Eliminatoires CAN 2027 / Centrafrique # Burkina Faso : 0-1: les Etalons assurent l’essentiel face aux Fauves

Le Burkina Faso a dominé la République centrafricaine (1-0), hier lundi 28 septembre 2026, à Casablanca, au Maroc, grâce à un but d’Aboubacar Sidiki Camara à l’heure de jeu. Une victoire précieuse pour les hommes d’Amir Abdou qui se relancent après leur match nul vendredi dernier contre le Bénin.

Les Etalons ont retrouvé le chemin de la victoire. Après avoir laissé filer deux points face aux Guépards du Bénin (1-1), lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027, les hommes d’Amir Abdou ont assuré l’essentiel face à la République centrafricaine. Au stade Larbi Zaouli de Casablanca, au Maroc, les Burkinabè se sont imposés sur la plus petite des marges (1-0), au terme d’une rencontre disputée et marquée par deux visages bien distincts.

Dès l’entame, Hervé Koffi et ses coéquipiers ont affiché une organisation collective intéressante. Bien regroupés, ils ont su conserver le ballon et imposer progressivement leur rythme. Toutefois, cette maitrise territoriale n’a pas été suffisamment accompagnée de situations dangereuses devant les buts adverses.

Malgré une possession plutôt favorable, les Burkinabè ont manqué de tranchant dans les derniers mètres. Les deux équipes ont ainsi rejoint les vestiaires sans avoir trouvé la faille.
Pour cette deuxième sortie, le sélectionneur burkinabè avait procédé à deux changements dans son onze de départ par rapport à la rencontre face au Bénin. Arthur Zagré et Fessal Tapsoba ont ainsi débuté la partie. Un choix qui allait finalement s’avérer payant après la pause.

A la 59e, Amir Abdou décide de faire entrer Aboubacar Sidiki Camara à la place de Fessal Tapsoba. Un changement immédiatement récompensé. Une minute seulement après son entrée en jeu, le nouvel entrant a fait parler son efficacité. Servi sur le côté gauche par Arthur Zagré, qui l’a idéalement lancé, Camara a ajusté le gardien centrafricain d’un plat du pied pour ouvrir le score à la 60e minute. Une réalisation qui a libéré les Etalons et récompensé leur domination.

Mais, loin de renoncer, les Fauves de Bas-Oubangui ont réagi. Les changements opérés par le staff centrafricain ont apporté davantage de dynamisme à leur animation offensive. Bousculés, les Burkinabè ont dû resserrer les rangs pour préserver leur avantage. La Centrafrique s’est procuré des situations dangereuses, sans parvenir à concrétiser ses tentatives. Solides dans les dernières minutes, les hommes d’Amir Abdou ont finalement conservé leur courte avance jusqu’au coup de sifflet final.

Après le nul contre le Bénin, cette victoire permet au Burkina Faso de se relancer dans le groupe F. Pour la suite des éliminatoires, le technicien burkinabè devra davantage travailler à renforcer son milieu de terrain et à corriger les lacunes offensives afin de mieux convertir les occasions franches et de s’éviter des fins de match aussi tendues.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Flash

0

Bon nombre de Burkinabè, surtout les hommes, démontent les rétroviseurs de leur moto dès son achat. Ils estiment que ces accessoires sont réservés aux femmes qui accordent de l’importance à l’esthétique. Pourtant, les rétroviseurs permettent au conducteur de surveiller ce qui se passe derrière lui, d’anticiper l’arrivée d’un véhicule, de changer de direction ou d’effectuer un dépassement en toute sécurité. Sans rétroviseurs, la visibilité du conducteur est réduite, ce qui peut mettre sa vie et celle des autres usagers de la route en danger. Les motocyclistes doivent prendre conscience que chaque accessoire de la moto a son utilité. Il convient donc de les utiliser correctement, tout en évitant les préjugés et les interprétations sans fondement.

Wendaabo Cathérine KOURAOGO

Science de l’information et de la communication : Rabiatou Simporé analyse les discours de haine et violents sur les réseaux sociaux

0

L’élève conseiller en Sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC), Rabiatou Simporé, a soutenu son mémoire de fin de formation, le vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou. Son thème a porté sur : « la communication de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité dans la lutte contre les discours de haine et violents sur les réseaux sociaux aux Burkina Faso, de 2023 à 2025 ».

L’élève conseiller en Sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC), Rabiatou Simporé, apporte sa contribution à la lutte contre la cybercriminalité au Burkina Faso. En effet, elle a soutenu son mémoire de fin de cycle sur « la communication de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité dans la lutte contre les discours de haine et violents sur les réseaux sociaux aux Burkina Faso, de 2023 à 2025 », le vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou.

Pour l’impétrante, le choix de ce thème s’explique par la volonté de mobiliser les acquis en communication institutionnelle publique et digitale pour le changement de comportement. Elle a aussi confié que la thématique, à travers sa dimension sociale, permet de contribuer à la sensibilisation et au renforcement du vivre-ensemble.

Le jury a apprécié positivement le travail de l’impétrante et lui a attribué la note 18,50/20. Les recherches de l’étudiante ont démontré qu’au Burkina Faso, plus de 3,4 millions d’utilisateurs sont actifs dans les réseaux sociaux. Cette hyper connectivité s’accompagne de la circulation des discours de haine et violents, surtout dans un contexte marqué par les défis sécuritaire et humanitaire. Rabiatou Simporé a, en outre, soutenu que son analyse pose la problématique de l’efficacité de la communication déployée par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) dans la lutte contre les discours de haine et violents.

