Primature: le management collaboratif au cœur d’un team building des responsables de structures

La direction des ressources humaines (DRH) de la Primature a organisé les 26 et 27 septembre 2026 à Koudougou, une session de renforcement des capacités des responsables des structures centrales, rattachées et de mission de la Primature, autour du thème : « Team building et management collaboratif ».

La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée, le samedi 26 septembre, par le directeur de cabinet du Premier ministre, le camarade Mamadou Dembélé. Organisée sur 48 heures, cette activité visait à renforcer le leadership des responsables, à améliorer les pratiques managériales et à consolider la collaboration entre les différentes entités de la Primature. A l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet a salué la disponibilité des participants et remercié le cabinet Yel Conseil pour son accompagnement. Insistant sur l’importance des relations humaines dans la performance des organisations, le camarade Mamadou Dembélé a appelé à renforcer la cohésion, la confiance et la fluidité des échanges entre collaborateurs.

« C’est dire combien il est important d’avoir une bonne cohésion de groupe, une bonne entente, des relations fluides entre collaborateurs », a-t-il souligné. Pour lui, la performance d’une institution ne dépend pas uniquement des moyens techniques et organisationnels. Elle repose également sur la capacité des équipes à travailler en synergie et à se mobiliser autour d’objectifs communs. Abordant la question du
leadership, il a rappelé le rôle central du manager dans la mobilisation des équipes.

« Un bon manager doit être un chef d’orchestre », a-t-il indiqué, invitant les responsables à
davantage écouter, motiver et fédérer leurs collaborateurs.
« La Primature est composée de différentes entités. Mais la performance globale est
tributaire de l’efficacité de chaque maillon », a-t-il ajouté. A l’approche du dernier trimestre de l’année, le directeur de cabinet a appelé les responsables de structures à redoubler d’engagement autour du camarade Premier ministre, chef du gouvernement,
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Pour la directrice des ressources humaines de la Primature, la camarade
Mariam Nacanabo, cette rencontre devrait également favoriser une meilleure connaissance mutuelle entre les responsables et renforcer la synergie d’actions. « Il faut que les uns et les autres puissent se parler pour qu’il y ait une synergie d’actions », a-t-elle relevé. Selon le directeur général de Yel Conseil, le camarade André Yelbeogo, les travaux devraient notamment permettre aux participants de mieux comprendre les différents profils et modes de fonctionnement au sein d’une équipe, à travers l’approche Hermann Brain Dominance Instrument (HBDI), ainsi que de développer des aptitudes liées à la communication, à l’écoute, à la confiance et à la résilience.

La première journée a été consacrée à des activités visant à renforcer la compréhension collective, la reconnaissance mutuelle et la connaissance de soi et des autres. Le premier atelier, consacré à la « Fresque de la nouvelle vision du Burkina Faso », a permis aux participants de mieux appréhender la direction prise par le pays et de réfléchir collectivement à leur contribution à sa réalisation. A travers cet exercice, les responsables ont été invités à inscrire leur rôle dans une dynamique plus large, en lien avec les orientations et les objectifs poursuivis au niveau national.

L’atelier « La reconnaissance » a ensuite offert un cadre d’expression et de valorisation entre collègues. Les participants ont été amenés à témoigner leur reconnaissance, à relever les qualités et les contributions de leurs collaborateurs et à renforcer ainsi les liens humains au sein des équipes. Le troisième atelier, « Connaître son profil », a porté sur les préférences cérébrales à travers l’approche HBDI. Il a permis aux participants de mieux connaître leur propre profil ainsi que celui de leurs collaborateurs, afin de mieux comprendre les différentes façons de penser et d’interagir au sein d’une équipe. Cette démarche visait notamment à favoriser une communication plus efficace, à prévenir les
incompréhensions, à valoriser la diversité des intelligences et à améliorer la collaboration, la résolution des problèmes, l’organisation du travail et la prise de responsabilité.

Les échanges et le débriefing ont permis de mettre ces enseignements en perspective avec les exigences de performance et de résultats au sein des structures de la Primature.
La deuxième journée a été consacrée aux activités de plein air, conçues pour renforcer davantage les liens entre les participants et développer la cohésion, la résilience, la communication et l’esprit d’équipe. A travers plusieurs exercices collectifs, les responsables des structures de la Primature ont été amenés à mettre en pratique des valeurs essentielles au travail collaboratif, notamment la persévérance, la solidarité, l’écoute et la confiance mutuelle.

Les participants ont ainsi pris part à un atelier de tir à la corde axé sur la résilience. L’exercice leur a permis de mettre en évidence l’importance de la persévérance, de la solidarité et de la mobilisation collective dans l’atteinte d’un objectif commun. L’atelier « Chaîne de collaboration » a, quant à lui, mis l’accent sur le resserrement des liens entre collègues et sur la nécessité d’une communication efficace pour favoriser la cohésion et l’efficacité du travail en équipe. Des séances de débriefing ont permis de tirer les principaux enseignements de ces différentes expériences et de les mettre en perspective avec les réalités professionnelles.
‎

La dynamique s’est poursuivie avec les ateliers « One Team, One Spirit, One Goal » et « La roue humaine », centrés respectivement sur l’unité, l’esprit collectif, l’alignement autour d’un objectif partagé et la mobilisation de l’intelligence collective. Les participants ont été invités à développer la confiance, l’écoute active, la responsabilisation, la coordination et le soutien mutuel, tout en maintenant le cap vers les résultats. Au terme de ces deux journées, plusieurs participants ont relevé les acquis de cette expérience, notamment en matière de cohésion, de connaissance mutuelle et de collaboration entre les différentes structures de la Primature.

