4 ans d’acquis et de défis

Ce mercredi 30 septembre 2026 marque les quatre ans de l’arrivée au pouvoir du Président capitaine Ibrahim Traoré.

Quatre ans, c’est peu au regard du temps nécessaire pour transformer durablement une société. C’est aussi beaucoup lorsqu’on mesure l’ampleur des défis auxquels le Burkina Faso a été confronté. La crise sécuritaire, les déplacements de populations, les contraintes économiques et les besoins en infrastructures ont marqué cette période.

Pourtant, dans ce contexte difficile, le pays a engagé plusieurs chantiers majeurs. La
reconquête du territoire est demeurée au cœur des préoccupations nationales. Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont renforcé leurs capacités et leurs équipements, tandis que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont pris une part active à l’effort national. Le retour progressif des populations déplacées dans leurs localités d’origine a également constitué un signe important de cette dynamique.

Ces acquis ont été possibles grâce à un effort financier national à travers le Fonds de soutien patriotique (FSP) qui a permis de mobiliser près de 500 milliards F CFA entre 2023
et 2025. L’emprunt patriotique et d’autres mécanismes de mobilisation de l’épargne
nationale ont également renforcé la recherche de financements endogènes pour soutenir les priorités du pays.

Dans le secteur minier, le Burkina Faso a engagé une nouvelle approche fondée sur une meilleure valorisation de ses ressources. L’enjeu n’est plus seulement d’extraire l’or, mais aussi de le transformer, de créer davantage de valeur et de renforcer les retombées nationales. La constitution d’une réserve d’or, la création du Fonds souverain minier d’investissements « Siniyan-Sigui » et l’inauguration de la première Raffinerie d’or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF) s’inscrivent dans cette volonté de faire des ressources minières un levier de développement à long terme.

Les infrastructures ont également connu des avancées. Des routes ont été réhabilitées ou réalisées, des ponts construits et des établissements scolaires, sanitaires développés dans plusieurs localités. Dans le domaine énergétique, le renforcement des capacités nationales de production, de transport et de distribution participe à la recherche d’une plus grande souveraineté. Ces réalisations répondent à des besoins concrets des populations et soutiennent l’activité économique.

L’agriculture reste, elle aussi, au cœur de cette quête de souveraineté. La mécanisation et la mise à disposition d’équipements tels que les tracteurs, motoculteurs, semoirs et moissonneuses ont accompagné l’ambition d’accroître la production et de progresser vers l’autosuffisance alimentaire. Dans le même temps, les réformes et investissements engagés dans l’éducation et la formation professionnelle visent à mieux préparer la jeunesse aux besoins d’un pays en transformation.

Toutefois, les infrastructures et les ressources financières ne suffisent pas. Le changement attendu passe aussi par les mentalités. Le civisme, le respect du bien public, la discipline, le travail et la responsabilité individuelle sont devenus des exigences pour accompagner durablement les transformations engagées.

Pour commémorer cette étape de l’histoire récente du pays, une grande Nuit de la révolution est annoncée à la place de la Nation, à Ouagadougou. Dans la capitale burkinabè, en régions comme au sein des représentations diplomatiques du Burkina Faso, ce rendez-vous se veut un moment de communion autour de la mère patrie, de partage et de regard sur le chemin parcouru depuis septembre 2022.

La Nuit de la Révolution est un moment de communion, mais aussi de réflexion sur le chemin parcouru et celui qui reste. Au-delà d’applaudir les acquis, chaque Burkinabè peut s’interroger sur sa contribution à l’effort national et sur les comportements à changer pour accompagner le développement du pays.

Le 30 septembre, la place de la Nation sera appelée à accueillir un grand moment de
rassemblement autour de la Patrie. Quatre années ont laissé leur empreinte. Elles ont été marquées par des épreuves, des sacrifices, des réalisations et des changements. Le chemin reste long et exige de la constance.

Alors, il faudra poursuivre le travail dans les champs, les écoles, les ateliers, les entreprises, les administrations, les chantiers et les casernes. C’est là que se construira la suite de l’histoire nationale. Le 30 septembre sera une nuit de communion. Le lendemain rappellera à chacun que le développement du Burkina Faso se construit chaque jour, par le travail, le civisme, la responsabilité et l’engagement de tous.

