Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a reçu, hier jeudi 27 août 2026, une forte délégation de la Commission nationale de l’Alliance des Etats du Sahel (CN-CES) du Burkina Faso, en mission à Bamako.
Ladite audience s’inscrit dans le cadre de l’évaluation à mi-parcours de la Feuille de route de l’An II de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par les Comités nationaux du Mali et du Niger, en vue de mieux conduire ensemble les activités de la Confédération sur le reste de l’année.
Selon le président de la Commission, Bassolma Bazié, les conclusions de cette visite se révèlent satisfaisantes. Des propositions seront faites notamment dans le cadre de la libre circulation des personnes et des biens, de l’élaboration de documents d’identité AES, de la question du roaming (itinérance des données) et de la mise en œuvre de projets de système d’adduction d’eau.
Le Premier ministre, en réponse a félicité la délégation au nom du général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, chef de l’Etat, pour la démarche qui a pour but de souligner les avancées et d’en assurer le suivi. « Soyez sûrs que votre démarche a un impact réel sur la jeunesse de l’AES », a-t-il poursuivi.
Pour ce qui est des points évoqués par le président de la Commission, le chef du gouvernement a préconisé la sensibilisation des populations tout en tenant compte des impératifs sécuritaires. Il s’agit également de renforcer les cadres de réflexion afin que « les populations puissent sentir l’AES dans leur vie de tous les jours », a conclu le Premier ministre.
La cérémonie de clôture de l’Immersion patriotique obligatoire(IPO) a eu, le lieu hier jeudi 27 août 2026 au Stade du 4-Août sous la présidence du Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Nous vous proposons son message en intégralité.
Camarades patriotes, je vous salue. Je vous félicite pour ces semaines parcourues à l’école de la vie. Je profite de l’occasion pour rendre un vibrant hommage au comité national d’organisation de cette immersion patriotique obligatoire, mais également et surtout à vos intrépides cadres qui vous ont accompagnés durant toutes ces semaines. Je rends un hommage appuyé à nos vaillantes forces combattantes, grâce à qui l’immersion patriotique a pu avoir lieu au Burkina sans incident. Je voudrais que vous vous tenez debout pour les applaudir pendant une minute pour leur dire merci.
Camarades patriotes, vous avez passé plusieurs semaines à l’école de la vie, je disais tantôt. Pendant ces semaines, vous avez appris beaucoup de valeurs qui concernent notre patrie, le Burkina Faso. Je m’en prie de m’évertuer sur certaines de ces valeurs qui vous ont été inculquées pour former le citoyen de demain que nous souhaitons, dans ce temps de révolution, à une époque charnière de l’histoire du Burkina Faso. Pour que notre révolution se mène bien, nous avons besoin de citoyens convaincus et de citoyens engagés. Et pour cela, vous avez appris des valeurs d’humilité. Et, je souhaite que vous compreniez dès à présent que l’une des qualités premières d’un révolutionnaire est l’humilité. L’humilité en ce sens que vous devez toujours vous remettre en cause et vous dire que vous n’avez pas toujours tout appris. Avoir l’humilité de comprendre qu’on doit toujours apprendre est une très bonne chose.
Avoir l’humilité de chercher à comprendre toujours le monde est une très bonne chose. Avoir l’humilité de chercher à cerner la nature et la géopolitique est une très bonne chose. Car, celui qui n’apprend pas, qui ne cherche pas à comprendre, à cerner ce qui se passe autour de lui, est un ignorant. Et un ignorant est un danger pour notre révolution. Ayez l’humilité d’apprendre, de comprendre et de toujours savoir. L’ignorant est un danger et peut être un traitre par son ignorance. Et, si vous êtes un traitre pour votre patrie, vous deviendrez ce que j’appellerai, pardonnez moi le terme : une poubelle de l’histoire. Travaillez à ne pas être un ignorant.
Cherchez à apprendre, cherchez toujours à comprendre et remettez-vous toujours en cause. Vous avez appris l’humilité en ce sens que parmi ces 65 000 appelés, certains avaient le choix hier de leur type de matelas. D’autres se plaignaient du confort de leur voiture qui les emmenaient à l’école. D’autres, par contre, se plaignaient peut-être de leur vélo dont la chaîne déraille chaque fois qu’ils pédalent. D’autres n’avaient le choix que de se plaindre de la douleur de leur talon qui a perforé leurs chaussures. Parmi vous, certains se plaignaient de la qualité du croissant au petit déjeuner.
D’autres se plaignaient de la qualité du poisson au déjeuner. Tandis que d’autres cherchaient les graines d’arachide pour pouvoir apprendre leurs leçons. Mais vous vous êtes retrouvés tous à dormir par terre. Cela fait partie de l’humilité. Vous vous êtes retrouvés tous autour de la même soupe. Et souvent, la soupe qui n’a pas existé, par privation. Vous avez connu aussi ce qu’on appelle la faim, pour ceux qui en avaient de l’abondance. Vous vous êtes retrouvés par-dessus tout, vos différences sociales. Cette humilité, vous devez toujours l’avoir en vous. Et comprendre que, partout au Burkina Faso, nous pouvons trouver des êtres qui ont de l’abondance et d’autres qui n’ont rien.
« Gardez ces valeurs d’humilité en vous »
Les appelés ont promis de travailler pour construire un Burkina meilleur.
