



La Société de transport Aorèma et frères (STAF), à travers son président directeur général (PDG), Boureima Adama Ouédraogo, a remis un voyage de granites d’un volume de 32 m3 à l’Agence Faso Mêbo, ce lundi 28 septembre 2026, à Dédougou.
Après avoir contribué au don de quatre tonnes de ciment à l’Agence Faso Mêbo, le 20 octobre 2025, effectué par l’Association des compagnies de transport en commun de la ville de Dédougou, la Société de transport Aorèma et frères (STAF) est revenue à la charge en offrant 32 m3 de granites à l’Initiative présidentielle. La remise des agrégats a eu lieu, ce lundi 28 septembre 2026, sur le site des travaux de l’agence à Dédougou, région de Bankui. Le don est porté par le président directeur général (PDG) de la société, Boureima Adama Ouédraogo, représenté par le chef de gare de Dédougou, Soumaïla Ouédraogo.
Ce dernier a expliqué que sa compagnie a été approchée le vendredi dernier par les acteurs locaux de Faso Mêbo pour exposer un « besoin urgent » en granites et solliciter sa contribution pour éviter une éventuelle rupture de cette matière indispensable à la confection des pavés. « Nous avons échangé au niveau de la société et la décision a été prise de venir livrer un voyage de granites », a confié Soumaïla Ouédraogo.
Pour le responsable de la gare STAF de Dédougou, ce geste traduit l’engagement de sa compagnie à œuvrer à la réalisation des objectifs de Faso Mêbo, non seulement dans la région de Bankui, mais partout au Burkina Faso. « La construction de la patrie est l’affaire de chacun et de tout le monde », a-t-il précisé.
Pour avoir conduit ce plaidoyer, la représentante de la Chambre de commerce à la Délégation consulaire régionale de Bankui et du Sourou, Évelyne Konaté, a indiqué que ce don va permettre de poursuivre la confection des pavés sans interruption. Elle a exprimé sa reconnaissance à la compagnie STAF pour la diligence dans le traitement de cette préoccupation. Elle a saisi l’occasion pour remercier tous les donateurs qui se mobilisent depuis le début des travaux pour soutenir Faso Mêbo. Mme Konaté a également lancé un appel aux fils et aux filles des régions de Bankui et du Sourou ainsi qu’aux bonnes volontés à redoubler d’efforts en faveur de l’agence.
Elle a relevé que son plaidoyer auprès des acteurs s’inscrit dans le cadre d’une synergie d’action entre l’équipe locale de coordination de l’agence et la Chambre de commerce. Au nom de l’unité régionale de coordination de l’Agence Faso Mêbo, le technicien paveur, Gnami Tiaho, a reçu le don des mains du représentant du PDG de la société. Il a salué ce qu’il a qualifié d’acte patriotique avant de terminer par un appel à tous d’emboiter le pas à ce « généreux donateur » pour offrir toutes les chances à l’initiative présidentielle de favoriser le infrastructurel dans les deux régions.
Yacouba BELEM
Le Réseau des jeunes ambassadeurs pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale (JASRPF), en collaboration avec l’ONG RAES, a conduit des activités de mobilisation des adolescents et des jeunes dans le cadre de la campagne « C’est la vie ! » au Burkina Faso. Au cours de la période 2025-2026, les actions menées ont notamment porté sur la création de clubs scolaires et l’organisation d’une activité artistique ayant mobilisé plus d’une centaine de jeunes à Bobo-Dioulasso.
La connaissance du corps, la planification familiale et la prévention des pratiques néfastes figurent parmi les thèmes abordés par le Réseau des jeunes ambassadeurs pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale (JASRPF) lors de ses activités de sensibilisation au profit de leurs pairs.
En s’appuyant sur des approches participatives et ludiques, les interventions du JASRPF ont permis aux jeunes de s’approprier les messages clés, d’exprimer leurs perceptions et leurs expériences et de développer une meilleure compréhension de leurs droits et responsabilités.
Sensibiliser les adolescents et les jeunes aux droits et à la santé sexuels et reproductifs ne consiste plus seulement à leur transmettre des informations. Avec « C’est la vie ! – Phase II », du Réseau africain pour la santé et l’éducation (RAES), l’enjeu a également été de leur donner une place active dans le processus de sensibilisation.