Pour le conseiller spécial du Premier ministre, le camarade Alfred Tiendrebeogo, ces deux jours ont permis de « resserrer la cohésion entre les équipes ». Il a expliqué que les responsables étant souvent répartis sur différents sites en fonction des missions de leurs équipes, cette rencontre leur a offert l’occasion de mieux se connaître, d’interagir davantage et de mieux cerner les forces et les « zones d’ombre » des uns et des autres. Il estime que cette expérience permettra également de recentrer les différentes équipes sur la mission confiée à la Primature.

« Nous espérons en tout cas, au sortir de ce team building-là, apporter encore plus d’amour au travail, plus d’abnégation et surtout atteindre ensemble les résultats et les objectifs », qui leur seront assignés, a-t-il déclaré. Pour le conseiller spécial du camarade Premier ministre, les différents exercices ont également amené les participants à reconsidérer certaines pratiques et manières de travailler au sein des équipes.

« Chacun est utile, chacun, en fonction de sa carrière, en fonction de ce qu’il sait faire, en fonction également de son vécu, a des forces et a peut-être des zones d’ombre », a-t-il relevé. Pour sa part, la camarade Reine Valérie Diessongo/Somda, comptable principale des matières de la Primature, a salué l’initiative des premières autorités. Elle a notamment apprécié les échanges entre responsables qui ont permis aux participants de mieux se connaître et de se familiariser davantage les uns avec les autres.

« A l’issue des deux jours de formation, on a appris beaucoup de choses », a-t-elle témoigné, soulignant que les enseignements pourront être mis à profit aussi bien au sein de leurs propres structures qu’avec les collaborateurs des autres entités de la Primature. Elle a enfin souhaité la reconduction de ce type d’initiative et son éventuelle extension à l’ensemble des agents de la Primature : « En espérant avoir encore des team building, et pourquoi pas pour tout le monde, tous les agents. »

A travers ces différentes activités, les responsables des structures de la Primature ont ainsi pu expérimenter, dans un cadre participatif, les principes du
management collaboratif et réfléchir à leur transposition dans leurs environnements professionnels. Au terme de ces 48 heures, la session aura ainsi combiné réflexion, apprentissage et exercices pratiques, avec pour ambition de consolider les relations entre les différentes structures de la Primature et de favoriser une culture managériale davantage fondée sur la collaboration, la complémentarité, la cohésion et la recherche de résultats.

DCRP/Primature

Lutte contre le paludisme et les hépatites B et C : l’INSD lance une enquête sur les indicateurs

L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en collaboration avec le ministère de la Santé , a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Le paludisme demeure l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de décès au Burkina Faso.
Parallèlement, les hépatites virales B et C constituent une préoccupation croissante de santé publique. Afin de disposer de données actualisées, fiables et représentatives aux niveaux national et régional sur ces maladies, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), en partenariat avec le ministère de la Santé, a lancé l’enquête sur les indicateurs du paludisme et des hépatites B et C au Burkina Faso (EIPH-BF 2026), mardi 29 septembre 2026 à Ouagadougou.

Cette enquête vise à évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre ces maladies et orienter les politiques et les programmes de santé. « Les informations disponibles proviennent de sources diverses, parfois anciennes et n’offrent pas une mesure récente intégrée de ces maladies pour l’ensemble du pays », a expliqué le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama.

La collecte des données se déroulera du 30 septembre au 29 novembre 2026 dans les 17 régions du Burkina Faso. Elle sera réalisée à l’aide de tablettes, avec une transmission régulière des données au serveur central de l’INSD. Selon Toubou
Ripama, ce dispositif va permettre d’assurer un contrôle rapproché de la qualité des données tout au long de l’opération. Au total, 206 agents, dont des chefs d’équipe, des enquêteurs et des agents chargés des biomarqueurs, préalablement formés et répartis en 40 équipes, vont être déployés dans les ménages.

Une opportunité de dépistage et de prise en charge

Le DG de l’INSD, Toubou Ripama, a invité les populations à réserver un bon accueil aux équipes de terrain, identifiables grâce à leurs gilets et badges officiels.

« L’enquête couvrira environ 7 800 ménages, répartis dans 300 zones de dénombrement, dont 16 sites accueillant des personnes déplacées internes, afin qu’aucune frange de la population ne soit laissée de côté. Elle permettra d’interroger plus de 13 000 femmes ainsi que 5 000 hommes et femmes âgés de 15 à 64 ans, de tester plus de 15 500 enfants de 6 mois à 9 ans pour le paludisme et plus de 12 000 adultes pour les hépatites B et C », a-t-il précisé.

Les résultats de l’enquête, a-t-il annoncé seront présentés en mai 2027.
La participation à cette enquête est volontaire. Aucun prélèvement ne sera effectué sans le consentement éclairé des participants. Le matériel utilisé sera stérile et à usage unique. Le directeur général de l’INSD a également rassuré les populations quant au respect des principes éthiques, notamment en ce qui concerne les prélèvements sanguins nécessaires à la réalisation de l’enquête.