Mais, vous devez apprendre à vivre ensemble, à partager ensemble, endurer les souffrances de tout un chacun. Gardez ces valeurs d’humilité en vous. Parce que la vie n’est pas toujours rose. Voilà pourquoi, je parle d’école de la vie. Faites en sorte que cette valeur d’humilité qui vous a été enseignée vous permette de vous mettre au-dessus de toute considération, qu’elle soit religieuse, ethnique ou sociale. Soyez des Burkinabè dignes, fiers, au-dessus de toute considération sociale, ethnique ou religieuse. Vous avez également appris à travers cette humilité, des valeurs de solidarité, parce que vous avez appris à partager. Les plus forts sont ceux qui aidaient les plus faibles à avancer.
Ceux qui avaient à manger se cachaient peut être pour donner à ceux qui en étaient privés. La solidarité est une valeur très importante en Révolution. Et pour un patriote, la solidarité doit être intrinsèque en lui. Nous sommes une et une seule famille: le Burkina Faso. Tout Burkinabè est votre frère et votre soeur. Et vous devez apprendre à partager tout ce que vous avez avec vos frères et vos soeurs. A chaque instant, vous devez vous poser la question, qu’est-ce que je peux faire pour mon voisin ? Qu’est-ce que je peux faire pour mon quartier ? Qu’est-ce que je peux faire pour ma commune ?
Qu’est-ce que je peux faire pour ma patrie ? Cela pour vous dire qu’en Révolution, vous avez plus de devoirs que de droits. Il ne s’agira plus pour vous de dire que nous avons le droit à cela, mais de vous poser la question, qu’est-ce qu’on peut faire pour notre patrie ? Surtout dans ce moment charnière de notre histoire. Et une fois que vous inculquez en vous cette valeur de solidarité, vous pouvez être amenés à vous départir d’un certain nombre de fléaux qui minent notre société. Vous avez également appris à avoir un très bon moral et à avoir une très bonne moralité.
Le moral est important dans votre vie. Vous, aujourd’hui, bacheliers, futurs étudiants dans vos différentes universités, tout n’est pas parfait. Nous faisons des efforts aujourd’hui, certes, de pouvoir construire des amphithéâtres, pour construire beaucoup d’infrastructures éducatives. Nous essayerons d’améliorer tout ce qui est cité et restaurant universitaires. Mais tout n’est pas parfait. Ce qui veut dire que la vie qui vous attend dans le milieu universitaire est un autre combat.
Et dans ce combat, il faut avoir le moral. Peu importe la situation, vous devez vous surpassez. Quelqu’un qui n’a pas le moral d’affronter les dures réalités de la vie peut être amené à emprunter le chemin de la facilité. Et je vous en conjure, éviter les raccourcis, les chemins de la facilité, parce que ces chemins de la facilité vous amènent encore vers ce fleau que j’ai appelé la traitrise. Et, je vous dirai pourquoi, il faut éviter, d’être un traitre pour votre patrie.
« Apprenez des leçons de l’histoire »
Ayez toujours le moral. Engagez-vous, et foncez, selon vos convictions. Travaillez pour votre patrie. Ne baissez jamais les bras. Si nous avions baissé les bras, le Burkina ne serait pas le Burkina aujourd’hui. A un moment donné de l’histoire de notre pays, en tant que militaire, il m’est venu souvent à l’idée de démissionner, d’aller faire autre chose. Mais en tant que patriote, porteur de cette tenue, nous nous sommes dit également, il n’est pas question de laisser tomber la patrie. Il faille qu’on se batte.
Pour cette édition, plus de 65 000 bacheliers ont pris part à l’immersion.
Voilà pourquoi, en dépit de la situation qui était déletère, en 2022, nous avons décidé de prendre nos responsabilités. Il fallait un moral d’acier. Et je souhaite que vous ayez ce moral, de ne jamais abandonner, de croire en vous, en votre patrie et de tout donner pour que la patrie reste debout. L’eldorado dont nous rêvons, nous pouvons le créer, je ne cesse de le dire. C’est possible. Croyez en vous, croyez en votre patrie. Peu importe la situation, vous devez garder le moral toujours haut.
C’est une valeur très importante. Vous avez appris à avoir une très bonne moralité. Parce que le révolutionnaire burkinabè, c’est quelqu’un qui se départit de tout ce qui est tricherie, mensonge. Et c’est quelqu’un qui a de la dignité. Et quand je parle de la dignité, c’est ce que le Burkina Faso exprime aujourd’hui. Nous refusons de nous mettre à plat ventre devant certaines personnes, pour quoi que ce soit, ou pour des miettes qu’on nous servait hier. Et vous devez individuellement avoir cette dignité en vous et vous battre, et travailler pour votre patrie. Vous ne devez pas accepter la facilité.
Vous ne devez pas accepter les courts chemins. Parce que cela vous mène à la traitrise. Retenez une chose. Les grandes nations développées éliminent tout ce qui est traître intérieur. Elles les éliminent sans état d’âme. Et, ils cherchent à créer des traîtres dans les autres pays qui vont les servir. Nous aspirons à être une grande nation et forte. Peut-être que nous devrions emboiter ce pas. En tout état de cause, lorsqu’ils créent des traîtres dans d’autres pays, et quand les traîtres finissent de les servir, ils finissent toujours par les éliminer, d’une manière ou d’une autre.
