Clôture immersion patriotique obligatoire 2026 : les appelés de Nazinon s’engagent à être des garants de la discipline

La gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, a présidé, jeudi 27 août 2026, à Manga, la cérémonie marquant la clôture régionale de la IIe édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO). Ce sont au total 2 080 nouveaux bacheliers de la région qui ont été formés aux valeurs civiques et patriotiques.

Les appelés de la 2e promotion à l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) du Nazinon ont regagné leurs familles après 30 jours d’apprentissage et de vie collective. Ils ont effectué leur sortie officielle, le jeudi 27 août 2026, à Manga, lors d’une cérémonie solennelle, présidée par la gouverneure de la région, Yvette Nacoulma. Défilés, démonstrations en self-défense, champs d’animations et prestations artistiques des appelés ont marqués les temps forts de la solennité. Le délégué de promotion des appelés à l’IPO du Nazinon, Michael Romba, a indiqué qu’il y a un mois que ses camarades et lui sont arrivés sur le site de l’immersion en simples citoyens.

« Aujourd’hui, nous repartons en citoyens engagés, disciplinés et patriotes », a-t-il rassuré. Pour lui, pendant la formation, les appelés ont été formés sur trois piliers. Le premier, selon camarade Romba, a concerné l’activité physique, à travers les marches et les exercices corporels tels que les rampes, les pompes et les wangli. « Nous avons aussi appris l’endurance qui est un dépassement de soi. Nous avons compris que pour servir, il faut être fort mentalement et physiquement », a-t-il précisé. Le deuxième pilier, a poursuivi le délégué de promotion, a porté sur l’activité morale et civique.

A ce niveau, il a fait savoir que les modules comme le civisme, le patriotisme, la discipline, la solidarité et bien d’autres leur ont rappelés ce qu’être un vrai Burkinabè. « Nous avons été enseignés sur le respect des lois, l’amour des armoiries, le travail bien fait et surtout
l’esprit de vivre-ensemble. Nous avons appris que la solidarité n’est pas un mot mais un comportement », a ajouté l’appelé à l’IPO. S’agissant du troisième pilier, Michael Romba, a mentionné qu’il a abordé l’histoire politique du pays.

« Il nous a permis de comprendre qui nous sommes, d’où nous venons, et comment nos devanciers se sont sacrifiés pour libérer notre territoire de l’emprise coloniale », a-t-il expliqué avant d’ajouter que les appelés ont également été outillés pour créer et innover afin de contribuer au développement de la patrie.

« Être les garants de la discipline »

Le délégué de promotion a par ailleurs souligné que l’immersion, loin de se terminer aujourd’hui, doit être un commencement pour les appelés. « Nous devons transmettre ce que nous avons appris partout où nous irons. Nous devons aussi être les garants de la discipline dans nos villages, nos villes, nos universités et dans nos marchés », a-t-il promis tout en exhortant ses camarades à être des artisans de la paix et de la solidarité.

La gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, tout en traduisant la fierté de la région face à l’engagement des acteurs et des appelés, a rappelé que les nouveaux bacheliers ont acquis, 30 jours durant, des connaissances sur les vertus prônées par la nation. Selon elle, ils ont été formés aux valeurs de discipline, d’ordre, d’honnêteté, d’intégrité, de
respect du bien commun, de tolérance et de cohésion sociale, véritables gages d’une souveraineté assumée au regard des enjeux géopolitiques actuels.

Camarade Nacoulma a relevé que cette formation théorique a été complétée par un volet physique et pratique au cours duquel, les appelés ont été familiarisés aux techniques de self-défense, de secourisme et de travail en équipe. En instituant l’IPO, a-t-elle confié, l’Etat a consenti beaucoup de sacrifices et d’efforts. En s’adressant aux nouveaux bacheliers, Yvette Nacoulma leur a dit que la formation reçue vise à faire d’eux des Hommes intègres, résilients et aptes à surmonter toutes les épreuves.

Elle a rappelé qu’il y a déjà 1000 ans, comme l’indiquent les vers de l’hymne
national, les aïeux se sont dressés comme un seul Homme, « contre la férule humiliante et la rapacité venue de loin ». C’est notre tour, a-t-elle dit, de poursuivre cette bataille afin de léguer aux générations futures, un Burkina transformé en eldorado conformément à la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour conclure, la première responsable du Nazinon a invité les appelés à un engagement indéfectible pour la construction de la nation.

