Souveraineté économique : Le Président du Faso inaugure la première raffinerie d’or du Burkina 

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a inauguré ce lundi 28 septembre 2026, la Raffinerie nationale d’Or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF). Avec la mise en service de cette première usine d’affinage de l’or, le Burkina Faso franchit une étape historique, dans sa quête d’indépendance économique.
‎À l’issue de la visite guidée, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a réaffirmé sa volonté de rompre avec le modèle extractif traditionnel au profit d’une maîtrise intégrée des ressources naturelles. Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de transformer les ressources minérales afin d’en capter la valeur ajoutée sur le territoire national. « Notre ambition n’est plus d’être juste un pays qui extrait et qui amène sa matière première dehors. Nous voulons affiner tous nos métaux sur place (…) nous voulons avoir toute la chaîne de valeur sur place », a déclaré le Président du Faso.
‎Au-delà de l’enjeu économique, cette transformation industrielle s’accompagne d’une invite à la jeunesse à développer des compétences techniques pointues, « à s’y mettre et à apprendre à maîtriser toute la chaîne de valeur ».
Cette raffinerie représente un investissement global de plus de 11 milliards FCFA mobilisés par l’État burkinabè, notamment via la Société nationale des substances précieuses (SONASP), en partenariat avec le secteur privé national.
« Aujourd'hui, nous brisons ces maillons de la dépendance. Notre or ne servira plus à créer de la valeur ajoutée pour les autres, à bâtir la fortune des autres pendant que notre Peuple reste dans le besoin », a soutenu le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA
« Aujourd’hui, nous brisons ces maillons de la dépendance. Notre or ne servira plus à créer de la valeur ajoutée pour les autres, à bâtir la fortune des autres pendant que notre Peuple reste dans le besoin », a soutenu le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA
Pour le Directeur général de RAFFINOR-BF, Camarade Adama SAWADOGO, cette infrastructure traduit la volonté des autorités de rompre avec le statut de simple exportateur de matières brutes
Pour le Directeur général de RAFFINOR-BF, Camarade Adama SAWADOGO, cette infrastructure traduit la volonté des autorités de rompre avec le statut de simple exportateur de matières brutes
‎Dotée de technologies automatisées de pointe, l’infrastraucture a été conçue pour répondre aux normes industrielles les plus exigeantes. Dans sa première phase de fonctionnement, l’usine affichera une capacité d’affinage de 164 tonnes d’or par an, avec une projection à terme pouvant atteindre 515 tonnes.
Le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Camarade Yacouba Zabré GOUBA a qualifié cette inauguration d’acte de souveraineté assumée. « C’est le jour où nous reprenons les clés de notre propre maison. Notre or ne servira plus à créer de la valeur ajoutée pour les autres pendant que notre Peuple reste dans le besoin », a souligné Camarade GOUBA.
‎‎Avec RAFFINOR-BF, les autorités sous la Révolution Progressiste Populaire ambitionnent non seulement de traiter l’intégralité de la production aurifère nationale (industrielle comme artisanale), mais aussi de positionner le Burkina Faso comme un pôle de référence pour l’affinage de l’or en Afrique de l’Ouest.
RAFFINOR-BF aura une capacité d’affinage de 515 tonnes d’or par an, à terme
RAFFINOR-BF aura une capacité d’affinage de 515 tonnes d’or par an, à terme
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‎Direction de la communication de la Présidence du Faso

BURKINA FASO : 81e Assemblée générale de l’ONU En intégralité la Déclaration du Burkina Faso au nom de la Confédération des Etats du Sahel, prononcée par le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE, ministre des Affaires étrangères 