A son avis, la communication de la brigade a contribué positivement à la lutte contre les discours de haine et violents sur les réseaux sociaux au Burkina Faso de 2023 à 2025. Cette efficacité s’explique, a-t-elle justifié, par le fait que les canaux, outils et supports de communication utilisés sont adaptés à lutter contre ce fléau.

A travers des enquêtes qui ont concerné 457 utilisateurs des réseaux sociaux, l’impétrante a fait savoir que les usagers apprécient positivement la communication de l’institution. Les résultats de ces enquêtes montrent que la BCLCC bénéficie d’une forte notoriété auprès des personnes enquêtées. « 98,07 % des enquêtés déclarent connaître la brigade par les réseaux sociaux, la télévision et la presse en ligne », a-t-elle indiqué.

Mariama Claire MANDOMBA LOMPO

André Konditamdé, directeur des soins de santé de l’ABBEF: « Le manque d’information au sein d’un couple peut favoriser les grossesses non planifiées et IST »

Le nombre de jeunes filles et garçons qui s’engagent dans le mariage traditionnels, religieux ou civils chaque année au Burkina Faso est exponentiel selon des études. Mais peu de couples ont connaissance des Droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) et en Planification familiale (PF). Certaines croyances religieuses, culturelles et traditionnelles, pourraient être des obstacles dans la mise en œuvre des DSSR/PF chez un couple qui s’engage dans le mariage. Quels sont les enjeux de la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale chez un couple ? Pourquoi devrons-nous nous informer des DSSR/PF en couple ? quels sont les risques pour un jeune couple qui méconnait ses droits en santé sexuelle et reproductive et en planification familiale ? A ces interrogations, le directeur des soins de santé de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBEF), André Konditamdé , nous donne des réponses !

Sidwaya (S) : D’une manière générale, qu’entend-on par santé sexuelle et planification familiale ?

André Konditamdé (A.K) : La santé sexuelle et reproductive renvoie au bien-être physique, mental et social lié à la vie sexuelle et reproductive. La planification familiale permet notamment aux couples de réfléchir à l’espacement et au nombre de naissances souhaitées, grâce à une information et à des services de santé appropriés.

S : Pourquoi est-il important pour un jeune couple d’avoir des informations avant le mariage ? Que faut-il savoir ?

A.K : Ces informations permettent au couple de mieux comprendre la fécondité, la grossesse, les IST, la contraception, la maternité et la santé du nouveau-né. Elles favorisent surtout le dialogue et permettent de prendre des décisions responsables et éclairées.

S : Les jeunes qui se marient aujourd’hui sont-ils suffisamment informés ?

A.K : Il serait difficile de généraliser. Les jeunes ont aujourd’hui davantage accès à l’information, notamment grâce aux médias et aux réseaux sociaux, mais la qualité et la fiabilité de ces informations restent variables. Il demeure donc nécessaire de renforcer l’éducation et le conseil de proximité.

S : Quels sont les risques d’un mariage sans informations suffisantes ?

A.K : Le manque d’information peut favoriser les grossesses non planifiées, les IST, certaines complications liées à la grossesse, ainsi que des incompréhensions au sein du couple. Une information appropriée contribue à prévenir ces difficultés.

S : Quels sont les principaux obstacles à l’accès à l’information ?

A.K : Les principaux obstacles sont notamment la gêne à parler de
sexualité, les tabous, certaines croyances ou perceptions, le manque d’accès à des sources fiables, l’éloignement des services et parfois la peur du jugement social.

S : Quels mécanismes permettraient de toucher davantage de jeunes couples ?

A.K : Il faut diversifier les canaux : services de santé accueillants, counseling, associations, médias, réseaux sociaux, émissions interactives et implication des leaders communautaires, traditionnels et religieux. Le dialogue avec les couples doit rester respectueux de nos réalités socioculturelles.

S : Existe-t-il des statistiques sur la santé sexuelle et la planification familiale des jeunes qui s’engagent dans le mariage au Burkina ?

A.K : Il existe des données nationales sur la santé reproductive et la planification familiale, notamment à travers l’EDS 2021, mais les données spécifiquement consacrées aux jeunes au moment de leur entrée en mariage restent plus limitées.
A titre indicatif, l’EDS 2021 indique que 30 % des femmes de 15–49 ans utilisaient une méthode contraceptive, dont 28 % une méthode
moderne, et que 15 % des femmes en union avaient des besoins non satisfaits en planification familiale.

S : Quels sont les principaux besoins des jeunes au moment du mariage ?

A.K : Ils ont principalement besoin d’informations fiables, de conseils adaptés, d’un accès confidentiel aux services de santé, d’une connaissance des différentes méthodes de planification familiale et d’un accompagnement pour dialoguer avec leur partenaire.

S : Quelle importance accordez-vous au consentement des deux partenaires ?

A.K : Il est essentiel. Les décisions concernant la vie du couple, la
procréation et la planification familiale doivent reposer sur le
dialogue, le respect mutuel et l’accord des deux partenaires, conformément aux valeurs familiales et au cadre légal.

S : Que se passe-t-il lorsque les deux partenaires n’ont pas les mêmes souhaits ?