En effet, à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, les jeunes ambassadeurs et les pairs éducateurs du JASRPF/BF ont animé plusieurs activités autour de la santé sexuelle et reproductive, de la planification familiale, des grossesses précoces et non désirées, des infections sexuellement transmissibles, des violences basées sur le genre, ainsi que des mariages et unions précoces.
Au cours de la période, huit causeries éducatives ont permis de toucher directement 80 adolescents et jeunes, dont 51 garçons et 29 filles. Les échanges, basés sur le dialogue et les questions-réponses, ont notamment utilisé le kit éducatif « C’est la vie ! ».
Pour le président du JASRPF/BF, Arthur Daboné, au-delà du nombre de participants, l’intérêt de cette démarche réside dans le rôle confié aux jeunes. Ceux-ci ne sont pas seulement bénéficiaires des messages : ils deviennent progressivement des relais capables d’échanger avec leurs pairs et de contribuer à la diffusion de l’information dans leurs milieux de vie.
Des réalisations satisfaisantes

Les activités destinées aux leaders religieux et communautaires ont réuni 46 participants, contre une cible de 40. Avec ces personnes-ressources, les discussions ont notamment porté sur les normes sociales et les conséquences des mariages et unions précoces. Les participants ont été invités à contribuer à la diffusion des messages de prévention au sein de leurs communautés.
Les quatre ciné-débats organisés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso ont, pour leur part, rassemblé 260 adolescents et jeunes, alors que la cible était d’au moins 200 participants.
La projection des épisodes de « C’est la vie ! » a servi de point de départ aux échanges. Les jeunes ont ensuite pu réagir, poser leurs questions et discuter avec les pairs éducateurs et des professionnels de santé.
Cette formule, soutient Alima Coulibaly, animatrice du réseau des JASRPF mêlant audiovisuel, discussion et intervention de professionnels, semble avoir facilité la prise de parole des jeunes sur des questions parfois difficiles à aborder dans les cadres traditionnels de sensibilisation.
Le projet a également choisi de sortir des cadres classiques de la sensibilisation en associant messages de santé et activités sportives.
Deux tournois mixtes de football et de handball, organisés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, ont mobilisé environ 644 adolescents et jeunes, participants et spectateurs confondus.
La particularité de ces rencontres résidait dans la constitution d’équipes mixtes et dans l’intégration de séquences éducatives entre les matchs. Les participants ont notamment été sensibilisés au fonctionnement du corps, à l’égalité entre les sexes et aux questions liées à la santé sexuelle et reproductive.
Si les activités communautaires ont permis des échanges directs, la radio a donné au projet une capacité de diffusion beaucoup plus importante.
Quatre émissions interactives ont été réalisées au cours de la période. Elles ont permis de toucher environ 100 000 auditeurs cumulés. Les jeunes ambassadeurs et les points focaux ont participé à la préparation et à l’animation des émissions, donnant ainsi une place centrale à la parole des jeunes.

Inscrire les acquis dans la durée
L’une des avancées importantes du projet est la création de huit clubs de santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes dans des établissements scolaires de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.
Environ 80 jeunes y sont activement impliqués, avec une attention portée à la parité. Ces clubs constituent une évolution importante dans la stratégie d’intervention. Contrairement aux activités ponctuelles, ils peuvent servir de relais permanents pour l’information et l’éducation par les pairs.
Selon Béatrice OUEDRAOGO, chargée de communication du réseau des JASRPF. Ils offrent également aux adolescent.e.s et jeunes un espace où ils peuvent échanger, poser des questions, partager des informations et contribuer eux-mêmes à la sensibilisation de leurs camarades. Pour le projet, cette dynamique favorise l’appropriation des messages et contribue à faire émerger de jeunes leaders capables de poursuivre les actions au sein de leurs établissements.
Le défi sera désormais de consolider les clubs scolaires, de maintenir l’engagement des jeunes ambassadeurs et de renforcer les passerelles entre information, dialogue et accès à des services de santé adaptés aux adolescents et aux jeunes retorque SANOU Leonel membre dudit réseau.
Boureima SANGA
La 1re édition de l’excellence scolaire à Sassia s’est tenue le samedi 26
septembre 2026. Organisée par les ressortissants du village, elle vise à
récompenser les meilleurs élèves et enseignants pour leurs résultats
scolaires et à inciter à la culture de l’excellence à l’école primaire. Les
meilleurs au CEP et des classes intermédiaires ont reçu des kits comprenant
des sacs d’écoliers et autres fournitures scolaires. Les enseignants ont reçu
des cadeaux symboliques.