New-York, le 28 septembre 2026
Monsieur le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs,
J’ai l’insigne honneur de porter, depuis cette tribune, la voix de Leurs Excellences Le camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel (AES) ; Le Général d’Armée Assimi GOITA Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali et Le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République du Niger, Chef de l’Etat.
En leurs noms, la Confédération des États du Sahel vous adresse, Monsieur le Président, ses chaleureuses félicitations pour votre élection à la présidence de la 81ᵉ session. Elle vous formule ses vœux de succès dans l’accomplissement de votre mandat et s’associe à la fierté du peuple ami de Bangladesh. À Son Excellence Madame Annalena BAERBOCK, nous réitérons notre positive appréciation pour la conduite avec dextérité, des travaux de la 80ᵉ session.
Monsieur le Président,
C’est avec le cœur habité par la mémoire de milliers d’enfants, de femmes et d’hommes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, innocentes victimes du terrorisme, que je prends la parole. Mais c’est aussi avec la fierté tirée de la résilience des populations du Sahel, et de l’espoir porté par la bravoure des forces de défense et de sécurité de la Confédération, ainsi que du rôle crucial joué par les Volontaires pour la défense de la patrie que je suis commis à la mission noble de porter cette déclaration.
Aussi, voudrais-je avoir une pensée pieuse aux familles endeuillées, aux communautés meurtries et à toutes celles et tous ceux dont la vie a été affectée par la barbarie terroriste.
Depuis plus d’une décennie, cette violence aveugle est entretenue, armée, financée et instrumentalisée par des réseaux criminels et leurs soutiens, déterminés à soumettre le Sahel par la peur. Mais qu’ils l’entendent ici: ils n’y parviendront pas.
Je m’incline avec un profond respect devant la mémoire des forces de défense et de sécurité de la Confédération des Etats du Sahel, nos volontaires pour la défense de la patrie et toutes nos forces patriotiques tombés sur le champ d’honneur.
En évoquant leur mémoire, j’ai une pensée pieuse pour le Général d’Armée Sadio CAMARA lâchement assassiné le 25 avril 2026 pour son engagement pour la paix au Mali et au Sahel.
Le sacrifice suprême que nos héros ont consenti est la semence de liberté, de justice et de souveraineté auxquelles aspirent nos peuples opprimés. Il est la source nourricière quotidienne de notre détermination collective à reconquérir l’intégrité de nos territoires, à défendre notre dignité et à garantir notre droit sacré de vivre libres, en paix et en sécurité.
Au peuple de la Confédération des Etats du Sahel, y compris sa diaspora, je rends un hommage appuyé et leur renouvelle ma fierté. Le courage, la résilience, l’engagement et la mobilisation dont ils font preuve chaque jour, en soutien aux efforts des Chefs d’État de la
Confédération AES, demeurent le centre de gravité de notre marche vers la souveraineté, la stabilité et le développement.
À tous les peuples d’Afrique et du monde qui partagent notre lutte et qui se reconnaissent dans l’idéal de paix, de dignité et de liberté, porté par la Confédération AES, je réitère ma gratitude.
Monsieur le Président,
La dynamique confédérale engagée et assumée par nos États, loin d’être un isolement, est la traduction du refus de la fatalité et de la tutelle chronique ainsi que du rejet de l’indignation sélective devant le drame humain. Elle est le signe de la volonté partagée de nos États, de sortir du cercle vicieux de la domination structurelle et de l’exploitation profondément enracinées dans les relents colonialistes et néocolonialistes. Elle porte en elle l’espérance de la renaissance du Sahel central, longtemps étiqueté sous tous les qualificatifs dévaluant.
La nouvelle marche engagée depuis le 16 septembre 2023 par l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma, consolidée par la création de la Confédération des États du Sahel le 06 juillet 2024, a dévoilé un nouvel horizon pour les peuples de l’AES.
Chaque pan de territoire reconquis, chaque base terroriste détruite, chaque combat gagné sur les forces du mal, chaque école réouverte, chaque village réinstallé, chaque réforme initiée, nous rapproche de ce nouvel horizon défendu avec détermination par le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Le Général d’Armée Assimi GOITA et le Général d’Armée Abdourahamane TIANI.
Sous leur leadership éclairé, contre vents et marrées, l’Alliance des États du Sahel s’affirme chaque jour en prenant en main et en assumant son destin. Un destin de dignité, de prospérité, de liberté et de justice.
Elle s’affirme grâce à la mobilisation d’un peuple sur un espace commun pour un destin partagé : « Un peuple, un espace, un destin » : cette devise guide chacune de nos actions et s’incarne dans l’opérationnalisation de la Force unifiée de la Confédération, tout comme elle s’incarne dans la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement. Elle s’incarne dans la consolidation des relations entre l’ensemble des institutions des pays de l’AES, tout comme elle s’incarne dans le renforcement des liens historiques séculaires entre les communautés et les forces vives de notre espace. Enfin, cette devise vit dans la cohésion diplomatique des trois Etats, illustrée, de la plus belle des manières, par le présent discours prononcé au nom des Etats de la Confédération AES, au nom des Peuples de la Confédération AES et au nom de la Diaspora de la Confédération AES.
Monsieur le Président,
L’AES salue le choix du thème de la présente session : « Reconstruire la confiance, gérer la transformation : une Organisation pour tous ».
En lui tout seul, ce thème est un aveu indéniable : l’aveu d’une confiance érodée entre les membres du fait des doubles standards, des positions partiales, de l’injustice institutionnalisée, de l’instrumentalisation des institutions et des procédures ; l’aveu que notre Organisation peine à s’adapter aux changements pourtant flagrants, d’un monde en constante évolution ; et l’aveu de reconnaissance que notre organisation, hélas, n’est plus pour tous, mais appartient davantage à des acteurs choisis selon leur puissance et leurs intérêts.
Les couplets d’espoir déclinés dans la Charte des Nations Unies et faisant l’éloge de la paix, sont méprisés, le droit international martyrisé et torturé par des membres dont la propension à la domination, au néocolonialisme et à l’hégémonie est sans appel.
Oui il faut reconstruire la confiance ; c’est une ambition que nous partageons. Mais cela suggère que notre Organisation cesse d’être le porte-voix ou le faire-valoir de quelques puissances pour devenir la maison commune des peuples, égaux en dignité, égaux en droits et égaux en souveraineté. C’est à la lumière de cette exigence, et de ce qui se joue au Sahel, que nous prenons part à ces délibérations.
Pour la Confédération des États du Sahel, reconstruire la confiance rime impérativement avec l’arrêt immédiat des soutiens étatiques aux terroristes, car le terrorisme ne saurait continuer à être un instrument de la politique étrangère de certaines puissances.
La Confédération des États du Sahel n’est pas confrontée à une simple addition de groupes terroristes isolés. Nous faisons face à une entreprise persistante de déstabilisation, soutenue par des moyens considérables et orientée contre le droit de nos peuples à vivre en paix, à choisir leurs dirigeants, à disposer de leurs ressources et à exercer pleinement leur souveraineté.
Les attaques terroristes, notamment celles perpétrées les 25 avril et 04 juillet 2026 en République du Mali ; le 18 juin et les 29 et 30 août 2026 en République du Niger, illustrent parfaitement ce constat.
Disons-le sans détour : les chaînes d’approvisionnement, les capacités techniques et l’emploi coordonné de tels moyens conventionnels ne naissent pas du néant. Derrière le bras meurtrier du terroriste se dessinent des soutiens structurés, y compris étatiques, mus par la volonté de reconquérir des avantages et des privilèges perdus. Nous demandons à la communauté internationale de regarder les faits en face, d’enquêter avec sérieux et de condamner, sans calcul géopolitique, tous ceux qui financent, arment, renseignent ou protègent les terroristes. Le silence, face à de tels agissements, n’est plus de la prudence, mais une complicité.
Monsieur le Président,
Reconstruire la confiance rime également avec le respect strict de la souveraineté des États ; il rime avec le développement du partenariat et non de l’asservissement ; il rime avec une justice affranchie des velléités néocolonialistes. Toute chose contraire à l’instrumentalisation de certains mécanismes internationaux de défense des droits humains à des fins de pression politique contre nos pays, tel le rôle mal choisi par le Parlement européen pour justifier une éventuelle offensive néocoloniale à travers ses résolutions mal fondées contre le Sahel.
Monsieur le Président
La confiance ne peut renaître dans une Organisation qui invoque le droit pour les uns et tolère l’arbitraire pour les autres, qui exige des faibles ce qu’elle n’ose pas demander aux puissants.
La promotion et la protection des droits fondamentaux constituent, pour nos États, une responsabilité pleinement assumée. Nous l’exerçons dans un contexte de violence extrême imposée à nos populations par des terroristes. Lorsque nos États adoptent des mesures
exceptionnelles, strictement encadrées par leurs législations nationales et leurs obligations internationales, ils agissent pour protéger les populations, préserver l’ordre public et garantir la sécurité nationale. Car le premier droit humain est le droit à la vie ; la première liberté d’un peuple est de ne pas vivre sous la terreur.
Nous constatons que ces mesures font trop souvent l’objet de lectures partielles et sélectives, sans considération suffisante pour les réalités du terrain. La Confédération réaffirme son attachement à un traitement impartial, objectif et non sélectif des droits humains. Elle appelle à un dialogue fondé sur le respect mutuel, la bonne foi et la rigueur des faits. Nous acceptons l’examen impartial et objectif ; en revanche nous rejetons le procès politique. Oui pour le respect du droit ; mais nous refusons son instrumentalisation.
C’est précisément en raison de manquements graves, d’une sélectivité persistante et d’une politisation devenue manifeste que nos États ont souverainement décidé de se
retirer de la Cour pénale internationale et ont formellement notifié leur retrait du Statut de Rome.
Justice internationale, oui ; justice à géométrie variable, non. La Confédération demeure attachée à des institutions multilatérales indépendantes, impartiales et crédibles.
Monsieur le Président,
La Confédération des États du Sahel s’érige contre la domination, l’exploitation et le mépris. Elle adhère à la vision d’une Afrique réhabilitée dans sa dignité, qui choisit sa propre voie, qui s’assume, qui s’émancipe des contraintes et des pesanteurs d’autrefois, pour être maitresse de son destin.
À cet égard, la Confédération des États du Sahel salue l’adoption, le 25 mars 2026, par l’Assemblée générale des Nations Unies, de la résolution reconnaissant la traite
transatlantique des Africains réduits en esclavage et le système d’asservissement racial comme le crime le plus grave contre l’humanité. C’est le lieu de réitérer nos vives
