relatives aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive.

« Deux ans après le projet, les bénéficiaires nous contactent pour nous demander de reprendre l’initiative. Certains jeunes continuent également de sensibiliser sur les réseaux sociaux. Cela signifie que notre message est passé et continue de porter ses fruits », soutient Sabine Gampene.

Dans l’ensemble de ses initiatives, FEMIN-IN prend en compte la masculinité positive, que ce soit à travers l’Arbre à palabre féministe, l’École des alliés ou encore l’Université d’été féministe qu’elle organise.

Le mouvement accorde une importance particulière à cette approche, estimant qu’elle contribue à prévenir les violences basées sur le genre.

« Pendant nos sessions, nous apprenons aux participants à prévenir les violences basées sur le genre. Nous disons aux jeunes qu’ils doivent maîtriser leur colère, savoir exprimer leurs besoins ou leurs émotions dans le calme et dans le respect des droits de l’autre. Lorsqu’on apprend à un homme à combattre les VBG, on contribue à les prévenir », affirme la chargée de projet.

Dans un contexte marqué par la persistance des violences basées sur le genre, cette approche mérite, selon la chargée de projet, d’être davantage promue au Burkina Faso. Elle estime que la lutte contre ces violences doit mobiliser aussi bien les femmes que les hommes.

« Il est important que ce ne soit pas une lutte des femmes uniquement, mais que les hommes puissent également s’impliquer dans la lutte contre les violences basées sur le genre et dans la promotion des droits des femmes », souligne-t-elle.

Fabrice Darga abonde dans le même sens. « Il ne faut pas penser que parce qu’on est un homme ou un garçon, on doit dominer les autres. Être un homme, c’est respecter les autres, assumer ses responsabilités et être à l’écoute. Tous, nous avons notre part de responsabilité et tous, nous pouvons avancer ensemble », conclut-il.

Boureima SANGA

Dakar 2026 : Pourquoi le Sénégal ? L’histoire derrière le premier événement sportif olympique organisé en Afrique

Le Sénégal accueillera un moment historique : les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, du 31 octobre au 13 novembre 2026. Pour la première fois dans l’histoire du mouvement olympique, un événement sportif olympique sera organisé sur le continent africain. Pourquoi ce choix est-il si symbolique ?

Plus d’un siècle d’attente

Depuis plus de cent ans, les Jeux Olympiques ont voyagé en Europe, en Asie, en Amérique et en Océanie. L’Afrique, malgré son immense richesse sportive, n’avait pas encore accueilli d’événement sportif olympique. Pourtant, le continent a vu naître des générations de champions : des légendes de l’athlétisme, des stars du football, des basketteurs de renommée mondiale et bien d’autres talents. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 marquent donc un tournant historique, non seulement pour le Sénégal, mais pour toute l’Afrique.

Pourquoi le Sénégal ?

Le choix du Sénégal s’inscrit dans une ambition plus large : faire des Jeux Olympiques de la Jeunesse un événement tourné vers la jeunesse, l’éducation, l’inclusion, les échanges culturels et le développement durable. Au Sénégal, le sport occupe une place importante dans la vie quotidienne, notamment auprès des jeunes. Dakar 2026 entend ainsi utiliser le sport comme un vecteur de dialogue, de cohésion sociale et d’inspiration pour la jeunesse africaine.

Dakar, une capitale tournée vers l’océan et le monde

Située à l’extrême ouest du continent africain, Dakar est une ville ouverte sur l’Atlantique.

Capitale politique et culturelle du Sénégal, elle est réputée pour son hospitalité, sa scène artistique, sa musique, sa gastronomie et son patrimoine historique. La ville a également donné son nom au célèbre Rallye Dakar.

Avec Dakar 2026, le Sénégal deviendra le premier pays africain à accueillir un événement sportif olympique. Les compétitions se dérouleront également à Diamniadio et Saly, deux sites qui participeront pleinement à cette grande fête du sport.