Les élèves des écoles primaires « A » et « B » de Sassia et les enseignants qui se
sont distingués par leurs résultats scolaires avaient le sourire aux lèvres le samedi
26 septembre 2026. En effet, ce jour, les ressortissants de la localité ont organisé
la 1re édition de l’excellence scolaire pour reconnaître leur mérite. Ainsi, les
meilleurs élèves au Certificat d’études primaires (CEP) 2026 et ceux ayant obtenu
les meilleures moyennes dans les classes intermédiaires, du CP1 au CM1, ont été
récompensés. Les cinq premiers de chaque classe ont reçu chacun des kits
scolaires comprenant des sacs d’écolier, des cahiers et autres fournitures. Le
village de Sassia, dans la commune de Ténado, compte deux écoles, dont une à
trois classes. La maîtresse de la classe du Cours moyen 2e année (CM2) de
l’école « A », normalisée Winessoré Dabiré, a réalisé un taux de succès de 94,44
% au CEP 2026. Elle a reçu du comité d’organisation un complet de pagne tissé.
Les autres enseignants n’ont pas été oubliés. Ceux qui œuvrent quotidiennement
à l’encadrement et à la formation des élèves ont reçu des cadeaux symboliques
en guise de reconnaissance pour leur engagement. Responsables éducatifs,
enseignants, parents d’élèves, ressortissants du village ainsi que de nombreux
élèves étaient rassemblés au centre du village pour la circonstance. Selon le
représentant du comité d’organisation, Gabriel Bassolé, cette première édition
traduit la volonté des ressortissants de Sassia de contribuer, aux côtés des
acteurs de l’éducation, à l’amélioration des résultats scolaires dans le village. «
Les résultats scolaires obtenus cette année sont les fruits des efforts et sacrifices
des acteurs de l’éducation, notamment les enseignants de Sassia. Nous voulons
reconnaître vos mérites », a-t-il fait savoir. Il a ajouté que les filles et fils de Sassia
entendent, à travers cette journée de récompenses, encourager les bénéficiaires à
maintenir leurs efforts et à servir d’exemple à leurs camarades. Empêché,
l’inspecteur chef de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Ténado s’est
fait représenter par l’inspecteur Saïdou Neya. Il a salué l’initiative des
ressortissants de Sassia, soulignant l’importance de la reconnaissance des efforts
des élèves et des enseignants dans la promotion du travail et de la persévérance
à l’école. Pour le parrain, Rigobert Baguira, l’excellence scolaire à Sassia se veut
ainsi un cadre de valorisation des performances scolaires et de mobilisation de
l’ensemble de la communauté autour de l’éducation. Il a salué les organisateurs
pour l’honneur qui lui a été fait. La représentante des enseignants, Winessoré
Dabiré, a exprimé sa reconnaissance aux initiateurs de la cérémonie. Elle a relevé
que ce geste constitue une source de motivation supplémentaire pour les
enseignants et les encourage à poursuivre leurs efforts en faveur de la réussite
des élèves.
Beyon Romain NEBIE
beynebie@gmail.com
La visite d’État effectuée par le président chinois, Xi Jinping, aux États-Unis du 23 au 25 septembre aura permis aux deux grandes puissances économiques d’accorder les violons sur plusieurs points. C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre entre la Chine et les États-Unis où la diplomatie de haut niveau joue un rôle déterminant. Les dirigeants chinois et américains sont parvenus à un consensus en huit points et ont décidé d’établir « des relations de stabilité stratégique constructives entre la Chine et les États-Unis fondées sur le respect, l’équité et la réciprocité ».
La coopération économique et commerciale, qui suscite quelquefois des frictions entre les deux pays à cause des tarifs douaniers unilatéralement imposés, bénéficiera toujours de l’attention du mécanisme de consultation économique et commerciale sino-américain. En clair, les deux parties ont décidé de privilégier le dialogue et la consultation à travers des initiatives comme la mise en place et la promotion de mécanismes tels que le Conseil commercial, la conclusion d’un accord de réduction réciproque des droits de douane d’un montant de « 30 milliards de dollars », et la prolongation des résultats des consultations économiques et commerciales de Kuala Lumpur, et ont donné instruction de les mettre en œuvre. Ces engagements sont rassurants non seulement pour les secteurs industriels des deux pays, mais aussi pour l’économie mondiale dont la Chine et les États-Unis sont les principales locomotives. Des relations économiques et commerciales apaisées entre la Chine et les États-Unis pourraient un tant soit peu donner un souffle vivifiant à l’économie mondiale.