Soit parce qu’ils en savent trop, soit parce qu’ils déviennent gênant, mais ils finissent toujours par éliminer les traîtres, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur qui les aident. Ne soyez pas des traîtres. Apprenez des leçons de l’histoire. Il y a plein de traîtres qui ont servi ces grandes nations. Mais au finish, ils ont été oubliés. Vous avez un exemple parfait ici au Burkina Faso. Après notre Révolution démocratique et populaire, notre patrie a été trahi, mais les traîtres, ont connait leur sort.
« Ne soyez pas des traîtres pour notre patrie »
Elles créent les traîtres ailleurs, mais ne reçoivent jamais les traîtres chez elles. Elles savent que la traîtrise est comme une maladie, et lorsqu’elles reçoivent des traîtres chez elles, cela pourrait peut-être contaminer leur population. Lorsqu’elles finisent d’utiliser les traîtres, elles les jettent et les éliminent. C’est comme cela que ça fonctionne. C’est une leçon de la vie. Ne soyez pas des traîtres pour notre patrie. N’acceptez pas la facilité. Travaillez, bossez dur. Et soyez de dignes Burkinabè.
Ce sont ces valeurs qui vont vous accompagner et vont vous aider tout au long de votre vie. Vous irez bientôt rejoindre vos universités pour participer à la vie active, au développement de votre pays. Retenez une chose. Personne, je dis bien personne, ne viendra développer cette patrie pour nous. Personne ne viendra faire quoi que ce soit pour nous parce que nous avons de beaux yeux, parce qu’ils nous aiment. Tout le monde à ses idées à défendre. Et votre mission, c’est de défendre les intérêts de votre patrie. Nos ancêtres nous ont cédé cette terre.
Notre devoir est de l’entretenir et de faire en sorte que ces terres reviennent à nos enfants et aux générations à venir. Parce que ces terres sont bénites, saines, et c’est votre devoir de les protéger. En aucun cas, vous ne devez céder un seul centimètre de votre territoire pour quoi que ce soit. Battez-vous jusqu’au sacrifice suprême s’il le faut. Mais jamais, vous ne devez céder une portion de votre territoire pour quoi que ce soit. Retenez ceci : quand viendra le moment de rentrer dans la vie active, ce patriotisme qui vous a été inculqué, il faut toujours vous remémorer cela.
Qu’est ce que je fais pour ma patrie ? Evitez le chemin de la facilité. Une fois que vous retenez ces leçons, vous ferez changer de visage le Burkin Faso. Nous vous attendons. Que vous soyez à l’université ou dans la vie professionnelle immédiatement après cette immersion, retenez toujours ces leçons et faites en sorte que le Burkinabè nouveau que nous voulons pour notre Révolution, que ce soit à partir de ces immersions que nous sommes en train d’organiser. Vous êtes la deuxième promotion. Vous avez vos ainés qui ont eu la chance de faire l’année passée, ceux aussi qui n’ont pas eu la chance de participer, nous donnerons l’occasion à tout un chacun, bientôt à travers les centres nationaux d’immersion, pour que tout le monde puisse venir participer de manière volontaire ou obligatoire, pour que nous puissions construire le Burkina de nos rêves.
Sur ce, je ne peux que vous souhaiter une bonne chance pour vos petites vacances qui vous restent. Une bonne chance pour cette rentrée académique, une bonne chance à tous ceux qui vont rejoindre la vie professionnelle, qui ne voudront pas peut-être aller à l’université. En tout état de cause, et à chaque instant, vous devrez vous poser la question : Comment je fais pour que mon pays devienne une grande Nation ?
Parce que le Burkina est aujourd’hui une vitrine. Je l’ai dit et je le répète, tout le monde se mire à travers le Burkina. Et vous devez participer de manière active à la construction de votre patrie partout où vous êtes. Je vous souhaite une très bonne chance, que Dieu vous accompagne dans votre vie future. Que Dieu fasse de vous des citoyens honnêtes, patriotes, intrinsèquement révolutionnaires. Que Dieu fasse de vous de vrais Burkinabè. Que Dieu protège notre chère patrie. Que Dieu continue de protéger et d’accompagner nos Forces de défense et de sécurité. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.
La Patrie de la Mort, nous Vaincrons.
La première session ordinaire des sessions confédérales des Parlements de l’AES s’est ouverte, le mercredi 26 août 2026, à Niamey au sein de l’hémicycle du Conseil consultatif de la refondation (CCR), sous la présidence du camarade Dr Ousmane Bougouma, Président des sessions confédérales des Parlements de l’AES.
Cette première session ordinaire se tient, du 26 au 29 août 2026. Elle intervient en application des dispositions de l’article 14 du Protocole additionnel portant sur les sessions confédérales des Parlements de l’AES. A l’ouverture des travaux, les députés confédéraux ont adopté le projet d’ordre du jour de cette première session ordinaire. Trois grandes thématiques y sont inscrites. Il s’agit de la coopération policière et du partage de renseignements dans l’espace AES, de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace AES ainsi que du modèle économique des médias, de leur financement, de leur viabilité et de leur efficacité.
Ces différents points, inscrits en application du règlement intérieur adopté lors de la session inaugurale, seront examinés par les différentes commissions au cours de la session. Dans son mot d’ouverture, le Président des Sessions confédérales, le camarade Dr Ousmane Bougouma, a insisté sur la nécessité d’assurer une bonne organisation et une conduite efficace des séances.