Pour le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, cette enquête traduit la volonté du département d’élargir sa vision de la santé publique en prenant en compte l’ensemble des pathologies, qui affectent la santé des populations. « Les résultats de cette enquête nous permettront, pour la première fois, de disposer d’une estimation représentative de la prévalence des hépatites B et C au Burkina Faso, un indicateur indispensable pour orienter nos stratégies de prévention, de vaccination et de prise en charge », a-t-il indiqué.

Le ministre de la Santé a rassuré les participants que toute personne dont le test se révélerait positif, que ce soit au paludisme ou l’une des hépatites virales recherchées, bénéficiera d’une prise en charge conformément aux directives appropriées.
« Cette enquête n’est donc pas qu’un exercice statistique. Elle constitue, pour les populations qui y participeront, une véritable opportunité de dépistage et, en cas de résultat positif, d’accès aux soins », a-t-il insisté.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

La souveraineté numérique, l’autre front de la Révolution !

Il y a des combats qui se mènent les armes à la main. Il en est d’autres qui se livrent dans la patience d’une administration qui se réinvente, dans les réseaux que l’on déploie jusqu’aux localités les plus reculées, dans les services que l’on met enfin à portée de chaque citoyen. La transformation numérique appartient à cette seconde catégorie de combats. Elle est l’autre front de la Révolution progressiste populaire burkinabè. Moins visible que celui de la sécurité, mais tout aussi décisif pour l’avenir de la Nation.

Car, un Etat moderne se construit désormais sur ses capacités numériques. Ses réseaux, ses plateformes, l’identité de ses citoyens et ses données les plus sensibles forment un patrimoine stratégique, au même titre que l’or ou le coton. Qui maîtrise ce patrimoine maîtrise une part de son destin. Qui l’abandonne en abandonne autant.

C’est tout le sens des douze chantiers majeurs de la transformation digitale. A travers eux, le Ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a fait de la maîtrise de nos infrastructures, de nos plateformes et de nos données une priorité nationale. Loin d’un simple programme technique, ces chantiers dessinent une véritable bataille pour l’indépendance, menée méthodiquement en plusieurs actes, l’un après l’autre.
Le premier acte de cette bataille porte un nom sans détour, « Zéro donnée à l’extérieur ».

En janvier 2026, le pays a inauguré deux datacenters modulaires de son cloud gouvernemental, offrant près de 3 000 téraoctets de stockage et la capacité d’héberger plus de 7 000 machines virtuelles. Derrière ces chiffres se lit une décision politique inédite, celle de rapatrier nos données, de les héberger chez nous et de les confier à des compétences burkinabè. Les fichiers de nos citoyens, nos bases de santé, nos données financières et nos systèmes critiques n’ont plus vocation à dépendre d’une législation étrangère ni du bon vouloir d’un prestataire lointain.

Mais une donnée souveraine doit aussi circuler en sécurité. C’est le rôle du Réseau national informatique de l’administration. En 2025, 88 nouveaux bâtiments publics y ont été raccordés, portant à plus de 3 000 le nombre d’infrastructures interconnectées. Ce maillage est appelé à être refondé entièrement dès cette année 2026 pour former la véritable colonne vertébrale de l’Etat numérique. Il reliera les services de manière plus fiable et performante, fluidifiera l’information et réduira à chaque nouveau raccordement, notre dépendance à des canaux que nous ne contrôlons pas.

Cette souveraineté n’aurait toutefois aucun sens si elle restait l’affaire des seuls techniciens. Sa finalité, c’est le citoyen. Dématérialiser un acte d’Etat civil, payer une taxe en ligne, obtenir un document sans faire la queue ni quitter sa localité, voilà la révolution silencieuse qui change réellement la vie. En rapprochant l’administration de l’usager et en accélérant la dématérialisation des procédures, le ministère transforme un droit théorique en service concret. La souveraineté numérique se mesure aussi au temps gagné par une mère de famille, par un commerçant, par un producteur.

Il y a, enfin, une promesse économique. En mutualisant ses infrastructures et en hébergeant lui-même ses plateformes, l’Etat cesse de payer année après année des prestations d’hébergement et des licences facturées en devises, et préserve ainsi des ressources publiques qu’il peut réinvestir dans le service au citoyen. Pour l’usager, la dématérialisation produit le même effet vertueux. Elle supprime les déplacements, raccourcit les délais et abaisse le coût d’accès aux services publics. Un acte obtenu en ligne revient moins cher à produire pour l’administration comme à obtenir pour celui qui en a besoin. Loin d’être une dépense de prestige, la transformation numérique allège à la fois les finances de l’Etat et le quotidien des Burkinabè.

La frontière la plus avancée de ce front est déjà celle de l’intelligence artificielle. Parce que l’IA se nourrit de données et de langues, la souveraineté de demain se jouera aussi sur les contenus. En travaillant, à travers la nouvelle feuille de route de l’IA, sur des modèles adaptés à nos langues nationales, le Burkina Faso affirme que la technologie doit parler mooré, dioula ou fulfuldé, et non l’inverse. Maîtriser nos données, c’est aussi maîtriser nos mots.