Par Assetou BADOH

Le Sahel au rendez-vous de son destin touristique

La 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), qui s’est tenue du 22 au 27 septembre 2026 au parc d’exposition du SIAO, ne se résume pas à une vitrine pour des professionnels et des visiteurs. Avec le Mali et le Niger comme pays invités spéciaux et l’organisation du premier Forum des acteurs du tourisme de l’espace sahélien, elle donne à voir une autre réalité des pays de l’AES dans une situation marquée par l’adversité à laquelle leurs peuples sont confrontés depuis un certain temps. Il n’y a pas meilleure preuve de résilience que celle d’un espace riche de son histoire, de ses cultures, de ses paysages et de ses savoir-faire, qui entend continuer à se construire malgré les épreuves.

Dans un contexte où le Burkina Faso, le Mali et le Niger font face aux assauts de l’hydre terroriste, le choix de maintenir une telle manifestation n’est pas anodin. En effet, le SITHO porte un message qui dépasse les stands, les rencontres d’affaires et les animations culturelles. Il rappelle que l’insécurité ne peut pas résumer à elle seule l’image de nos pays. Derrière les difficultés, il y a des peuples, des patrimoines et des économies qui continuent de vivre, de créer et d’espérer de prospérer.

C’est aussi cela, le tourisme. Plus que le déplacement d’un visiteur d’un point à un autre, il fait vivre tout un écosystème. Hôteliers, restaurateurs, artisans, transporteurs, guides, artistes, producteurs et commerçants y trouvent des activités et des revenus. Pour les jeunes, il ouvre également des possibilités d’emploi et d’entrepreneuriat. Et pour les pays, il constitue un moyen de faire connaître leur identité autrement que par les crises qui occupent trop souvent l’actualité internationale.

Le Burkina Faso dispose, dans ce domaine, d’un patrimoine considérable. Ses traditions, ses danses, ses masques, ses contes, ses légendes, sa gastronomie et ses multiples savoir-faire racontent des histoires et des manières d’être au monde. Les soirées « Bougousso de la diversité » l’ont encore montré au cours de cette édition. Sur les scènes comme dans les espaces d’exposition, la culture s’est exprimée avec cette vitalité qui rappelle qu’un patrimoine n’a de sens que lorsqu’il reste vivant, partagé et transmis.La présence du Mali et du Niger donne à cette dynamique une profondeur supplémentaire. Les trois pays ont en commun des pans entiers d’histoire, des traditions, des expressions culturelles et des patrimoines naturels.

Pourquoi ne pas en faire davantage une force collective ? Des circuits touristiques communs, des campagnes de promotion concertées, des échanges entre professionnels et des projets structurants peuvent contribuer à faire émerger une véritable destination sahélienne. Le premier Forum des acteurs du tourisme de l’AES s’inscrit précisément dans cette perspective. Il ouvre un espace de dialogue sur la mutualisation des compétences, le financement des infrastructures et la mise en valeur commune des patrimoines. L’idée n’est plus seulement de promouvoir chaque destination séparément. Elle consiste aussi à faire découvrir un espace sahélien dans sa diversité et sa complémentarité.

Le thème du SITHO 2026 ramène toutefois cette ambition à une réalité très concrète. Sans investissements, les plus beaux patrimoines restent difficiles d’accès et les meilleures idées peinent à se transformer en projets durables. Infrastructures, hébergement, transport, formation, communication et financement constituent autant de maillons à renforcer. Les pouvoirs publics, les banques et le secteur privé ont donc chacun une part à prendre dans cette dynamique. La sécurité reste, naturellement, au cœur des préoccupations.

Elle conditionne les déplacements, l’accueil des visiteurs et la confiance des partenaires. Le développement du tourisme passe aussi par une information responsable, une meilleure connaissance des réalités du terrain et une implication réelle des communautés.
En tous les cas, le SITHO 2026 a donné à voir un Sahel qui ne renonce ni à ses richesses ni à ses ambitions. Un Sahel qui cherche dans ses propres ressources des ressorts de développement et qui entend transformer la proximité entre ses peuples en opportunités. Reste maintenant à faire vivre les acquis de cette rencontre. Les contacts doivent se transformer en partenariats, les projets en investissements et les ambitions en réalisations.

Sidibé PAGBELEGUEM
joliv_et@yahoo.fr

SITHO 2026 : le ministre Gilbert Ouédraogo communie avec les festivaliers du Niger et du Mali

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité les stands du Niger et du Mali, pays invités spéciaux de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), vendredi 25 septembre 2026.

