Ligue des champions féminine : l’USFA en pole position

Après le nul vierge entre Dynamique FC du Bénin et Asko Féminines du Togo, hier mercredi 26 aout 2026, à Ouagadougou, l’USFA conserve la tête du groupe A. Avec trois points et une différence de buts de plus trois, les championnes burkinabè disposent désormais d’une position privilégiée avant leur ultime sortie contre les Togolaises, prévue le 29 août. Dans le groupe B, la bataille s’annonce tout aussi indécise avec notamment l’ASEC Mimosas qui devra réagir après son revers inaugural.

Le tournoi qualificatif UFOA-B de la Ligue des champions féminine de la CAF poursuit son bonhomme de chemin à Ouagadougou. Depuis le 23 août 2026, la capitale burkinabè accueille les meilleures représentantes de la zone ouest-africaine B avec, à la clé, un précieux ticket pour la phase finale de la compétition continentale. Pour l’USFA, l’opération a débuté de la meilleure des manières. Les championnes burkinabè ont dominé Dynamique FC de Calavi sur le score de 3 buts à 0 lors de leur entrée en lice. Assanatou Nako, Déborah Guira et Stéphanie Sow avaient permis aux Militaires de prendre les commandes du groupe A. Deuxième journée oblige, l’USFA était au repos hier.

Ses deux adversaires directes, Dynamique FC et Asko Féminines, se sont neutralisées sur le score de 0 but partout. Une issue qui fait les affaires des Burkinabè. Le partage des points entre les Béninoises et les Togolaises redistribue les cartes sans toutefois bouleverser la hiérarchie. Avec un point chacune, Dynamique FC et Asko restent à deux longueurs de l’USFA. Le classement avant la dernière rencontre du groupe place donc l’USFA en position de force avec trois points et une différence de buts de plus trois. Asko et Dynamique FC suivent avec un point chacune. Cette configuration donne une importance particulière à la dernière rencontre de la poule.

Asko Féminines recevra en quelque sorte l’USFA, le 29 août à Ouagadougou, dans une affiche qui devrait décider de l’identité du leader et du qualifié du groupe A pour les demi-finales. Pour les Burkinabè, l’équation est désormais claire. Une victoire leur permettrait de terminer en tête et de poursuivre leur route vers le titre zonal. Un match nul pourrait également suffire pour conserver la première place, selon les modalités de classement applicables au tournoi. L’USFA possède surtout l’avantage d’avoir déjà inscrit trois buts sans en encaisser un seul.

Une différence qui pourrait peser au moment du décompte final. Le nul obtenu face à Dynamique FC permet aux Togolaises de rester pleinement dans la course. Après cette première sortie, Asko compte un point et devra maintenant se mesurer à l’USFA. Pour les championnes du Togo, le rendez-vous du 29 août revêt donc une importance capitale. Une victoire les propulserait en tête du groupe et leur ouvrirait les portes des demi-finales. Dynamique FC, de son côté, devra attendre le résultat de cette dernière affiche pour connaître son sort. Avec un seul point au compteur et une différence de buts fortement négative après la défaite contre l’USFA, la formation béninoise se retrouve dans une situation délicate.

Le groupe B promet également une bataille serrée

La compétition ne se résume toutefois pas au groupe A. Dans l’autre poule, quatre formations sont engagées dans la lutte pour les deux places qualificatives en demi-finales. Edo Queens du Nigeria a frappé fort dès son entrée en lice en dominant l’AS GNN du Niger sur le score de 7 buts à 0. Les Nigérianes ont ainsi envoyé un premier signal à leurs concurrentes. Dans l’autre rencontre, Ampem Darkoa Ladies du Ghana a pris le meilleur sur l’ASEC Mimosas de Côte d’Ivoire par 1 but à 0. Le club ghanéen a donc rejoint Edo Queens en tête de la poule à l’issue de la première journée.

La deuxième journée du groupe B s’annonce dès lors particulièrement importante. L’ASEC Mimosas devra rapidement relever la tête après son revers contre Ampem Darkoa Ladies. Les Ivoiriennes affronteront Edo Queens le jeudi 27 août à 15 heures. Cette confrontation pourrait constituer l’un des tournants du groupe. Une nouvelle défaite place-rait l’ASEC dans une situa-tion très compliquée avant la dernière journée. L’autre rencontre opposera Ampem Darkoa Ladies à l’AS GNN du Niger, jeudi à 18 heures. Les Ghanéennes auront l’occa- sion de confirmer leur succès inaugural tandis que les Nigériennes tenteront de se relancer après leur lourde défaite.