félicitations aux plus Hautes autorités de la République du Ghana et à l’ensemble des communautés afrodescendantes qui ont porté ce dossier avec le soutien de tous, pour franchir ce pas décisif vers la justice.
Cette reconnaissance historique, inscrite dans une marche noble, doit ouvrir la voie à la vérité, à la mémoire, aux réparations et à une transformation réelle des rapports internationaux hérités de l’esclavage et de la colonisation.
C’est également le lieu de saluer la récente adoption, il y a à peine trois semaines, le 04 septembre dernier, de la résolution A/80/L.104, visant à redonner sa grandeur naturelle à l’Afrique après plusieurs siècles de sous- estimation et de minimisation de la taille de notre cher continent. Nous félicitions les plus Hautes Autorités de la République togolaise pour avoir porté, avec dextérité, la mission qui lui a été confiée dans le cadre du plaidoyer ayant permis cette victoire légitime.
Monsieur le Président,
Sur le chapitre de la paix et de la sécurité internationale, notre monde reste confronté à la multiplication des conflits armés, à l’émergence de nouvelles crises et au retour de la loi du plus fort. Les approches unilatérales, les sanctions hors du droit, les interventions sélectives et les doubles standards fragilisent l’ordre international et mettent à rude épreuve le système multilatéral.
La Confédération AES appelle à la cessation immédiate des violences contre les populations civiles, à un accès humanitaire sans entrave et à une solution politique juste et durable. L’incapacité du Conseil de sécurité à prévenir ou à résoudre durablement ces crises révèle les limites d’un système qui protège trop souvent les intérêts de puissances au détriment de la vie humaine.
Sur le chapitre du développement, la Confédération demeure préoccupée par l’aggravation des vulnérabilités climatiques, la multiplication des crises humanitaires, et l’utilisation malveillante des technologies de l’information et de l’intelligence artificielle à des fins de manipulation et de déstabilisation. Les conclusions du Forum politique de haut niveau de juillet 2026 confirment que la communauté internationale demeure éloignée des Objectifs de développement durable. À quatre années de l’échéance de 2030, le temps n’est plus aux déclarations rituelles : il est à l’action, au financement équitable et à la justice économique.
Face à ces défis, des réponses collectives, ambitieuses et solidaires s’imposent. Le Pacte pour l’avenir, le Compromis de Seville, le Programme d’action de Doha, l’initiative UN80 et le Programme d’action d’Awaza pour les Pays en développement sans littoral peuvent contribuer à rendre le système multilatéral plus efficace, plus inclusif et davantage orienté vers les résultats, à condition qu’ils ne restent pas des promesses. Nos priorités doivent être clairement définies : réduire la fracture numérique, renforcer la résilience climatique, investir dans le capital humain, consolider les systèmes de santé et d’éducation, soutenir l’industrialisation, assurer la participation effective des jeunes et des femmes aux décisions. La solidarité internationale est nécessaire ; mais l’expérience de l’AES démontre aussi que la mobilisation des ressources internes, appuyée sur la confiance, la solidarité nationale et la participation citoyenne, est le premier levier de la libération économique.
Monsieur le Président,
La Confédération des États du Sahel soutient les efforts engagés dans le cadre de l’Initiative UN80, convaincue que notre Organisation doit connaître une profonde mue pour répondre aux défis contemporains. Mais la réforme ne saurait être un prétexte pour réduire davantage la présence des Nations Unies dans les pays. Elle doit être politique, démocratique et courageuse dans les redistributions des voix, des responsabilités et des pouvoirs.
La réforme du Conseil de sécurité ne peut plus attendre. Elle doit renforcer la transparence et la redevabilité, mettre fin aux doubles standards, adapter l’Organe à la réalité géopolitique. La Confédération AES réaffirme réitère son soutien au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
La crédibilité de l’Organisation des Nations Unies dépendra de sa capacité à faire respecter, avec la même rigueur et sans distinction, la Charte, le droit international et l’égalité souveraine des États. Dans cet esprit, la Confédération AES réitère son appel à la levée de toutes les mesures coercitives unilatérales contraires au droit international, y compris l’embargo imposé à la République de Cuba. La réforme de la gouvernance mondiale doit également transformer l’architecture financière internationale : représentation plus équitable des pays en développement dans les institutions financières internationales, traitement juste de la dette, accès réel aux financements du développement, commerce international plus équitable et respect des priorités nationales.
Monsieur le Président,
La Confédération AES demeure résolument engagée à œuvrer, aux côtés de tous les États membres des Nations Unies, à l’avènement d’un ordre international plus juste, plus équitable et plus solidaire, fondé sur la dignité des peuples, l’égalité souveraine des États, la justice internationale et le règlement pacifique des différends. Mais notre coopération ne sera jamais synonyme de soumission, et notre ouverture ne signifiera jamais l’abandon de nos intérêts vitaux.
C’est à cette condition seulement que nous pourrons restaurer la confiance entre les Nations, rendre sa crédibilité à notre Organisation et offrir aux générations présentes et futures un monde plus sûr, plus prospère et plus respectueux des aspirations de tous les peuples.
Nous ne demandons à personne la permission d’exister. Nous ne sollicitons de personne un certificat de souveraineté. Nous avançons, unis et debout, parce que notre cause est juste et parce que notre avenir nous appartient.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation, Mesdames et Messieurs,
A titre national, je voudrais maintenant porter à l’attention de notre auguste Assemblée quelques considérations sur la situation de mon pays.
Le Burkina Faso s’est engagé dans une dynamique de transformation profonde, portée par la Révolution progressiste populaire. À l’heure où nous nous apprêtons à en commémorer le quatrième anniversaire, nous pouvons, avec responsabilité et lucidité, relever les avancées enregistrées dans plusieurs domaines de la vie nationale.
Sur le plan économique, le Burkina Faso poursuit résolument ses efforts en faveur d’une transformation structurelle de son économie et d’un développement davantage fondé sur ses propres potentialités. En synergie avec les autres États membres de la Confédération des États du Sahel, notre pays œuvre à renforcer ses capacités productives, à valoriser ses ressources nationales et à promouvoir davantage la transformation locale de nos matières premières.
Dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie notamment, des initiatives présidentielles importantes sont mises en œuvre afin de stimuler la production nationale, de créer des emplois et de renforcer la participation de nos populations à l’activité économique.
Sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, le Burkina Faso a fait le choix de placer le peuple au cœur de toute dynamique, en encourageant la création de nouvelles unités de production et de transformation et en favorisant une meilleure valorisation de nos ressources. À travers des initiatives porteuses d’espoir, notamment les six grandes initiatives présidentielles, notre économie se dynamise et se consolide progressivement.
Notre ambition est de fortifier les bases d’un développement endogène, durable et inclusif, tout en poursuivant la refondation profonde de notre société et le renforcement de notre souveraineté économique.
Cette transformation concerne également les infrastructures, dont le développement accompagne progressivement la dynamique de modernisation et de transformation structurelle de notre économie.
Le Plan RELANCE 2026-2030 constitue, à cet égard, un cadre majeur pour consolider cette orientation et accompagner les mutations engagées dans notre pays.
En comptant d’abord sur nos propres forces, en faisant le choix d’exploiter et de transformer localement nos ressources, nous entendons créer davantage de valeur au sein de notre économie et faire en sorte que les richesses de notre pays bénéficient prioritairement à nos populations.
Sur le plan sécuritaire, le Burkina Faso, en coordination avec les pays de notre confédération, poursuit ses efforts en vue de restaurer durablement la paix, la sécurité et la cohésion sociale sur l’ensemble de son territoire.
Plus de 74 %du territoire national sont désormais sous son contrôle. Nos Forces de défense et de sécurité, ainsi que nos Volontaires pour la défense de la Patrie, poursuivent leurs opérations contre les groupes terroristes et les bandes criminelles.
Ces évolutions se traduisent notamment par la reconquête de plusieurs villages et localités, le retour progressif de milliers de personnes dans leurs lieux de résidence, la réouverture de dizaines d’établissements scolaires, ainsi que la reprise des activités dans plusieurs centres de santé et la réinstallation progressive de l’administration.
Ces avancées qui ne cessent de se consolider, sont le fruit des efforts et des sacrifices consentis par notre peuple, ainsi que de l’engagement de l’ensemble des acteurs mobilisés pour le rétablissement de la paix et de la sécurité.
Monsieur le Président,
Au Moyen-Orient, nous demeurons particulièrement préoccupés par la situation du peuple palestinien et les souffrances endurées par les populations civiles de Gaza. Face à cette tragédie, le Burkina Faso réaffirme son attachement à une solution politique durable fondée sur la coexistence de deux États, Israël et la Palestine, vivant côte -à -côte dans la paix et la sécurité, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies.
Sur un autre registre, le Burkina Faso demeure préoccupé par les conséquences des mesures coercitives unilatérales imposées à certains États, notamment à Cuba et au Nicaragua, dont les répercussions affectent durement les populations. Nous appelons, à cet égard, à privilégier le dialogue, la coopération et le respect mutuel entre les États.
S’agissant de la question du Sahara occidental, le Burkina Faso, fidèle aux principes consacrés par la Charte des Nations Unies, réaffirme son attachement au processus politique conduit sous les auspices du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Nous encourageons la poursuite des efforts visant à parvenir à une solution politique négociée entre parties, conformément aux résolutions pertinentes Conseil de sécurité.
Tout autant nous réaffirmons notre attachement principe d’une seule Chine.
Monsieur le Président,
À travers ces différentes considérations, le Burkina Faso voudrait réaffirmer une conviction essentielle : notre Organisation ne pourra répondre pleinement aux défis de notre temps que si elle demeure fidèle aux principes qui ont présidé à sa création.
Nous demeurons convaincus que, par le dialogue, la solidarité et la détermination, les Nations Unies ensemble avec nos peuples peuvent surmonter les épreuves auxquelles ils sont confrontés et construire les fondements d’un avenir de paix, de dignité et de prospérité partagée.
Un peuple – Un espace – Un destin.
Vive la Confédération des Etats du Sahel debout
Vive le Sahel debout.
Vive L’Afrique unie.
La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !
Je vous remercie.

𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 : 𝐥𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐮 𝐏𝐀𝐌 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞

‎Le Camarade Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 28 septembre 2026, le nouveau Représentant et Directeur pays du Programme alimentaire mondial (PAM) au Burkina Faso, Dr Aliou Diongue. Les échanges ont porté sur la contribution de l’agence aux priorités nationales en matière d’alimentation, de relèvement des populations et de soutien à la production locale.
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‎Dr Aliou Diongue a présenté au Chef du Gouvernement les orientations du plan stratégique du PAM, en cours d’élaboration. Il a également sollicité l’appui du Gouvernement, en vue de son approbation par le Conseil d’administration de l’agence, en novembre prochain. Le Premier ministre a rappelé la volonté du Burkina Faso de briser le cycle de la faim et de travailler avec des partenaires fiables pour y parvenir. Il a salué l’engagement du PAM auprès des populations et réaffirmé la disponibilité du Gouvernement à faciliter son action, dans le respect des priorités nationales.
‎Le Chef du Gouvernement a également invité l’agence à accorder la priorité au relèvement des populations et au soutien à la production nationale, en privilégiant l’approvisionnement sur le marché intérieur. « Des farines infantiles aux céréales, nous avons des producteurs burkinabè qui peuvent vous approvisionner », a-t-il déclaré. Pour lui, les achats locaux permettent de répondre aux besoins alimentaires, tout en offrant des débouchés à la production burkinabè.
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‎À l’issue de l’audience, le représentant du PAM a expliqué que les échanges avec les autorités avaient permis de préciser la contribution de son institution aux objectifs du pays. « Nous sommes dans ce pays en tant qu’agence des Nations Unies pour accompagner le Gouvernement dans sa vision et dans ses objectifs sectoriels. Nous avons déjà eu une série de rencontres avec le Gouvernement au cours desquelles nous avons montré l’alignement du plan stratégique du PAM sur les priorités nationales du Burkina Faso, notamment le Plan RELANCE », a-t-il indiqué.
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‎Selon Dr Diongue, les interventions du PAM associent l’assistance alimentaire aux populations vulnérables, l’appui au relèvement et le renforcement de la résilience dans les zones de stabilisation. Il a également indiqué que les résultats agricoles enregistrés par le Burkina Faso ces dernières années avaient conduit le PAM à adapter sa stratégie d’approvisionnement en faveur des achats locaux. «Présentement, nous sommes en train d’acheter 6 000 tonnes de vivres pour appuyer les producteurs», a-t-il précisé.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Dédougou : La compagnie STAF donne 32 m3 de granites à Faso Mêbo

La Société de transport Aorèma et frères (STAF), à travers son président directeur général (PDG), Boureima Adama Ouédraogo, a remis un voyage de granites d’un volume de 32 m3  à l’Agence Faso Mêbo, ce lundi 28 septembre 2026, à Dédougou.

Après avoir contribué au don de quatre tonnes de ciment à l’Agence Faso Mêbo, le 20 octobre 2025, effectué par l’Association des compagnies de transport en commun de la ville de Dédougou, la Société de transport Aorèma et frères (STAF) est revenue à la charge en offrant 32 m3 de granites à l’Initiative présidentielle. La remise des agrégats a eu lieu, ce lundi 28 septembre 2026, sur le site des travaux de l’agence à Dédougou, région de Bankui. Le don est porté par le président directeur général (PDG) de la société, Boureima Adama Ouédraogo, représenté par le chef de gare de Dédougou, Soumaïla Ouédraogo.

Ce dernier a expliqué que sa compagnie a été approchée le vendredi dernier par les acteurs locaux de Faso Mêbo pour exposer un « besoin urgent » en granites et solliciter sa contribution pour éviter une éventuelle rupture de cette matière indispensable à la confection des pavés. « Nous avons échangé au niveau de la société et la décision a été prise de venir livrer un voyage de granites », a confié Soumaïla Ouédraogo.

Pour le responsable de la gare STAF de Dédougou, ce geste traduit l’engagement de sa compagnie à œuvrer à la réalisation des objectifs de Faso Mêbo, non seulement dans la région de Bankui, mais partout au Burkina Faso. « La construction de la patrie est l’affaire de chacun et de tout le monde », a-t-il précisé.

Pour avoir conduit ce plaidoyer, la représentante de la Chambre de commerce à la Délégation consulaire régionale de Bankui et du Sourou, Évelyne Konaté, a indiqué que ce don va permettre de poursuivre la confection des pavés sans interruption. Elle a exprimé sa reconnaissance à la compagnie STAF pour la diligence dans le traitement de cette préoccupation. Elle a saisi l’occasion pour remercier tous les donateurs qui se mobilisent depuis le début des travaux pour soutenir Faso Mêbo. Mme Konaté a également lancé un appel aux fils et aux filles des régions de Bankui et du Sourou ainsi qu’aux bonnes volontés à redoubler d’efforts en faveur de l’agence.

Elle a relevé que son plaidoyer auprès des acteurs s’inscrit dans le cadre d’une synergie d’action entre l’équipe locale de coordination de l’agence et la Chambre de commerce. Au nom de l’unité régionale de coordination de l’Agence Faso Mêbo, le technicien paveur, Gnami Tiaho, a reçu le don des mains du représentant du PDG de la société. Il a salué ce qu’il a qualifié d’acte patriotique avant de terminer par un appel à tous d’emboiter le pas à ce « généreux donateur » pour offrir toutes les chances à l’initiative présidentielle de favoriser le infrastructurel dans les deux régions.

Yacouba BELEM

Santé de la reproduction : les jeunes prennent la parole

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Le Réseau des jeunes ambassadeurs pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale (JASRPF), en collaboration avec l’ONG RAES, a conduit des activités de mobilisation des adolescents et des jeunes dans le cadre de la campagne « C’est la vie ! » au Burkina Faso. Au cours de la période 2025-2026, les actions menées ont notamment porté sur la création de clubs scolaires et l’organisation d’une activité artistique ayant mobilisé plus d’une centaine de jeunes à Bobo-Dioulasso.

La connaissance du corps, la planification familiale et la prévention des pratiques néfastes figurent parmi les thèmes abordés par le Réseau des jeunes ambassadeurs pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale (JASRPF) lors de ses activités de sensibilisation au profit de leurs pairs.

En s’appuyant sur des approches participatives et ludiques, les interventions du JASRPF ont permis aux jeunes de s’approprier les messages clés, d’exprimer leurs perceptions et leurs expériences et de développer une meilleure compréhension de leurs droits et responsabilités.

Sensibiliser les adolescents et les jeunes aux droits et à la santé sexuels et reproductifs ne consiste plus seulement à leur transmettre des informations. Avec « C’est la vie ! – Phase II », du Réseau africain pour la santé et l’éducation (RAES), l’enjeu a également été de leur donner une place active dans le processus de sensibilisation.