Noufou Sawadogo

Burkina Faso/Clôture de l’IPO 2026 : Le Chef de l’État invite les Appelés à cultiver les valeurs d’humilité, de solidarité, de bonne moralité

CLÔTURE DE LA 2e ÉDITION DE L’IMMERSION PATRIOTIQUE OBLIGATOIRE

• 65 000 ambassadeurs du patriotisme s’engagent à défendre et servir la Nation
• Le Chef de l’État invite les Appelés à cultiver les valeurs d’humilité, de solidarité, de bonne moralité
• Bientôt des Centres nationaux d’Immersion à travers le pays

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé dans la matinée de ce jeudi 27 août 2026, la cérémonie officielle de clôture de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) édition 2026, au Stade du 4-Août de Ouagadougou. Cette cérémonie marque la fin de formation d’un mois pour l’ensemble des 65 000 Appelés à travers le pays.

Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, dans son adresse, a salué et félicité les Appelés de l’IPO pour ces semaines passées à l’école de la vie. Le Chef de l’État a rappelé avec insistance que dans le cadre de la Révolution Progressiste Populaire « nous avons besoin de citoyens convaincus et de citoyens engagés ».

Pour ce faire, le Chef de l’État a partagé certaines valeurs cardinales de la RPP avec les Appelés de l’IPO, à commencer par la culture de l’humilité. « Avoir l’humilité de chercher à comprendre le monde est une bonne chose, avoir l’humilité à cerner la nature et la géopolitique est une très bonne chose, car quelqu’un qui n’apprend pas, qui ne cherche pas à comprendre, qui ne cherche pas à cerner ce qui se passe autour de lui est un ignorant et un ignorant est un danger pour notre Révolution », a soutenu le Président du Faso.

Le Camarade Président du Faso a également souligné la place de la solidarité dans la Révolution. « La solidarité est une valeur très importante en révolution, et pour un patriote, la solidarité doit lui être intrinsèque (…) et en révolution vous avez plus de devoirs que de droits », a souligné le Chef de l’État.

Face aux défis actuels, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ invite les Appelés de l’IPO à avoir le moral. « Peu importe la situation, vous devez vous surpasser (…) éviter les raccourcis, le chemin de la facilité parce que ce chemin vous conduit vers la traitrise », a-t-il conseillé. Il les a appelés à se départir de la tricherie, du mensonge et à avoir de la dignité.

Selon le président de la Coordination nationale d’organisation et de suivi de l’IPO, le Camarade Colonel Daba NAON, les trente jours ont permis de forger « une jeunesse consciente de sa responsabilité et prête à servir la Nation ».

La représentante des Appelés de l’IPO, la Camarade Roxanne TIENDRÉBÉOGO a remercié le Chef de l’État pour cette expérience unique de formation, de réflexion et de transformation personnelle. Elle a pris l’engagement, au nom de ses camarades, de renforcer leur détermination et à servir la Nation avec dévouement et responsabilité.

Bientôt des Centres nationaux d’Immersion à travers le pays

Le Camarade Président du Faso a notamment annoncé la perspective de la création des Centres nationaux d’Immersion à travers le pays et ouverts à tous. Une annonce qui a été longuement acclamée par un public des grands jours du Stade du 4-Août, plein comme un œuf.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Immersion patriotique obligatoire au Djôrô : Clap de fin sous une note de satisfecit

Le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, a présidé, le jeudi 27 août 2026 à Gaoua, la cérémonie de clôture de l’immersion patriotique obligatoire des bacheliers, marquant ainsi la fin de la formation de la deuxième promotion dans la région.

À l’issue de l’immersion patriotique, les appelés ont promis de transmettre les valeurs acquises à leur entourage.
À l’issue de l’immersion patriotique, les appelés ont promis de transmettre les valeurs acquises à leur entourage.