Il s’agit notamment d’orienter les réflexions et les préoccupations vers l’atteinte des objectifs de la Confédération et de permettre une meilleure prise en compte des préoccupations des populations. Les Sessions confédérales des Parlements de l’AES se réuniront deux fois par an, en février et en août conformément au calendrier retenu pour leurs travaux. Cette première session ordinaire qui se poursuit jusqu’au 29 août, ouvre ainsi le premier rendez-vous parlementaire ordinaire de ce nouveau cadre de concertation entre les trois Etats.
La deuxième édition de l’immersion patriotique obligatoire à Dori, chef-lieu de la région du Liptako s’est achevée, le jeudi 27 août 2026, en présence des autorités régionales et des parents des appelés.
Pendant un mois, le lycée provincial de Dori a été le quartier général de la deuxième édition de l’immersion patriotique obligatoire (IPO) des 362 appelés dont 178 filles de la capitale du Liptako. A la cérémonie de clôture, tenue ce jeudi 27 août 2026, les appelés ont de prime abord entonné l’hymne national, celui de l’AES et le chant de la promotion. Puis, s’en est suivi le slam, la démonstration des techniques de combat.
C’est dans cette ambiance que le représentant des appelés de Dori, Moussa Amadou Dicko, a déclaré qu’après 30 jours d’immersion, ils repartent en famille avec une expérience nouvelle, pleine d’enseignements précieux et surtout une conscience plus claire de leur rôle et responsabilité dans la construction de la Nation.
« Durant ces 30 jours, nous avons vécu des moments riches en enseignements. Cette immersion nous a surtout permis de prendre conscience d’une réalité essentielle. L’avenir de notre pays dépend de chacun d’entre nous. Nous ne sommes pas simplement les bénéfi-ciaires de l’avenir que d’autres construiront pour nous. Nous devons en être les acteurs, les artisans et les responsables », a-t-il relevé. Au cours de cette expérience, a indiqué le porte-parole des appelés, ils ont particulièrement retenu cinq valeurs fondamentales qui devront désormais guider leur conduite.
Il a d’abord cité le patriotisme qui ne doit pas être seulement un sentiment ou une parole. Bien au contraire, il a estimé qu’il doit se traduire par des actes concrets, le respect de la Nation et la volonté de contribuer à son développement. Ensuite, Moussa Amadou Dicko a mentionné la solidarité qui invite les appelés à dépasser les intérêts individuels pour privilégier l’intérêt collectif, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
« La troisième valeur est l’intégrité, parce que le nouveau Burkina Faso a besoin de citoyens honnêtes, responsables et attachés à leurs valeurs.
L’intégrité nous appelle à rester fidèles à nos principes, même lorsque les circonstances nous invitent à choisir la facilité. La quatrième est la discipline, car nous avons appris qu’elle est indispensable à toute organisation et à toute action collective.
Elle nous apprend à respecter les règles, les horaires, les consignes et les responsa-bilités qui nous sont confiées », a-t-il poursuivi. La dernière valeur fondamentale, que les appelés de Dori ont retenu, selon leur porte-parole, est l’autodiscipline. Pour lui, Elle rappelle que la véritable discipline commence par soi-même et exige de chaque appelé la maîtrise de soi, la rigueur, la constance et le sens du devoir.
Un véritable cadre d’éducation à la citoyenneté
Le gouverneur de la région du Liptako, Abdoul Karim Zongo, a souligné que l’IPO n’a pas été qu’une simple période de regroupement. De son avis, elle a constitué un véritable cadre d’éducation à la citoyenneté, de formation humaine et de renforcement de l’amour de la Patrie. « Durant ces semaines, vous avez appris à vivre ensemble, à respecter les règles communes, à cultiver la discipline, à développer l’esprit d’équipe, à vous entraider et à prendre conscience de vos responsabilités individuelles et collectives », a-t-il rappelé.
Pour lui, les appelés repartent avec la responsabilité d’être, dans leur milieu de vie, des ambassadeurs de la Patrie, de la discipline, la cohésion et l’engagement patriotique.
« Notre pays traverse une période décisive de son histoire. Dans ce contexte, aucune génération ne peut se dérober de ses responsabilités. La révolution progressiste populaire nous invite justement à retrouver confiance en nous-mêmes, à renforcer notre souveraineté et à faire de l’engagement patriotique une valeur fondamentale de notre société », a préconisé Abdoul Karim Zongo. C’est pourquoi, il a affirmé que la souveraineté ne se proclame pas seulement, mais elle se construit par le travail, la
discipline, la connaissance et la production. Et de préciser que cette construction a besoin de la jeunesse des régions du Liptako, du Soum et partant du Burkina Faso.
La cérémonie régionale de clôture de l’immersion patriotique obligatoire dans le Nando s’est tenue, le jeudi 27 août 2026, à Koudougou, en présence des parents des appelés. Présidée par le gouverneur de la région de Nando, Adama Jean Yves Béré, elle a consacré le retour des jeunes dans leurs familles.