Le Niger et le Mali sont les pays invités spéciaux de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouaga-dougou (SITHO). A cet effet, le vendredi 25 septembre 2026, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a visité les stands des deux pays. L’objectif était de mettre en lumière leurs patrimoines culturels et de promouvoir les des-tinations nigérienne et malienne au sein de l’espace confédéral de l’AES. Au stand nigérien, le ministre chargé du Tourisme a partagé un thé avec la délégation conduite par Souleymane Anafi, secrétaire général du ministère de l’Artisanat et du Tourisme du Niger.

Ce dernier a indiqué que les échanges avec le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ont porté sur les projets de coopération commune, notamment sur les décisions stratégiques que les trois pays de l’AES doivent prendre ensemble pour améliorer le secteur.
Il a également indiqué que le ministre burkinabè s’est montré très curieux quant à l’offre touristique nigé-rienne. Cela a permis à la délégation de lui présenter les potentialités du pays, en insistant sur la complémentarité entre les deux pays. Les discussions ont également porté sur les questions débattues lors du forum sur le développement du tourisme dans l’espace confédéral, ainsi que sur les similitudes culturelles, illustrées par
la prestation d’un groupe musical traditionnel pré-sent sur place, a laissé entendre le chef de la délégation nigérienne.

Renforcer le partenariat

Le chef de la délégation malienne, Sidy Keïta (gauche), a plaidé pour un renforcement du partenariat entre les institutions touristiques des trois Etats.

Les trois grands ensembles touristiques du Niger, a-t-il poursuivi, ont aussi été évoqués. Il s’agit du bloc du Fleuve, qui abrite les dernières girafes blanches d’Afrique de l’Ouest, du bloc de l’Est, terre de culture et de traditions avecle Sultanat de Zinder,
héritier des royaumes du Kanem-Bornou et des Etats haoussas. Le dernier grand ensemble touristique, a-t-il fait savoir, concerne le bloc du Nord (Sahara), marqué par la réserve naturelle de l’Aïr et du Ténéré, riche en faune et en flore, ainsi que par la mosquée d’Agadez, symbole de la tradition saha-rienne et du brassage culturel local.

La visite s’est poursuivie au stand du Mali, où Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et les visiteurs ont découvert l’espace d’exposition. Le directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali (APTM), Sidy Keïta, a rappelé que le Mali abrite plusieurs sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, comme le pays dogon, Tombouctou, Djenné et Gao. « Nous avons aussi des espaces naturels remarquables tels que la Boucle du Baoulé et la réserve du Bafing, sans oublier des villes culturelles frontalières comme Ségou et Sikasso », a-t-il ajouté.

Le directeur général de l’APTM a plaidé pour un renforcement du partenariat entre les institutions touristiques des trois Etats. Il a formulé le vœu que le salon permette de mettre en réseau les agences de voyages et d’harmoniser les stratégies au niveau des acteurs de l’hébergement.

Adama SAWADOGO

 

Commune de Bobo-Dioulasso : huit points à l’ordre du jour de la troisième session ordinaire

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La Délégation spéciale de la Commune de Bobo-Dioulasso a ouvert, le jeudi 24 septembre 2026, les travaux de sa 3e session ordinaire de l’année 2026. Au total, huit points sont inscrits à l’ordre du jour de cette session de deux jours.

Budget 2027, modification du budget 2026, partenariat avec le Programme national de volontariat, ce sont, entre autres, les points qui vont être soumis à l’examen et à l’adoption des délégués à l’occasion de la troisième session ordinaire de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso. Cette session s’est ouverte, le jeudi 24 septembre 2026, dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville sous la présidence du Président de la délégation spéciale (PDS), Laurent Kontogom. Selon le PDS, cette session s’inscrit dans le cadre légal régissant les sessions ordinaires des collectivités territoriales.

« Elle se tient traditionnellement à cette période de l’année et est consacrée notamment au débat budgétaire, qui doit permettre de fixer les orientations de l’action économique et de développement de la commune », a-t-il indiqué. Huit points figurent à l’ordre du jour. Les délégués vont d’abord amender et adopter le procès-verbal de la 5e session extraordinaire de 2026. Ils vont entendre ensuite la présentation des grandes orientations du budget primitif, gestion 2027, avant d’examiner la délibération portant modification des prévisions budgétaires de la gestion 2026.