Lancée le 27 juillet 2026, l’immersion patriotique obligatoire des bacheliers de 2026 de la région du Djôrô s’est achevée le jeudi 27 août 2026 à la place de la Nation de Gaoua.  Au terme des 30 jours d’immersion, 2 211 appelés constituant la deuxième promotion de l’immersion patriotique obligatoire dans la région du Djôrô ont achevé la formation. Pendant un mois, les appelés ont suivi une formation destinée à renforcer leur sentiment d’appartenance nationale, leur esprit de discipline et leur engagement citoyen. Également, ils ont été outillés sur le civisme, le patriotisme, la cohésion sociale, le vivre-ensemble, le secourisme…

Prenant la parole au nom de ses camarades lors de la cérémonie de clôture de l’immersion patriotique obligatoire, Wend-Raabo Syntiche Koadima a exprimé leur reconnaissance au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, pour cette initiative. Selon elle, cette immersion a permis aux participants de renforcer leur discipline, leur esprit de solidarité et leur sentiment d’appartenance à la nation. « Malgré les difficultés liées à l’éloignement des familles et aux changements d’habitudes, les appelés ont appris à partager, à s’entraider et à privilégier l’intérêt général », a-t-elle souligné.

Au terme de cette immersion, Wend-Raabo Syntiche Koama a invité ses camarades à faire vivre ces valeurs au-delà de l’immersion et à devenir des citoyens responsables, engagés et déterminés à contribuer à la construction d’un Burkina Faso meilleur, souverain et prospère. Avant de saluer l’engagement des encadreurs, des personnels militaires, paramilitaires et civils, ainsi que de tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de la formation.

Le commandant du 22e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Gaoua, le chef d’escadron Farabé Gaston Kienou, a, pour sa part, salué le déroulement de la formation. Il a rappelé que l’encadrement avait pour principales missions d’assurer la discipline, la formation et l’accompagnement des appelés durant les 30 jours d’immersion. « Nous avons été investis d’une mission dont les composantes ont été l’encadrement, la discipline et la formation. Je pense qu’on a réussi la mission parce que tout s’est bien passé », a-t-il déclaré.

Pour le commandant du 22e RIC de Gaoua, Gaston Fabéré Kienou, le Burkina Faso a gagné des fils dignes encore pour les générations à venir.
Pour le commandant du 22e RIC de Gaoua, Gaston Fabéré Kienou, le Burkina Faso a gagné des fils dignes encore pour les générations à venir.

Le chef d’escadron Farabé Gaston Kienou a également relevé une évolution positive dans le comportement des jeunes au cours de leur séjour. « Vous avez vu le changement qui a eu lieu. Je pense qu’on a réussi à changer les esprits de ces appelés à l’immersion, à mettre la graine du patriotisme en eux », a-t-il souligné.

A l’en croire, le Burkina Faso a gagné des fils dignes encore pour les générations à venir. C’est pourquoi, il s’est dit convaincu que les effets de cette immersion se feront sentir dans les comportements des jeunes au cours des prochaines années.

« Mettre en pratique les acquis »

Au terme des 30 jours d’immersion patriotique obligatoire, le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, s’est dit satisfait de la formation reçue par les appelés. « Nous avons vu des jeunes qui sont formés sur tous les plans, que ce soit sur le plan militaire ou civil », a déclaré le gouverneur, citant les enseignements relatifs au patriotisme, à la cohésion sociale, au vivre-ensemble, à la construction de l’État, aux techniques d’intervention opérationnelle rapprochée et aux réflexes à adopter en cas d’attaque.

Pour Siaka Barro, les démonstrations pratiques présentées lors de la cérémonie de clôture témoignent de l’assimilation des enseignements reçus durant la formation. Le gouverneur a surtout invité les appelés à mettre en pratique les connaissances acquises et à les transmettre à leur entourage. « C’est de les appeler à mettre en œuvre ces formations qu’ils ont reçues et aussi à former ceux qui sont autour d’eux », a-t-il insisté.

Le gouverneur Siaka Barro a invité les appelés à transmettre à leur entourage les valeurs de patriotisme et de cohésion sociale acquises durant l’immersion.
Le gouverneur Siaka Barro a invité les appelés à transmettre à leur entourage les valeurs de patriotisme et de cohésion sociale acquises durant l’immersion.