Aucune souveraineté ne tient cependant sans les femmes et les hommes qui la portent. C’est pourquoi le renforcement des capacités irrigue l’ensemble des chantiers, du Zama tchè à l’Elite IT. Du citoyen le plus ordinaire, que l’on accueille et sensibilise aux bons réflexes numériques face aux cybermenaces, jusqu’à l’ingénieur de haut niveau formé à concevoir nos propres solutions, c’est toute une chaîne de compétences nationales qui se bâtit. Une nation numériquement souveraine n’est pas celle qui se contente d’acheter la technologie, mais celle qui sait la produire, la protéger et la transmettre.

Les défis demeurent nombreux, de la couverture du territoire à la cybersécurité, du financement des infrastructures à la montée en compétences. La révolution numérique, comme toute révolution, ne se décrète pas en un jour. Elle se gagne chantier après chantier, raccordement après raccordement, talent après talent.

Sur ce front-là, il n’y a pas de spectateurs. Chaque agent qui dématérialise, chaque ingénieur qui code, chaque technicien qui sécurise un réseau, chaque citoyen qui protège ses données est un acteur de cette conquête. Derrière chaque plateforme déployée et chaque donnée rapatriée, une même ambition nous rassemble, celle de faire du Burkina Faso le maître de son destin numérique. C’est cela, l’autre front de la révolution. Et c’est ensemble que nous le tiendrons.

Direction de la Communication et des Relations presse
Ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques

 

Sociétés privées de sécurité : Signature historique de la convention collective et augmentation du salaire minimum à 57000 F CFA

Les sociétés privées de sécurité du Burkina Faso disposent désormais d’une convention collective. Neuf ans après le début des négociations, les acteurs du secteur ont enfin trouvé le bout du tunnel à travers cette convention collective. Sa signature est intervenue dans l’après-midi du mardi 29 septembre 2026, au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre des Serviteurs du Peuple, le Camarade # Mathias TRAORE, à Ouagadougou.

Dans sa mission de promotion du travail décent dans les différents secteurs d’activités, le Ministère des Serviteurs du Peuple a, à travers la Direction générale du travail (DGT), accompagné tout le processus.

La convention est selon le Camarade Ministre un instrument essentiel qui vise à améliorer les conditions de travail, renforcer la compétitivité des entreprises et consolider la paix sociale.
A ce titre, elle règlemente les questions relatives aux contrats de travail, à la rupture des contrats de travail, à la classification, aux salaires, primes et indemnités, aux évaluations et à la promotion, à l’exercice du droit syndical et la protection des délégués du personnel, à la sécurité et santé au travail et aux services sociaux d’entreprises et aux différends du travail.

Le Camarade Ministre des Serviteurs du Peuple, a souligné que la convention collective qui a fait l’objet de signature, comporte de nombreuses innovations.
« Le salaire de base des vigiles aujourd’hui passera au minimum à 57 000F CFA. Désormais un plan de carrière est prévu pour l’ensemble des travailleurs des sociétés privées de sécurité et des indemnités sont prévues aussi à l’initiative de chacune des entreprises, y compris des avantages en nature, notamment l’indemnité de savon qui est déjà accordé », a-t-il relevé.

Conscient qu’une convention collective n’est efficace que lorsqu’elle est appliquée, le Camarade Mathias TRAORE a appelé les parties prenantes à la dérouler dans les meilleurs délais.
« La convention est prévue pour entrer en application un an après sa signature et je voudrais préciser qu’elle a été signée entre deux faîtières des sociétés privées de sécurité qui regroupent 400 sociétés. Cependant, en la matière, le législateur a voulu que le Ministre en charge du travail ait la possibilité d’étendre la convention lorsqu’elle est signée aux autres qui ne sont pas signataires », a-t-il souligné.

Pour le Camarade vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) en charge du dialogue social, #Harouna TOGUYENI, il n’y a rien de tel qu’une convention collective pour permettre aux employeurs et aux travailleurs d’être en sécurité. Il a rassuré que les employeurs mettront tout en œuvre pour qu’elle soit appliquée pour le bonheur des travailleurs et la sécurité des Burkinabè.

De son côté, le Camarade président du mois des centrales syndicales, #Inoussa NANA a fait l’historique des négociations avant de souligner qu’elle constitue une avancée significative qui permettra de mieux organiser ce secteur et d’améliorer les conditions de vie et de travail des travailleurs.

Au regard des nombreux avantages que présente cette convention collective pour les différentes parties, le Camarade Ministre des Serviteurs du Peuple a souhaité qu’elle fasse tache d’huile sur les autres secteurs d’activités.

Il a de ce fait lancé un appel solennel à tous les secteurs d’activités qui ne disposent pas encore de cet instrument à s’inspirer de l’exemple du secteur privé de sécurité, tout en les rassurant de la disposition du gouvernement à les accompagner, conformément aux textes en vigueur et dans l’intérêt des travailleurs comme des employeurs.