Après un mois de formation axée sur le civisme, le patriotisme et la citoyenneté responsable, les 6259 appelés de la deuxième édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) sont de retour dans leurs familles respectives. La cérémonie marquant leur sortie officielle a eu lieu, le jeudi 27 août 2026, à la Place de la Nation de Koudougou en présence des autorités administratives, coutumières, religieuses ainsi que des parents appelés.
Le gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré, a rappelé que l’IPO qui est à sa deuxième édition s’adresse pour le moment aux nouveaux bacheliers. « Elle vise notamment à renforcer leur esprit civique ainsi que leur formation sociologique et historique, afin de contribuer à l’émergence d’une jeunesse consciente, engagée et patriote », a-t-il précisé. Les appelés étaient répartis sur 12 sites dans les bassins de Koudougou, Réo et Léo.
Le gouverneur a salué l’engagement des encadreurs, donateurs, parents d’élèves pour leurs contributions au succès de l’IPO dans le Nando. A l’endroit des appelés, Adama Jean Yves Béré les a exhortés à mettre en pratique les enseignements reçus durant leur séjour. Il les a invités à demeurer, dans leurs familles, quartiers, universités et différents cadres de vie, des « ambassadeurs du civisme, du patriotisme, de la cohésion sociale et de la participation citoyenne ».
Pour lui, les jeunes doivent désormais contribuer, avec responsabilité et engagement, à la vie de leur communauté. Au nom des appelés, Abdoul Razack Béao, a exprimé sa gratitude au Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré pour l’initiative de l’IPO. Il a également salué l’engagement des encadreurs et la qualité de la formation dispensée et surtout l’expérience vécue durant leur séjour.
« Notre devoir envers la Nation »
A travers les enseignements théoriques sur les différentes thématiques ainsi que les exercices physiques et les activités collectives, nous avons appris à mieux connaître notre pays, comprendre les réalités qui forment son identité et mesurer davantage la valeur de la paix, de l’unité nationale et du vivre- ensemble. « Cette immersion nous a permis de renforcer notre discipline, sens de la respon-sabilité, esprit de la solidarité et aptitude à l’effort. Elle a également contribué à raviver en nous, la conscience de notre devoir envers la Nation », a fait savoir Abdoul Razack Beao.
Il a assuré que les appelés rentrent chez eux avec la conviction que le développement, la stabilité et la défense du Burkina exigent de chaque citoyen engagement, intégrité, discipline et sens du sacrifice.
Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune de Koudougou, Amédée Paré, a estimé que cette cérémonie marque le début d’une nouvelle étape dans la vie des appelés. Il a salué le choix porté sur Koudougou pour abriter cette cérémonie régionale de clôture et a souhaité que les acquis de l’IPO accompagnent les jeunes dans la suite de leur parcours. La cérémonie a été marquée par des démonstrations des appelés sur l’ordre serré et les techniques d’intervention opérationnelle et surtout le défilé des appelés par site sous l’œil des encadreurs issus des forces de défense et de sécurité.
La cérémonie de fin de l’immersion patriotique obligatoire pour les appelés des provinces du Boulgou et du Koulpélogo s’est déroulée, le 27 août 2026, à Tenkodogo.
Plus de 2000 appelés à l’immersion patrio-tique obligatoire (IPO) des provinces du Boulgou et du Koupélogo ont regagné leurs familles respectives après un mois de formation dans les différents centres d’accueil à Tenkodogo. La cérémonie marquant la fin de la IIe édition de l’IPO s’est déroulée le 27 août 2026, dans la cité de Zoungrantenga. Exécution de l’hymne national, démonstration de quelques savoir-faire appris au cours de l’immersion, discours, remise de manifestes de la Révolution progressiste populaire aux appelés et défilé ont marqué la sortie officielle de la cuvée 2026.
La représentante des appelés, Aïnatou Sawadogo, a indiqué qu’elle et ses camarades ont été transformés. Selon elle, la discipline leur a été enseignée pour que règnent le respect, le vivre-ensemble, la solidarité pour avancer, le courage pour servir, l’amour de la patrie. Pour Aïnatou Sawadogo, l’avenir d’une Nation ne se repose pas uniquement sur ses ressources naturelles et infrastructures mais surtout sur l’engagement, le civisme, la responsabilité de chacun de ses citoyens. « Les encadreurs ont transformé nos corps, forgé nos esprits et révélé en nous l’amour de la patrie », a-t-elle soutenu.
La porte-parole des appelés a fait savoir que l’aventure ne s’achève pas. « Aujourd’hui, elle marque le début d’un engagement renouvelé envers notre patrie », a-t-elle dit. Elle a invité ses camarades à faire en sorte que les compétences et les valeurs apprises se reflètent désormais dans leurs comportements quotidiens dans leurs différents milieux de vie.
« Faisons-en sorte que cette immersion ne devienne pas un simple souvenir de casernement ou d’internat mais qu’elle devienne une source d’inspiration pour les bacheliers et le monde scolaire en général », a insisté la porte-parole des appelés. Pour ce faire, Aïnatou Sawadogo a appelé ses camarades à être des citoyens exemplaires, des artisans de la paix, des défenseurs de l’intérêt général et des bâtisseurs d’un avenir meilleur.
Ambassadeurs d’une jeunesse consciente
L’un des formateurs, Kadré Koudaogo, a expliqué s’être entretenu avec les appelés sur un module consacré aux crises, conflits et au vivre-ensemble. Il a dit avoir montré aux appelés les mécanismes endogènes de résolution des crises. « En ce qui concerne le vivre-ensemble, nous leur avons montré qu’il y a une diversité culturelle qui doit être un atout pour nous », a-t-il souligné.