Selon lui, cette dynamique doit contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de Burkinabè disciplinés, ordonnés, engagés et prêts à défendre la nation. Il a estimé que les acquis de cette immersion produiront leurs effets dans les années à venir. « Nous avons une génération montante qui fera la fierté du Burkina Faso de façon générale », a-t-il soutenu, appelant les jeunes à œuvrer à la construction d’un Burkina Faso nouveau, souverain et respecté.

La cérémonie s’est achevée par des démonstrations pratiques, notamment en ordre serré, en techniques de combat et en secourisme, suivies d’un défilé final marquant la fin du mois d’immersion patriotique obligatoire.

Boudayinga J-M THIENON

Immersion patriotique obligatoire : Clap de fin d’un mois de formation civique et patriotique dans le Goulmou, la Sirba et la Tapoa

Les appelés de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) pour le compte des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, au nombre de 2246, ont effectué leur sortie officielle, jeudi 27 août 2026, à Fada N’Gourma. Au terme d’un mois de formation aux valeurs du civisme et du patriotisme, ils ont regagné leurs domiciles.

Pour le compte des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, 2246 bacheliers ont pris part à l’IPO.
Pour le compte des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, 2246 bacheliers ont pris part à l’IPO.

La deuxième édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) s’est tenue du 27 juillet au 26 août 2026 sur l’ensemble du territoire nationale. Pour le compte des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, les appelés de l’IPO ont effectué leur sortie officielle, jeudi 27 août 2026, après un mois de formation civique et patriotique à Bogandé, à Fada N’Gourma, à Kantchari et à Diapaga. Sous la pluie, devant parents et autorités, cette deuxième cuvée, forte de 2246 immergés, a entonné, fièrement, le Ditanyè et l’hymne de la promotion. En ces instants solennels et uniques dans leur vie, les jeunes bacheliers ont offert un aperçu de leur quotidien sur les différents sites de l’immersion, à travers un sketch sur le civisme et le vivre ensemble, un slam sur le patriotisme, des démonstrations sur les techniques d’intervention opérationnelle rapprochée et la grande parade. Au-delà, le quotidien des appelés était rythmé par des enseignements sur la discipline, la sociologie et l’histoire du Burkina Faso, la géopolitique, les enjeux sous-régionaux et internationaux, la vision souverainiste du Burkina Faso et le développement endogène, entre autres.

« Nous ne trahirons jamais la mère patrie »

Au nom de ses camarades, Abdoul Abas Kafando a exprimé sa gratitude au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour son engagement en faveur de la formation, de la responsabilisation et de l’éveil de la jeunesse. « Mon capitaine, merci de croire en nous », a-t-il dit. Il a salué, également, les encadreurs, les formateurs et l’ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS) qui, durant leur séjour, ont fait preuve de patience, de rigueur et d’engagement. Selon lui, ce sacrifice leur a permis de devenir aujourd’hui des citoyens nouveaux. En retour, les immergés, par la voix du jeune Kafando, se sont engagés à défendre la cause de la Révolution quoi que cela leur coûte. « Dès cet instant, nous devenons les ambassadeurs de la révolution, du patriotisme partout où le devoir nous appellera, dans nos universités, dans nos futures fonctions et au sein de nos communautés. Nous sommes la jeunesse consciente. Nous ne trahirons jamais la mère patrie », a-t-il déclaré.

Le gouverneur Ram Joseph Kafando a remercié toutes les personnes physiques et morales qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à la réussite de l’IPO.
Le gouverneur Ram Joseph Kafando a remercié toutes les personnes physiques et morales qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à la réussite de l’IPO.

Pour le gouverneur des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, Ram Joseph Kafando, le patriotisme se traduit justement par l’amour de son pays, le respect du bien public, le refus de la corruption, le respect des lois et des institutions, le travail bien fait… En sa qualité de président de la cérémonie, il a prodigué de précieux conseils aux jeunes : « gardez la discipline, soyez intègres, respectez vos parents et vos éducateurs, restez unis, refusez la facilité et développez l’esprit d’initiative ».

Lieutenant Boureima Ouédraogo, responsable de l’IPO dans la région : « Nous disons aux appelés de continuer à porter fièrement les valeurs qu’ils ont apprises ici ».
Lieutenant Boureima Ouédraogo, responsable de l’IPO dans la région : « Nous disons aux appelés de continuer à porter fièrement les valeurs qu’ils ont apprises ici ».