Le secteur de l’intelligence artificielle, dont le développement exponentiel suscite une pléthore d’interrogations à travers le monde, a été l’objet d’une attention lors du tête-à-tête entre Xi Jinping et Donald Trump. Cet outil technologique qui a ouvert un autre champ de la concurrence entre les grandes puissances mérite un développement sain et ordonné qui préserve l’avenir de l’humanité. La responsabilité de la Chine et des États-Unis est donc centrale dans la régulation de l’IA. Prenant à cœur les risques d’un développement désordonné de l’IA, les deux dirigeants sont convenus de soutenir l’expertise du mécanisme de dialogue sino-américain sur l’intelligence artificielle, d’échanger leurs points de vue sur ses risques et ses avantages, et de prévenir ensemble toute utilisation abusive ou malveillante de cet outil qui est en train de bouleverser les sociétés. Un dialogue entre les deux parties sur l’IA est prévu pour novembre prochain.
Dans la dynamique de renforcer une meilleure compréhension des relations sino-américaines, il a été convenu entre les deux parties de promouvoir davantage les échanges humains et culturels. Plus les peuples des deux pays se découvrent et dialoguent, plus les passerelles d’une coopération diversifiée se multiplieront. Dans ce volet précis, le président Xi Jinping a déclaré qu’au cours des cinq prochaines années, la Chine invitera 100 000 jeunes Américains à venir en Chine pour des échanges et des études. Il s’agit de faire de la jeunesse le porte-étendard d’une relation sino-américaine des peuples qui interagissent dans un élan de compréhension mutuelle.
Pour ce qui est de la coopération militaire, les deux parties ont affiché une volonté de maintenir un dialogue régulier. Il est prévu que les armées chinoises et américaines puissent signer un protocole d’accord afin de renforcer la communication et la prévention en cas de crise.
En tant qu’acteur majeur en faveur de la paix et de la stabilité mondiale, la Chine a évoqué la situation au Moyen-Orient avec la partie américaine avec des propositions à la clé. Le respect de la souveraineté de chaque pays est un préalable à la recherche de la paix dans cette partie du monde. Tout en apportant son soutien au retour des États-Unis et de l’Iran au protocole d’accord d’Islamabad, le président chinois a appelé au dialogue et a surtout exhorté à privilégier la paix, gage de stabilité et de sécurité pour le Moyen-Orient.
Conscients que les difficultés peuvent toujours survenir dans la coopération bilatérale, les dirigeants chinois et américains ont fait l’option d’une gestion appropriée des divergences et des contradictions. À ce titre, les canaux diplomatiques seront les dispositifs adéquats pour maintenir un dialogue permanent. Gageons que les retombées de cette rencontre de haut niveau entre les dirigeants des deux premières puissances économiques profitent à la stabilité et à la relance de l’économie mondiale.
Synthèse de Nadège YAMEOGO
Source : CGTN Français
Face aux journalistes, hier dimanche 27 septembre 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a, à quelques jours de la date anniversaire de son accession au pouvoir, indiqué que plusieurs acquis ont été engrangés au plan de la sécurité, de la défense, des réformes administratives, du développement et de la reconquête du territoire national.
Le Burkina Faso a connu une avancée rapide au cours des quatre dernières années à tous les niveaux de développement. Face aux hommes de médias, hier dimanche 27 septembre 2026, le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, n’est pas allé par quatre chemins pour dépeindre un Burkina Faso en pleine mutation. Sur le volet défense et sécurité, le chef de l’Etat s’est réjoui du niveau d’aguerrissement des combattants burkinabè. Selon lui, l’armée burkinabè dispose de ressources humaines compétentes dynamiques engagées et déterminées.
A cela, s’ajoute un équipement conséquent en tous types de logistique martiale pour non seulement lutter contre le terrorisme, mais aussi préparer la guerre pour la souveraineté du Burkina Faso. Il a rassuré que plusieurs localités sont reconquises et des populations sont réinstallées avec à la clé des moyens nécessaires pour assurer le développement local durable.