Le gouverneur de la région du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, a estimé que l’IPO offre collectivement l’opportunité historique de transformer et révolutionner la société burkinabè. Pour lui, les nouveaux bacheliers repartent comme de jeunes citoyens investis d’une mission noble et historique, celle de porter haut le flambeau de la Révolution progressiste populaire. « Aujourd’hui, vous êtes devenus un nouveau type de Burkinabè. Vous avez reçu en plus de connaissances scientifiques et techniques, des valeurs civiques, disciplinaires, patriotiques et des réflexes d’auto-défense, à travers des formations théoriques, physiques et sportives », s’est-il réjoui.
Yiyé Abraham Somdo a invités les appelés à être des modèles de citoyens patriotes qui vont impacter positivement la vie de la nation burkinabè.
« Notre pays a besoin d’une jeunesse consciente attachée à ses responsabilités et ses valeurs, prête à placer l’intérêt général au-dessus de tout intérêt égoïste »,
a-t-il indiqué. Le gouverneur du Nakambé a exhorté les appelés à l’IPO à être des ambassadeurs d’une jeunesse consciente, celle qui croit toujours au Burkina Faso.
Depuis quelque temps, le port du casque fait l’objet de contrôles renforcés sur les axes routiers des villes burkinabè. Les usagers des deux-roues qui ne portent pas leur casque sont invités à rebrousser chemin. Face à cette mesure disciplinaire, certains motocyclistes ont désormais pris l’habitude de porter leur casque avant de prendre la route. Mais le hic est que de plus en plus, on constate également que le protocole de port intégral du casque n’est pas respecté. Des usagers mettent uniquement le casque sur leur tête sans accrocher les sangles. Cette façon de porter le casque est déconseillé dans la mesure où elle ne permet pas une bonne adhérence et ne protège pas convenablement. Il est important d’attacher correctement la sangle sous le menton afin de maintenir le casque en place, pour qu’en cas de chute ou de collision, il ne soit pas éjecté, laissant la tête mal protégée. Les usagers sont donc invités à faire du port et de l’attache du casque un réflexe pour leur propre sécurité.
Le Parlement confédéral de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) est désormais opérationnel. Depuis le 24 août 2026, les parlements des trois Etats fondateurs de l’Alliance ont acté l’unicité des voix des intraitables ténors du Sahel. C’est un hémicycle de 45 députés confédéraux représentant le Burkina, le Mali et le Niger à raison de 15 députés par Etat. Le président des sessions confédérales des Parlements de l’AES est le Président de l’Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso, Dr Ousmane Bougouma, avec comme premier Vice-président, le général de corps d’armée, Malick Diaw du Mali et deuxième Vice-président, Dr Mamadou Harouna Djingarey du Niger. L’armada institutionnelle est là, assortie d’un règlement intérieur et de trois commissions : la défense et la sécurité, la diplomatie, et le développement.
Les enjeux de ce parlement sont à la hauteur des défis de la confédération. Il s’agit d’aller au-delà des chefs d’Etat et des gouvernements de l’AES pour servir de canal d’expression des préoccupations légitimes des populations des trois pays. Il s’agit également d’amorcer une dynamique d’harmonisation des législations de sorte à créer une convergence des règles en matière de circulation des personnes et des biens dans l’espace AES, à créer un tandem de vision fait de solidarité en matière de relance économique et de développement, en matière de sécurité et de coopération. Il s’agit aussi d’assurer le contrôle de l’action confédérale et d’informer les populations sur lesdites actions, d’accompagner l’intégration économique tout en prônant une diplomatie commune capable de défendre les positions et intérêts de la confédération.
Ce parlement au-delà de son carcan institutionnel est également un catalyseur d’intégration entre les institutions et les populations au plan social, culturel, artistique, professionnel et technique. Enfin, ce parlement devra lutter aux côtés de l’exécutif des trois Etats, pour faire de la souveraineté le crédo de tout un peuple uni par l’histoire et les épreuves du moment. Tous ces enjeux devraient bénéficier d’une promotion médiatique menée par les organes de presse des trois Etats pour faire du narratif de l’AES, le son de cloche qui retentit contre la désinformation et les stéréotypes construits par l’impérialisme contre l’essor du trio d’insoumis.
En opérationnalisant le Parlement confédéral, l’AES marque sur le marbre de son histoire sa ferme volonté d’avancer malgré les tempêtes et les orages. Les contempteurs de l’entité AES n’y verront que péril en la demeure, mais, pour les dirigeants de l’Alliance, ce parlement sera la voix du peuple, le creuset d’une « démocratie pragmatique » qui se passe de verbiage pour laisser les actes parler. Ce parlement ne sera pas celui de la langue de bois taillé dans le moule du dilatoire et de l’inaction.
Ce parlement ne sera pas la caisse de résonnance qui déifie la liberté d’expression au détriment de l’expression même de la liberté. Il entend être une force de propositions réalistes et concrètes, parce que « tout est urgent ». Mais l’AES n’entend pas réinventer la roue, elle veut la réajuster pour mieux l’adapter aux réalités. Oui, il suffit d’avoir le courage de sortir des sentiers battus pour se rendre compte que la démocratie reste le moins mauvais des systèmes de gestion de la chose publique. Et par conséquent, elle peut subir des liftings nécessaires à sa survie et à sa crédibilité.