Joanny SOW

Audience du Président du Faso : Relations diplomatiques Burkina Faso-Belgique : renforcement de la coopération sous le signe du respect des choix des autorités burkinabè

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a accordé, ce jeudi 27 août 2026, une audience au Vice-Premier ministre, Ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, M. Maxime PRÉVOT.
Le Royaume de Belgique entend inscrire sa coopération avec le Burkina Faso « avec humilité, mais aussi avec sa diplomatie de l’efficacité et de la fraternité. Nous restons des partenaires pour favoriser la concrétisation des priorités identifiées par la Présidence du Faso et l’autorité gouvernementale, à travers notamment le plan R.E.L.A.N.C.E. 2026-2030 », a déclaré le Vice-Premier ministre à l’issue de l’audience.
M. Maxime PRÉVOT a insisté sur le respect par la Belgique des choix opérés par les autorités burkinabè. Dans cette dynamique, « notre objectif est d’avoir un effet amplificateur en appui des priorités de l’État burkinabè et pas un effet de substitution à ses priorités », a-t-il souligné.
Selon le Vice-Premier ministre belge, le Royaume de Belgique a la ferme volonté de construire avec le Peuple burkinabè, en particulier et du Sahel en général, un « avenir positif ».
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Coopération bilatérale: le Vice-Premier ministre, ministre en charge des Affaires étrangères du Royaume de Belgique en visite au Burkina Faso pour consolider une coopération basée sur la sincérité

Le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au Développement du Royaume de Belgique, SEM Maxime PRÉVOT est arrivé dans l’après-midi du 26 août 2026 à Ouagadougou. Accueilli par le ministre des Affaires étrangères le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE, l’autorité belge est au pays des Hommes intègres pour une visite d’amitié et de travail de 72 heures.
L’accueil à l’aéroport international de Ouagadougou a été suivi d’une audience entre les deux hommes, en compagnie de leurs proches collaborateurs au ministère des Affaires étrangères. Les échanges ont permis de mettre en exergue le dynamisme et la qualité de la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique, une coopération établie depuis plus de 50 ans et qui s’opère principalement à travers l’Agence belge de développement (Enabel).
Selon le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au Développement du Royaume de Belgique, sa visite s’inscrit dans une démarche de renforcement de la coopération entre son pays et le Burkina Faso, dans un esprit de maturité, d’humilité et de sincérité. << Notre volonté c’est de continuer la coopération, pas la conditionner. A travers cette visite, nous avons opté de venir à la source pour écouter et faire des recoupements avec ce qui se dit dans les bureaux à Bruxelles ou à travers les rapports>>, a souligné SEM Maxime PRÉVOT à l’entame des échanges.
Cette approche de l’autorité belge a été saluée à juste titre par le ministre des Affaires étrangères burkinabè, qui a saisi l’occasion pour faire un exposé clair et détaillé sur le contexte de l’installation de la crise sécuritaire au Burkina Faso et l’engagement des autorités actuelles pour y faire face, grâce à une dynamique endogène et à la collaboration avec des partenaires sincères. << Il y’a véritablement la nécessité d’un changement de lecture sur nos pays, et cela passe par l’écoute et le dialogue avec les acteurs qui sont concernés. C’est pourquoi nous accueillons très positivement cette visite, qui vous permettra d’être au parfum de la situation réelle au Burkina Faso >>, a indiqué le Camarade ministre des Affaires étrangères à son hôte.
D’autres sujets en lien avec la dynamique de la Confédération AES et les perspectives de la coopération entre le Burkina Faso et l’Union Européenne dont la capitale belge abrite le siège, ont également meublé les échanges entre SEM Maxime PRÉVOT et le Chef de la diplomatie burkinabè.
Au terme des échanges, le Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au Développement du Royaume de Belgique, dit être édifié et a indiqué que son pays reste engagé à investir « au Burkina Faso, avec le Burkina Faso, mais pas à la place du Burkina Faso ».
C’est ainsi la preuve que les relations diplomatiques entre les deux pays demeurent marquées par le respect de la souveraineté, des positions et des choix stratégiques de chaque partie, ainsi que par la sincérité et la transparence dans le dialogue.
La coopération entre le Burkina Faso et le Royaume de Belgique s’étend sur de nombreux secteurs prioritaires tels que le développement économique, l’agriculture, l’environnement, la santé, l’éducation, l’entreprenariat, ainsi que la coopération décentralisée, culturelle et inter-universitaire.
La réorganisation en cours de la couverture diplomatique belge dans le monde, marquée par la fermeture de plusieurs missions, n’a pas affecté l’Ambassade de Belgique à Ouagadougou. Les autorités belges envisagent au contraire d’en faire un hub consulaire dans la sous-région. La visite d’amitié et de travail du Vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au Développement du Royaume de Belgique au Burkina Faso, sera également marquée par d’autres audiences avec des autorités burkinabè et des sorties terrain.
DCRP/MAE