Bien plus que des médailles

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse ne se limitent pas à la performance sportive. Le projet Dakar 2026 met l’accent sur l’héritage, l’éducation, la durabilité et la participation des communautés locales. L’objectif est de laisser un héritage durable, à la fois matériel et humain, qui puisse bénéficier aux communautés locales et à la jeunesse bien au-delà des Jeux.

Une Afrique aux multiples talents

Réduire le sport africain au football ou aux courses de fond serait une erreur. Le continent se distingue également en basketball, en lutte traditionnelle, en surf, en cyclisme, en skateboard et dans de nombreuses autres disciplines en plein essor.

Dakar 2026 offrira justement une vitrine à cette diversité, avec 25 sports de compétition et 10 sports d’engagement. Le monde découvrira une Afrique créative, ambitieuse et portée par sa jeunesse.

Le compte à rebours est lancé

Pour les jeunes athlètes, Dakar 2026 représente un rêve.

Pour le Sénégal, c’est une responsabilité historique.

Pour l’Afrique, c’est une étape majeure dans l’histoire du mouvement olympique.

Et pour chacun d’entre nous, c’est une invitation à découvrir une autre image de l’Afrique : jeune, passionnée, accueillante et tournée vers l’avenir.

Et vous ? Si vous aviez la chance de voyager à Dakar pendant les JOJ 2026, qu’auriez-vous le plus envie de découvrir : les compétitions, la musique, la gastronomie, les plages ou la culture sénégalaise ?

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source: CGTN Français

 

Liens Armée-Nation : le football pour renforcer la cohésion entre militaires et civils

Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, et sa délégation ont assisté, le samedi 29 août 2026, à un match de football opposant les forces de défense et de sécurité de Ténado aux jeunes de la commune. La rencontre, disputée sur le terrain du lycée Saint-Augustin de Ténado, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens Armée-Nation dans un contexte marqué par la lutte contre le terrorisme.

Dans la dynamique de renforcement des liens entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations civiles, le ministère de la Guerre et de la Défense patriotique a organisé un match de football qui a opposé les FDS à l’équipe communale de Ténado. Joué en deux fois 20 minutes, le match, qui s’est déroulé sur le terrain du lycée Saint-Augustin de Ténado, a vu la victoire des FDS par le score de 2 buts à 1. A la mi-temps, les deux équipes étaient à égalité, soit un but partout, avant que l’équipe des militaires ne corse le score à la 37e minute. Malgré les assauts qui ont suivi venant du camp des jeunes de Ténado, le résultat est resté ainsi jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre de la rencontre. Au-delà du résultat sportif, la rencontre a surtout constitué un moment de fraternité et de rapprochement entre militaires et populations civiles.

Pour le ministre d’Etat, l’essentiel n’était d’ailleurs pas de désigner un vainqueur. « Il n’y a pas eu de vainqueur. C’est Ténado qui a gagné, c’est la région de Nando qui a gagné, car l’objectif est atteint », a-t-il déclaré. Il a salué le bon déroulement de la rencontre, marquée selon lui par un bon climat et le fair-play. Il a également appelé les militaires et les civils à renforcer leurs liens et à œuvrer ensemble pour la sauvegarde de la communauté. « Nous demandons aux civils et aux militaires de se comporter comme les branches d’un même arbre, qu’ils travaillent pour que le tronc puisse subsister », a-t-il exhorté.

« Le renforcement de la cohésion »

Les deux équipes ici avec les autorités en signe de fair-play après le match.

Du côté des militaires, le maréchal des logis-chef, Kiswendsida Nikiema,
capitaine de l’équipe victorieuse, a accordé une importance particulière à cette victoire remportée en présence du ministre de tutelle. « Il fallait remporter la victoire pour son honneur et c’est ce qui a été fait ce soir », a-t-il affirmé. Il a par ailleurs remercié les autorités pour avoir permis l’organisation de cette rencontre, estimant qu’elle contribue au renforcement de la cohésion entre militaires et civils. A l’issue du match, l’équipe militaire a reçu un trophée, des médailles, des ballons ainsi qu’un jeu de maillots. Pour Eugène Bationo, capitaine de l’équipe communale de Ténado, la défaite s’explique notamment par quelques insuffisances constatées au sein de son équipe.