Ils vont se pencher aussi sur l’acceptation et l’affectation d’un don de soixante chaises à la commune par des citoyens. Un autre point porte sur le renouvellement de la convention de partenariat entre le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat du Burkina Faso (GIP-PNVB) et la commune, pour le recrutement et la mise à disposition de volontaires nationaux, communément appelés brigadiers communaux. Laurent Kontogom a insisté sur la qualité des échanges attendus.

Selon lui, la réussite de la session repose sur une participation active de tous et sur des documents de qualité, susceptibles de faciliter la mise en œuvre des décisions prises. Il a invité les délégués à des débats riches, au service de l’intérêt général et du développement de la commune. Au-delà des points de décision, la session comprendra des points d’information et des divers, qui permettront aux acteurs concernés d’échanger avec les délégués sur des sujets d’intérêt local. Les travaux se poursuivent jusqu’aujourd’hui, vendredi 25 septembre, avec l’examen et l’adoption des différentes délibérations.

Noufou NEBIE
Benèticte Eudoscie TOE
(Stagiaire)

SITHO 2026 : l’entreprise d’Eau minérale Idéale offre une dizaine de poubelles

L’entreprise d’Eau minérale Idéale, dans le cadre de la 16e édition du SITHO, a remis des poubelles écologiques à Faso tourisme, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou.

L’entreprise d’Eau minérale Idéale entend faire du Burkina Faso une destination agréable pour tous les visiteurs et touristes. Pour cela, elle a remis une dizaine de poubelles écologiques à Faso Tourisme, vendredi 25 septembre 2026, à Ouagadougou, en marge du Salon international du tourisme et l’hôtellerie de Ouaga- dougou (SITHO).
Pour les responsables de l’entreprise, cette initiative s’inscrit dans une démarche de responsabilité environnementale.

Le secrétaire général de Faso Tourisme, Bassirou Balboné, a traduit sa satisfaction pour ce don qui va permettre d’assainir les sites touristiques.

« Nous produisons de l’eau et utilisons des plastiques dont nous connaissons les conséquences sur l’environnement, même si nous utilisons certains sachets et bidons homologués par l’administration. Nous savons également que le traitement de ces déchets prend du temps », a expliqué le représentant d’Eau Idéale, Simon Sia. Il a fait savoir qu’il est de la responsabilité de l’entreprise eau minérale Idéale de contribuer à la récupération des déchets à travers cette remise de poubelles écologiques.

« Il est de notre devoir de contribuer à garder notre environnement sain. Même si nous avons d’autres modalités ou d’autres manières de récupération à travers d’autres partenaires, la collaboration avec Faso Tourisme est un plus », a-t-il dit. Simon Sia a signifié que c’est le début d’un partenariat avec Faso Tourisme qu’il espère fructueux. « L’entreprise Eau Idéale sera toujours présente à l’appel du ministère en charge du tourisme dans le cadre de la protection de l’environnement », a promis son représentant.

Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, du Tourisme, et des Arts, Sulaïman Kagoné, par ailleurs, directeur général de Faso Tourisme, a apprécié cette initiative. Il a rappelé que l’entreprise Eau Idéale est l’un des partenaires assidus du SITHO depuis l’édition de relance en 2023. « Ce partenariat est bénéfique pour le comité d’organisation et les commissions sur le terrain », a-t-il souligné. Sulaïman Kagoné a estimé que les poubelles reçues répondent à un besoin clairement identifié sur les sites touristiques.

C’est une dizaine de poubelles qui ont été remis à Faso Tourisme pour la propriété des sites touristiques.

« C’est un don qui va faire du bien, parce qu’il ressort du constat qu’il y a des déchets sur certains sites touristiques. Il est donc important que l’on puisse rendre tous nos sites touristiques propres », a précisé le secrétaire général de Faso Tourisme, Bassirou Balboné. Il a exprimé sa satisfaction pour ce don qui, selon lui, va permettre d’assainir les sites touristiques et de les rendre encore plus écologiques. « J’invite chaque visiteur sur les sites touristiques à identifier les lieux de ces poubelles et à les utiliser. C’est cela qui va nous permettre vraiment d’atteindre nos objectifs de rendre nos sites touristiques propres et écologiques », a-t-il indiqué.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

 

4e Jeux nationaux de la relève sportive : Annick Pikbougoum encourage les jeunes sportifs

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La IVe édition des Jeux nationaux de la relève sportive (JNRES) se poursuit à Bobo-Dioulasso. Le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, est allé, le mercredi 23 septembre 2026, à la rencontre des jeunes sportifs engagés dans les différentes compétitions. Une présence de proximité destinée à encourager les sportifs et leurs encadreurs.