Entre la démocratie des libertés au goût de permissivité et celle de la responsabilité qui manquait sous nos tropiques, le choix de la raison est clair : il faut oser refonder les bases de nos institutions en brisant le mythe de l’intouchable vérité qui se trompe, du prêt-à-porter effiloché qui se joue le sublime dans les rayons sacrés de l’usure. On peut prendre le pouvoir sur fond de bruits de bottes et relever avec volonté les « défis insurmontables » du pusillanime démocrate de façade.
Ceux qui ne vendaient pas cher la peau du trio burkinabè, malien et nigérien, se sont finalement fourvoyés. Il suffit de regarder les chiffres qui attestent de la performance des économies de l’AES pour se raviser. Il suffit de voir le Burkina Faso combattre le péril terroriste tout en se construisant pour s’en convaincre. Il suffit de voir la mobilisation populaire autour de la Révolution progressiste populaire (RPP) pour comprendre que même la démocratie tant sacralisée n’est pas une panacée.
Après l’opérationnalisation du Parlement de l’AES, vivement que les armées des trois pays se rapprochent davantage au point de se fondre l’une dans l’autre, que des entreprises s’unissent pour mieux produire et s’imposer sur les marchés sous régionaux et internationaux, que les peuples soient la manifestation des discours souverainistes et que les dirigeants du trio gagnant poussent le réalisme à son comble en brandissant à l’unisson la carte de la fédération. Et le reste de l’Afrique se bousculera pour entrer dans l’histoire par la porte de l’AES, au grand dam de ceux qui n’ont jamais cru en leur rêve !
La deuxième promotion des appelés de l’immersion patriotique obligatoire de Kaya et Boulsa a effectué sa sortie officielle, jeudi 27 août 2026, à la place du défilé de Kaya, après un mois de formation civique, patriotique et militaire.
Pour l’édition 2026, 2070 Appelés de l’immersion patriotique obligatoire (AIPO) de la région des Koulsé, dont 1273 issus de la province de Sandbondtenga, 254 venus de Namentenga et 543 appelés du Bam, ont bénéficié d’une formation d’un mois sur les valeurs civiques, patriotiques et militaires. Répartis dans deux villes de la région, notamment Kaya et Kongoussi, ces appelés ont effectué leur sortie officielle, mercredi 27 août 2026, à la place du défilé pour les AIPO de Kaya et Boulsa et au lycée municipal de Kongoussi pour ceux de cette ville.
Ainsi, plusieurs activités ont ponctué cette cérémonie de sortie, à savoir une remise symbolique du manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP) au représentant des AIPO, Issiaka Lallogo, par le gouverneur par intérim des Koulsé, Bernadette Adenyo. Une démonstration en Technique d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR) par un groupe d’appelés, dirigée par le sergent-chef de police, Cheik Ahmed Ouédraogo, en technique de gestes de premier secours d’une victime d’accident sans casque, sous la conduite de Assami Zerbo de la 11e promotion des Sapeurs-pompiers, accompagné d’une séance de sensibilisation sur le port de casque et un défilé des troupes d’AIPO des quatre centres de formation de Kaya ont été les autres fait marquant de la clôture de l’IPO 2026 dans la région des Koulsé.
Avant le début de la cérémonie, le gouverneur par intérim a passé en revue les troupes des appelés avec le commandant de la première région militaire, le lieutenant-colonel Hamado Bambara. Elle a rappelé que, l’IPO vise, entre autres, à développer chez les appelés un sentiment d’appartenance à la nation et l’amour de la patrie. « Il s’agissait de forger en vous des citoyennes et des citoyens conscients des défis de notre temps, suffisamment outillés et instrumentés en compétences comme en valeurs pour faire face à la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes. Vous êtes désormais des ambassadeurs des valeurs patriotiques, des modèles de discipline et de résilience pour toute votre génération », a déclaré Bernadette Adenyo.
« Nous ne trahirons jamais notre patrie »
C’est pourquoi, la représentante régionale du Chef de l’Etat a remercié les chefs des
établissements ayant servi de cadre d’hébergement et de formation des AIPO, à l’ensemble des encadreurs et animateurs, civils, militaires et paramilitaires, au personnel de santé et d’appui ainsi que les cantinières. Elle a également traduit toute sa reconnaissance aux forces vives de la région pour leur accompagnement multiforme (vivres, numéraires, conseils…) tout en les engageant à la mise en œuvre de la troisième édition 2027 de l’IPO.
La porte-parole des AIPO, Tiendrébéogo Chérifatou, a déclaré que durant les 30 jours de formation, ses camarades ont bénéficié de l’enseignement sur des modules consacrés au patriotisme, à la solidarité, à la tolérance, au civisme, au vivre-ensemble et à la responsabilité. « Nous avons aussi beaucoup appris avec nos moniteurs sur les activités physiques. Nous avons couru, transpiré, souffert parfois. Mais, au-delà de la fatigue, ces activités physiques ont forgé en nous la discipline, la rigueur, l’endurance, l’obéissance aux consignes et le dépassement de soi », a-t-elle affirmé.