Loin de se décourager, il entend tirer les enseignements de cette rencontre et mieux se préparer pour les prochaines échéances. Les jeunes ont également reçu des médailles, des maillots et un ballon. Dans la même dynamique, le ministre d’Etat et sa délégation ont rendu des visites de courtoisie aux autorités coutumières partout où ils sont passés. D’abord chez le chef de canton, Lallé Naaba Guiguemdé, à Koudougou, puis chez le chef de terre de Réo. La délégation a aussi fait une halte au Centre Yilo de Koukouldi (CYK) où elle a procédé à une remise de cartes d’identité AES dans le cadre d’une opération d’établissement subventionnée par Bassolma Bazié pour environ 300 personnes.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

 

Entretien routier au Burkina : le Japon offre 22 engins de plus de 3 milliards F CFA

L’ambassade du Japon au Burkina Faso a remis un premier lot de 22 engins et équipements de bâtiments et travaux publics, d’un montant de plus de 3 milliards F CFA au ministère de la Construction de la Patrie, vendredi 28 août 2026, à Ouagadougou.

La coopération entre le Burkina Faso et le Japon est au beau fixe. En effet, l’ambassade du Japon a remis un premier lot de 22 engins et équipements de Bâtiments et travaux publics (BTP), d’un montant d’un milliard 6 millions de Yens soit plus de 3 milliards F CFA au ministère de la Construction de la Patrie, vendredi 28 août 2026, à Ouagadougou. Le matériel reçu est essentiellement composé de deux auto-bétonnières, deux chargeurs sur pneus, deux tracteurs, quatre camions bennes, quatre nébuleuses, deux pelles chargées, deux pelles hydrauliques, quatre compacteurs.

C’est le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, qui a reçu des mains de l’ambassadeur du Japon, Nagashima Jun, le don qui s’inscrit dans le cadre du projet d’amélioration des équipements d’entretien routier.

« Ce matériel fait suite à l’accord de don signé en 2024 entre le Burkina Faso et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Cet engagement est concrétisé avec la livraison d’un lot de 22 engins sur une quarantaine prévue », a-t-il précisé.
Pour le ministre de la Construction de la Patrie, ces équipements représentent bien plus qu’un appui technique. Ces engins incarnent, à son avis, la vitalité de la coopération entre le Burkina Faso et le Japon et traduisent la confiance qui sous-entend ce partenariat.

Améliorer les interventions d’urgence

« Ces moyens matériels permettront d’améliorer significativement les capacités d’intervention de la brigade d’entretien et de réhabilitation pour les interventions d’urgence », a-t-il indiqué. Mikaïlou Sidibé a également assuré de l’engagement du gouvernement à veiller à une utilisation rationnelle, efficiente et durable de ces outils, afin d’optimiser leur contribution aux objectifs du projet. Il a réaffirmé l’attachement du Burkina Faso aux relations d’amitié et de coopération avec le Japon, nourrissant l’espoir que ce partenariat « exemplaire » va continuer de se consolider et de s’approfondir dans les années à venir.

Le chef du département de la Construction de la Patrie a salué le gouvernement et le peuple japonais pour la marque renouvelée de solidarité et d’amitié envers le peuple
burkinabè. L’ambassadeur du Japon a rappelé les étapes clés de ce projet, depuis l’échange de notes de 2023, jusqu’à la signature de l’accord en 2024.

Il a insisté sur l’importance du réseau routier burkinabè pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. « Le Burkina Faso est un pays enclavé entouré de six Etats
voisins, dont plus de 80% des flux logistiques reposent sur le transport routier. Le réseau routier centré sur la capitale, Ouagadougou, joue un rôle absolument stratégique en tant que carrefour logistique », a expliqué le diplomate nippon.