En effet, à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, les jeunes ambassadeurs et les pairs éducateurs du JASRPF/BF ont animé plusieurs activités autour de la santé sexuelle et reproductive, de la planification familiale, des grossesses précoces et non désirées, des infections sexuellement transmissibles, des violences basées sur le genre, ainsi que des mariages et unions précoces.

Au cours de la période, huit causeries éducatives ont permis de toucher directement 80 adolescents et jeunes, dont 51 garçons et 29 filles. Les échanges, basés sur le dialogue et les questions-réponses, ont notamment utilisé le kit éducatif « C’est la vie ! ».

Pour le président du JASRPF/BF, Arthur Daboné, au-delà du nombre de participants, l’intérêt de cette démarche réside dans le rôle confié aux jeunes. Ceux-ci ne sont pas seulement bénéficiaires des messages : ils deviennent progressivement des relais capables d’échanger avec leurs pairs et de contribuer à la diffusion de l’information dans leurs milieux de vie.

Des réalisations satisfaisantes

Les activités destinées aux leaders religieux et communautaires ont réuni 46 participants, contre une cible de 40. Avec ces personnes-ressources, les discussions ont notamment porté sur les normes sociales et les conséquences des mariages et unions précoces. Les participants ont été invités à contribuer à la diffusion des messages de prévention au sein de leurs communautés.

Les quatre ciné-débats organisés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso ont, pour leur part, rassemblé 260 adolescents et jeunes, alors que la cible était d’au moins 200 participants.

La projection des épisodes de « C’est la vie ! » a servi de point de départ aux échanges. Les jeunes ont ensuite pu réagir, poser leurs questions et discuter avec les pairs éducateurs et des professionnels de santé.

Cette formule, soutient Alima Coulibaly, animatrice du réseau des JASRPF mêlant audiovisuel, discussion et intervention de professionnels, semble avoir facilité la prise de parole des jeunes sur des questions parfois difficiles à aborder dans les cadres traditionnels de sensibilisation.

Le projet a également choisi de sortir des cadres classiques de la sensibilisation en associant messages de santé et activités sportives.

Deux tournois mixtes de football et de handball, organisés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ont mobilisé environ 644 adolescents et jeunes, participants et spectateurs confondus.

La particularité de ces rencontres résidait dans la constitution d’équipes mixtes et dans l’intégration de séquences éducatives entre les matchs. Les participants ont notamment été sensibilisés au fonctionnement du corps, à l’égalité entre les sexes et aux questions liées à la santé sexuelle et reproductive.

Si les activités communautaires ont permis des échanges directs, la radio a donné au projet une capacité de diffusion beaucoup plus importante.

Quatre émissions interactives ont été réalisées au cours de la période. Elles ont permis de toucher environ 100 000 auditeurs cumulés. Les jeunes ambassadeurs et les points focaux ont participé à la préparation et à l’animation des émissions, donnant ainsi une place centrale à la parole des jeunes.

Inscrire les acquis dans la durée

L’une des avancées importantes du projet est la création de huit clubs de santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes dans des établissements scolaires de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

Environ 80 jeunes y sont activement impliqués, avec une attention portée à la parité. Ces clubs constituent une évolution importante dans la stratégie d’intervention. Contrairement aux activités ponctuelles, ils peuvent servir de relais permanents pour l’information et l’éducation par les pairs.

Selon Béatrice OUEDRAOGO, chargée de communication du réseau des JASRPF. Ils offrent également aux adolescent.e.s et jeunes un espace où ils peuvent échanger, poser des questions, partager des informations et contribuer eux-mêmes à la sensibilisation de leurs camarades. Pour le projet, cette dynamique favorise l’appropriation des messages et contribue à faire émerger de jeunes leaders capables de poursuivre les actions au sein de leurs établissements.

Le défi sera désormais de consolider les clubs scolaires, de maintenir l’engagement des jeunes ambassadeurs et de renforcer les passerelles entre information, dialogue et accès à des services de santé adaptés aux adolescents et aux jeunes retorque SANOU Leonel membre dudit réseau.

Boureima SANGA

Excellence scolaire à Sassia: Les élèves et enseignants les plus méritants récompensés.

La 1re édition de l’excellence scolaire à Sassia s’est tenue le samedi 26
septembre 2026. Organisée par les ressortissants du village, elle vise à
récompenser les meilleurs élèves et enseignants pour leurs résultats
scolaires et à inciter à la culture de l’excellence à l’école primaire. Les
meilleurs au CEP et des classes intermédiaires ont reçu des kits comprenant
des sacs d’écoliers et autres fournitures scolaires. Les enseignants ont reçu
des cadeaux symboliques.

Les élèves des écoles primaires « A » et « B » de Sassia et les enseignants qui se
sont distingués par leurs résultats scolaires avaient le sourire aux lèvres le samedi
26 septembre 2026. En effet, ce jour, les ressortissants de la localité ont organisé
la 1re édition de l’excellence scolaire pour reconnaître leur mérite. Ainsi, les
meilleurs élèves au Certificat d’études primaires (CEP) 2026 et ceux ayant obtenu
les meilleures moyennes dans les classes intermédiaires, du CP1 au CM1, ont été
récompensés. Les cinq premiers de chaque classe ont reçu chacun des kits
scolaires comprenant des sacs d’écolier, des cahiers et autres fournitures. Le
village de Sassia, dans la commune de Ténado, compte deux écoles, dont une à
trois classes. La maîtresse de la classe du Cours moyen 2e année (CM2) de
l’école « A », normalisée Winessoré Dabiré, a réalisé un taux de succès de 94,44
% au CEP 2026. Elle a reçu du comité d’organisation un complet de pagne tissé.
Les autres enseignants n’ont pas été oubliés. Ceux qui œuvrent quotidiennement
à l’encadrement et à la formation des élèves ont reçu des cadeaux symboliques
en guise de reconnaissance pour leur engagement. Responsables éducatifs,
enseignants, parents d’élèves, ressortissants du village ainsi que de nombreux
élèves étaient rassemblés au centre du village pour la circonstance. Selon le
représentant du comité d’organisation, Gabriel Bassolé, cette première édition
traduit la volonté des ressortissants de Sassia de contribuer, aux côtés des
acteurs de l’éducation, à l’amélioration des résultats scolaires dans le village. «
Les résultats scolaires obtenus cette année sont les fruits des efforts et sacrifices
des acteurs de l’éducation, notamment les enseignants de Sassia. Nous voulons
reconnaître vos mérites », a-t-il fait savoir. Il a ajouté que les filles et fils de Sassia
entendent, à travers cette journée de récompenses, encourager les bénéficiaires à
maintenir leurs efforts et à servir d’exemple à leurs camarades. Empêché,

l’inspecteur chef de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Ténado s’est
fait représenter par l’inspecteur Saïdou Neya. Il a salué l’initiative des
ressortissants de Sassia, soulignant l’importance de la reconnaissance des efforts
des élèves et des enseignants dans la promotion du travail et de la persévérance
à l’école. Pour le parrain, Rigobert Baguira, l’excellence scolaire à Sassia se veut
ainsi un cadre de valorisation des performances scolaires et de mobilisation de
l’ensemble de la communauté autour de l’éducation. Il a salué les organisateurs
pour l’honneur qui lui a été fait. La représentante des enseignants, Winessoré
Dabiré, a exprimé sa reconnaissance aux initiateurs de la cérémonie. Elle a relevé
que ce geste constitue une source de motivation supplémentaire pour les
enseignants et les encourage à poursuivre leurs efforts en faveur de la réussite
des élèves.

Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com

Visite d’État de Xi Jinping aux États-Unis : Un nouveau chapitre dans les relations sino-américaines

La visite d’État effectuée par le président chinois, Xi Jinping, aux États-Unis du 23 au 25 septembre aura permis aux deux grandes puissances économiques d’accorder les violons sur plusieurs points. C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre entre la Chine et les États-Unis où la diplomatie de haut niveau joue un rôle déterminant. Les dirigeants chinois et américains sont parvenus à un consensus en huit points et ont décidé d’établir « des relations de stabilité stratégique constructives entre la Chine et les États-Unis fondées sur le respect, l’équité et la réciprocité ».

La coopération économique et commerciale, qui suscite quelquefois des frictions entre les deux pays à cause des tarifs douaniers unilatéralement imposés, bénéficiera toujours de l’attention du mécanisme de consultation économique et commerciale sino-américain. En clair, les deux parties ont décidé de privilégier le dialogue et la consultation à travers des initiatives comme la mise en place et la promotion de mécanismes tels que le Conseil commercial, la conclusion d’un accord de réduction réciproque des droits de douane d’un montant de « 30 milliards de dollars », et la prolongation des résultats des consultations économiques et commerciales de Kuala Lumpur, et ont donné instruction de les mettre en œuvre. Ces engagements sont rassurants non seulement pour les secteurs industriels des deux pays, mais aussi pour l’économie mondiale dont la Chine et les États-Unis sont les principales locomotives. Des relations économiques et commerciales apaisées entre la Chine et les États-Unis pourraient un tant soit peu donner un souffle vivifiant à l’économie mondiale.

Le secteur de l’intelligence artificielle, dont le développement exponentiel suscite une pléthore d’interrogations à travers le monde, a été l’objet d’une attention lors du tête-à-tête entre Xi Jinping et Donald Trump. Cet outil technologique qui a ouvert un autre champ de la concurrence entre les grandes puissances mérite un développement sain et ordonné qui préserve l’avenir de l’humanité. La responsabilité de la Chine et des États-Unis est donc centrale dans la régulation de l’IA. Prenant à cœur les risques d’un développement désordonné de l’IA, les deux dirigeants sont convenus de soutenir l’expertise du mécanisme de dialogue sino-américain sur l’intelligence artificielle, d’échanger leurs points de vue sur ses risques et ses avantages, et de prévenir ensemble toute utilisation abusive ou malveillante de cet outil qui est en train de bouleverser les sociétés. Un dialogue entre les deux parties sur l’IA est prévu pour novembre prochain.

Dans la dynamique de renforcer une meilleure compréhension des relations sino-américaines, il a été convenu entre les deux parties de promouvoir davantage les échanges humains et culturels. Plus les peuples des deux pays se découvrent et dialoguent, plus les passerelles d’une coopération diversifiée se multiplieront. Dans ce volet précis, le président Xi Jinping a déclaré qu’au cours des cinq prochaines années, la Chine invitera 100 000 jeunes Américains à venir en Chine pour des échanges et des études. Il s’agit de faire de la jeunesse le porte-étendard d’une relation sino-américaine des peuples qui interagissent dans un élan de compréhension mutuelle.

Pour ce qui est de la coopération militaire, les deux parties ont affiché une volonté de maintenir un dialogue régulier. Il est prévu que les armées chinoises et américaines puissent signer un protocole d’accord afin de renforcer la communication et la prévention en cas de crise.

En tant qu’acteur majeur en faveur de la paix et de la stabilité mondiale, la Chine a évoqué la situation au Moyen-Orient avec la partie américaine avec des propositions à la clé. Le respect de la souveraineté de chaque pays est un préalable à la recherche de la paix dans cette partie du monde. Tout en apportant son soutien au retour des États-Unis et de l’Iran au protocole d’accord d’Islamabad, le président chinois a appelé au dialogue et a surtout exhorté à privilégier la paix, gage de stabilité et de sécurité pour le Moyen-Orient.

Conscients que les difficultés peuvent toujours survenir dans la coopération bilatérale, les dirigeants chinois et américains ont fait l’option d’une gestion appropriée des divergences et des contradictions. À ce titre, les canaux diplomatiques seront les dispositifs adéquats pour maintenir un dialogue permanent. Gageons que les retombées de cette rencontre de haut niveau entre les dirigeants des deux premières puissances économiques profitent à la stabilité et à la relance de l’économie mondiale.

Synthèse de Nadège YAMEOGO

Source : CGTN Français

 

Le Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré : « En 4 ans, le pays se porte mieux »

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Face aux journalistes, hier dimanche 27 septembre 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a, à quelques jours de la date anniversaire de son accession au pouvoir, indiqué que plusieurs acquis ont été engrangés au plan de la sécurité, de la défense, des réformes administratives, du développement et de la reconquête du territoire national.

Le Burkina Faso a connu une avancée rapide au cours des quatre dernières années à tous les niveaux de développement. Face aux hommes de médias, hier dimanche 27 septembre 2026, le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, n’est pas allé par quatre chemins pour dépeindre un Burkina Faso en pleine mutation. Sur le volet défense et sécurité, le chef de l’Etat s’est réjoui du niveau d’aguerrissement des combattants burkinabè. Selon lui, l’armée burkinabè dispose de ressources humaines compétentes dynamiques engagées et déterminées.

A cela, s’ajoute un équipement conséquent en tous types de logistique martiale pour non seulement lutter contre le terrorisme, mais aussi préparer la guerre pour la souveraineté du Burkina Faso. Il a rassuré que plusieurs localités sont reconquises et des populations sont réinstallées avec à la clé des moyens nécessaires pour assurer le développement local durable.

Le chef de l’Etat a précisé que l’armée à ce jour est capable de se déployer le plus rapidement possible à n’importe quel endroit du pays. Sa puissance de feu est également redoutée et le courage des hommes engagés est sans limite. Parlant du développement des acquis de la Révolution progressiste populaire (RPP), le président du Faso a fait savoir que la trajectoire actuelle est bonne et satisfaisante.

« En 4 ans, le pays se porte mieux », a-t-il dit. Pour preuve, il a mis le doigt sur une vaste économie qui se porte très bien avec plusieurs indicateurs de performance au vert. Et ce, grâce à une volonté affichée d’assainir le milieu des affaires et de renforcer la gouvernance vertueuse. Il a pris pour exemple les efforts engrangés par la régie des recettes qui garde une nette croissance. Aussi, au niveau de la douane, le chef de l’Etat a indiqué que c’est la fraude qui tirait l’économie vers le bas. Selon lui, la lutte contre la fraude va encore s’intensifier avec un volet juridique et pénal plus sévère.

A savoir si la succession des entreprises et unités de transformations appartenant à l’Etat ne vont pas « écraser » le secteur privé, le président du Faso a répondu par la négative, car il y a de la place pour tout le monde. « Il faut que les acteurs du privé changent de logiciel afin qu’ensemble nous travaillons à avoir de l’eau potable pour tous au lieu du champagne pour quelques-uns », a paraphrasé le chef de l’Etat.

De la nationalisation des sociétés

La nationalisation a permis à certaines industries comme la Société nouvelle huilerie et savonnerie Citec (SN-Citec) et la Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) d’améliorer leurs chiffres d’affaires, s’est réjoui le président du Faso.

« Quand on les avait privatisées, c’était des étrangers qui avaient le dessus. Ça ne marche pas ainsi. L’Etat est capable. On a repris et on gère bien », a-t-il dit. Parlant de l’industrialisation, le chef de l’Etat a affirmé que pour s’industrialiser, il faut lutter ardemment contre la fraude. La question de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) est aussi revenue sur la table des échanges.