A.K : Cela peut créer des tensions et des incompréhensions. L’approche à privilégier est le dialogue au sein du couple et, si nécessaire, le recours à un professionnel
de santé ou à un conseiller
qualifié, afin d’aider les partenaires à trouver une solution respectueuse et éclairée.

S : Les croyances religieuses, cultures et traditions influencent-elles l’utilisation des contraceptifs ?

A.K : Oui, elles peuvent influencer les perceptions et les comportements. Il est donc important de tenir compte de nos valeurs culturelles et religieuses dans les approches de sensibilisation, en privilégiant le dialogue, l’écoute et la collaboration avec les
leaders communautaires et confessionnels.

S : Quel rôle doivent jouer les familles, écoles, structures de santé, associations et pouvoirs publics ?

A.K : Chacun a un rôle complémentaire : les familles dans le dialogue et l’éducation, les écoles dans l’information adaptée à l’âge, les services de santé dans le conseil et les soins, les associations dans la sensibilisation et les pouvoirs publics dans la création d’un environnement favorable et l’accès équitable aux services.

S : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui s’engagent dans le mariage ?

A.K : A ces jeunes, nous leur conseillerons de dialoguer ouvertement, de rechercher des informations fiables auprès des professionnels de santé, de faire le point sur leur santé avant le mariage et de discuter ensemble de leur projet familial. L’objectif est de construire une vie conjugale fondée sur la confiance, la responsabilité, le respect mutuel et la bonne santé de la famille. En tant que directeur de l’Association burkinabè pour le bien-être Familial (ABBEF), notre approche est de mettre l’accent sur l’information fiable, le dialogue au sein du couple, l’accès à des services de qualité et le respect des réalités socio-
culturelles et religieuses de notre pays. Il s’agit d’accompagner les jeunes couples afin qu’ils puissent prendre, ensemble et de manière éclairée, les décisions qui concernent leur santé et leur projet familial.

Interview réalisée par Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

 

Fête nationale du Royaume d’Arabie saoudite : six décennies de coopération avec le Burkina saluées

L’ambassade du Royaume d’Arabie saoudite au Burkina Faso a célébré, en différé, le 26 septembre 2026, le 96e anniversaire de l’unification du Royaume par son fondateur, le roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, en présence de plusieurs autorités et leaders burkinabè.

Chaque 23 septembre, le Royaume d’Arabie saoudite commémore l’anniversaire de son unifi-cation. Cette année encore, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Burkina Faso, Saad Misfer Ahmed Almimoni, a respecté la tradi-tion. Il a convié les autorités burkinabè, les représentants du corps diplomatique, les leaders religieux ainsi que les amis de son pays au Burkina Faso à célébrer la 96e fête nationale.

Depuis cet événement histo-rique, le Royaume, souligne l’ambassadeur, s’est engagé dans une politique étrangère empreinte de sagesse et fondée sur les principes de justice, d’égalité, de respect de la souveraineté des Etats et de non-ingérence dans les affaires intérieures, tout en œuvrant inlassablement à la consolidation de la paix et
de la sécurité. « Ces valeurs, puisées dans notre Constitu-tion et notre héritage, ont renforcé la position du Royaume sur la scène inter-nationale et lui ont valu l’estime et la considération de ses frères et partenaires au sein de la communauté internationale », a-t-il rappelé.

La célébration a également été l’occasion de magnifier les relations bilatérales entre le pays des Deux Saintes mosquées et le pays des Hommes intègres, vieilles de plus de six décennies. Ces relations se sont consolidées à travers des visites officielles, la signature d’accords et la mise en place de groupes d’amitié parlementaire. L’Arabie saou-dite accorde une importance particulière au renforcement de ses relations avec les pays africains en vue d’accompa-gner le développement du continent.

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a salué la qualité des relations entre le Burkina Faso et l’Arabie saoudite.

Au cours des cinquante dernières années, le Royaume a ainsi consacré plus de 45 milliards de dollars US, par l’intermédiaire du Fonds saoudien pour le dévelop-pement et du Centre Roi Salman pour le secours et l’action humanitaire, au financement de projets huma-nitaires et de développement dans 54 pays, dont le Burkina Faso. Pour couronner « ces relations durables et frater-nelles avec l’Afrique », l’Arabie saoudite a lancé, lors du premier sommet Arabie saoudite-Afrique, tenu à Riyad en 2023, l’initiative de Sa Majesté le Serviteur des Deux Saintes mosquées.

Celle-ci prévoit la mise en œuvre de projets d’envergure pour un montant de plus d’un milliard de dollars US sur une période de dix ans, dans des secteurs vitaux tels que le dévelop-pement des infrastructures et la sécurité alimentaire. Dans le cadre de la coopération bila-térale avec le Burkina Faso, l’Arabie saoudite a contribué à la réalisation de plus de 80 projets de développement et d’action humanitaire, pour un coût global avoisinant deux milliards de dollars US, dans des secteurs tels que la santé, les infrastructures, les forages et l’agriculture. Au cours de la période 2025-2026, l’Arabie saoudite a également dévelop-pé des initiatives de prise en charge médicale, de soutien à l’enseignement de base et d’alphabétisation au profit du Burkina Faso.