Au cours de cette sortie de terrain, le ministre des Sports, de la Jeunesse, et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a donné le coup d’envoi du quart de finale de football entre
l’EFORS du Liptako et Lowgoin FC de Toma. Elle s’est ensuite rendue au lycée Ouezzin Coulibaly pour assister au déroulement des compétitions de baseball féminin et de volleyball. Elle y a notamment donné le coup d’envoi du match de basketball féminin entre NGB et ABC-B, puis de la rencontre de volleyball opposant Zoum Club de Ziniaré à l’EFORS du Gulmu.

Cette présence auprès des jeunes sportifs témoigne de l’attention accordée par le département en charge des sports aux compétitions de la relève et à l’accompagnement des jeunes talents. Les compétitions se sont ainsi poursuivies toute la journée du mercredi 23 septembre 2026, et dans la matinée du jeudi 24 septembre, avec plusieurs rencontres dans les sports collectifs et les finales de certaines épreuves d’athlétisme. En football, le Real du Faso a battu EFORS Guiriko (2-0), tandis qu’EFORS Tannounyan s’est imposé face à Zouovi FC (1-0). Le CFO et EFORS Kadiogo se sont neutralisés (0-0), avant la victoire du CFO aux tirs au but (4-2). Lowgoin FC a, pour sa part, dominé EFORS Liptako (2-0).

En volleyball masculin, EFORS Tannounyan, EFORS Koulse, EFORS Gulmou et EFORS Liptako ont décroché leur qualification pour le tour suivant. Chez les dames, Planet Sport, EFORS Yaadga, ADS et ASFA Yennega ont également obtenu leur qualification. En basketball, les demi-finales ont vu la victoire de l’AS Douanes sur EFORS Guiriko (40-37) et celle de NGB face à ABC-B (29-13).

AS Douanes et NGB se retrouvent ainsi en finale. En athlétisme, les finales du triple saut ont consacré, chez les garçons, Rachid Traoré (Guiriko), avec un bond de 14,88 m, devant Faical Bonkian (Kadiogo), 14,86 m, et Ghislain Zoungrana (Nando), 14,71 m. Chez les filles, Zenabo traoré (Kadiogo) s’est imposée avec 11,51 m, suivie de Cherifa Djibo (Guiriko), 11,26 m, et Esther Ouoba (EFORS Nazinon), 11,02 m.

En cyclisme, le critérium filles a été remporté par Elvine Rose Yaméogo de la région du Kadiogo. Elle est suivie de Wassila Compaoré de la région du Tannounyan et de Latifat Sawadogo du Kadiogo, respectivement deuxième et troisième. Chez les garçons, Ouédraogo Chérif, du Kadiogo, s’est classé premier du critérium. Il devance Rahane Nakambé Winninga et Compaoré Abdul Aziz, également du Kadiogo.

Kamélé FAYAMA

Traitement de boues de vidange à Ouahigouya : une station de plus de 2 milliards F CFA inaugurée

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a officiellement inauguré la station de traitement de boues de vidange de la ville de Ouahigouya, dans la région de Yaadga, vendredi 25 septembre 2026.

Fini le dépotage des excretas à l’air libre dans la cité de Naba Kango. En effet, à la faveur du suivi de la campagne agro-pastorale et halieutique 2026-2027 dans la région de Yaadga, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a inauguré la toute première station de traitement de boues de vidange de Ouahigouya. Il était accompagné du gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa et des autorités régionales.

L’infrastructure réalisée à hauteur de 2,2 milliards F CFA par l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) vise le bien-être des populations, a indiqué le Directeur général (DG) de l’ONEA Flandion Idrissa Sourabié. « Les boues étaient déposées dans la nature. Donc, la réalisation de cette station va réduire les problèmes de santé publique et environnementaux », a-t-il soutenu.

La station de Ouahigouya est dotée d’ouvrages de réception de boues de vidange, d’un dégrilleur automatique permettant de séparer les déchets solides et liquides, de deux bassins de sédimentation d’une capacité de 50 m³ chacun ainsi que 48 lits de séchage mécaniques et deux lits de séchage manuel. Le site dispose aussi d’un bâtiment administratif, d’une autonomie énergétique, d’un forage pour l’alimentation en eau potable, etc.