Au-delà de l’entretien routier, il s’agit de promouvoir l’intégration économique régionale, d’améliorer les conditions de vie des populations et de soutenir une croissance économique durable, a-t-il poursuivi. Le projet d’amélioration des équipements d’entretien routier s’inscrit également dans la concrétisation des engagements pris par le Japon lors de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) en 2025, en faveur du renforcement de l’intégration régionale et de l’amélioration de la connectivité, a fait savoir Nagashima Jun. Il a formulé le vœu que ce don constitue un pas décisif pour la prospérité du Burkina Faso.

Leila Sylvia SAWADOGO
Maria KAHOUN
(Stagiaire)

 

Traitrise et ignominie

S’il apparaît évident que le coup de force raté intervenu à Niamey le weekend dernier a pour principal commanditaire, la France et ses services de renseignements extérieurs (selon les mots du général Abdramane Tiani, Macron a juré de ne pas quitter le pouvoir la queue entre les jambes), il est clairement établi qu’il n’aurait pu avoir l’ombre d’un commencement, sans la traitrise de soldats et civils nigériens, stipendiés par l’impérialisme international pour maintenir leur pays sous sa férule humiliante.

Les images de la télévision nationale nigérienne sont sans équivoque sur le sujet ; ce qui nous remet à l’esprit l’histoire tourmentée du continent et les propos prémonitoires du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui n’a de cesse de nous rappeler que la traitrise est l’un des dangers majeurs qui guette nos processus souverainistes.

A la lumière des évènements politiques malheureux qui ont ensanglanté l’Afrique et dont les plus emblématiques sont l’assassinat de Patrice Lumumba, Sylvanius Olympio, Marien Ngouabi et Thomas Sankara, ce sont en effet des traîtres très proches du premier cercle du pouvoir nigérien qui ont tenté cette forfaitaire dont le succès aurait plongé le pays dans une longue période d’incertitude et de chaos propice au retour des prétendus « sauveurs » du continent.

Défenestrée avec fracas du Sahel central et en proie depuis à une lente descente aux enfers sur fond de marasme économique, de chômage et de « grisou » social, la France macroniste fait des pieds et des mains pour reprendre le contrôle de cet espace vital pour sa survie. Macron qui est pointé du doigt par les cercles militaires, politiques et économiques qui lui imputent ce tableau sombre par son manque de courage, n’a désormais qu’une seule obsession : avoir la peau d’un des dirigeants de l’AES pour détricoter cet espace souverainiste en gestation et laisser son successeur terminer le travail de « normalisation ».

Le terrorisme étant en passe d’être vaincu, il ne reste plus que les militaires indignes, sans foi ni loi pour exécuter cette basse besogne. Appât du gain, faiblesse morale et besoin d’affirmation de soi, sont les raisons principales qui dictent la conduite de ces soldats du déshonneur. Aussi, l’agitation de la « fibre ethnique » n’y est pas étrangère dans un continent où la conscience citoyenne et le patriotisme sont souvent à géométrie variable. Plutôt que de se « nourrir » du patriotisme pour fortifier leur esprit, vivifier leur âme et participer à la construction nationale, les traîtres et les réactionnaires préfèrent « l’argent frais » quelle que soit sa provenance, pour satisfaire leurs pulsions personnelles.

Le scénario étant connu, il appartient à nos dirigeants de maintenir leur niveau de vigilance au très haut niveau, avec notamment des services de renseignements efficaces et une veille citoyenne permanente. Dans le même temps, l’élévation de la conscience révolutionnaire doit être de mise pour changer le logiciel des générations futures.
Prise dans le maelstrom de la mondialisation marchande et financière qui privilégie le paraître et l’avoir au détriment de l’être, la jeunesse africaine est malléable mentalement et souvent peu au fait des enjeux géostratégiques de l’heure.