Burkina Faso : quand des chefs terroristes mènent la belle vie pendant que leurs hommes tombent comme des mouches

Le terrorisme n’est pas uniquement une cruauté exercée sur des paisibles populations. C’est également une escroquerie dans laquelle des jeunes sont envoyés pour piller afin d’alimenter le train de vie luxueux des chefs terroristes, des pervers très bien gardés dans de belles résidences au milieu de leurs nombreuses maîtresses.

Alors que des milliers de jeunes Burkinabè sont enrôlés de force ou par ruse dans les rangs terroristes et envoyés au front pour y mourir, leurs chefs, eux, mènent une vie de luxe à l’abri des combats, multipliant résidences et épouses au gré des bases qu’ils contrôlent. C’est la révélation faite par Abou Djahil, un ex-combattant terroriste interpellé par les forces combattantes, qui évoluait précédemment dans la zone de Tougouri. Âgé aujourd’hui de dix-neuf ans, Abou Djahil a été enrôlé de force dans les groupes armés terroristes en 2023, alors qu’il n’avait que seize ans. C’est son propre frère aîné, Amadou, qui l’y a entraîné, usant à la fois de ruse et de contrainte.

Interpellé par les Forces combattantes alors qu’il mûrissait déjà des plans de défection, le jeune homme dit avoir vécu son arrestation comme une délivrance. Dans son témoignage, Abou Djahil décrit un système où les chefs terroristes restent à l’abri, s’enrichissent et se prélassent pendant que leurs combattants triment au front, au péril de leur vie. « Ce sont de véritables arnaqueurs, des profiteurs et des pervers. Tout ce qu’ils racontent pour recruter les gens est tout le contraire de ce qu’ils font », a-t-il dénoncé, précisant que les chefs terroristes ne montent jamais au front, ce qui explique aussi pourquoi ils y meurent rarement.

Selon Abou Djahil, chaque chef retranché dans les habitations des populations chassées de leurs terres dispose, dans certains cas, de deux à trois belles résidences au sein d’une même localité, avec une épouse dans chacune. Pour les chefs qui commandent plusieurs bases, le schéma se démultiplie : autant de bases, autant de résidences et d’épouses.
« S’il commande dix bases, il a au moins dix résidences avec au moins dix femmes », a-t-il expliqué, ajoutant que ces chefs passent le plus clair de leur temps à circuler de base en base pour récupérer le butin des pillages, pendant que leurs combattants commettent de sales boulots et se font tuer pour rien.

Ces chefs terroristes remettent seulement une petite part du butin à leurs sbires et gardent presque la totalité pour en jouir avec leurs nombreuses maîtresses. Pendant que les combattants doivent attendre leurs 72 vierges dans l’au-delà, les chefs sont déjà servis sur terre. Le repenti relève que seuls les combattants chargés de la garde rapprochée des chefs échappent à cette précarité, bénéficiant d’un traitement légèrement plus favorable en contrepartie de leur fidélité.

Ces révélations lèvent un pan de voile sur les réalités cachées d’un milieu terroriste présenté par ses recruteurs comme une cause à défendre, mais qui s’apparente en réalité, selon Abou Djahil, à « une mafia d’un autre niveau », où les combattants de base paient de leur vie le confort de leurs chefs. Fort heureusement, les Forces combattantes, à l’initiative des offensives, neutralisent régulièrement ces pontes et sauvent jeunes et adolescents embrigadés. Le Chef suprême des Armées, le Capitaine Ibrahim Traoré, l’a rappelé à maintes reprises : la reddition sans condition ou la mort à coup sûr.