L’ouverture de la vanne de ce vidangeur par le ministre d’Etat, chargé de l’Eau, le commandant Ismaël Sombié, traduit l’opérationnalisation de la station.

Au-delà de faire face aux risques environnementaux et sanitaires, Flandion Idrissa Sourabié a précisé que les boues de vidange vont être traitées puis réutilisées, sous forme du compostage destiné à l’agriculture pour la réussite de l’Offensive agropastorale et halieutique. Il est prévu, par ailleurs, l’aménagement d’espaces pour l’agriculture sous serre.

Le commandant Ismaël Sombié a félicité l’équipe de l’ONEA pour la réalisation de cette infrastructure. Selon lui, elle constitue une réponse « importante » à l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Le gouvernement réaffirme son engagement à moderniser l’assainissement urbain tout en soutenant la souveraineté alimentaire par la
valorisation des ressources locales.

Aly SAWADOGO

Programme national de volontariat du Burkina Faso : 10 000 volontaires recrutés pour dérouler trois initiatives

Le Programme national de volontariat du Burkina (GIB-PNVB), en partenariat avec le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), a officiellement lancé trois initiatives « intégrées », le vendredi 25 septembre 2026, à Banfora. 10 000 volontaires vont être recrutés cette année sur l’ensemble du territoire pour dérouler ces trois initiatives.

Le Programme national de volontariat du Burkina (GIP-PNVB) veut placer la population, et particulièrement la jeunesse au cœur des réponses aux besoins des communautés. C’est dans cet esprit, qu’en collaboration avec le Bureau national des grands Projets du Burkina (BN-GPB), le programme a lancé officiellement trois nouvelles initiatives dites « intégrées ». La cérémonie de lancement a eu lieu, le vendredi 25 septembre 2026, à Banfora, sous le patronage du ministre des Sports, de la Jeunesse, et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, représenté par le gouverneur de la région, Patrice Yéyé. Selon le Directeur général (DG) du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, ces initiatives sont trois composantes complémentaires qui répondent chacune à des besoins concrets des populations.

La première composante concerne l’entretien des routes en terre et le désenclavement à travers la technique « DO-NOU ». La deuxième composante porte sur l’hygiène, l’assainissement et l’amélioration du cadre de vie. Quant à la troisième composante, elle va être consacrée à la citoyenneté active et à la cohésion sociale et va mobiliser des volontaires pour la promotion des idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP). Pour ce faire, a confié le DG, ce sont 10 000 volontaires nationaux qui vont être mobilisés.

Ces volontaires vont avoir pour mission d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations, avec en ligne de mire, une appropriation locale et une pérennisation de ces initiatives. Pour Djourmité Nestor Noufé, le dispositif dont dispose le GIP-PNVB constitue une opportunité pour tous les partenaires potentiels, d’investir davantage dans le volontariat national. Le DG du GIP-PNVB a, en outre, laissé entendre que l’ambition du programme est de passer progressivement des initiatives ponctuelles à des programmes structurants et durables, à même de mobiliser des volontaires nationaux à grande échelle dans la durée autour des priorités nationales.

Des ambassadeurs

Pour le DG de GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, les volontaires auront pour mission d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des populations.

Le gouverneur Yéyé a précisé que l’initiative concernant la réparation des routes va mobiliser 600 volontaires dans trois régions dont les Koulsé, le Guiriko et le Djôrô. Celle qui concerne la promotion de l’hygiène va mobiliser 8 960 volontaires à travers 37 provinces. Quant à la dernière initiative consacrée à la citoyenneté active, elle mobilisera 440 volontaires à travers 13 régions. Pour Patrice Yéyé, qui a cité le ministre, au-delà des chiffres et des activités, ces initiatives portent un message essentiel.

Chaque citoyen, a-t-il dit, peut apporter sa contribution à la construction et à la transformation du pays. Il a, séance tenante, rappelé les volontaires qu’ils vont être, sur le terrain, des ambassadeurs de l’engagement patriotique citoyen et du volontariat national. Dans la même lancée, le coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire, Dominique Konombo, a appelé à surtout veiller à la préservation des acquis et à la pérennisation de ces initiatives après le passage des volontaires nationaux.

« Faisons de cette initiative intégrée une véritable dynamique locale », a-t-il lancé. En marge de la cérémonie de lancement, une caravane dénommée « caravane de la citoyenneté » a été organisée. Les participants, constitués majoritairement de volontaires nationaux, ont rallié la Place de la Nation de Banfora où ils ont remis symboliquement un drapeau national et des Manifestes de la RPP au gouverneur, signe de leur engagement. Plusieurs autres activités étaient également au programme. Il s’agit, entre autres, de nettoyage de sites, d’un reboisement, de réalisations de fresques citoyennes murales et de la confection de pavés à Faso Mèbo.