La troisième et dernière journée du groupe B est programmée le 30 août avec Ampem Darkoa Ladies contre Edo Queens et AS GNN contre ASEC Mimosas. Ces deux affiches devraient permettre de connaître les deux qualifiés pour les demi-finales. A l’issue de la phase de groupes, les deux premiers de chaque poule accéderont aux demi-finales prévues le 2 septembre. Le premier du groupe A croisera le deuxième du groupe B tandis que le premier du groupe B sera opposé au deuxième du groupe A. La finale et le match pour la troisième place sont programmés le 5 septembre à Ouagadougou. Pour l’USFA, le chemin est donc encore long. Mais, les championnes burkinabè disposent d’un avantage non négligeable avant leur dernier rendez-vous de groupe. Elles ont déjà pris trois points et possèdent la meilleure différence de buts de leur poule.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Boulsa : le ministre Kargougou galvanise les « VDP » de la santé

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a effectué une visite-terrain, le lundi 24 août 2026, à Boulsa dans la région des Koulsé. Cette sortie s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation du système de santé 2026-2030.

Le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, veut s’assurer de la bonne mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation du système de santé 2026-2030. A cet effet, il a effectué, en compagnie de ses collaborateurs, une visite au Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Boulsa dans la région des Koulsé, lundi 24 août 2026. La délégation ministérielle a visité tour à tour les
services de pédiatrie, le Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN), le bloc opératoire, la maternité, les urgences médicales et chirurgicales du CMA.

A l’issue de la tournée, le ministre a indiqué que cette visite a permis de s’imprégner des réalités des praticiens de la santé, d’apprécier le fonctionnement des formations sanitaires et d’échanger avec le personnel. « Le sacrifice consenti et l’engagement patriotique de ces travailleurs des zones à fort défi sécuritaire sont un témoignage qui en dit long », a-t-il déclaré. Le ministre de la Santé a galvanisé les agents de santé de Boulsa qu’il qualifie de « VDP de la santé » pour leur engagement à assurer des soins de qualité aux populations dans une zone à fort défi sécuritaire. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a reconnu les efforts des agents de santé dans la lutte contre le paludisme.

Une visite encourageante

Dans une formation sanitaire qui compte environ 244 625 patients au mois d’août, considéré comme la période de pic du paludisme, il s’est réjoui de constater qu’au sein du CMA, une seule patiente était en phase d’observation le 24 août 2026. « C’est un signe notable de la régression progressive du paludisme au Burkina Faso », a-t-il confié. Le ministre de la Santé a échangé avec les acteurs après la visite des locaux. Le Médecin-chef du district (MCD) sanitaire de Boulsa, Emile Compaoré, a relevé que le personnel est résilient, engagé et se bat au quotidien pour assurer des soins de qualité
aux populations, nonobstant les difficultés liées à la situation sécuritaire et à l’insuffisance de matériels de travail.

Il a formulé des doléances. Il s’agit entre autres, de l’appui logistique (ambulances, motos) du personnel et d’infras-tructures de santé, telles que les services d’ophtalmologie, d’imagerie, d’odontostomatologie, de santé mentale, d’ORL et d’une morgue. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou a assuré avoir pris bonne note des doléances soumises par les agents de santé. Il a annoncé que sur instruction du président du Faso, le CMA de Boulsa va bénéficier très bientôt d’un bâtiment R+2 extensible et de bien d’autres commodités.
la délégation conduite par le ministre de la Santé a rendu une visite de courtoisie à Sa Majesté le Naaba Sonré chef de canton de Boulsa.

Emmanuel BICABA

Flash

Depuis quelques mois, les opérations de contrôle se multiplient dans les commerces aux Burkina. Une dynamique qui s’inscrit dans la volonté des autorités d’assainir le milieu commercial et de mieux protéger les consommateurs.
Sur le terrain, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), appuyée notamment par l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) et la Brigade Laabal, procède à des contrôles dans les boutiques et magasins.