Hommage aux FDS et aux VDP

L’ambassadeur a par ailleurs rendu hommage au peuple burkinabè, notamment aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). « Nous saluons avec un profond respect les vaillantes Forces de défense et de sécurité ainsi que tous les Volontaires pour la défense de la patrie », a-t-il déclaré. Au nom du président du Faso, la ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a formulé des vœux de santé et de longévité à Sa Majesté le roi, ainsi que des vœux de paix, de stabilité et de prospérité au vaillant peuple d’Arabie saoudite.

Pour la ministre déléguée, la célébration en différé du 23 septembre 2026, placée sur
le thème « Notre fierté, c’est notre nature », constitue un moment privilégié pour
le peuple saoudien de commémorer l’unification du Royaume, proclamée en 1932 sous la conduite du roi fondateur Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud.

« Cette célébration annuelle est également un rendez-vous que le Burkina Faso honore avec constance, à la mesure de l’amitié ancienne et profonde qui unit nos deux peuples », a indiqué la ministre déléguée, Stella Eldine Kabré. Elle a également apprécié la qualité de la coopération entre le Burkina Faso et l’Arabie saoudite, qui s’est illustrée dans plusieurs domaines, notam-ment la santé, l’hydraulique, les infrastructures et le développement. « Nous saluons l’appui apporté par les institutions financières saoudiennes, notamment le Fonds saoudien pour le développement et la Banque islamique de développement, qui ont contribué au finan-cement de plusieurs projets structurants au Burkina Faso.

Nous exprimons notre satisfaction à l’endroit des autorités saoudiennes pour les efforts déployés en vue d’assurer de bonnes condi-tions d’accueil et d’encadre-ment aux pèlerins burkinabè lors du hadji 2026 », a-t-elle déclaré. Abordant la situation qui prévaut au Proche et au Moyen-Orient et qui affecte la région, la ministre déléguée a indiqué que le gouver-nement burkinabè réaffirme son attachement au règle-ment pacifique des diffé-rends afin de préserver les vies humaines, la sécurité des populations et la stabilité.
« Le Burkina Faso demeure convaincu que le dialogue, la négociation et les voies diplomatiques constituent des instruments essentiels pour parvenir à des solutions durables aux crises et aux conflits », a conclu la ministre déléguée.

Boureima SANGA
bsanga20O3@yahoo.fr

Nuit de la RPP : le ministre de la Communication prend le pouls des préparatifs

0

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, accompagné du ministre directeur de cabinet du Président du Faso, Anderson Medah et du président du comité d’organisation de la nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP) Sougrinoma Ibrahim Guigma étaient à la place de la Révolution dans la nuit du lundi 28 septembre 2026 pour prendre le pouls des préparatifs de l’évènement.

Le 30 septembre 2026, de 18h à 2h, à la place de la Révolution de Ouagadougou, dans les chefs-lieux de région et les représentations et missions diplomatiques, sera célébrée pour la première fois la « Nuit de la Révolution progressiste populaire (RPP) ». A deux jours de l’évènement, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, accompagné du ministre directeur de cabinet du président du Faso, Anderson Medah et du président du comité d’organisation de la nuit de la RPP, Sougrinoma Ibrahim Guigma se sont rendus sur le lieu de la cérémonie à Ouagadougou, afin de faire le constat des préparatifs.

« A quelques heures, il était de bon ton que nous venions nous enquérir de l’état de mise en œuvre de toutes les recommandations qui ont été formulées à l’endroit du comité d’organisation », a indiqué le ministre chargé de la Communication. Après un tour des lieux, il s’est dit confiant que tout est prêt pour une bonne tenue de l’évènement. « Toutes les
installations sont quasiment terminées. Les essais ont également commencé et les artistes sont tous présents. Ils ont commencé d’ailleurs les répétitions. Tout se passe bien de façon résumée », s’est-il réjoui. vAu regard de l’importance de l’évènement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a noté que des équipes de la télévision nationale sont déployées sur le site à Ouagadougou ainsi que dans les différentes régions pour assurer une retransmission en direct de la soirée.

Ce passage a donc été l’occasion pour lui de se rassurer que tout est également prêt pour une bonne retransmission de la soirée. Pour le porte-parole du gouvernement, cette soirée constitue une opportunité pour l’ensemble des Burkinabè et des amis du Burkina de célébrer les Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) qui abattent un travail extraordinaire. Au nom du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le porte-parole du gouvernement a lancé un appel à la mobilisation pour prendre part à cette soirée historique.

Nadège YAMEOGO

81e Assemblée générale de l’ONU : le Burkina appelle à un multilatéralisme fondé sur l’égalité souveraine

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a livré un discours au nom de la Confédération des Etats du Sahel (AES), lundi 28 septembre 2026, à la tribune de la 81e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies. Axée sur la souveraineté, la sécurité, la réforme du système multilatéral et la transformation économique, son intervention a également permis de présenter les orientations et les avancées enregistrées par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs.

Les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont encore fait entendre à la 81e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nation unies, à New York. C’est le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, au nom des Présidents du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, du Mali, le général d’armées Assimi Goïta et du Niger, le général d’armées Abdourahamane Tiani, qui a livré le message de la Confédération. D’entrée de jeu, il a rendu hommage aux victimes du terrorisme en saluant le sacrifice des Forces de défense et de sécurité, des Volontaires pour la défense de la patrie et des autres forces engagées dans la lutte contre l’hydre terroriste.