Le réarmement idéologique et culturel, voilà le défi majeur à relever pour nos autorités, outre les projets et programmes de développement. C’est vrai que la traitrise est difficile à déceler, surtout quand elle est « tapie » au cœur même du pouvoir, mais une jeunesse éduquée et consciente l’empêchera de prospérer sous nos tropiques. Il faut donc combattre le terrorisme, développer le pays et surmonter les obstacles en gardant « l’esprit clair et les yeux secs ». C’est le prix à payer pour rentrer définitivement dans l’histoire. Ceux qui luttent, ce sont ceux qui vivent !

Boubakar SY

Commune de Mané : une campagne agricole prometteuse

Installée dans la deuxième décade du mois de juillet 2026, dans la commune de Mané, la campagne agricole 2026-2027 s’annonce prometteuse avec une bonne physionomie des cultures. Dans les villages réinstallés en décembre 2024 de Zincko, Lonti et Samkoudougou, le sorgho est au stade de montaison contre la ramification pour le niébé. Quant au riz, c’est le talage ou l’épiaison alors que l’arachide est en phase de floraison. Toute chose qui donne de l’espoir aux agriculture rencontrés les 28 et 29 août 2026.

Dans le village de Zincko, commune de Mané, Issouf Nagbila et sa famille forte de 105 membres disposent de champs de sorgho et de petit mil de plus de 8 hectares. Ils emblavent aussi le haricot sur une superficie d’un hectare. Nous visitons ses « champs-parrains », sis dans le quartier Débéré, dans la matinée du samedi 29 août 2026. Ses cultures présentent une bonne physionomie. Certaines cultures de sorgho sont en phase d’épiaison alors que le haricot est en floraison. Ils espèrent moissonner 100 sacs de 100 kg de sorgho, 60 sacs de 100 kg de petit mil et 7 sacs de 100 kg de haricot.

Cette Personne déplacée interne (PDI) retournée est à sa deuxième saison humide. Aux dires de Nagbila, sa production lui permettra d’assurer la ration alimentaire et les charges quotidiennes de sa famille liées à la scolarité des enfants, les soins, l’habillement, etc. Il pratique les techniques culturales telles que le Zaï et les cordons pierreux, accompagnées de fumure organique.

Clôturer les champs communautaires et réaliser des forages

Les femmes de Samkoudougou souhaitent que l’Etat clôture leur champ communautaire pour leur permettre de mener des cultures maraîchères pendant la saison sèche.

« La saison s’est difficilement installée. Nous avons semé à trois reprises avant que les semis ne prennent forme. Sans le soutien des techniciens en agriculture en semences et produits phytosanitaires, mes cultures ne seraient pas bonnes », indique Issouf Nagbila. A l’entendre, il dit bénéficier de labour subventionné (10 000 f/hectare), de deux sacs de 50 kg de semence (gratuit) et six sacs d’engrais (17 000 F CFA, le sac) de l’Etat. Son souhait est la dotation de son village d’un tracteur pour le labour.

Dans le village de Lonti (commune de Mané), nous visitons un champ communautaire de sorgho d’une superficie de six hectares et un autre champ de haricot d’un hectare, exploités par une soixantaine de femmes et une quarantaine d’hommes. « Nous sommes allés voir l’agent de l’agriculture pour solliciter un soutien pour la mise en place d’un champ communautaire afin de subvenir à nos besoins familiaux », explique la porte-parole des femmes, Adjarata Sana. En termes de soutiens, ces agriculteurs ont bénéficié d’un labour gratuit des deux champs, d’une dotation (gratuit) en un sac de 50 kg de semences de
sorgho, six tasses de semence de haricot et de 15 sacs de 50 kg d’engrais, d’un suivi rapproché.

Ils ont également bénéficié d’une charrette et d’une charrue d’asile. Leurs champs constituent des champs de semences homologuées. « Cette initiative nous permettra de disposer de semences en quantité et en qualité. Le surplus nous servira de ration alimentaire et de vente pour l’éducation de nos enfants », se réjouit-elle. Dans le village de Samkoudougou, 30 femmes et 3 hommes encadreurs exploitent un champ communautaire de Niébé de 1,75 hectares.