Prix illicites, spéculation, produits périmés, défaut d’affichage des prix ou encore non-respect des dispositions réglementaires, ces manquements entrainent des sanctions, allant jusqu’à la fermeture et la mise sous scellés des commerces concernés. Cette intensification des contrôles devrait interpeller les commerçants sur la nécessité de se conformer aux normes et aux textes qui régissent la vente et le commerce au Burkina Faso. Quant
aux consommateurs, ils doivent rester vigilants sur la qualité et les prix des produits qu’ils achètent.

 

Samira Alida KAMBOU

Soutenance de Master en gestion des ressources humaines : Fadilatou Kaboré analyse les pratiques de recrutement de la SONABHY

Fadilatou Kaboré a soutenu son mémoire de Master en gestion des ressources humaines consacré à l’analyse des pratiques de recrutement et leur influence sur les performances organisationnelles de la société nationale burkinabè d’hydrocarbures, mardi 25 août 2026, à Ouagadougou.

La performance d’une entreprise se joue aussi dans sa capacité à recruter les compétences dont elle a besoin. C’est autour de cet enjeu que l’étudiante, Fadilatou Kaboré, a
soutenu son mémoire de Master, consacré à l’analyse des pratiques de recrutement et de leur influence sur la performance organisationnelle à la Société nationale des hydrocarbures du Burkina (SONABHY), mardi 25 août 2026, à l’Institut supérieur des technologies (IST) de Wayalguin. Ses efforts ont été sanctionnés par la mention bien.
Pour mener ses travaux, Fadilatou Kaboré a adopté une approche mixte, combinant méthodes quantitative et qualitative.

Sur le volet recrutement, l’impétrante a indiqué que la SONABHY privilégie le recrutement interne à travers la promotion et la mobilité des agents, ainsi qu’un recours à un cabinet externe lorsqu’aucun profil correspondant n’est disponible en interne. « 72 % des agents interrogés reconnaissent l’existence d’une procédure de recrutement structurée. La transparence du processus est également largement perçue, avec 93 % des répondants qui la jugent satisfaisante », a-t-elle révélé.

Au-delà de la procédure de recrutement, Fadilatou Kaboré s’est intéressée à l’incidence du recrutement sur la performance organisationnelle. « Les résultats indiquent que 81 % des personnes interrogées estiment que les pratiques de recrutement influencent la performance de l’entreprise », a-t-elle confié. Selon Fadilatou Kaboré, la performance globale des agents est considérée comme très bonne par 12 % des personnes interrogées, bonne par 67 % et moyenne par 21 %.

Le président du jury, Pr Robert Bationo (deuxième à gauche) : « le thème choisi est une problématique d’actualité dans le domaine de la gestion des ressources humaines ».

Toutefois, l’impétrante a relevé plusieurs insuffisances susceptibles de limiter l’efficacité du dispositif, notamment le volume élevé de candidatures à traiter, la correction encore manuelle de certaines épreuves, l’insuffisance des effectifs de la fonction ressources humaines ainsi que le suivi limité des nouveaux recrutés. Pour y remédier, elle a recommandé à la SONABHY la modernisation et la digitalisation du processus de recrutement, le renforcement des effectifs de la direction des ressources humaines et la mise en place d’un véritable mécanisme de suivi post-recrutement.

L’impétrante a préconisé également au comité de recrutement de veiller au respect des critères de sélection, réduire les délais de traitement des dossiers et renforcer la collaboration entre les différents acteurs.
Le président du jury, Pr Robert Bationo, a salué la pertinence du thème choisi, qu’il considère comme une problématique d’actualité dans le domaine de la gestion
des ressources humaines.

« Aujourd’hui les pratiques de recrutement dans les entreprises doivent être ouvertes, bien connues », a-t-il souligné. Le directeur de mémoire, Dr Alain Ouali, a mis en avant la rigueur et l’assiduité de l’impétrante qui a toujours pris en compte ses recommandations pour l’amélioration de sa recherche.

Wendyam Pascaline KALMOGO
Assami TIENDREBEOGO
(Stagiaire)

 

Prix des produits de grande consommation : contrôle inopiné dans les commerces de Banfora

La Direction régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat des Tannounyan, à travers son service de contrôle des prix, a effectué une sortie dans la ville de Banfora, le lundi 24 août 2026. Cette sortie inopinée a permis à l’équipe de sillonner plus d’une dizaine de commerces et de boutiques pour s’assurer de la conformité des prix des produits de grande consommation.