« Le sacrifice suprême que nos héros ont consenti est la semence de liberté, de justice et de souveraineté auxquelles aspirent nos peuples opprimés. Il est la source nourricière quotidienne de notre détermination collective à reconquérir l’intégrité de nos territoires, à défendre notre dignité et à garantir notre droit sacré de vivre libres, en paix et en sécurité », a-t-il dit. Karamoko Jean Marie Traoré a rappelé que l’AES, créée avec la volonté des trois Etats sahéliens de renforcer leurs capacités à prendre en main leur destin et à répondre collectivement aux défis auxquels ils sont confrontés s’est consolidée.

Au nombre des acquis, il a cité la mobilisation des populations, la coopération entre les institutions, l’opérationnalisation de la Force unifiée, la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, la télévision et la radio de l’AES.
Karamoko Jean Marie Traoré a salué le choix du thème de cette 81e session : « Reconstruire la confiance, gérer la transformation : une Organisation pour tous », indiquant que cette thématique sonne comme l’aveu d’une confiance érodée entre les membres de l’organisation du fait des doubles standards, des positions partiales, de l’injustice institutionnalisée, de l’instrumentalisation des institutions et des procédures, etc.

« Reconstruire la confiance rime avec l’arrêt immédiat des soutiens étatiques aux terroristes, car le terrorisme ne saurait continuer à être un instrument de la politique étrangère de certaines puissances », a-t-il soutenu. La question sécuritaire a occupé une place importante dans la déclaration du chef de la diplomatie burkinabè, à la tribune de l’ONU. A ce sujet, il a appelé la Communauté internationale à enquêter sur les réseaux susceptibles de financer, d’armer, de renseigner ou de protéger les groupes terroristes.

Regarder en face les faits

Pour lui, les Etats du Sahel font face à une entreprise « persistante de déstabilisation », soutenue par des moyens considérables et orientées contre le droit de leurs peuples à vivre en paix, à choisir leurs dirigeants, à disposer de leurs ressources et à exercer pleinement leur souveraineté. Dans ce sens, il a demandé à cette Communauté internationale de regarder les faits en face, d’enquêter avec sérieux et de condamner, sans calcul géopolitique, tous ceux qui financent, arment, renseignent ou protègent les terroristes. « Le silence, face à de tels agissements, n’est plus de la prudence, mais une complicité », a martelé Karamoko Jean Marie Traoré.

Sur le plan des droits humains, il a soutenu que les pays de l’AES réaffirment leur attachement à leur protection, tout en défendant le droit de prendre des mesures exceptionnelles dans le cadre des législations nationales et engagements internationaux, pour protéger les populations et préserver la sécurité. « La Confédération réaffirme son attachement à un traitement impartial, objectif et non sélectif des droits humains. Elle appelle à un dialogue fondé sur le respect mutuel, la bonne foi et la rigueur des faits », a relevé le ministre des Affaires étrangères. De son point de vue, c’est en raison des divers manquements que les Etats de l’AES ont souverainement décidé de se retirer de la Cour pénale internationale et notifié leur retrait du Statut de Rome. « Justice internationale, oui ; justice à géométrie variable, non », a-t-il insisté.

Sur le chapitre de la paix et de la sécurité internationale, Karamoko Jean Marie Traoré a fait savoir que le monde reste confronté à la multiplication des conflits armés, à l’émergence de nouvelles crises et au retour de la loi du plus fort. Selon lui, les approches
unilatérales, les sanctions hors du droit, les interventions sélectives et les doubles standards fragilisent l’ordre international et mettent à rude épreuve le système multilatéral. C’est pourquoi, il a déclaré que la Confédération AES appelle à la cessation des violences tout en dénonçant l’incapacité du Conseil de sécurité à prévenir ou à résoudre ces crises. Toute chose qui, pour le chef de la diplomatie, révèle les limites d’un système qui protège les intérêts de puissances au détriment de la vie humaine. De ce fait, il a relevé que la réforme du Conseil de sécurité ne peut plus attendre.

Restaurer la confiance entre les Nations

Cela, a-t-il dit, afin de renforcer la transparence et la redevabilité, mettre fin aux doubles standards et l’adapter à la réalité géopolitique. « La crédibilité de l’Organisation des Nations unies dépendra de sa capacité à faire respecter, avec la même rigueur et sans distinction, la Charte, le droit international et l’égalité souveraine des Etats. Dans cet esprit, la Confédération AES réitère son appel à la levée de toutes les mesures coercitives unilatérales contraires au droit international », a laissé entendre Karamoko Jean Marie Traoré.

De l’intervention du chef de la diplomatie burkinabè, on retient que le Burkina Faso, au nom de l’AES, plaide également pour une transformation de l’architecture financière
internationale, avec une représentation plus équitable des pays en développement, un traitement juste de la dette, un meilleur accès aux financements et un commerce international plus équitable. Pour sa part, la Confédération AES, a-t-il rassuré, demeure engagée à œuvrer, aux côtés de tous les Etats membres des Nations unies, à l’avènement d’un ordre international plus juste, plus équitable et plus solidaire, fondé sur la dignité des peuples, l’égalité souveraine des Etats, la justice internationale.

« C’est à cette condition seulement que nous pourrons restaurer la confiance entre les Nations, rendre sa crédibilité à notre Organisation et offrir aux générations présentes et futures un monde plus sûr, plus prospère et plus respectueux des aspirations de tous les peuples », s’est-il convaincu.