Le chef de l’Etat a précisé que l’armée à ce jour est capable de se déployer le plus rapidement possible à n’importe quel endroit du pays. Sa puissance de feu est également redoutée et le courage des hommes engagés est sans limite. Parlant du développement des acquis de la Révolution progressiste populaire (RPP), le président du Faso a fait savoir que la trajectoire actuelle est bonne et satisfaisante.
« En 4 ans, le pays se porte mieux », a-t-il dit. Pour preuve, il a mis le doigt sur une vaste économie qui se porte très bien avec plusieurs indicateurs de performance au vert. Et ce, grâce à une volonté affichée d’assainir le milieu des affaires et de renforcer la gouvernance vertueuse. Il a pris pour exemple les efforts engrangés par la régie des recettes qui garde une nette croissance. Aussi, au niveau de la douane, le chef de l’Etat a indiqué que c’est la fraude qui tirait l’économie vers le bas. Selon lui, la lutte contre la fraude va encore s’intensifier avec un volet juridique et pénal plus sévère.
A savoir si la succession des entreprises et unités de transformations appartenant à l’Etat ne vont pas « écraser » le secteur privé, le président du Faso a répondu par la négative, car il y a de la place pour tout le monde. « Il faut que les acteurs du privé changent de logiciel afin qu’ensemble nous travaillons à avoir de l’eau potable pour tous au lieu du champagne pour quelques-uns », a paraphrasé le chef de l’Etat.
La nationalisation a permis à certaines industries comme la Société nouvelle huilerie et savonnerie Citec (SN-Citec) et la Nouvelle société sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) d’améliorer leurs chiffres d’affaires, s’est réjoui le président du Faso.
« Quand on les avait privatisées, c’était des étrangers qui avaient le dessus. Ça ne marche pas ainsi. L’Etat est capable. On a repris et on gère bien », a-t-il dit. Parlant de l’industrialisation, le chef de l’Etat a affirmé que pour s’industrialiser, il faut lutter ardemment contre la fraude. La question de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) est aussi revenue sur la table des échanges.
Pour le chef de l’Etat, c’est une initiative audacieuse. Parce qu’au début, des Burkinabè ont orchestré des actes de sabotage, mais l’agence poursuit son chemin. Il en veut pour preuve, entre autres, la création de la Société burkinabè de tomate (SOBTO-SA), à Bobo-Dioulasso et la SOBTO-Tenkodogo en finalisation. « Avec l’industrie extractive, ça va aller plus vite pour ceux qui ont souscrit », a-t-il avisé. Pour le capitaine Ibrahim Traoré, l’APEC rappelle aux Burkinabè que les communautés fonctionnaient de la sorte. Mais, c’est le capitalisme qui est venu déstructurer les choses. S’agissant du projet de l’autoroute Ouaga/Bobo-Dioulasso, il a soutenu que le Burkina Faso a changé de paradigme dans la réalisation des infrastructures.
Les travaux continuent malgré les pluies. « On va construire en révolutionnaire et optimiser. On a tous les ingénieurs, les ressources humaines qu’il faut, la latérite, l’eau, le granit avec des centrales de concassage en installation. A part le carburant et le bitume que nous n’avons pas, notre nature regorge du reste », a-t-il déclaré.
Les prix qui flambent sur le marché international sont indépendants de la volonté de l’Etat, mais des efforts sont réalisés pour soulager les consommateurs burkinabè, foi du chef de l’Etat. « On ne produit pas le pétrole mais notre carburant est moins cher par rapport à d’autres pays », a-t-il affirmé. Il a mis en garde les commerçants véreux qui fixent les prix à leur choix. C’est pourquoi, il a noté que Faso Yaar qui est monté d’un cran est une autre dimension de cette lutte.

Très bientôt, Faso Yaar devrait avoir de grands entrepôts et fixer les prix des produits importés exclusivement par l’Etat. « L’idée de Faso Yaar, c’est d’avoir des magasins de stockage et non des boutiques, pour que les commerçants y viennent s’approvisionner », a-t-il souligné. L’Offensive agropastorale et halieutique est un grand succès qui a entrainé la mise en place de la deuxième phase, à savoir l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (2026-2028) pour permettre aux populations de cultiver en toute saison.