La croisade du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat contre la flambée des prix des produits de grande consommation s’étend jusque dans les régions. C’est dans ce cadre que le service de contrôle des prix de la Direction régionale en charge du Commerce des Tannounyan, conduit par le Directeur régional (DR) Kobié Nébié, a effectué une sortie inopinée dans la ville de Banfora dans la matinée du lundi 24 août 2026. La première boutique visitée est spécialisée dans le gros de produits divers.

Sur place, les étagères et les stocks sont passés au peigne fin par l’équipe de contrôle. Les dates de péremption des différents produits sont vérifiées, la quantité des stocks et les prix de vente le sont également. Dans ce commerce, une irrégularité majeure n’a pas été constatée. Un stock de produits anti-moustiques (Moustico) a été aperçu, mais le commerçant avoue l’avoir déjà déclassé des stocks en vente. Néanmoins, l’équipe emportera ces produits périmés avec elle pour destruction.

Avant de quitter la boutique, une fiche dûment remplie est remise au commerçant, lui ordonnant de passer le lendemain à la direction régionale muni de certains documents tels que le registre de commerce, la carte professionnelle de commerçant, le numéro IFU, le barème des prix et les conditions de vente. Un peu plus loin, un autre commerce est visité. Le même rituel est respecté par les agents contrôleurs dans une autre boutique de vente de produits phytosanitaires.

Le propriétaire dit faire du gros et du détail. Chose que dénonce d’entrée le chef du service de contrôle des prix à la direction régionale, Issouf Séré, à la tâche. « Ce n’est pas normal d’être grossiste et détaillant à la fois », fait-il remarquer avant de poursuivre son contrôle. Une fiche est également remise à ce commerçant. Comme ces deux boutiques, ce sont plus d’une dizaine de commerces qui ont reçu ce jour la visite inopinée du service de contrôle.

Contenir la hausse des prix

Elles sont spécialisées entre autres dans la vente de produits divers, de produits phytosanitaires et de motos. Pour le directeur régional Kobié Nébié, l’objectif de la sortie du jour est de veiller à contenir la hausse des prix des produits de grande consommation et aussi de voir si les commerçants se conforment à la réglementation. « Nous n’avons pas de problème avec les commerçants, mais avec ceux dont les pratiques ou les prix ne sont pas conformes à la réglementation », prévient-il.

Et d’insister qu’en plus des amendes qui leur seront infligées, les commerçants qui pensent s’enrichir sur le dos du consommateur seront également interpellés pour des travaux d’intérêt général. Le constat qui se dégage de cette opération, à écouter camarade Nébié, est mitigé.

Chez certains commerçants, dit-il, une hausse des prix est constatée, tandis que chez d’autres, ils sont acceptables. Il y a aussi des questions de salubrité des produits dans les lieux de stockage. « Les questions d’hygiène sont assez déplorables dans certaines surfaces », confie le directeur régional. Sur ce point, les acteurs ont été fortement interpellés à prendre les mesures nécessaires pour mettre leur surface en règle, foi de Kobié Nébié. Le DR explique par ailleurs que les fiches remises aux commerçants contrôlés leur demandent expressément de fournir au service de contrôle des documents.

Ce qui permettra audit service d’apprécier véritablement les prix qui sont pratiqués sur le terrain. C’était l’occasion pour le DR d’inviter les consommateurs à avoir la culture de dénonciation. « Nous ne pouvons pas être partout et en tout temps. Si le consommateur fait face à des prix qu’il juge illicites, peu importe l’heure et le jour, qu’il nous interpelle et nous agirons », déclare-t-il. Qu’à cela ne tienne, le DR rassure que le contrôle des prix sera maintenu et élargi sur tout le territoire régional.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

 

Contrôle des prix et de la répression des fraudes : des commerces scellés à Gaoua

La Direction Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat du Djôrô à travers sa Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a effectué, lundi 24 août 2026, une opération de contrôle inopiné dans plusieurs boutiques et dépôts de gaz à Gaoua. Défaut d’affichage des prix, vente de produits interdits d’importation et présence de produits non conformes ont été relevés. Certaines boutiques
ont été scellées.