Alpha Sékou BARRY

Coopération bilatérale : la Corée du Nord et le Burkina Faso s’engagent à dynamiser leurs relations

L’axe Ouagadougou-Pyongyang connaitra une nouvelle dynamique selon la volonté exprimée par les deux parties, à travers le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, le camarade Karamoko Jean Marie Traoré et le vice-ministre des Affaires étrangères de la République Populaire Démocratique de la Corée du Nord, Kim Son Gyong.

Les deux hommes ont eu un entretien ce 26 septembre à New-York en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, et ont évoqué les perspectives pour donner un nouvel élan aux liens d’amitié et de coopération entre le Burkina Faso et la Corée du Nord, au regard des intérêts commus et de la vision que les dirigeants des deux pays partagent sur certaines questions sur la marche du monde. « Le peuple nord-coréen a connu un parcours qui semble être similaire à ce que le Burkina Faso connait aujourd’hui.

Ce pays est aussi confronté à cette campagne médiatique qui tend toujours à diffuser des informations qui ne reflètent certainement pas la réalité», a expliqué le chef de la diplomatie burkinabè. Les deux ministres sont convenus, au cours de leurs échanges, de se mettre rapidement au travail pour renforcer les cadres de coopération, organiser au maximum des échanges de délégations et identifier les secteurs stratégiques de coopération, pour hisser les relations bilatérales entre les deux pays à un niveau mutuellement bénéfique.

A cette audience, le ministre nord-coréen a confié que l’actualité au Burkina Faso intéresse au plus haut niveau les autorités de son pays qui saluent les efforts consentis et les réformes engagées par le camarade Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré, pour qui elles ont beaucoup d’admiration. A son tour, le camarade ministre Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué que cette appréciation est réciproque, car le président du Faso a beaucoup de respect pour le Président Kim Jong-un qui est engagé dans une bataille de libération face à l’adversité tout comme le Burkina Faso.

Rappelons que c’est en mars 2023 que le Burkina Faso a décidé de la reprise des relations diplomatiques avec la République Populaire Démocratique de Corée du Nord, suspendues officiellement depuis 2017. Le Burkina Faso a jadis entretenu de très bonnes relations avec ce pays d’Asie de l’Est, qui était un partenaire privilégié sous la période de la Révolution d’août 1983.

DCRP/MAE

Eliminatoires CAN 2027/Burkina Faso-Bénin (1-1) : les Etalons passent à côté de leur objectif

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Pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2027, les Etalons du Burkina Faso ont été tenus en échec par les Guépards du Bénin (1-1), le vendredi 25 septembre 2026 au stade du 4-Août.

Un naufrage collectif. C’est ainsi que le sélectionneur national Amir Abdou qualifie la prestation des Etalons face aux Guépards du Bénin pour ce premier match des éliminatoires de la CAN 2027. Et lui le capitaine du navire n’a rien pu faire pour l’éviter. Cette confrontation comportait bien un piège pour les Burkinabè. Celui de se sentir trop beau dans leur costume de favori au risque de passer à côté de l’objectif qui est les trois points. Le scénario ‘’catastrophe’’ s’est pourtant dessiné dès la première période de jeu même si les Etalons l’ont bien négociée en regagnant les vestiaires avec un avantage au marquoir.

Le milieu à trois, composé de Ismahila Ouédraogo, Lohann Doucet et de Rachid Kouda qui honorait sa première sélection a tout de suite eu du mal les premières minutes face à un effectif béninois expressément dense dans ce compartiment. C’était le premier point marqué par le capitaine Sessi D’Almeida et ses camarades qui ont contraint les Etalons à construire leurs offensives à partir des flancs. Ce que Issa Kaboré et Ousséni Bouda dans le couloir droit, Arsène Kouassi et Georgi Minoungou dans celui de gauche, poussés par le public ont plus ou moins réussi sur l’ensemble des 45 premières minutes.