Selon leur porte-parole, Albertine Sawadogo, ils ont bénéficié aussi d’un labour gratuit, de trois sacs de 50 kg d’engrais, de semences, accompagné de suivi rapproché.
« Ils recevront bientôt des produits phytosanitaires en cas d’attaque au niveau des cultures », rassure le chef de Zone d’agriculture technique (ZAT) de la commune de Mané, Salif Konané. A l’entendre, leur culture est en stade de floraison et le rendement attendu est estimé à 1,2 tonne à l’hectare. Pour la porte-parole, leur production permettra d’assurer l’alimentation de leurs familles et de résoudre certaines charges familiales.
« Nous cultivons majoritairement sur les flancs des collines.

Les tracteurs ne peuvent pas accéder à ces flancs. Mais si nous gagnons une dotation conséquente en engrais et semences améliorées, cela va beaucoup augmenter nos rendements », sollicite Albertine Sawadogo. Les femmes de Lonti et Samkoudougou exhortent le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré à clôturer leurs champs communautaires et réaliser un forage pour leur permettre de mener des cultures maraîchères pendant la saison sèche.

La formation en activité génératrice de revenus (élevage, saponification, tissage) est aussi l’une de leur doléance. Tous les intervenants traduisent leur reconnaissance à l’endroit du chef suprême des armées et des forces combattantes pour leur réinstallation depuis décembre 2024. A écouter le chef ZAT de Mané, la campagne agricole 2026-2027 s’est installée à partir de la deuxième décade du mois de juillet et le sorgho est actuellement au stade de montaison, le niébé au stade de ramification.

Les résultats escomptés seront atteints

La majorité des champs de céréales de la commune de Mané présente une bonne physionomie.

Quant au riz, c’est le talage ou l’épiaison alors que l’arachide est en phase de floraison. L’Etat et son partenaire, le PCRSS, ont soutenu les agriculteurs de Mané. Selon lui, en termes de semences, la commune a bénéficié de 14 200 kg de semences, toutes spéculations confondues et 111 tonnes d’engrais (NPK et urée). Au niveau du labour, 190 hectares, dont 20 hectares pour les PDI (gratuit), ont été labourés à prix subventionné. Selon Salif Konané, sa commune a été dotée de 13 motoculteurs dont 5 octroyés par le PCRSS et 8 de l’Etat.

« Le partenaire nous a aussi donné de petits matériels tels que 100 charrettes et 100 charrues au profit des populations retournées. Il nous a également appuyés en intrants agricoles avec 13 tonnes de semences et 44 tonnes d’engrais », liste–t-il. Pour lui, il est tôt d’estimer la production attendue dans sa zone agricole, mais si la pluviométrie continue dans ces conditions jusqu’à la fin du mois d’octobre, les résultats escomptés seront atteints.

A l’entendre, la difficulté majeure de ses producteurs est le manque de matériels agricoles du fait qu’ils sont tous des populations retournées. Concernant ses agents, Salif Konané énumère, entre autres, le manque de matériels roulants (moto), l’insuffisance du carburant pour le suivi rapproché des agriculteurs avec l’offensive agricole, la vétusté du local du service communal de l’agriculture de Mané, le manque de matériels informatiques (ordinateurs) pour la capitalisation des données agricoles.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

Consolidation de l’Alliance des Etats du Sahel: les jeunes s’engagent à porter les initiatives prioritaires

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a organisé le premier forum confédéral de la jeunesse et du volontariat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) du 28 au 30 août 2026 à Ouagadougou.

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi entend renforcer l’engagement des
jeunes de de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dans le développement de l’espace. C’est ainsi qu’il a organisé le forum confédéral de la jeunesse et du volontariat de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) du 28 au 30 août 2026 dans la capitale burkinabè sur le thème : « Consolidation de la confédération des Etat du Sahel : rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse ».