Pour le chef de l’Etat, c’est une initiative audacieuse. Parce qu’au début, des Burkinabè ont orchestré des actes de sabotage, mais l’agence poursuit son chemin. Il en veut pour preuve, entre autres, la création de la Société burkinabè de tomate (SOBTO-SA), à Bobo-Dioulasso et la SOBTO-Tenkodogo en finalisation. « Avec l’industrie extractive, ça va aller plus vite pour ceux qui ont souscrit », a-t-il avisé. Pour le capitaine Ibrahim Traoré, l’APEC rappelle aux Burkinabè que les communautés fonctionnaient de la sorte. Mais, c’est le capitalisme qui est venu déstructurer les choses. S’agissant du projet de l’autoroute Ouaga/Bobo-Dioulasso, il a soutenu que le Burkina Faso a changé de paradigme dans la réalisation des infrastructures.

Résorber la cherté de la vie

Les travaux continuent malgré les pluies. « On va construire en révolutionnaire et optimiser. On a tous les ingénieurs, les ressources humaines qu’il faut, la latérite, l’eau, le granit avec des centrales de concassage en installation. A part le carburant et le bitume que nous n’avons pas, notre nature regorge du reste », a-t-il déclaré.

Les prix qui flambent sur le marché international sont indépendants de la volonté de l’Etat, mais des efforts sont réalisés pour soulager les consommateurs burkinabè, foi du chef de l’Etat. « On ne produit pas le pétrole mais notre carburant est moins cher par rapport à d’autres pays », a-t-il affirmé. Il a mis en garde les commerçants véreux qui fixent les prix à leur choix. C’est pourquoi, il a noté que Faso Yaar qui est monté d’un cran est une autre dimension de cette lutte.

Le président du Faso : « il y aura une nouvelle constitution ».

Très bientôt, Faso Yaar devrait avoir de grands entrepôts et fixer les prix des produits importés exclusivement par l’Etat. « L’idée de Faso Yaar, c’est d’avoir des magasins de stockage et non des boutiques, pour que les commerçants y viennent s’approvisionner », a-t-il souligné. L’Offensive agropastorale et halieutique est un grand succès qui a entrainé la mise en place de la deuxième phase, à savoir l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (2026-2028) pour permettre aux populations de cultiver en toute saison.

Le président du Faso a évoqué la subvention et la disponibilité des semences et des engrais à proximité des producteurs. Il a fait savoir qu’en trois ans, l’Etat a aménagé deux à trois fois (barrages et retenues d’eau) plus que dans toute l’histoire du Burkina Faso. Il a annoncé une opération commando qui devrait permettre l’aménagement intensif des terres, la perfection des systèmes d’irrigation en passant de l’irrigation gravitaire à l’irrigation par aspersion. L’idée géniale aussi, c’est de quintupler les superficies exploitées.

De l’immersion patriotique

Au titre de l’immersion patriotique, le chef de l’Etat a précisé qu’il s’agit d’une autre formule révolutionnaire pour discipliner la population. Toute chose à ne pas confondre avec l’idée de création de réservistes, une préoccupation soulevée par les journalistes lors de l’entretien. Les programmes d’immersion ont débuté avec les bacheliers pour leur inculquer des valeurs de patriotisme et d’engagement citoyen. Aussi, la décision a été prise de garder les meilleurs bacheliers au Burkina Faso.

« Pourquoi l’Afrique doit accepter qu’on pille ses cerveaux en plus de ses ressources naturelles ? », s’est interrogé le président du Faso.
« Nos meilleurs étudiants doivent rester. Nous allons former nos propres ingénieurs nous-mêmes. Nous n’allons pas laisser nos cerveaux s’enfuir vers d’autres horizons ou sous d’autres cieux », a-t-il prévenu. Mais pourquoi, ne pas laisser les étudiants aller ailleurs se former et travailler à ce qu’ils reviennent au Burkina Faso ?

A cette préoccupation de la presse, il a relevé que les étudiants vont subir, à l’extérieur, un lavage de cerveau qui va les dénaturer. « Pour ceux qui sont patriotes et qui veulent revenir, c’est à nous de créer les conditions nécessaires », a-t-il dit. De l’avis du capitaine Ibrahim Traoré, la souveraineté n’est pas un vain et simple mot concernant la question de l’énergie. Parce qu’il a estimé que si des étrangers œuvrent dans le projet de centrale nucléaire, on ne peut plus parler de souveraineté.

« On n’est pas pressé. Ça va prendre le temps qu’il faut. Mais, ce sont des Burkinabè qui vont y travailler », a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a aussi fait comprendre la nécessité d’améliorer les infrastructures de transport et de production de l’énergie au Burkina Faso pour atteindre l’indépendance énergétique.

De la diplomatie AES

Au cours du grand entretien, le président du Faso a dénoncé les tentatives de déstabilisations au Mali et au Niger. Pour lui, ces évènements ne seront pas les derniers. C’est pourquoi, il a invité les populations à se préparer à toute éventualité. Pour ce qui est des pays qui nient leur implication, il a dit ne pas être étonné de leur refus de s’assumer. Le capitaine Ibrahim Traoré à annoncé que l’opérationnalisation de la force unifiée de l’AES se poursuit lentement mais sûrement.

La diplomatie a occupé une place importante lors de l’entretient entre les journalistes et le Président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré.

Il a estimé que pour la mise en place des différentes instances de l’AES, il faudra toujours faire mieux et aller plus vite. Le président du Faso a réaffirmé l’engagement des pays de l’AES à lutter contre les tracasseries contre les citoyens sur les différents corridors. « Chaque pays doit mettre en place une structure pour lutter contre ces pratiques et d’ailleurs, le Burkina l’a déjà fait », a-t-il précisé. Les ressources de la banque de l’AES se constituent régulièrement grâce aux taxes prélevées, foi du président en exercice de l’AES.

Le prochain cap est le choix des projets à financer, a-t-il révélé. Le capitaine Ibrahim Traoré a demandé aux populations de rester à l’écoute quant à la monnaie de l’AES. Quant aux relations entre l’AES et la CEDEAO, le chef de l’Etat a déclaré que les deux espaces doivent cohabiter, en vue de faciliter la libre circulation des biens et des personnes pour le bonheur des populations. Quant au rapprochement entre la Russie et la CEDEAO, il a affirmé que la Russie possède beaucoup d’atouts et c’est tant mieux si la CEDEAO prospecte de nouveaux horizons pour le bonheur des jeunes de son espace.

Pour le président du Faso, une candidature unique des pays de l’AES pour la CAN 2032 n’est pas un rêve. « Si on veut, on peut, même le Burkina seul le peut. Ce n’est pas la mer à boire », a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a encouragé les journalistes des médias de l’AES à déconstruire le narratif de l’impérialisme et surtout à emmener les populations à se projeter dans l’avenir.

Des relations avec la France et l’UE

Interrogé sur une possible reprise des relations diplomatiques avec la France, le capitaine Traoré s’est voulu ferme. « Non retour, c’est trop dire, mais, nos relations ne peuvent être comme avant. Ils ont dit clairement qu’ils vons nous destabiliser. Si par malheur ces gens reviennent ici, ils vont faire en sorte que même dans nos rêves personne n’ose plus encore défier l’impérialisme. Pourquoi garder son ennemi dans sa maison ? Nous sommes clairs, si on prend encore un espion, c’est la peine de mort et nous serons sans pitié pour
les traitres », a-t-il martelé.

Avec l’Union européenne, le président du Faso a déclaré que les relations ne sont pas au beau fixe et que le Burkina se réserve le droit de mettre fin à la coopération en cas de manque de respect, comme cela a été le cas avec la résolution des députés au parlement européen. Commentant le retrait des pays de l’AES de la Cour pénale internationale (CPI), il a salué la position visionnaire de ces pays au regard de levée de boucliers à laquelle la Cour fait face actuellement. « La CPI est un instrument de l’impérialisme et de domination qui reste muette face aux souffrances des populations », a insisté le capitaine Ibrahim Traoré.