74 % du territoire national sous contrôle

Au niveau national, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que le Burkina Faso s’est engagé dans une dynamique de transformation profonde, portée par la Révolution progressiste populaire (RPP) avec des avancées enregistrées dans plusieurs domaines de la vie nationale. Il a indiqué que le pays des Hommes intègres, poursuit la transformation structurelle de son économie fondée davantage sur ses potentialités nationales tout en mettant l’accent sur le renforcement des capacités productives, la valorisation des ressources nationales et la transformation locale des matières premières.

« En synergie avec les autres Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, notre pays œuvre à renforcer ses capacités productives, à valoriser ses ressources nationales et à promouvoir davantage la transformation locale de nos matières premières », a-t-il relevé. L’ambition étant, selon lui, de fortifier les bases d’un développement endogène, durable et inclusif, tout en poursuivant la refondation profonde de la société et le renforcement de la souveraineté économique. Ainsi, pour Karamoko Jean Marie Traoré, le Plan RELANCE 2026-2030, à cet égard, constitue un cadre majeur pour consolider cette orientation et accompagner les mutations engagées.

Sur le plan sécuritaire, il a rappelé que le Burkina Faso, en coordination avec les pays de l’AES, poursuit ses efforts en vue de restaurer durablement la paix, la sécurité et la cohésion sociale sur l’ensemble de son territoire. « Plus de 74 % du territoire national sont désormais sous son contrôle », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè. Et d’ajouter que cette évolution se traduit par la reconquête de plusieurs villages et localités, le retour progressif de milliers de personnes dans leurs lieux de résidence, la réouverture de dizaines d’établissements scolaires, ainsi que la reprise des activités dans plusieurs centres de santé et la réinstallation progressive de l’administration.

Abordant les dossiers internationaux, il a indiqué que le Burkina Faso reste préoccupé par les souffrances des populations civiles palestiniennes à Gaza, réaffirmant son attachement à une solution politique fondée sur la coexistence de deux Etats, Israël et la Palestine, conformément au droit international. Sur la question du Sahara occidental, il a réaffirmé l’attachement du Burkina Faso au processus politique, conduit sous les auspices du secrétaire général des Nations unies et encouragé la recherche d’une solution politique négociée entre les parties.

Au total, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a réaffirmé la volonté de l’AES de contribuer à la construction d’un ordre international fondé sur l’égalité souveraine des Etats, la justice internationale et le règlement pacifique des différends. « Nous demeurons convaincus que par le dialogue, la solidarité et la détermination, les Nations unies ensemble avec nos peuples peuvent surmonter les épreuves auxquelles ils sont confrontés et construire les fondements d’un avenir de paix, de dignité et de prospérité partagée », a-t-il conclu.

Soumaïla BONKOUNGOU

Police nationale : le ministre Mahamoudou Sana inaugure la nouvelle direction régionale du Nakambé

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a inauguré, le lundi 28 septembre 2026, à Tenkodogo, la nouvelle direction régionale de la Police nationale du Nakambé.

Le personnel de la Police nationale de la région du Nakambé dispose d’un nouveau cadre de travail. En effet, le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a inauguré, le lundi 28 septembre 2026, à Tenkodogo, la Direction régionale de la police nationale (DRPN). Située dans la cité du 11-Décembre, cette infrastructure comprend un bâtiment administratif, R+1, d’un poste de police, d’un mur de clôture, muni de barbelés et des toilettes. D’un coût de plus de 813 millions de francs CFA, ce complexe a été entièrement financé par le budget de l’Etat.

Le directeur régional de la police du Nakambé, le commissaire divisionnaire, François Sawadogo, a indiqué que la remise officielle des clés de ce cadre de travail va relever le moral des policiers de la région du Nakambé en ce sens que le joyau va résorber l’insuffisance des locaux. Il a pris l’engagement de veiller à l’entretien de cetteinfrastructure qui va servir de cadre de réflexion, de conception de stratégies sécuritaires, d’encadrement et d’accomplissement de procédures administratives.

Le commissaire divisionnaire Sawadogo a précisé que ce bâtiment va abriter, entre autres, la direction régionale et ses services rattachés, la direction provinciale de la police du Boulgou, la brigade régionale de la protection de l’enfance du Nakambé, l’antenne régionale d’interpol du Nakambé, l’antenne régionale du service anti-drogue, le commissariat central de police de la ville de Tenkodogo.

Il a fait savoir que cette nouvelle infrastructure permet à l’ex-direction régionale d’abriter le service régional de la police judiciaire du Nakambé, celui de la circulation routière et le commissariat de police du secteur 2, nouvellement créé. Il s’est réjoui du nouveau bâtiment acquis et des mobiliers de bureaux et du matériel informatique grâce à des contributions multiformes.

Il a plaidé auprès du ministre de la Sécurité afin de relever d’autres défis d’ordre infrastructurel comme la construction d’un camp du groupement de la compagnie républicaine de sécurité de Tenkodogo, la direction provinciale de la Police nationale du Koulpélogo et des commissariats de police pour plusieurs localités du Nakambé. Il a en outre sollicité la dotation en véhicules quatre roues pour améliorer les
capacités opérationnelles des services de police afin de lutter contre le terrorisme et les autres formes de criminalité.

« Un temple de la sécurité »

Le ministre de la sécuritéMahamoudou Sana a invité le personnel à prendre soin de l’infrastructure.