Le président du Faso a évoqué la subvention et la disponibilité des semences et des engrais à proximité des producteurs. Il a fait savoir qu’en trois ans, l’Etat a aménagé deux à trois fois (barrages et retenues d’eau) plus que dans toute l’histoire du Burkina Faso. Il a annoncé une opération commando qui devrait permettre l’aménagement intensif des terres, la perfection des systèmes d’irrigation en passant de l’irrigation gravitaire à l’irrigation par aspersion. L’idée géniale aussi, c’est de quintupler les superficies exploitées.
Au titre de l’immersion patriotique, le chef de l’Etat a précisé qu’il s’agit d’une autre formule révolutionnaire pour discipliner la population. Toute chose à ne pas confondre avec l’idée de création de réservistes, une préoccupation soulevée par les journalistes lors de l’entretien. Les programmes d’immersion ont débuté avec les bacheliers pour leur inculquer des valeurs de patriotisme et d’engagement citoyen. Aussi, la décision a été prise de garder les meilleurs bacheliers au Burkina Faso.
« Pourquoi l’Afrique doit accepter qu’on pille ses cerveaux en plus de ses ressources naturelles ? », s’est interrogé le président du Faso.
« Nos meilleurs étudiants doivent rester. Nous allons former nos propres ingénieurs nous-mêmes. Nous n’allons pas laisser nos cerveaux s’enfuir vers d’autres horizons ou sous d’autres cieux », a-t-il prévenu. Mais pourquoi, ne pas laisser les étudiants aller ailleurs se former et travailler à ce qu’ils reviennent au Burkina Faso ?
A cette préoccupation de la presse, il a relevé que les étudiants vont subir, à l’extérieur, un lavage de cerveau qui va les dénaturer. « Pour ceux qui sont patriotes et qui veulent revenir, c’est à nous de créer les conditions nécessaires », a-t-il dit. De l’avis du capitaine Ibrahim Traoré, la souveraineté n’est pas un vain et simple mot concernant la question de l’énergie. Parce qu’il a estimé que si des étrangers œuvrent dans le projet de centrale nucléaire, on ne peut plus parler de souveraineté.
« On n’est pas pressé. Ça va prendre le temps qu’il faut. Mais, ce sont des Burkinabè qui vont y travailler », a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a aussi fait comprendre la nécessité d’améliorer les infrastructures de transport et de production de l’énergie au Burkina Faso pour atteindre l’indépendance énergétique.
Au cours du grand entretien, le président du Faso a dénoncé les tentatives de déstabilisations au Mali et au Niger. Pour lui, ces évènements ne seront pas les derniers. C’est pourquoi, il a invité les populations à se préparer à toute éventualité. Pour ce qui est des pays qui nient leur implication, il a dit ne pas être étonné de leur refus de s’assumer. Le capitaine Ibrahim Traoré à annoncé que l’opérationnalisation de la force unifiée de l’AES se poursuit lentement mais sûrement.

Il a estimé que pour la mise en place des différentes instances de l’AES, il faudra toujours faire mieux et aller plus vite. Le président du Faso a réaffirmé l’engagement des pays de l’AES à lutter contre les tracasseries contre les citoyens sur les différents corridors. « Chaque pays doit mettre en place une structure pour lutter contre ces pratiques et d’ailleurs, le Burkina l’a déjà fait », a-t-il précisé. Les ressources de la banque de l’AES se constituent régulièrement grâce aux taxes prélevées, foi du président en exercice de l’AES.
Le prochain cap est le choix des projets à financer, a-t-il révélé. Le capitaine Ibrahim Traoré a demandé aux populations de rester à l’écoute quant à la monnaie de l’AES. Quant aux relations entre l’AES et la CEDEAO, le chef de l’Etat a déclaré que les deux espaces doivent cohabiter, en vue de faciliter la libre circulation des biens et des personnes pour le bonheur des populations. Quant au rapprochement entre la Russie et la CEDEAO, il a affirmé que la Russie possède beaucoup d’atouts et c’est tant mieux si la CEDEAO prospecte de nouveaux horizons pour le bonheur des jeunes de son espace.
Pour le président du Faso, une candidature unique des pays de l’AES pour la CAN 2032 n’est pas un rêve. « Si on veut, on peut, même le Burkina seul le peut. Ce n’est pas la mer à boire », a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a encouragé les journalistes des médias de l’AES à déconstruire le narratif de l’impérialisme et surtout à emmener les populations à se projeter dans l’avenir.