Le capitaine Ibrahim Traoré est-il anti-démocrate ? Sans détour, il a annoncé que le Burkina est actuellement en révolution et va créer un système propre. « Il y aura une nouvelle constitution, mais en attendant, il faut tuer l’esprit politicien », a-t-il poursuivi. Le président en exercice de l’AES s’est dit confiant quant à l’avenir de la confédération et de la Révolution progressiste populaire (RPP). Pour lui, ce sont des décisions audacieuses qui vont marquer un nouveau départ pour l’Afrique, si elles réussissent.

La Rédaction

Télécommunications dans l’espace AES: le Conseil des régulateurs du Sahel créé

Les premiers responsables des autorités nationales de régulation des communications électroniques du Burkina, du Mali et du Niger ont créé le Conseil des régulateurs du Sahel (CRS), par une signature de convention, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou.

L’espace confédéral des Etats du Sahel se dote d’une nouvelle structure de régulation des télécommunications. Il s’agit du Conseil des régulateurs du Sahel (CRS), créé par une signature de convention, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou. Ce partenariat a été scellé entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Burkina Faso, l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) du Niger.

L’évènement s’est tenu en présence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, du président du conseil de régulation de l’ARCEP du Burkina Faso, Pasteur Poda, du président de l’AMRTP du Mali, Saïdou Pona Sankaré et de la Directrice générale (DG) de l’ARCEP du Niger, Moussa Zeinabou Seyni. Cette initiative devrait être un cadre permanent destiné à renforcer la concertation et la coordination entre les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Harmonisation des cadres législatifs et réglementaires

Des responsables des autorités nationales de régulation des télécommunications des Etats du Sahel et leurs partenaires ont traduit leur engagement
à préserver durablement le CRS.

La ministre chargée de la Transition digitale a indiqué qu’à travers cet acte, les trois Etats du Sahel traduisent leur volonté commune de mieux travailler ensemble, de rapprocher progressivement leurs pratiques et de rechercher des réponses communes à des problématiques qui transcendent les frontières de ces Etats.

Les documents techniques expliquent que la convention est articulée autour de cinq grandes priorités, à savoir l’harmonisation des cadres législatifs et réglementaires, la protection des consommateurs et des usagers, le développement coordonné des infrastructures de communications électroniques, la recherche d’une cohérence des politiques tarifaires et la définition de positions communes dans les instances internationales. La coordination et le contrôle des fréquences aux frontières, la reconnaissance mutuelle des équipements homologués et la mise en œuvre effective du « free roaming » dans l’espace AES, sont, entre autres, dossiers identifiés sur le plan opérationnel.

Selon les fondateurs du conseil des régulateurs du Sahel, il est également question de porter la coopération sur l’introduction coordonnée de la 5G et des technologies émergentes, telles que l’Intelligence artificielle (IA), la réalité virtuelle et augmentée et l’Internet des objets. Il s’agit aussi de mutualiser les outils de contrôle du spectre, de la qualité des services et des réseaux à fibre.

Pour le président du conseil de régulation de l’ARCEP du Burkina Faso, chacun des pays va être impliqué dans la gouvernance du CRS. Le président de l’AMRTP du Mali a ajouté que le CRS veut renforcer également la capacité d’actions des trois pays sur la scène internationale. Quant à la DG de l’ARCEP du Niger, elle a expliqué que le free roaming va permettre aux citoyens des pays de l’AES de communiquer plus facilement lorsqu’ils se
déplacent entre le Burkina, le Mali et le Niger, avec des avantages et de la transparence.

Boukary BONKOUNGOU
Maria KAHOUN
(Stagiaire)

4 ans d’acquis et de défis

Ce mercredi 30 septembre 2026 marque les quatre ans de l’arrivée au pouvoir du Président capitaine Ibrahim Traoré.

Quatre ans, c’est peu au regard du temps nécessaire pour transformer durablement une société. C’est aussi beaucoup lorsqu’on mesure l’ampleur des défis auxquels le Burkina Faso a été confronté. La crise sécuritaire, les déplacements de populations, les contraintes économiques et les besoins en infrastructures ont marqué cette période.

Pourtant, dans ce contexte difficile, le pays a engagé plusieurs chantiers majeurs. La
reconquête du territoire est demeurée au cœur des préoccupations nationales. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont renforcé leurs capacités et leurs équipements, tandis que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont pris une part active à l’effort national. Le retour progressif des populations déplacées dans leurs localités d’origine a également constitué un signe important de cette dynamique.

Ces acquis ont été possibles grâce à un effort financier national à travers le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a permis de mobiliser près de 500 milliards F CFA entre 2023
et 2025. L’emprunt patriotique et d’autres mécanismes de mobilisation de l’épargne
nationale ont également renforcé la recherche de financements endogènes pour soutenir les priorités du pays.

Dans le secteur minier, le Burkina Faso a engagé une nouvelle approche fondée sur une meilleure valorisation de ses ressources. L’enjeu n’est plus seulement d’extraire l’or, mais aussi de le transformer, de créer davantage de valeur et de renforcer les retombées nationales. La constitution d’une réserve d’or, la création du Fonds souverain minier d’investissements « Siniyan-Sigui » et l’inauguration de la première Raffinerie d’or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF) s’inscrivent dans cette volonté de faire des ressources minières un levier de développement à long terme.

Les infrastructures ont également connu des avancées. Des routes ont été réhabilitées ou réalisées, des ponts construits et des établissements scolaires, sanitaires développés dans plusieurs localités. Dans le domaine énergétique, le renforcement des capacités nationales de production, de transport et de distribution participe à la recherche d’une plus grande souveraineté. Ces réalisations répondent à des besoins concrets des populations et soutiennent l’activité économique.

L’agriculture reste, elle aussi, au cœur de cette quête de souveraineté. La mécanisation et la mise à disposition d’équipements tels que les tracteurs, motoculteurs, semoirs et moissonneuses ont accompagné l’ambition d’accroître la production et de progresser vers l’autosuffisance alimentaire. Dans le même temps, les réformes et investissements engagés dans l’éducation et la formation professionnelle visent à mieux préparer la jeunesse aux besoins d’un pays en transformation.

Toutefois, les infrastructures et les ressources financières ne suffisent pas. Le changement attendu passe aussi par les mentalités. Le civisme, le respect du bien public, la discipline, le travail et la responsabilité individuelle sont devenus des exigences pour accompagner durablement les transformations engagées.

Pour commémorer cette étape de l’histoire récente du pays, une grande Nuit de la révolution est annoncée à la place de la Nation, à Ouagadougou. Dans la capitale burkinabè, en régions comme au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso, ce rendez-vous se veut un moment de communion autour de la mère patrie, de partage et de regard sur le chemin parcouru depuis septembre 2022.

La Nuit de la Révolution est un moment de communion, mais aussi de réflexion sur le chemin parcouru et celui qui reste. Au-delà d’applaudir les acquis, chaque Burkinabè peut s’interroger sur sa contribution à l’effort national et sur les comportements à changer pour accompagner le développement du pays.

Le 30 septembre, la place de la Nation sera appelée à accueillir un grand moment de
rassemblement autour de la Patrie. Quatre années ont laissé leur empreinte. Elles ont été marquées par des épreuves, des sacrifices, des réalisations et des changements. Le chemin reste long et exige de la constance.

Alors, il faudra poursuivre le travail dans les champs, les écoles, les ateliers, les entreprises, les administrations, les chantiers et les casernes. C’est là que se construira la suite de l’histoire nationale. Le 30 septembre sera une nuit de communion. Le lendemain rappellera à chacun que le développement du Burkina Faso se construit chaque jour, par le travail, le civisme, la responsabilité et l’engagement de tous.

Par Assetou BADOH