Le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police, Thierry Dofizouho Tuina, a, quant à lui, souligné que cette infrastructure permet d’offrir aux policiers un cadre propice de travail et un environnement convivial d’accueil aux usagers des services de police à la hauteur des enjeux. Il a salué l’engagement et le professionnalisme du personnel de la police de la DRPN dans la lutte contre la criminalité et la délinquance. Il leur a rappelé que la confiance des populations est le socle de leur collaboration sans laquelle tout effort de coproduction de la sécurité sera vain.

« Ce lieu est un temple de la sécurité où les citoyens doivent trouver sérénité et paix »,
a-t-il déclaré. Il a exhorté les agents à mettre un accès sur la qualité d’accueil et d’écoute et d’être proactifs afin de répondre à toutes les sollicitations relevant de leurs compétences.

Le directeur général de la police a également saisi l’occasion pour mettre en garde les policiers contre les vices qui ont la peau dure. « Toutes les mauvaises pratiques telles que les rackets, les maltraitances et autres types de déviances sont à bannir de votre lexique, de votre esprit et de votre action », a-t-il averti. Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a rappelé que cette DRPN a été entièrement financée par la population. Pour cela, il a invité le personnel à faire montre d’engagement patriotique, de professionnalisme et d’accueil envers les usagers car, dit-il : « ce sont ces usagers qui ont contribué pour que nous puissions avoir cette infrastructure aujourd’hui ».

 

Anselme KAMBIRE
Eben-Ezer Bamogo (stagiaire)

Pour le pari de la transformation du Burkina Faso

A quelques jours de la date anniversaire de son accession au pouvoir, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a dressé le bilan de l’action engagée depuis quatre ans. De la défense à l’économie, en passant par l’agriculture, l’industrialisation, l’énergie et la diplomatie, le chef de l’Etat a présenté les grandes orientations d’une politique dont la souveraineté constitue le principal fil conducteur. Au-delà du bilan sectoriel, l’entretien fait apparaître une ambition globale qui est de construire un Burkina Faso capable de décider par lui-même, de produire davantage et de créer les conditions d’un développement harmonieux. En premier lieu, cette ambition passe par la sécurité.

Dans un pays confronté à la menace terroriste, aucune transformation durable ne saurait être envisagée sans la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire. Le renforcement des capacités opérationnelles des forces combattantes, l’amélioration de leurs équipements, leur aguerrissement ainsi que leur capacité de déploiement constituent, à cet égard, des éléments mis en avant par le président du Faso.

La reconquête de plusieurs localités et la réinstallation progressive de populations déplacées s’inscrivent dans cette dynamique. L’objectif est ainsi de faire de la reconquête territoriale le point de départ d’une reprise de la vie économique et sociale. Par ailleurs, la souveraineté ne se limite pas au domaine militaire. Elle s’étend à l’économie et à la capacité de l’Etat à mobiliser ses propres ressources, à protéger la production nationale et à réduire les dépendances extérieures qui sont des acquis dont le chef de l’Etat s’est félicité. C’est pourquoi, l’assainissement du milieu des affaires, l’amélioration de la mobilisation des recettes et la lutte contre la fraude qui participent au renforcement de l’autonomie économique du pays tient à cœur le capitaine Traoré.

C’est dans cette dynamique que l’Offensive agropastorale et halieutique a permis d’accroître les capacités productives du pays. En effet, les aménagements hydrauliques, la disponibilité des intrants et la modernisation de l’irrigation doivent permettre d’exploiter davantage de superficies et de produire sur une plus grande partie de l’année. L’objectif annoncé de quintupler les superficies exploitées traduit ainsi l’ambition de faire de l’agriculture un pilier de la souveraineté alimentaire.

Dans un contexte marqué par les fluctuations des marchés internationaux, les mécanismes de régulation, notamment Faso Yaar, doivent ainsi renforcer la capacité d’intervention de l’Etat sur les produits importés. Parallèlement, l’industrialisation apparaît comme un autre levier majeur pour le développement du Burkina. Produire et transformer localement les ressources agricoles et minières permet de conserver davantage de valeur ajoutée , tout en favorisant la création d’emplois.

Cette logique, à juste titre, rejoint la volonté de renforcer la souveraineté énergétique. Le développement des infrastructures énergétiques, la formation de compétences nationales et la perspective d’une production nucléaire conduite par des Burkinabè s’inscrivent dans une vision de long terme pour un Burkina prospère. Ce qu’il faut retenir est que sur le plan diplomatique, la volonté d’autonomie trouve enfin une traduction dans le renforcement de l’Alliance des Etats du Sahel. L’opérationnalisation de la force unifiée, la constitution des ressources de la Banque confédérale et la mise en œuvre de projets communs traduisant la recherche d’une plus grande mutualisation des moyens entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger en sont des exemples éloquents.

Au total, l’entretien du président du Faso met en lumière une orientation plaçant la souveraineté au cœur de l’action publique. La souveraineté sécuritaire pour défendre le territoire, alimentaire pour nourrir la population, économique pour mobiliser les ressources, énergétique pour soutenir l’industrialisation et diplomatique pour défendre les intérêts nationaux et confédéraux. Le véritable défi demeure toutefois la transformation des ambitions en résultats durables et perceptibles. Le pari est donc désormais celui d’une souveraineté comme le socle d’un développement économique et social harmonieux du Burkina Faso.