Agence d’information du Burkina

Ligue des champions féminine : l’USFA en pole position

Après le nul vierge entre Dynamique FC du Bénin et Asko Féminines du Togo, hier mercredi 26 aout 2026, à Ouagadougou, l’USFA conserve la tête du groupe A. Avec trois points et une différence de buts de plus trois, les championnes burkinabè disposent désormais d’une position privilégiée avant leur ultime sortie contre les Togolaises, prévue le 29 août. Dans le groupe B, la bataille s’annonce tout aussi indécise avec notamment l’ASEC Mimosas qui devra réagir après son revers inaugural.

Le tournoi qualificatif UFOA-B de la Ligue des champions féminine de la CAF poursuit son bonhomme de chemin à Ouagadougou. Depuis le 23 août 2026, la capitale burkinabè accueille les meilleures représentantes de la zone ouest-africaine B avec, à la clé, un précieux ticket pour la phase finale de la compétition continentale. Pour l’USFA, l’opération a débuté de la meilleure des manières. Les championnes burkinabè ont dominé Dynamique FC de Calavi sur le score de 3 buts à 0 lors de leur entrée en lice. Assanatou Nako, Déborah Guira et Stéphanie Sow avaient permis aux Militaires de prendre les commandes du groupe A. Deuxième journée oblige, l’USFA était au repos hier.

Ses deux adversaires directes, Dynamique FC et Asko Féminines, se sont neutralisées sur le score de 0 but partout. Une issue qui fait les affaires des Burkinabè. Le partage des points entre les Béninoises et les Togolaises redistribue les cartes sans toutefois bouleverser la hiérarchie. Avec un point chacune, Dynamique FC et Asko restent à deux longueurs de l’USFA. Le classement avant la dernière rencontre du groupe place donc l’USFA en position de force avec trois points et une différence de buts de plus trois. Asko et Dynamique FC suivent avec un point chacune. Cette configuration donne une importance particulière à la dernière rencontre de la poule.

Asko Féminines recevra en quelque sorte l’USFA, le 29 août à Ouagadougou, dans une affiche qui devrait décider de l’identité du leader et du qualifié du groupe A pour les demi-finales. Pour les Burkinabè, l’équation est désormais claire. Une victoire leur permettrait de terminer en tête et de poursuivre leur route vers le titre zonal. Un match nul pourrait également suffire pour conserver la première place, selon les modalités de classement applicables au tournoi. L’USFA possède surtout l’avantage d’avoir déjà inscrit trois buts sans en encaisser un seul.

Une différence qui pourrait peser au moment du décompte final. Le nul obtenu face à Dynamique FC permet aux Togolaises de rester pleinement dans la course. Après cette première sortie, Asko compte un point et devra maintenant se mesurer à l’USFA. Pour les championnes du Togo, le rendez-vous du 29 août revêt donc une importance capitale. Une victoire les propulserait en tête du groupe et leur ouvrirait les portes des demi-finales. Dynamique FC, de son côté, devra attendre le résultat de cette dernière affiche pour connaître son sort. Avec un seul point au compteur et une différence de buts fortement négative après la défaite contre l’USFA, la formation béninoise se retrouve dans une situation délicate.

Le groupe B promet également une bataille serrée

La compétition ne se résume toutefois pas au groupe A. Dans l’autre poule, quatre formations sont engagées dans la lutte pour les deux places qualificatives en demi-finales. Edo Queens du Nigeria a frappé fort dès son entrée en lice en dominant l’AS GNN du Niger sur le score de 7 buts à 0. Les Nigérianes ont ainsi envoyé un premier signal à leurs concurrentes. Dans l’autre rencontre, Ampem Darkoa Ladies du Ghana a pris le meilleur sur l’ASEC Mimosas de Côte d’Ivoire par 1 but à 0. Le club ghanéen a donc rejoint Edo Queens en tête de la poule à l’issue de la première journée.