Plusieurs boutiques et dépôts de gaz à Gaoua ont été contrôlés par la Direction Régionale de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat du Djôrô à travers sa Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF). L’opération, menée lundi 24 août 2026, avait pour objectif de vérifier le respect de la réglementation commerciale dans les points de vente. Les agents ont notamment vérifié l’affichage des prix des produits de grande consommation et le respect des dispositions relatives à l’importation de certaines marchandises.

Dans plusieurs boutiques, les prix de certains produits, dont le sucre et le savon, n’étaient pas affichés. Selon le directeur régional en charge du commerce du Djôrô, Souleymane Yoada, l’absence d’affichage des prix peut favoriser la pratique de prix différents et ne permet pas au consommateur de connaître, avant l’achat, le prix auquel le produit est effectivement vendu. Le contrôle a également porté sur les produits dont l’importation est interdite au Burkina Faso.

De la farine et du blé destinés à la fabrication du pain ont notamment été retrouvés dans certains commerces. « Nous avons constaté qu’il y a de la vente de produits interdits d’importation au Burkina Faso. Particulièrement, nous avons vu sur le terrain de la farine du blé qui sert à la fabrication du pain », a précisé Souleymane Yoada. Interrogés sur la présence de ces produits, certains commerçants ont déclaré ne pas être informés de leur interdiction d’importation.

« Effectivement, je suis contente que vous soyez venus pour constater. Sinon, généralement, moi, c’est pour le riz que j’ai su, mais la farine, je ne savais pas », a déclaré la commerçante, Rakioutou Ouédraogo. Les agents ont également relevé l’absence de date sur certains produits, notamment des huiles. Dans certains cas, ces irrégularités ont conduit à la fermeture des boutiques concernées. A l’issue des contrôles, plusieurs commerces ont été scellés. Les responsables des boutiques concernées ont par ailleurs reçu des convocations pour venir répondre aux faits relevés par les agents.

« Dans l’immédiat, ce qui a été fait, c’est déjà les inviter à venir répondre à travers des convocations qui leur ont été adressées, pour lesquelles ils passeront répondre », a rassuré le directeur régional. Selon lui, le scellement de certains commerces vise également à rappeler aux propriétaires la nécessité de respecter les règles en vigueur. « Il y a eu des magasins qui ont été scellés pour faire passer le message, pour qu’ils sachent qu’en réalité les choses doivent se faire conformément à la réglementation », a-t-il ajouté. Par ailleurs, Souleymane Yoada a invité les commerçants à respecter les règles relatives à l’affichage des prix des produits de grande consommation et à la commercialisation des produits autorisés sur le territoire burkinabè.

Boudayinga J-M THIENON

Sessions confédérales des Parlements de l’AES: les Présidents rendent compte au général Tiani

Au lendemain de la cérémonie inaugurale des sessions confédérales des Parlements de l’AES, puis de l’adoption du règlement intérieur et de la mise en place des commissions, le Président des sessions confédérales et Président de l’Assemblée législative du peuple, le camarade Dr Ousmane Bougouma, accompagné des deux vice-présidents, le général de corps d’armée Malick Diaw, Président du Conseil national de transition du Mali, et Dr Mamoudou Harouna Djingarey, Président du Conseil consultatif de la refondation du Niger ont été reçus en audience par le Président de la République du Niger, le général d’armée Abdourahamane Tiani, le mardi 25 août 2026 à Niamey.

Au cours de cette rencontre, le camarade Dr Ousmane Bougouma a rendu compte des principales avancées enregistrées lors des travaux des 24 et 25 août, notamment l’installation des 45 députés, l’adoption du règlement intérieur et la mise en place des trois commissions consacrées à la Défense et à la Sécurité, à la Diplomatie et au Développement. Il a salué « l’achèvement de l’architecture institutionnelle de l’AES », au terme de ces deux journées de travaux.

En retour, le général d’armée Abdourahamane Tiani a salué le travail accompli et appelé les responsables des Sessions confédérales à poursuivre leurs efforts dans la cohésion. Il a exhorté les parlementaires à « rester soudés » et « pragmatiques », afin de faire de l’AES « un espace de sécurité, de développement et de bonheur pour nos populations ». Au terme de l’audience, le camarade Dr Ousmane Bougouma a réaffirmé, au nom de ses collègues, leur engagement à accompagner la dynamique engagée par les trois Etats. « L’AES est une marche irréversible vers l’horizon du bonheur de nos populations »,
a-t-il déclaré.