Les participants ont été inculqués aux valeurs de souveraineté, de solidarité, de citoyenneté ainsi que d’entrepreneuriat à travers des panels. En plus, ils ont embelli le rond-point des Héros nationaux à Ouaga 2000 et visité plusieurs sites touristiques. A l’issue des travaux, les jeunes ont pris des engagements. Selon la représentante de la délégation nigérienne, Kadijatou Ibrahim Hanza, les jeunes des pays de la Confédération des Etats du Sahel se sont engagés à contribuer activement à la consolidation de l’espace confédéral, à travers la mobilisation citoyenne, le volontariat et la participation aux initiatives prioritaires de l’AES. « D’ici décembre 2027, ils entendent également renforcer la prévention des addictions auprès des jeunes, avec un objectif de sensibilisation d’au moins 100 000 jeunes par an dans les établissements scolaires et universitaires », a-t-elle ajouté.

Kadijatou Ibrahim Hanza a annoncé, aussi, qu’il est prévu de créer un cadre confédéral permanent pour les jeunes chercheurs et innovateurs. « La lutte contre la désinformation constitue également une priorité, notamment à travers la promotion d’un usage
responsable et intelligent des plateformes numériques », a poursuivi la représentante de la délégation nigé-rienne. Elle a enfin relevé que les jeunes souhaitent mieux connaître leurs origines et valoriser le patrimoine commun grâce à l’organisation de forums culturels réunissant 100 jeunes par commune.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Djouma Lydie Annick Pikbougoum, a indiqué que le forum n’est pas une simple rencontre institutionnelle, mais un cadre d’écoute et de dialogue destiné à recueillir les préoccupations, les initiatives et les propositions des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Elle a souligné que la jeunesse représente à la fois le présent et l’un des principaux moteurs de l’avenir commun des Etats du Sahel. A travers la formation, l’emploi, l’entrepreneuriat, l’innovation, la citoyenneté, la culture et la parti-cipation à la gouvernance, les jeunes sont ainsi appelés à passer du statut de bénéficiaires à celui d’acteurs.

La ministre chargée de la Jeunesse a également insisté sur la nécessité de donner une portée concrète aux engagements du 1er forum des jeunes de l’AES. Selon elle, les résolutions adoptées ne doivent pas rester de simples déclarations consignées dans un rapport, mais se transformer en programmes, projets, mécanismes de coopération et actions visibles au bénéfice de la jeunesse. Elle a invité les jeunes à assumer leur responsabilité historique en s’investissant dans le volontariat, la formation,
l’innovation, la paix, la sécurité et la stabilité des Etats.

Non à la déstabilisation

Pour le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Niger, Sidi Mohamed Almahmoud, le forum confédéral de la jeunesse et du volontariat a permis de traduire la solidarité entre les peuples de l’AES en actes, tout en offrant un espace d’expression aux jeunes. Il a toutefois insisté sur la nécessité de dépasser les déclarations d’intention. Le représentant de la délégation burkinabè dans une motion de soutien, Oumarou Diallo, a réaffirmé l’appui total des jeunes de la Confédération des Etats du Sahel aux autorités et au peuple nigérien. Il a salué la réaction des forces nigériennes. Oumarou Diallo a condamné toute tentative de déstabilisation et appelé la jeunesse sahélienne à rester unie contre l’intoxication médiatique, la manipulation et la division.

Le représentant de la délégation malienne, Abdoulaye Sango, a rendu hommage au Président du Faso, Ibrahim Traoré, pour son engagement en faveur de la jeunesse et du volontariat dans l’espace confédéral. Il a appelé la jeunesse sahélienne à ne plus se considérer comme la relève de demain, mais comme une force active dès aujourd’hui. Il l’a exhortée à s’unir, à innover et à transformer les défis du Sahel en opportunités de développement, dans un esprit de souveraineté, de solidarité et de responsabilité
collective.

Abdoulaye BALBONE
Martin OUEDRAOGO
(Stagiaire)