DCRP/MSP

Lutte contre le trafic de stupéfiants : La Police Nationale saisit près de 86 kilogrammes de cannabis à Ouagadougou 

L’Unité Anti-Drogue de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) a, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, mis un terme aux activités illicites d’un réseau de trafic et de vente de cannabis à Ouagadougou.
En effet, dans un contexte marqué par l’insécurité et la prolifération des stupéfiants sur l’ensemble du territoire national, elle a intensifié ses actions de lutte contre le trafic et la consommation de drogues dans la ville de Ouagadougou. Ce qui a conduit au démantèlement de ce réseau bien structuré dont les membres s’adonnaient au trafic, à la vente et à la consommation de stupéfiants, de boissons frelatées, de cigarettes de contrebande et de produits psychotropes.
Relativement au mode opératoire du groupe, ses membres, qui sont impliqués à divers degrés, effectuaient leur approvisionnement depuis un pays voisin. La marchandise était ensuite acheminée vers Ouagadougou par l’intermédiaire de véhicules de transport en commun ou de véhicules personnels. Une fois à Ouagadougou, elle était stockée avant d’être vendue ou redistribuée à la clientèle. Il est à noter qu’une partie était destinée à des revendeurs et grossistes opérant sur différents sites d’orpaillage à l’intérieur du pays, notamment Boromo et Poura dans la province des Balé, Zanténé dans la province du Sanguié, Sabcé dans la province du Bam, et Mogré et Bittou dans la province du Boulgou.
Grâce à la collaboration des populations, les enquêteurs ont, au moment de l’interpellation des membres du réseau, saisi plusieurs objets dont 86 kg de cannabis, des motos, des boissons alcoolisées frelatées, des paquets de cigarettes de contrebande, des plaquettes de produits psychotropes et du numéraire.
La Police Nationale remercie encore une fois les citoyens grâce à qui ce résultat a été atteint. Elle invite par ailleurs l’ensemble des populations, particulièrement les parents d’élèves et les responsables des établissements scolaires, à plus de vigilance et à dénoncer tout cas suspect afin de contribuer à préserver l’avenir des plus jeunes.
En rappel, les numéros verts que sont les 17, 16 et 1010 sont toujours disponibles et joignables à chaque fois que le besoin se fera sentir.
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

République populaire de Chine : La protection de l’environnement, une priorité de développement national

Les montagnes verdoyantes et les eaux limpides sont un trésor inestimable. Cette citation du président chinois Xi Jinping témoigne de l’intérêt accordé par les autorités chinoises à la protection de l’environnement. En effet, la protection de l’environnement est devenue une priorité de développement national en Chine.  

 

Le développement de la Chine dans les années 1980 et 1990 avait entrainé une détérioration de l’environnement. La dégradation de l’environnement était d’ailleurs un phénomène courant dans les années 1980 et 1990. Elle était même considérée comme le prix à payer pour le développement et la modernisation. Le modèle de développement de presque tous les pays d’Asie était d’abord le développement et ensuite le nettoyage. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud étaient aussi concernés par le même phénomène.

Mais dès le XXIe siècle, la Chine a accordé de l’importance à la protection de l’environnement. Le Gouvernement chinois a mis davantage l’accent sur le développement vert et a pris une série de mesures pour promouvoir le développement de l’économie verte.

Le président chinois Xi Jinping : « L’homme et la nature forment une communauté de vie. Nous, en tant qu’êtres humains, devons respecter la nature, suivre ses voies et la protéger »

La Chine s’est d’abord dotée d’un Plan national de reforestation 2011–2020. Elle a également procédé à la protection des zones touchées par la désertification, à la gestion et transformation de ces domaines, au développement des activités liées au sable, ainsi qu’au renforcement des capacités, la promotion des nouvelles technologies et le renforcement du suivi. Aujourd’hui, le résultat est remarquable.

Après 30 ans de transformation,1/3 du désert de Kubu (plus de 145 hectares), est devenu oasis.

La forêt de Saihanba dans le Hebei qui était autrefois un désert est aujourd’hui la plus grande forêt artificielle du monde. À partir de 1962, pour protéger Pékin des tempêtes du sable, cette forêt artificielle a été construite au nord de la capitale. Le couvert forestier est passé de 12% à plus de 80% en 2016.

Huzhou, le sanctuaire du bambou

La transformation du plateau de Loess constitue également un grand exemple en matière de protection de l’environnement en Chine. Depuis plus de 30 ans, le plateau de Loess a été reboisé, de sorte que l’érosion a été atténuée et l’eau devient plus claire et moins jaune.

Le développement de l’industrie du bambou a également constitué une mesure mise en œuvre par la Chine pour protéger son environnement. Lorsqu’on parle de bambou, c’est la ville de Huzhou qui nous vient immédiatement en tête. Située dans la province du Zhejiang, cette ville est réputée pour son industrie du bambou. Huzhou est une ville verte avec plus de 71% de couverture forestière, en particulier des forêts de bambous. Au fil des ans, les habitants ont fait de la culture du bambou leur principale ressource et ont construit plus de 6000 hectares de forêts de bambous. Il y a plus de 2000 entreprises spécialisées dans la production de matériaux, de meubles, de fibres de bambou, de nourriture de pousses de bambou, etc. Ils peuvent fabriquer plus de 3000 produits qu’ils exportent dans plus de 30 pays à travers le monde.

L’industrie du bambou a bénéficié du soutien des politiques publiques à travers la création de coopératives qui favorise le développement intensif du bambou ainsi que la promotion des activités liées aux forêts de bambous, telle la culture de champignons dans les forêts de bambous, et l’élevage de poulets, etc.

Dans sa politique de développement vert, la Chine a également procédé à la création de parcs nationaux pour protéger les espèces naturelles.