Assemblée législative du peuple

Parlement de l’AES: les députés confédéraux posent les bases de fonctionnement

Le cadre de travail des députés confédéraux de l’AES est désormais défini. Réunis à Niamey, le mardi 25 août, les 45 députés confédéraux ont adopté le règlement intérieur des sessions confédérales et ont procédé à la mise en place de trois commissions autour desquelles s’organiseront leurs travaux.

Prévue par le protocole additionnel portant sur les Sessions confédérales des Parlements de l’AES, l’adoption du règlement intérieur fixe les règles d’organisation et de fonctionnement des Sessions confédérales. Une étape qui permet aux députés de disposer désormais d’un cadre précis pour conduire leur mission. Trois commissions ont été alors mises en place pour porter les différents dossiers des sessions.

Il s’agit de la Commission Défense et Sécurité et présidée par Moussa Ag Acharatoumane, la Commission Diplomatie présidée par Sié François d’Assise Coulibaly, tandis que la Commission Développement est conduite par Hadizatou Samna. Les sujets qui attendent ces commissions touchent directement aux préoccupations des populations. La Commission Défense et Sécurité examinera notamment la coopération policière et le renseignement. La Commission Diplomatie se penchera sur la libre circulation des personnes et des biens
dans l’espace AES.

La Commission Développement travaillera, quant à elle, sur la question du financement des médias, de la communication et de culture dans l’espace confédéral. Pour organiser la suite des travaux, la Conférence des Présidents qui réunit le Président des sessions confédérales, les deux vice-présidents et les présidents des commissions, s’est également réunie le mardi 25 août 2026. Elle a notamment préparé l’ouverture de la première session ordinaire des Sessions confédérales prévue le mercredi 26 août 2026.

Les bases sont donc posées. Place désormais aux travaux. Les députés devront examiner les questions inscrites à l’ordre du jour et formuler des propositions à l’endroit du collège des chefs d’Etat de la Confédération. Ces propositions seront ensuite examinées par les trois Présidents. Avec le règlement intérieur adopté et les commissions désormais en place, les députés confédéraux peuvent maintenant se consacrer pleinement aux questions qui préoccupent les populations de l’espace AES.

Assemblée législative du peuple

De nouveaux acteurs de la souveraineté

Ce matin, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré va féliciter, encourager, donner des conseils et orientations claires aux 65 000 appelés de la deuxième édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO). Ce vaste programme civique, patriotique et militaire d’un mois destiné aux nouveaux bacheliers vise à inculquer à priori le civisme, la
discipline, l’intégrité, le sens des responsabilités et l’amour de la patrie aux futurs étudiants. En effet, il y a des moments dans la vie d’une Nation où l’éducation ne peut plus se limiter à la transmission des connaissances.

Des périodes où il faut apprendre à lire, à écrire, à compter, certes, mais aussi à aimer son pays, à le respecter et à se sentir responsable de son destin. Le Burkina Faso d’aujourd’hui fait ce choix de mieux outiller l’élite de demain à travers l’immersion patriotique qu’elle soit obligatoire, ou volontaire. Ainsi, les modules d’apprentissage sont variés et s’articulent autour de l’histoire nationale, le vivre-ensemble, les relations internationales et des notions de base de défense du territoire, entre autres. Instituée en 2025, l’IPO se veut un cadre de formation citoyenne destiné à construire des jeunes conscients de leurs devoirs envers la Nation.

Au-delà des exercices physiques et des enseignements reçus, la question fondamentale que l’on se pose à ce jour est de savoir quel type de citoyen le pays a besoin en cette période de grande mutations géopolitiques bouleversant l’ordre mondial ancien ? Car, le véritable enjeu de cette immersion n’est pas de former des jeunes capables de répondre à un ordre serré pendant quelques semaines. Il consiste à faire naître, ou à réveiller une conscience. Cette conscience qui pousse un citoyen à ne pas jeter ses déchets dans la rue, à respecter le bien public, à payer ce qu’il doit à l’Etat, à refuser la corruption, à protéger l’environnement, à travailler honnêtement et à défendre l’intérêt général.