S’adressant à ses camarades, elle a indiqué que leur immersion s’achève certes, mais leur mission commence. « Nous devons emporter avec nous les valeurs apprises ici et les faire vivre dans nos familles et communautés. N’oublions jamais que le patriotisme ne se résume pas à porter les couleurs de son pays ou à chanter le dytanyè.
Il se traduit dans nos comportements, dans notre intégrité et dans notre travail. Soyons le changement », a insisté Chérifatou Tiendrébéogo.
C’est pourquoi, elle a remercié leurs encadreurs pour l’encadrement reçu. « Nous sommes très fiers d’être Burkinabè, très heureux d’être des maillons de cette chaine d’intégrité pour bâtir un Faso nouveau », a clamé la porte-parole des AIPO. Le cri du cœur des AIPO des Koulsé récité à haute voix : « nous ne trahirons jamais notre patrie (refrain). Vive le pays des Hommes intègres ! Vive le Burkina Faso ! Béni les hommes intègres. Béni les hommes d’amour. Longue vie au Faso. La patrie ou la Mort, Nous vaincrons ! », a mis fin la
cérémonie de démobilisation.
La gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, a présidé, jeudi 27 août 2026, à Manga, la cérémonie marquant la clôture régionale de la IIe édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO). Ce sont au total 2 080 nouveaux bacheliers de la région qui ont été formés aux valeurs civiques et patriotiques.
Les appelés de la 2e promotion à l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) du Nazinon ont regagné leurs familles après 30 jours d’apprentissage et de vie collective. Ils ont effectué leur sortie officielle, le jeudi 27 août 2026, à Manga, lors d’une cérémonie solennelle, présidée par la gouverneure de la région, Yvette Nacoulma. Défilés, démonstrations en self-défense, champs d’animations et prestations artistiques des appelés ont marqués les temps forts de la solennité. Le délégué de promotion des appelés à l’IPO du Nazinon, Michael Romba, a indiqué qu’il y a un mois que ses camarades et lui sont arrivés sur le site de l’immersion en simples citoyens.
« Aujourd’hui, nous repartons en citoyens engagés, disciplinés et patriotes », a-t-il rassuré. Pour lui, pendant la formation, les appelés ont été formés sur trois piliers. Le premier, selon camarade Romba, a concerné l’activité physique, à travers les marches et les exercices corporels tels que les rampes, les pompes et les wangli. « Nous avons aussi appris l’endurance qui est un dépassement de soi. Nous avons compris que pour servir, il faut être fort mentalement et physiquement », a-t-il précisé. Le deuxième pilier, a poursuivi le délégué de promotion, a porté sur l’activité morale et civique.
A ce niveau, il a fait savoir que les modules comme le civisme, le patriotisme, la discipline, la solidarité et bien d’autres leur ont rappelés ce qu’être un vrai Burkinabè. « Nous avons été enseignés sur le respect des lois, l’amour des armoiries, le travail bien fait et surtout
l’esprit de vivre-ensemble. Nous avons appris que la solidarité n’est pas un mot mais un comportement », a ajouté l’appelé à l’IPO. S’agissant du troisième pilier, Michael Romba, a mentionné qu’il a abordé l’histoire politique du pays.
« Il nous a permis de comprendre qui nous sommes, d’où nous venons, et comment nos devanciers se sont sacrifiés pour libérer notre territoire de l’emprise coloniale », a-t-il expliqué avant d’ajouter que les appelés ont également été outillés pour créer et innover afin de contribuer au développement de la patrie.
« Être les garants de la discipline »
Le délégué de promotion a par ailleurs souligné que l’immersion, loin de se terminer aujourd’hui, doit être un commencement pour les appelés. « Nous devons transmettre ce que nous avons appris partout où nous irons. Nous devons aussi être les garants de la discipline dans nos villages, nos villes, nos universités et dans nos marchés », a-t-il promis tout en exhortant ses camarades à être des artisans de la paix et de la solidarité.
La gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, tout en traduisant la fierté de la région face à l’engagement des acteurs et des appelés, a rappelé que les nouveaux bacheliers ont acquis, 30 jours durant, des connaissances sur les vertus prônées par la nation. Selon elle, ils ont été formés aux valeurs de discipline, d’ordre, d’honnêteté, d’intégrité, de
respect du bien commun, de tolérance et de cohésion sociale, véritables gages d’une souveraineté assumée au regard des enjeux géopolitiques actuels.
Camarade Nacoulma a relevé que cette formation théorique a été complétée par un volet physique et pratique au cours duquel, les appelés ont été familiarisés aux techniques de self-défense, de secourisme et de travail en équipe. En instituant l’IPO, a-t-elle confié, l’Etat a consenti beaucoup de sacrifices et d’efforts. En s’adressant aux nouveaux bacheliers, Yvette Nacoulma leur a dit que la formation reçue vise à faire d’eux des Hommes intègres, résilients et aptes à surmonter toutes les épreuves.
Elle a rappelé qu’il y a déjà 1000 ans, comme l’indiquent les vers de l’hymne
national, les aïeux se sont dressés comme un seul Homme, « contre la férule humiliante et la rapacité venue de loin ». C’est notre tour, a-t-elle dit, de poursuivre cette bataille afin de léguer aux générations futures, un Burkina transformé en eldorado conformément à la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour conclure, la première responsable du Nazinon a invité les appelés à un engagement indéfectible pour la construction de la nation.