Des espaces verts dans les mégapoles

Elle a créé d’abord cinq parcs nationaux naturels avec un objectif précis, celui de protéger les espèces naturelles. Le parc naturel national dans le Nord-Est est spécialisé dans la protection de tigres et de léopards. Dans le Sud, l’île de Hainan est une forêt tropicale pluviale. Au centre de la Chine, il y a le parc pour la protection de pandas. A la source des trois grands fleuves, il y a la zone de protection des animaux sauvages et à la montagne Wuyi, il y a la zone de protection des espèces végétaux

L’une des mesures également mise en œuvre par la Chine est la construction d’espaces verts dans les mégalopoles. Les espaces verts urbains ont été multipliés par cinq, avec plus de 406 espaces verts publics à Shanghai depuis 2010. Et cela se poursuivra, car la Chine construira plus de 1 000 grands espaces verts au niveau national dans le cadre du 14e plan quinquennal.

Dans la dynamique de protection de son environnement, la Chine a également opté pour des vélos et d’autres moyens de transports partagés. Elle a également développé une industrie automobile de nouvelle énergie. Le pays s’est par ailleurs fermement engagé à réduire ses émissions de carbone, avec un objectif d’atteindre le pic d’émissions de carbone en 2030 et la neutralité carbone en 2060.

La Chine a développé fortement le secteur des énergies renouvelables en produisant des équipements et des installations photovoltaïques, en produisant des équipements éoliens et en testant plusieurs canaux pour les centrales nucléaires 4g. La capacité de production d’énergie renouvelable est en train d’augmenter si rapidement ces dernières années que la Chine pourrait atteindre son objectif cinq ans plus tôt que prévu.

Le moins qu’on puisse dire est que la Chine constitue un véritable exemple en matière de développement vert. Comme l’a dit le président Xi Jinping, « un environnement écologique sain est le fondement essentiel pour le développement durable de l’humanité et de la société ».

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « N’eût été l’assainissement de la gouvernance, nous n’aurions pas pu faire les réalisations actuelles »

0

A quelques jours de la date anniversaire de son accession au pouvoir, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré était face à la presse, le dimanche 27 septembre 2026. Pendant près de 2 heures, les échanges ont porté, entre autres, sur la lutte contre le terrorisme, la question de la gestion des ressources de l’Etat et les efforts consentis dans l’industrialisation. Sidwaya propose l’intégralité de l’entretien.

Lire l’intégralité de l’entretien en cliquant sur le lien ci-dessous:

Interview Président du Faso

Solidarité nationale : Coris Bank mobilise 100 millions F CFA pour les pupilles de la Nation

Coris Bank International a fait un don de 100 millions F CFA au gouvernement en faveur des pupilles de la nation, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou. Ce don, qui vise à renforcer le dispositif de prise en charge des pupilles de la Nation, a été reçu par la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré.

Coris Bank International entend tra-duire sa reconnaissance aux Forces de défenses et de sécurité (FDS), ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) tombés pour la Nation. A cet effet, elle a fait un don à hauteur de 100 millions F CFA aux pupilles de la Nation. Le chèque a été reçu par la ministre de la Famille et de la Solidarité le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré, le vendredi 25 septembre 2026, à Ouaga-dougou. Pour elle, ce don constitue un geste à la fois généreux, humain et citoyen. « Je voudrais, au nom du gouvernement et au nom de l’ensemble des bénéficiaires, traduire toute notre reconnaissance à Coris Bank International. Au-delà du montant, je voudrais faire retenir
la portée hautement humaine et citoyenne de ce geste », a-t-elle affirmé.

La ministre Passowendé Pélagie Kabré a rappelé que le gouvernement accorde une priorité à la protection et à l’accompagnement des enfants des FDS et des VDP tombés sur le champ d’honneur, d’où l’opérationnalisation diligente de la loi n°03-2022 portant protection et prise en charge des pupilles de la Nation. Toujours selon la cheffe du département en charge de la solidarité, 1073 pupilles de la Nation sont à ce jour enrôlés et bénéficient de mesures d’accompagnement gratuites dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, la santé, le transport, ainsi que d’une allocation forfaitaire.

Un geste de reconnaissance et de solidarité

Les 100 millions FCFA offerts par Coris Bank International viennent renforcer ces mécanismes mis en place par l’Etat pour la prise en charge des pupilles de la Nation. « Ce don que nous venons de recevoir va nous permettre de renforcer ce dispositif. Nous allons plus orienter ce don vers une allocation forfaitaire au profit des pupilles surtout pour les cantines scolaires, les restaurants universitaires et aussi les kits scolaires pour que ces enfants puissent aller à l’école », a poursuivi Passowendé Pélagie Kabré.

Selon les donateurs, ce geste répond à un besoin de reconnaissance envers les FDS et VDP. A travers ce don, Coris Bank veut ainsi honorer la mémoire des FDS et VDP tombés.
« Cela revêt un sens de reconnaissance à l’endroit de tous ceux qui sont tombés et qui ont payé le sacrifice ultime pour que la Nation puisse tenir debout », a affirmé la directrice générale de Coris Bank International, Gisèle Gumedzoe. Pour elle, le don est également un acte de so-lidarité envers les familles, car les enfants doivent pouvoir apprendre et préparer leur avenir sereinement.