Interrogé sur une possible reprise des relations diplomatiques avec la France, le capitaine Traoré s’est voulu ferme. « Non retour, c’est trop dire, mais, nos relations ne peuvent être comme avant. Ils ont dit clairement qu’ils vons nous destabiliser. Si par malheur ces gens reviennent ici, ils vont faire en sorte que même dans nos rêves personne n’ose plus encore défier l’impérialisme. Pourquoi garder son ennemi dans sa maison ? Nous sommes clairs, si on prend encore un espion, c’est la peine de mort et nous serons sans pitié pour
les traitres », a-t-il martelé.
Avec l’Union européenne, le président du Faso a déclaré que les relations ne sont pas au beau fixe et que le Burkina se réserve le droit de mettre fin à la coopération en cas de manque de respect, comme cela a été le cas avec la résolution des députés au parlement européen. Commentant le retrait des pays de l’AES de la Cour pénale internationale (CPI), il a salué la position visionnaire de ces pays au regard de levée de boucliers à laquelle la Cour fait face actuellement. « La CPI est un instrument de l’impérialisme et de domination qui reste muette face aux souffrances des populations », a insisté le capitaine Ibrahim Traoré.
Le capitaine Ibrahim Traoré est-il anti-démocrate ? Sans détour, il a annoncé que le Burkina est actuellement en révolution et va créer un système propre. « Il y aura une nouvelle constitution, mais en attendant, il faut tuer l’esprit politicien », a-t-il poursuivi. Le président en exercice de l’AES s’est dit confiant quant à l’avenir de la confédération et de la Révolution progressiste populaire (RPP). Pour lui, ce sont des décisions audacieuses qui vont marquer un nouveau départ pour l’Afrique, si elles réussissent.
La Rédaction
Les premiers responsables des autorités nationales de régulation des communications électroniques du Burkina, du Mali et du Niger ont créé le Conseil des régulateurs du Sahel (CRS), par une signature de convention, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou.
L’espace confédéral des Etats du Sahel se dote d’une nouvelle structure de régulation des télécommunications. Il s’agit du Conseil des régulateurs du Sahel (CRS), créé par une signature de convention, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou. Ce partenariat a été scellé entre l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Burkina Faso, l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP) et l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) du Niger.
L’évènement s’est tenu en présence de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, du président du conseil de régulation de l’ARCEP du Burkina Faso, Pasteur Poda, du président de l’AMRTP du Mali, Saïdou Pona Sankaré et de la Directrice générale (DG) de l’ARCEP du Niger, Moussa Zeinabou Seyni. Cette initiative devrait être un cadre permanent destiné à renforcer la concertation et la coordination entre les trois pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

La ministre chargée de la Transition digitale a indiqué qu’à travers cet acte, les trois Etats du Sahel traduisent leur volonté commune de mieux travailler ensemble, de rapprocher progressivement leurs pratiques et de rechercher des réponses communes à des problématiques qui transcendent les frontières de ces Etats.
Les documents techniques expliquent que la convention est articulée autour de cinq grandes priorités, à savoir l’harmonisation des cadres législatifs et réglementaires, la protection des consommateurs et des usagers, le développement coordonné des infrastructures de communications électroniques, la recherche d’une cohérence des politiques tarifaires et la définition de positions communes dans les instances internationales. La coordination et le contrôle des fréquences aux frontières, la reconnaissance mutuelle des équipements homologués et la mise en œuvre effective du « free roaming » dans l’espace AES, sont, entre autres, dossiers identifiés sur le plan opérationnel.
Selon les fondateurs du conseil des régulateurs du Sahel, il est également question de porter la coopération sur l’introduction coordonnée de la 5G et des technologies émergentes, telles que l’Intelligence artificielle (IA), la réalité virtuelle et augmentée et l’Internet des objets. Il s’agit aussi de mutualiser les outils de contrôle du spectre, de la qualité des services et des réseaux à fibre.
Pour le président du conseil de régulation de l’ARCEP du Burkina Faso, chacun des pays va être impliqué dans la gouvernance du CRS. Le président de l’AMRTP du Mali a ajouté que le CRS veut renforcer également la capacité d’actions des trois pays sur la scène internationale. Quant à la DG de l’ARCEP du Niger, elle a expliqué que le free roaming va permettre aux citoyens des pays de l’AES de communiquer plus facilement lorsqu’ils se
déplacent entre le Burkina, le Mali et le Niger, avec des avantages et de la transparence.