Dans un pays où les populations réclament le développement, dénoncent des cas de routes dégradées, l’insalubrité, la corruption, l’incivisme (…), il faut reconnaitre que la résolution de ces défis ne se résument pas aux dirigeants du pays ou à l’administration seule.
Il est aussi de la responsabilité de celui qui brûle un feu rouge, refuse de porter son casque, ou encore de celui qui détruit un bien public, parce qu’il pense qu’il n’appartient à personne de changer de mentalité pour être utile à la société. Être patriote, ce n’est donc pas seulement chanter avec fierté l’hymne national ou brandir le drapeau à l’occasion d’une cérémonie. Le patriotisme se mesure dans les gestes ordinaires.

Il se vit dans la rue, au marché, à l’école, au bureau, dans les médias et sur les réseaux sociaux. Et ce sont les rudiments de cette autre école que l’immersion patriotique et les camps vacances Faso Mêbo dispensent aux apprenants, garants du Burkina Faso de demain. L’IPO ne doit pas être une parenthèse d’un mois dans la vie d’un jeune. Elle doit devenir le début d’une transformation profonde de nos habitudes journalières. Après l’immersion, le jeune appelé doit retourner dans sa famille, son quartier, son université ou son milieu professionnel avec une autre manière de regarder son pays.

Il ne doit plus attendre que le changement tombe du ciel. Il doit comprendre que chaque Burkinabè peut devenir un acteur de la souveraineté nationale et que l’étudiant qui travaille sérieusement prépare le Burkina Faso de demain, de même que l’agriculteur qui produit et nourrit la souveraineté nationale. Tandis que l’artisan qui transforme localement crée de la richesse. Et le journaliste qui informe avec rigueur protège le citoyen contre la manipulation. Tout comme le fonctionnaire qui refuse la corruption renforce l’Etat. Et le commerçant qui privilégie l’honnêteté participe à la construction d’une économie saine.

Wanlé Gérard COULIBALY

Forum confédéral de la jeunesse et du volontariat : 300 délégués attendus à Ouagadougou

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a animé une conférence de presse sur la tenue du forum confédéral de la jeunesse et du volontariat des Etats du Sahel, mercredi 26 août 2026 à Ouagadougou.

Le forum confédéral de la jeunesse et du volontariat des Etats du Sahel se teindra, du 28 au 30 août 2026. A deux jours de son ouverture, le comité national d’organisation a présenté les grandes lignes de la rencontre, au cours d’une conférence de presse, mercredi 26 août 2026, à Ouagadougou. Il réunira des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger autour du thème : « Consolidation de la Confédération des Etats du Sahel : rôle, responsabilité et engagement de la jeunesse ». Pour le directeur du cabinet du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Abdoulaye Ouattara, cette rencontre vise à renforcer l’engagement citoyen et volontaire de la jeunesse confédérale.

« Les participants prendront part notamment à un panel consacré aux valeurs et idéaux propres aux pays de l’espace confédéral. Un autre panel portera sur la culture du volontariat et le partage de success-stories d’anciens volontaires », a-t-il confié. Abdoulaye Ouattara a indiqué que plus de 1 000 jeunes sont attendus pour les cérémonies d’ouverture et de clôture, tandis que 300 jeunes délégués prendront part aux travaux du forum. Il a souligné qu’ils viendront du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ainsi que des ressortissants de ces pays vivant au Burkina Faso.

« Toutes catégories d’organisations des jeunes des 17 régions et 47 provinces du Burkina sont conviées à ce forum… et des dispositions ont été prises pour la participation des personnes vivant avec un handicap », a renchéri la directrice générale de l’autonomisation des jeunes et de l’éducation permanente, Mamounata Ouédraogo, en réponse aux questions des journalistes. Selon le directeur général du programme national de volontariat au Burkina Faso, Djourmité Nestor Noufé, au-delà de son caractère événementiel, le forum confédéral de la jeunesse et du volontariat est une occasion de dialogue, de rapprochement et de mobilisation des jeunes des trois Etats autour des enjeux liés à la consolidation de la Confédération des Etats du Sahel.

En marge du forum, le directeur du cabinet du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a annoncé la tenue d’un camp militaro-culturel des adolescents et jeunes. « Il a débuté le 23 août 2026, et va durer huit jours. Le camp connait la participation du Burkina et du Niger », a-t-il précisé.

Samira Alida KAMBOU
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)