Ce don de la part de Coris Bank s’inscrit également dans une démarche de responsabilité sociétale, selon sa directrice générale.
Elle a rappelé que la responsabilité de son institution ne se limite pas uniquement à la performance économique. « Nous devons pouvoir contribuer au bien-être de la communauté », a-t-elle fait savoir.
De son côté, la ministre Passowendé Pélagie Kabré a rassuré les donateurs que les 100 millions seront utilisés avec rigueur et à bon escient. Des rapports seront transmis à Coris bank afin de rendre compte de l’utilisation des ressources, a-t-elle précisé.

Galedie Kétoura SIMPORE

Souveraineté minière: le Président du Faso inaugure la première raffinerie d’or

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré la première raffinerie d’or du Burkina Faso, dénommée « RAFFINOR-BF », lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou. D’un coût de plus de 11 milliards F CFA, elle a une capacité de traitement de 164 tonnes par an pour la première phase et qui va être portée à 515 tonnes par an à l’issue à la seconde phase d’installation.

«L’or produit au Burkina va désormais être raffiné au Burkina ». Ce qui ressemblait à un mirage, il y a quelques années, est aujourd’hui une réalité. Et, cela à travers l’inauguration de « RAFFINOR-BF », première raffinerie d’or du pays, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, intervenue le lundi 28 septembre 2026, à Ouagadougou. Portée par l’Etat burkinabè à travers la Société nationale des substances précieuses (SONASP), et des investissements privés, sa réalisation a nécessité un investissement de plus de 11 milliards F CFA.

Dans sa première phase, RAFFINOR-BF a une capacité de traitement de 164 tonnes d’or par an. Cette capacité s’établira à 515 tonnes par an, à l’issue de la seconde phase d’installation. Elle va générer plus de 100 emplois directs et environ 5 000 emplois indirects. L’or raffiné qui sortira de l’usine aura une pureté de 99,99 %, correspondant à la norme internationale dite « Good Delivery ».

Construite suivant les « standards internationaux les plus élevés », l’usine utilise des équipements modernes, fermés et automatisés, conçus pour une exploitation propre. Elle est modulaire par ajout de lignes d’affinage à côté de celles déjà installées, a indiqué le directeur général de RAFFINOR-BF, Adama Sawadogo.

Avec cette unité industrielle, le Burkina Faso dispose désormais d’un outil capable non seulement de transformer localement sa production aurifère estimée à plus de 94 tonnes en 2025, mais aussi de se positionner comme une plateforme référence pour l’affinage de l’or et des métaux précieux d’Afrique de l’Ouest, a-t-il ajouté.

… la mise en service officielle de la première raffinerie d’or du Burkina Faso, RAFFINOR-BF.

Cette inauguration qui intervient après la pose de la première de l’usine le 18 novembre 2023, traduit un changement de paradigme.
« Pendant des décennies, l’or du Burkina Faso a quitté notre sol sous forme de lingots bruts, laissant derrière lui de la poussière, la misère et des promesses non tenues. Pendant trop longtemps, notre pays a extrait l’or de ses entrailles sans en maitriser toute la valeur.

Pendant trop longtemps, la sueur de nos travailleurs, l’effort de nos communautés et les richesses de notre sous-sol ont alimenté des chaines de valeurs construites ailleurs. On nous disait que nous n’avions ni la technologie ni la capacité ni le droit de transformer nos propres richesses », a souligné le ministre de l’Energie, des Mines et des carrières, Yacouba Zabré Gouba, livrant le discours du chef de l’Etat.

Contribuer à renforcer la traçabilité de la production d’or

Cet état d’esprit qui ne permettait pas au Burkina Faso d’avoir une totale maitrise de la chaine de valeurs minière est désormais révolu. « Aujourd’hui, nous brisons ce maillon de la dépendance. Notre or ne servira plus à créer plus de valeur ajoutée pour les autres, à bâtir la fortune des autres pendant que notre peuple reste dans le besoin », a-t-il insisté.

Suivant la vision tracée par la Révolution progressiste populaire, chaque ressource extraite

Le ministre chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba : « notre or ne
servira plus à créer plus de valeur ajoutée pour les autres, à bâtir
la fortune des autres, pendant que notre peuple reste dans le besoin ».

du sous-sol burkinabè doit d’abord servir la nation, contribuer à bâtir des écoles, des centres de santé, des routes, des usines, des compétences formées, des emplois créés et de l’espérance pour notre jeunesse, a insisté le ministre chargé des Mines. Dans la foulée, il a appelé la jeunesse et les investisseurs nationaux à prendre toute leur place dans cet élan de patriotisme économique.

La mise en service de RAFFINOR-BF a l’avantage également de contribuer à asseoir une meilleure gouvernance du secteur. En effet, elle va permettre, entre autres, de renforcer la traçabilité de la production d’or, d’améliorer le contrôle des flux financiers, lutter plus efficacement contre les pratiques illicites, notamment la fraude, le commerce clandestin et le blanchiment des capitaux.

Convaincu qu’une industrie, aussi performante soit-elle, ne vaut que par les hommes et les femmes qui l’animent, Adama Sawadogo a réaffirmé l’engagement du personnel de RAFFINOR-BF à faire de cette raffinerie un instrument fidèle à la vision portée par les plus hautes autorités qui est de bâtir « un Burkina Faso souverain, debout, qui transforme ses richesses avant de les consommer et de les partager avec le reste du monde ».