Boukary BONKOUNGOU
Maria KAHOUN
(Stagiaire)
Ce mercredi 30 septembre 2026 marque les quatre ans de l’arrivée au pouvoir du Président capitaine Ibrahim Traoré.
Quatre ans, c’est peu au regard du temps nécessaire pour transformer durablement une société. C’est aussi beaucoup lorsqu’on mesure l’ampleur des défis auxquels le Burkina Faso a été confronté. La crise sécuritaire, les déplacements de populations, les contraintes économiques et les besoins en infrastructures ont marqué cette période.
Pourtant, dans ce contexte difficile, le pays a engagé plusieurs chantiers majeurs. La
reconquête du territoire est demeurée au cœur des préoccupations nationales. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont renforcé leurs capacités et leurs équipements, tandis que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont pris une part active à l’effort national. Le retour progressif des populations déplacées dans leurs localités d’origine a également constitué un signe important de cette dynamique.
Ces acquis ont été possibles grâce à un effort financier national à travers le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a permis de mobiliser près de 500 milliards F CFA entre 2023
et 2025. L’emprunt patriotique et d’autres mécanismes de mobilisation de l’épargne
nationale ont également renforcé la recherche de financements endogènes pour soutenir les priorités du pays.
Dans le secteur minier, le Burkina Faso a engagé une nouvelle approche fondée sur une meilleure valorisation de ses ressources. L’enjeu n’est plus seulement d’extraire l’or, mais aussi de le transformer, de créer davantage de valeur et de renforcer les retombées nationales. La constitution d’une réserve d’or, la création du Fonds souverain minier d’investissements « Siniyan-Sigui » et l’inauguration de la première Raffinerie d’or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF) s’inscrivent dans cette volonté de faire des ressources minières un levier de développement à long terme.
Les infrastructures ont également connu des avancées. Des routes ont été réhabilitées ou réalisées, des ponts construits et des établissements scolaires, sanitaires développés dans plusieurs localités. Dans le domaine énergétique, le renforcement des capacités nationales de production, de transport et de distribution participe à la recherche d’une plus grande souveraineté. Ces réalisations répondent à des besoins concrets des populations et soutiennent l’activité économique.
L’agriculture reste, elle aussi, au cœur de cette quête de souveraineté. La mécanisation et la mise à disposition d’équipements tels que les tracteurs, motoculteurs, semoirs et moissonneuses ont accompagné l’ambition d’accroître la production et de progresser vers l’autosuffisance alimentaire. Dans le même temps, les réformes et investissements engagés dans l’éducation et la formation professionnelle visent à mieux préparer la jeunesse aux besoins d’un pays en transformation.
Toutefois, les infrastructures et les ressources financières ne suffisent pas. Le changement attendu passe aussi par les mentalités. Le civisme, le respect du bien public, la discipline, le travail et la responsabilité individuelle sont devenus des exigences pour accompagner durablement les transformations engagées.
Pour commémorer cette étape de l’histoire récente du pays, une grande Nuit de la révolution est annoncée à la place de la Nation, à Ouagadougou. Dans la capitale burkinabè, en régions comme au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso, ce rendez-vous se veut un moment de communion autour de la mère patrie, de partage et de regard sur le chemin parcouru depuis septembre 2022.
La Nuit de la Révolution est un moment de communion, mais aussi de réflexion sur le chemin parcouru et celui qui reste. Au-delà d’applaudir les acquis, chaque Burkinabè peut s’interroger sur sa contribution à l’effort national et sur les comportements à changer pour accompagner le développement du pays.
Le 30 septembre, la place de la Nation sera appelée à accueillir un grand moment de
rassemblement autour de la Patrie. Quatre années ont laissé leur empreinte. Elles ont été marquées par des épreuves, des sacrifices, des réalisations et des changements. Le chemin reste long et exige de la constance.
Alors, il faudra poursuivre le travail dans les champs, les écoles, les ateliers, les entreprises, les administrations, les chantiers et les casernes. C’est là que se construira la suite de l’histoire nationale. Le 30 septembre sera une nuit de communion. Le lendemain rappellera à chacun que le développement du Burkina Faso se construit chaque jour, par le travail, le civisme, la responsabilité et l’engagement de tous.
Par Assetou BADOH