Soumaïla BONKOUNGOU

Éducation : Le Lycée Privé le Modèle “Barkwendé” célèbre l’excellence et la rentrée sous le signe de l’inclusion et du progrès

Le Lycée Privé le Modèle “Barkwendé” a marqué la rentrée scolaire 2026‑2027 par une double célébration : la Journée de l’excellence et la cérémonie de rentrée, tenues le samedi 26 septembre à Kieryaoghin/Boulbi. L’événement, placé sous le thème : « Ensemble pour une éducation inclusive et de qualité : parents engagés, valeurs endogènes valorisées, élèves épanouis », a réuni autorités, enseignants, élèves, parents et partenaires.

Le Lycée Privé le Modèle “Barkwendé” a ouvert l’année scolaire 2026‑2027 par une célébration d’envergure, alliant la Journée de l’excellence et la cérémonie de rentrée. Organisé le samedi 26 septembre à Kieryaoghin/Boulbi, l’événement s’est déroulé sous le thème : « Ensemble pour une éducation inclusive et de qualité : parents engagés, valeurs endogènes valorisées, élèves épanouis ». Autorités, enseignants, élèves, parents et partenaires se sont mobilisés pour donner à cette cérémonie une dimension à la fois festive et porteuse de valeurs éducatives.

Joël R. Bonkoungou : Fondateur du Lycée Privé le Modèle “Barkwendé”. « au délà des notes et des résultats à l’examen, nous voulons former de jeunes responsables, confiants, disciplinés, autonomes et capables de prendre leur place dans la société. »

Le patron de la cérémonie, Mr. Jean Baptiste Kiendrébéogo, PDG de Savon Aïcha, a salué l’initiative du Lycée Barkwendé qui, selon lui, « fait de l’excellence un moteur de progrès et d’inclusion ». Il a insisté sur l’importance de soutenir les élèves méritants et de valoriser les enseignants, piliers de la réussite scolaire. Le parrain, El Hadj Ablassé Diallo (Wend tip la yolsé), parrain a pour sa part exprimé sa fierté d’accompagner une telle démarche. Il a rappelé que « l’éducation est la clé d’un avenir meilleur », et encouragé les parents à rester engagés aux côtés de leurs enfants pour bâtir une école citoyenne et inclusive. Plusieurs personnalités de renom telles que Inoussa Kanazoe, PDG de Kanis International, Boureima Kiemtoré (Naam Gongogo), El Hadj Semdé Issa, président de la Délégation consulaire du Nando, ainsi que sa Majesté Saab Wapassi Naaba, PDG de Général Immo, Mr Antarest Batiana, Président de la délégation spéciale de la commune de Komsilga  ont également marqué la cérémonie.

Jean Baptiste Kiendrébéogo, PDG de Savon Aïcha, Patron de la cérémonie. « Récompenser les meilleurs élèves et encourager les enseignants, c’est investir dans l’avenir du pays ».

Par leur présence, ces figures emblématiques ont donné à l’événement une portée institutionnelle et symbolique, tout en réaffirmant leur attachement à une éducation fondée sur les valeurs, le mérite et l’excellence. La journée a été ponctuée par des allocutions, des prestations d’artistes, de remise de distinctions aux meilleurs élèves et des échanges entre parents et enseignants sur les défis de l’inclusion scolaire. Le fondateur, Mr Joël R. Bonkoungou, a salué la mobilisation de tous pour faire du lycée un modèle d’éducation citoyenne. Il a insisté sur la nécessité de conjuguer discipline, travail et progrès pour bâtir une école citoyenne et inclusive. « Je voudrais saluer et féliciter les enseignants, le personnel administratif, les parents et surtout nos élèves pour leur engagement et leur contribution à la vie de notre établissement » a-t-il affirmé avant de conclure : « nous poursuivons nos efforts pour améliorer les pratiques pédagogiques, le suivi des élèves et les résultats scolaires.

les élèves lauréats ont exprimé leur joie et leur motivation. « C’est une reconnaissance de nos efforts et un encouragement à travailler davantage »

Les meilleurs élèves ainsi que ceux parrainés ont été distingués par des vélos et des fournitures scolaires, symboles d’encouragement à persévérer dans l’excellence. Les enseignants, eux aussi, ont été honorés : chacun a reçu un cartable, geste de reconnaissance pour leur engagement.

Antarest Batiana, Président de la délégation spéciale de la commune de Komsilga. « L’éducation est une responsabilité partagée qui doit reposer sur des valeurs solides ». à travailler davantage »

Un repas collectif a été offert à l’ensemble des participants, renforçant la convivialité et les liens entre les acteurs éducatifs. La cérémonie s’est achevée par une plantation d’arbres, symbole fort de croissance, de durabilité et d’espérance En conjuguant mérite, inclusion et valeurs endogènes, le Lycée Privé le Modèle “Barkwendé” s’impose comme un modèle éducatif où l’excellence n’est pas seulement célébrée, mais cultivée pour préparer une génération épanouie et citoyenne. En clôturant la cérémonie, les organisateurs ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la dynamique de l’excellence et de renforcer la collaboration entre les acteurs éducatifs. Le Lycée Barkwendé avec leur slogan transformer les faibles en forts s’impose ainsi comme un espace où l’éducation se conjugue avec valeurs, mérite et ouverture. Elle a également bénéficié du soutien de

Sylvie SAWADOGO

Credit photos : Sylvie SAWADOGO