La deuxième journée du groupe B s’annonce dès lors particulièrement importante. L’ASEC Mimosas devra rapidement relever la tête après son revers contre Ampem Darkoa Ladies. Les Ivoiriennes affronteront Edo Queens le jeudi 27 août à 15 heures. Cette confrontation pourrait constituer l’un des tournants du groupe. Une nouvelle défaite place-rait l’ASEC dans une situa-tion très compliquée avant la dernière journée. L’autre rencontre opposera Ampem Darkoa Ladies à l’AS GNN du Niger, jeudi à 18 heures. Les Ghanéennes auront l’occa- sion de confirmer leur succès inaugural tandis que les Nigériennes tenteront de se relancer après leur lourde défaite.

La troisième et dernière journée du groupe B est programmée le 30 août avec Ampem Darkoa Ladies contre Edo Queens et AS GNN contre ASEC Mimosas. Ces deux affiches devraient permettre de connaître les deux qualifiés pour les demi-finales. A l’issue de la phase de groupes, les deux premiers de chaque poule accéderont aux demi-finales prévues le 2 septembre. Le premier du groupe A croisera le deuxième du groupe B tandis que le premier du groupe B sera opposé au deuxième du groupe A. La finale et le match pour la troisième place sont programmés le 5 septembre à Ouagadougou. Pour l’USFA, le chemin est donc encore long. Mais, les championnes burkinabè disposent d’un avantage non négligeable avant leur dernier rendez-vous de groupe. Elles ont déjà pris trois points et possèdent la meilleure différence de buts de leur poule.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Boulsa : le ministre Kargougou galvanise les « VDP » de la santé

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a effectué une visite-terrain, le lundi 24 août 2026, à Boulsa dans la région des Koulsé. Cette sortie s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation du système de santé 2026-2030.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, veut s’assurer de la bonne mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation du système de santé 2026-2030. A cet effet, il a effectué, en compagnie de ses collaborateurs, une visite au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Boulsa dans la région des Koulsé, lundi 24 août 2026. La délégation ministérielle a visité tour à tour les
services de pédiatrie, le Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN), le bloc opératoire, la maternité, les urgences médicales et chirurgicales du CMA.

A l’issue de la tournée, le ministre a indiqué que cette visite a permis de s’imprégner des réalités des praticiens de la santé, d’apprécier le fonctionnement des formations sanitaires et d’échanger avec le personnel. « Le sacrifice consenti et l’engagement patriotique de ces travailleurs des zones à fort défi sécuritaire sont un témoignage qui en dit long », a-t-il déclaré. Le ministre de la Santé a galvanisé les agents de santé de Boulsa qu’il qualifie de « VDP de la santé » pour leur engagement à assurer des soins de qualité aux populations dans une zone à fort défi sécuritaire. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a reconnu les efforts des agents de santé dans la lutte contre le paludisme.

Une visite encourageante

Dans une formation sanitaire qui compte environ 244 625 patients au mois d’août, considéré comme la période de pic du paludisme, il s’est réjoui de constater qu’au sein du CMA, une seule patiente était en phase d’observation le 24 août 2026. « C’est un signe notable de la régression progressive du paludisme au Burkina Faso », a-t-il confié. Le ministre de la Santé a échangé avec les acteurs après la visite des locaux. Le Médecin-chef du district (MCD) sanitaire de Boulsa, Emile Compaoré, a relevé que le personnel est résilient, engagé et se bat au quotidien pour assurer des soins de qualité
aux populations, nonobstant les difficultés liées à la situation sécuritaire et à l’insuffisance de matériels de travail.

Il a formulé des doléances. Il s’agit entre autres, de l’appui logistique (ambulances, motos) du personnel et d’infras-tructures de santé, telles que les services d’ophtalmologie, d’imagerie, d’odontostomatologie, de santé mentale, d’ORL et d’une morgue. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a assuré avoir pris bonne note des doléances soumises par les agents de santé. Il a annoncé que sur instruction du président du Faso, le CMA de Boulsa va bénéficier très bientôt d’un bâtiment R+2 extensible et de bien d’autres commodités.
la délégation conduite par le ministre de la Santé a rendu une visite de courtoisie à Sa Majesté le Naaba Sonré chef de canton de Boulsa.

Emmanuel BICABA