C’est d’ailleurs l’une de ces attaques depuis le côté gauche qui se solde par un maniement de la balle de la main d’un défenseur béninois dans la surface. Le penalty qui s’en suit est transformé par Franck Lassina Traoré (19e) permettant aux Etalons de prendre l’avantage au score. Les Guépards eux, prennent la pleine mesure de leur force au milieu de terrain et surtout de ce dont l’adversaire est capable ou pas. Et cela, les Etalons vont vite s’en rendre compte de retour des vestiaires.

C’est une équipe métamorphosée des Guépards qui a repris le match pied au plancher. Le repositionnement plus en avant des ailiers Yamirou Ouorou et Rodolfo Aloko va gêner considérablement les latéraux burkinabè et les empêcher d’être les déclencheurs des actions offensives qu’ils ont été en première période. Le reste du bloc béninois en profite pour presser plus haut au regard « d’une certaine lourdeur de la défense burkinabè », dira plus tard le sélectionneur Gernot Rohr. Les Etalons privés de leurs pistons sont acculés et perdent rapidement en fraîcheur physique.

Les déchets techniques se multiplient. Les cris d’alerte du capitaine Hervé Koffi à ses coéquipiers pour qu’ils se ressaisissent n’y feront rien, pas plus que ceux du public qui réclame des changements. Aiyegun Tosin, Junior Olaïtan, Yamirou Ouorou et Sessi D’Almeida exploitent les espaces laissés par le peu de mouvement coté burkinabè pour porter à répétition le danger devant les buts de leurs hôtes. L’irréparable fini par survenir à la 66e minute. Georgi Minoungou accroche Yamirou Ouorou dans la zone de vérité donnant lieu à un pénalty transformé par Aiyegun Tosin.

Les visiteurs vont continuer à se faire menaçants malgré l’égalisation. Entré à la 45e minute pour aider au milieu de terrain, Axel Taonsa est ressorti au bout de vingt minutes de même que Franck Lassina Traoré et Ismahila Ouédraogo. Mais leurs remplaçants Bebel Doumbia, Pierre Landry Kaboré et Elohim Kaboré ne feront pas mieux. Amir Abdou évoque la fatigue, la mauvaise forme des cadres Edmond Tapsoba et Ismahila Ouédraogo pour des raisons de santé ainsi que la maladie de Dango Ouattara qui n’ont pas facilité les choses.

Ce rendez-vous manqué, les Etalons devront rapidement se remettre en selle dès ce lundi face à la Centrafrique pour ne pas compromettre leurs chances de qualification. Quant aux Béninois, ce point pris contre l’équipe censée être la plus forte du groupe est un bon coup de fouet au moral pour aborder la rencontre contre la Mauritanie qui, grâce à sa première victoire, occupe la première place après la première journée.

Voro KORAHIRE


 

Fiche technique

1re journée des éliminatoires de CAN 2027
Vendredi 25 septembre
2026, Stade du 4 Aout de Ouagadougou.

Heure : 19 GMT
Temps : 31°, ciel dégagé avec quelques nuages
Pelouse : naturelle, bonne
Public : environ 20 000
spectateurs

Arbitres : Omar Abdulkadir Artan (Somalie), Hamza Hagi Abdi (Somalie), Ali Mohamud Mahad (Somalie), Abdifatah Saed Saed Mire (Somalie).

Buts : Franck Lassina Traoré (penalty 19e), Aiyegun Tosin (penalty 67e).
Avertissements : Franck
Lassina Traoré (56e), Junior Olaïtan (21e)
Expulsion : Néant

Burkina Faso : Hervé Koffi Kouakou, Franck Lassina Traoré (puis Pierre Landry Kaboré 71e), Yacouba Nasser Djiga, Lahann Doucet, Issa Kaboré, Ousséni Bouda,
Edmond Tapsoba (puis Abdoul Rachide Gnanou 85e), Ismahila Ouédraogo (puis
Bebel Doumbia 71e), Georgi
Minoungou, Rachid Kouda (puis Axel Taonsa 45e puis Elohim Kaboré 71e), Arsène Kouassi Kan.

Sélectionneur : Amir Abdou.
Bénin : Marcel Dandjinou, Tamimou Ouorou, Yohan Roche, Yamirou Ouorou (puis Samadou Attidjikou 79e), Imourane Hassane, Aiyegun Tosin (puis Joseph Oloko 86e), Charlemagne Azongnitodé, Mohamed Tijani, Sessi D’Almeida, Rodolfo Aloko (puis Olatoundji Tesseilimi 79e), Junior Olaïtan (puis Francisco Dodji Dokou 90+2).

Sélectionneur : Gernot Rohr