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com
Aïssatou Diarra
(Stagiaire)


« Nous voulons affiner tous nos métaux sur place », le capitaine Ibrahim Traoré

A l’issue de la mise en service de la première raffinerie du Burkina, RAFFINOR-BF, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a rappelé la charge symbolique de cette inauguration et réaffirmé sa ferme volonté de voir le Burkina Faso transformer sur place l’ensemble de ses ressources minières.

« L’inauguration de cette usine est un symbole fort ! Qu’il s’agisse de l’or, du manganèse, du cuivre, du zinc, ou d’autres métaux, notre ambition n’est plus d’être juste un pays qui extrait et qui amène sa matière première à l’extérieur. Nous voulons affiner tous nos métaux sur place.

Tout ce qui est industrie extractive, nous voulons avoir toute la chaîne de valeur sur place. Nous commençons par l’or. Mais il y a beaucoup d’autres métaux qui sont dans notre sous-sol que nous voulons extraire. Et nous voulons tout maîtriser jusqu’au dernier détail. C’est ce qui nous a amenés à être là ce matin, pour cette inauguration. C’est l’occasion d’inviter aussi la jeunesse à s’y mettre et à apprendre, à maîtriser toute la chaîne de valeurs minière.

C’est très symbolique pour nous. Il n’y a pas longtemps, je disais qu’il y a des gens que je qualifie de déchets de la société. Ils vont continuer à parler. Laissez-les et
continuons d’avancer. C’est cela le plus important. Ne les écoutez pas, avançons ! L’usine c’est du concret. C’est le plus important. Restez donc concentrés, restez focus comme j’aime le dire .»

Propos recueillis par M.S

Assemblée générale ordinaire de l’AJSB : la responsabilité et l’unité au cœur des débats

L’Association des journalistes sportifs du Burkina (AJSB) a tenu, le 26 septembre 2026 à Ouagadougou, son Assemblée générale ordinaire (AGO). Au menu, le bilan de l’exercice écoulé, l’autocritique, l’adoption de nouveaux textes et les préparatifs de la 31e Nuit des champions.

La famille de la presse sportive burkinabè a fait bloc, le 26 septembre dernier à Ouagadougou. Réunis en Assemblée générale ordinaire (AGO), les membres de l’AJSB ont revisité une année riche en activités et en défis. Sous la conduite du président Ibrahima Diallo, les travaux ont été placés sous le signe de la responsabilité, de l’unité et de l’autocritique. Dans son discours d’ouverture, le président de l’AJSB a salué la mobilisation des membres, des doyens et des invités, avant de dresser le bilan de l’exercice 2025-2026.

Une année marquée par plusieurs rendez-vous majeurs, notamment la Nuit des champions, la Supercoupe AJSB, le trophée du Joueur AJSB du mois et le lancement du Prix d’excellence AJSB. A ces activités se sont ajoutées la célébration de la Journée internationale de la presse sportive, les actions de solidarité au profit des membres, le renforcement de la présence de l’association sur les scènes nationale et internationale ainsi que la conclusion de nouveaux partenariats. Le bureau exécutif a également joué un rôle de rassemblement et de médiation au sein du mouvement sportif national.

L’AJSB n’a pas seulement regardé dans le rétroviseur. Elle a aussi fait son autocritique. Ibrahima Diallo a invité les participants à faire de cette AGO un « moment de vérité ». Le bureau exécutif a reconnu des insuffisances dans l’anticipation de certaines activités, la mobilisation des ressources financières et l’organisation interne. Pour le nouvel exercice, plusieurs priorités se dégagent à savoir le renforcement de la formation continue, la diversification des partenaires, la modernisation de la communication, l’amélioration de la protection sociale des membres et surtout la concrétisation du projet d’acquisition d’un siège permanent.

La 31e Nuit des champions en ligne de mire

Autres temps forts de l’AGO, les préparatifs de la 31e Nuit des champions, prévue le 23 octobre 2026. Le choix des lauréats a été au cœur des échanges. Pour Ibrahima Diallo, la crédibilité de cette grande soirée repose d’abord sur la rigueur des choix.
« La crédibilité de la Nuit des champions dépend de la crédibilité de nos choix. Nos décisions doivent reposer sur la performance, l’équité, des faits vérifiables et l’indépendance de jugement des journalistes sportifs », a-t-il souligné.

Au cours de l’exercice écoulé, l’AJSB a également attribué sept distinctions du Joueur du mois et lancé son Prix d’excellence. La Supercoupe AJSB, organisée à Bobo-Dioulasso, a constitué un autre temps fort, avec des initiatives citoyennes et culturelles, malgré des intempéries et le retrait d’un sponsor. Sur le volet solidarité, l’association a multiplié les actions, notamment à travers une rupture collective du jeûne, des initiatives en faveur de membres et une action de solidarité à Kaya.

Elle s’est également investie dans la médiation d’un différend judiciaire. A l’international, l’AJSB a participé aux congrès de l’AIPS à Banjul et à Lausanne. Aux FDS et VDP tombés sur le champ d’honneur, aux familles éprouvées ainsi qu’aux journalistes sportifs disparus au cours de l’année, l’AJSB leur a rendu un hommage appuyé. Une manière de rappeler que derrière les résultats et les activités, l’AJSB entend également rester une famille soudée et solidaire.

Ollo Aimé Césaire HIEN